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Sécurisation des véhicules Posrche par une solution blockchain

28 Février 2018, 19:10pm

Publié par Grégory SANT

Porsche-Panamera-Blockchain

Dans le but de rendre ses voitures connectées plus sécurisées, Porsche teste l’implémentation de la blockchain avec la start-up XAIN. Les applications sont multiples, du verrouillage de la voiture à la conduite autonome.

Porsche envisage d’utiliser la blockchain, technologie fondatrice du bitcoin, pour sécuriser ses véhicules. Dans le secteur automobile, c’est une première.

La blockchain, technologie derrière le fonctionnement des crypto-monnaies, commence à intéresser d’autres secteurs. Cette technologie est basée sur la transmission et vérification d’informations stockées sur une base de données décentralisée, répartie et cryptée sur l’ensemble des machines qui l’utilisent. C’est cette caractéristique particulière qui la rend inviolable, ou du moins, extrêmement sécurisée. Un atout de taille qui peut répondre à de nombreux usages.

Sécuriser les communications avec l’extérieur

C’est cette sécurité de haut vol qui intéresse Porsche. La marque pense à utiliser la blockchain de diverses manières pour sécuriser ses véhicules à l’avenir. La voiture connectée est au centre des attentions, avec de nouvelles fonctionnalités telles que l’autopartage, certes très pratique, mais aussi risqué. C’est là que la blockchain entre en jeu.

En collaboration avec la start-up berlinoise XAIN, Porsche est actuellement en phase de test d’intégration de la blockchain dans les protocoles de communication. Pour le moment, les applications trouvées concernent le verrouillage et le déverrouillage du véhicule via une application, et les autorisations d’accès temporaires pour prêter sa voiture à un proche, ou la rendre accessible sur une plateforme d’autopartage.

Et plus si affinités

Porsche voit déjà plus loin, en imaginant par exemple utiliser la technologie pour crypter les systèmes de conduite autonome. Une application qui pourrait s’avérer très utile, quand on sait à quel point il est aisé pour les hackers de prendre le contrôle d’une voiture à distance…

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Commande tactile à réponse haptique pour la nouvelle audi A6

28 Février 2018, 18:20pm

Publié par Grégory SANT

 

 

Audi A8 (Genève 2018)

Sans égaler la véritable rupture stylistique de la génération lancée en 1997, l'Audi A6 se démarque assez nettement de sa devancière. Mais c'est surtout à l'intérieur que le dépaysement est le plus net, avec des écrans tactiles à réponse haptique tout droit issus de la grande soeur, la limousine A8.

N'est-il pas dans l'ordre des choses de voir la cadette hériter de son aînée ? Même si elle ne l'a précédée que de huit mois, l'Audi A8 s'applique à tout transmettre à sa petite sœur, l'A6 dévoilée officiellement ce 28 février. On identifie d'emblée une forte parenté stylistique, tant dans les proportions que dans le détail, particulièrement au niveau de l'épaulement des ailes arrière et du dessin du bandeau des feux. C'est massif et pourtant indubitablement élégant.

Plus que jamais, Marc Lichte démontre sa parfaite maîtrise des jeux de lumière. Comme sur les récentes A8 et A7 Sportback, le designer en chef met un point d'honneur à repousser les limites techniques de l'emboutissage : il n'y a que chez Audi qu'on voit des arêtes de tôle aussi vives, aussi fines.

Dès sa prise de fonctions, en 2014, Marc Lichte avait annoncé que sa vision du style Audi ne pourrait s'exprimer pleinement qu'avec le renouvellement de la limousine A8, dévoilée en juin 2017. Depuis lors, chaque modèle subit son influence heureuse, évolutionnaire plus que révolutionnaire.

La nouvelle Audi A6 sort du moule de l'A8

Ceux qui espéraient une véritable rupture stylistique, à la mesure de celle apportée par l'A6 de 1997 seront déçus ; pas ceux qui songent à la valeur de revente lorsqu'ils achètent leur Audi.

Là où le modèle sortant prend un coup de vieux, c'est au niveau du poste de pilotage. L'instrumentation passe au tout-numérique, avec une immense dalle à haute résolution de 12,3 pouces qui s'étale sous les yeux du conducteur, couplée à deux autres, au milieu de planche de bord. Comme sur l'A8, cet ordinateur Audi MMI se pilote par la voix et par le geste, via les commandes disposées sur le volant, ou bien par action directe sur l'écran. Exit, donc, la grosse molette MMI devenue redondante.

La dalle réagit à l'action de pincer-écarter et permet, comme sur un téléphone, de glisser-déposer des raccourcis. Le conducteur peut, s'il le désire, paramétrer la sensibilité du retour de force qui fait frissonner sous le doigt le bouton virtuel pour signifier qu'il a été correctement sélectionné. Un appui long sur l'écran du bas — consacré au réglage du climatiseur — permet de monter ou descendre la température en tirant le doigt vers le haut ou le bas. Et pour améliorer la précision du geste, le pommeau du sélecteur de vitesse a été modelé pour servir de repose-poignet.

Les commandes tactiles à retour haptique, c'est chic

Il fallait pourtant bien laisser à l'A8 l'apanage de quelques raffinements. C'est ainsi que l'A6 n'a pas droit à la commande tactile des grilles d'aérateur : une simple molette suffit.

La connexion internet à haut débit décuple les capacités du système de navigation et des aides à la conduite. La nouvelle Audi A6 est non seulement capable de suivre seule sa trajectoire sur une voie clairement bordée ; de moduler son allure en fonction des panneaux de limitation ; d'anticiper son ralentissement à l'approche d'un carrefour ; elle est aussi capable de se garer seule, sans personne au volant. La manœuvre est supervisée par le conducteur depuis l'écran de son téléphone.

La nouvelle A6 sera bientôt capable de transmettre des informations aux Audi compatibles qui la précèdent (les fameux services de communication Car-to-X dont on parle depuis une quinzaine d'années). De quoi alerter d'un danger invisible, car caché dans un virage.

En option, Audi Connect Key autorise la voiture à déverrouiller ses portières et à démarrer son moteur à l'approche d'un téléphone porteur de la clé numérique. Le propriétaire peut la transmettre à cinq téléphones porteurs d'une puce NFC (Near Field Communication). Angoissant ? Peut-être. Pratique ? Sûrement.

Coup de pouce de la Fée Électricité pour les moteurs

La nouvelle Audi A6 électrifie ses moteurs. A minima avec un système d'arrêt-démarrage automatique par alterno-démarreur couplé à une batterie au lithium ; a maxima avec un moteur électrique qui servira à propulser une future variante hybride rechargeable.

Au lancement, la nouvelle A6 est proposée avec deux moteurs : un V6 essence 3.0 TFSI de 340 chevaux et 500 Nm de couple ; un 3.0 TDI Diesel de 286 ch et 620 Nm. Dans les deux cas, l'A6 est capable de filer en roue libre, moteur coupé, entre 55 et 160 km/h.

Côté châssis, la nouvelle Audi A6 profite d'une direction à taux de démultiplication variable, à la plage élargie. Objectif, rendre la voiture plus maniable en ville et plus agile en virage. Le résultat sera d'autant plus poignant que l'A6 peut être équipée d'un train arrière directeur (5 degrés maximum) qui diminue de 1,1 mètre le diamètre de braquage.

Les bras de suspension en aluminium tentent de compenser la masse de roues qui peuvent atteindre les 21 pouces, en 255 millimètres de large. Ils sont suspendus à des ressorts hélicoïdaux conventionnels ou bien, en option, à des coussins pneumatiques. Dans tous les cas, l'amortissement est piloté en continu.

Audi annonce une hausse sensible de la largeur aux coudes et de la garde-au-toit, à l'avant comme à l'arrière. La carrosserie s'allonge de 7 millimètres seulement et s'élargit de 12 mm. La capacité du coffre reste stable, à 530 litres.

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Æther : le purificateur d'air bio-inspiré

28 Février 2018, 18:17pm

Publié par Grégory SANT

Projet étudiant : Æther le purificateur d’air intérieur bio-inspiré

Découvrons le projet 2017 de l’équipe d’étudiants iGEM de l’Institut Pasteur Paris répondant au défi du MIT.

Encadré par Deshmukh Gopaul (chercheur et responsable du pôle Design for Biology – Citech) et par Guillian Graves (designer et responsable du programme Design & Biologie – ENSCI), 16 étudiants mêlent leurs compétences en biologie, physique-chimie, droit et design industriel dans l’idée de créer une solution innovante baptisée ÆTHER afin de diminuer la pollution de l’air intérieur, responsable de plus de 3 millions de morts prématurées tous les ans.

Projet étudiant : Æther le purificateur d’air intérieur bio-inspiré Projet étudiant : Æther le purificateur d’air intérieur bio-inspiré Projet étudiant : Æther le purificateur d’air intérieur bio-inspiré

Pour en savoir plus sur le défi : « Le Massachusetts Institute of Technology (MIT) propose un défi à des équipes composées d’étudiants du monde entier : concevoir les machines vivantes les plus innovantes afin de répondre aux grandes problématiques contemporaines. La compétition iGEM ou international Genetically Engineered Machine, est destinée à promouvoir la recherche en biologie synthétique par le biais des projets inventés par les centaines d’équipes d’universités prestigieuses qui répondent à l’appel (MIT, Harvard, TU Delft, Cambridge, Oxford, etc.). »

Voici donc ÆTHER, un kit de dépollution de l’air intérieur innovant à assembler. Un objet innovant, type purificateur,  capture les polluants de l’air en phase condensée pour les stocker dans de l’eau. Une fois l’air dépolluée, vous pourrez profiter d’un air intérieur plus « frais » et « sain« .

Projet étudiant : Æther le purificateur d’air intérieur bio-inspiré

Le but sera également par un système astucieux de filtres de recycler les polluants, l’équipe a imaginé un filtre interchangeable en toile d’araignée. La soie hydrophobe, dont sont fait les toiles d’araignées, accumule les gouttelettes d’eau contenues dans l’humidité de l’air et sert de support aux enzymes.

Projet étudiant : Æther le purificateur d’air intérieur bio-inspiré

« ÆTHER dispose d’un autre atout de taille: il est totalement autonome énergétiquement. Pour maximiser son effet, un petit ventilateur est installé à l’intérieur du dispositif pour créer un flux d’air à travers le filtre. Celui-ci est alimenté par des cellules solaires souples, qui recouvrent la surface extérieure du dispositif et présentent la particularité d’être à la fois sensibles à la lumière naturelle mais aussi à la lumière artificielle. Pas besoin de prise ou de batterie donc pour faire fonctionner ÆTHER ! »

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Concept-car Fisker EMotion

27 Février 2018, 19:15pm

Publié par Grégory SANT

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Les bijoux sculpturaux en microfilaments de nylon de l’artiste chinoise Nora Fok

27 Février 2018, 19:10pm

Publié par Grégory SANT

Nora Fok est une artiste chinoise qui exprime ses idées de manière personnelle et distinctive. Elle a une capacité unique à traduire des idées en de délicieuses compositions délicates et complexes.

Nora travaille chez elle à Hove, sur la côte sud-est d’Angleterre, elle n’utilise aucun équipement mécanique, tout son travail est effectué à la main, avec seulement des outils de base. Elle est intriguée par le monde qui l’entoure et fascinée par les différents aspects de la nature, sa structure, ses systèmes, ainsi que par les mystères et la magie qu’elle cherche à capturer dans son travail. Chaque pièce est souvent assez complexe et nécessite de nombreuses heures, jours ou semaines à produire.

Bien que s’inspirant de la biologie de la nature, son approche n’est pas scientifique; elle combine intuitivement ses découvertes avec ses compétences techniques personnelles pour produire ses pièces uniques. Ainsi, Nora Fok conçoit des bijoux sculpturaux qu’elle fabrique à partir de microfilaments de nylon, qu’elle tisse, noue ou tricote. Elle prend des formes organiques de la terre et les retravaille comme des œuvres d’art portables et sculpturales.

En savoir plus sur Nora Fok

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25% de constructions en impression 3D à Dubaï en 2030

27 Février 2018, 19:06pm

Publié par Grégory SANT

Katerra fabrique dans son usine de Phoenix les pièces expédiées et assemblées sur ses chantiers à travers le pays.
© Daniel Berman/Katerra
Le secteur de la construction s’ouvre à l’innovation

Katerra, start-up qui gère les chantiers de leur conception à la finition, a levé 865 millions de dollars en début d’année. Un signe que la technologie se fait une place dans le secteur de la construction

Même dans une Silicon Valley habituée aux sommes colossales, les 865 millions de dollars (807 millions de francs) levés par Katerra ne sont pas passés inaperçus. Vision Fund, le fonds d’investissement du japonais Softbank aux 100 milliards de dollars de réserve, croit en la start-up créée en 2015. Katerra – 1300 employés dont une centaine d’architectes et l’équivalent de 1,3 milliard de dollars sur son carnet de commandes – opère dans un secteur encore peu impacté par l’innovation: la construction.

«Ce sont des gars de la Silicon Valley qui s’aventurent dans une industrie qui n’a jamais eu de technologie», résume à Bloomberg Michael Marks, le fondateur de Katerra. Installée à Menlo Park, la start-up fabrique dans son usine de Phoenix les pièces expédiées et assemblées sur ses chantiers à travers le pays.

La construction d’un immeuble ou d’une maison implique une multitude d’acteurs qui se méfient en général les uns des autres. «Le manque d’efficience de notre industrie vient d’un manque d’intégration», estime Michael Dickens, vice-président du conseil consultatif de la Housing Innovation Alliance (alliance de l’innovation dans le logement). «Dans n’importe quelle autre industrie, un smartphone, une voiture, un ordinateur, il y a un maître intégrateur», insiste-t-il. En contrôlant toute la chaîne de construction, de l’architecte au carreleur, Katerra pense donc pouvoir construire plus vite et moins cher.

Ni le temps, ni les moyens d’innover

«Katerra a plusieurs facteurs qui jouent en sa faveur», commente pour Le Temps Anagha Hanumante, analyste chez CB Insights. «D’abord ces énormes investissements pour mener à bien des projets coûteux mais aussi le discours du gouvernement actuel sur les infrastructures, un désir de constructions plus respectueuses de l’environnement et le retour d’un intérêt pour les bâtiments préfabriqués. En revanche, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée peut poser problème. Katerra en aura besoin compte tenu de ses ambitions», précise-t-elle.

«C’est un exemple merveilleux d’une entreprise qui essaie de travailler différemment. Notre industrie en a besoin», se réjouit de son côté Michael Dickens. «Le maître d’œuvre traditionnel ne réfléchit pas aux opportunités une fois que la maison est faite. Mais la Silicon Valley maintient une relation avec le client, comme Apple qui délivre une expérience complète au-delà de son hardware», note Dickens.

Son président, George Casey, admet que le secteur a tardé à adopter les nouvelles technologies. Mais la taille du pays et les multiples régulations l’expliquent moins qu’une question de mentalité. «Je ne sous-estimerais pas le fait que ceux qui travaillent dans la construction ne connaissent pas forcément d’autres façons de faire leur travail», dit-il. «Ils sont trop occupés par leurs chantiers en cours pour se concentrer sur comment faire autrement. Leurs investisseurs ne croient pas au «essayer et échouer». Alors que la Silicon Valley, avec ses capitaux privés, peut prendre des paris à trois, cinq ou dix ans.»

Un marché supérieur à mille milliards de dollars

Katerra n’est pas la seule à s’attaquer à un marché de 1200 milliards de dollars, rien qu’aux Etats-Unis. Une entreprise comme HoloBuilder donne une vision d’un chantier à 360 degrés. Procore permet à tous les acteurs impliqués dans une construction de collaborer à distance. EquipmentShare met en relation ceux qui ont besoin de matériel de chantier et ceux qui en louent. Cazza assure pouvoir imprimer des bâtiments en 3D (Dubaï veut 25% de constructions en 3D d’ici 2030). Selon le cabinet de conseil McKinsey, les start-up liées à la construction ont récolté 10 milliards de dollars d’investissements entre 2011 et 2017.

José Luis Blanco, coauteur d’un rapport pour McKinsey, cite la planification de projets et la gestion des risques comme domaines qui ont le plus à bénéficier de l’innovation. Sans oublier les applications possibles pour les drones, le BIM (building information management) ou l’Internet des objets. «L’habilité à surveiller les projets et prendre des décisions en temps réel réduit les risques d’incidents majeurs à l’origine de retards. Les réalités augmentée et virtuelle présentent quant à elles l’opportunité d’arriver de façon réaliste à un taux de zéro incident», explique le consultant.

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MyFoood : la serre connectée

26 Février 2018, 19:57pm

Publié par Grégory SANT

La start-up alsacienne Myfood conçoit des serres connectées alliant permaculture et aquaponie. Après une levée de fonds de 1,2 million d'euros en septembre, la demande est telle que l'industrialisation est en marche.

A l'origine de Myfood, il y a les expérimentations menées dès 2011 par Mickaël Gandecki, Johan Nazaraly et Matthieu Urban, trois ingénieurs qui s'intéressent, dans un garage, aux techniques d'agriculture sur des espaces réduits. Après une accélération du projet dans le cadre de la POC 21, un camp d'innovation organisé dans les Yvelines à l'été 2015 en amont de la COP 21, la start-up a vu le jour fin 2015 sur le modèle de l'« open innovation ».

Plus de 50 prototypes de serres connectées ont depuis été installés chez ce que la start-up appelle ses « citoyens pionniers ». Des particuliers, restaurateurs ou industriels séduits par la technologie proposée par Myfood. Concrètement il s'agit de serres combinant des équipements de permaculture et d'aquaponie verticale, dotés de capteurs de radiation ou de mesure de la qualité de l'air.

Suivi des variations

Ces derniers permettent de collecter et mettre en relation les informations relatives aux différentes serres (plus de 4 millions de points de données à ce jour) et d'effectuer, via un algorithme maison, un suivi des variations (pH et température de l'eau notamment) et des performances. « Nous développons des notifications intelligentes qui permettent d'améliorer la communication avec les serres », précise Mickaël Gandecki, associé de la start-up installée depuis quelques mois au sein des locaux de l'entreprise logistique Les Routiers de l'Est, à Molsheim. Une serre de 22 m2 est vendue 8.000 euros livrée. Selon les options, le prix peut atteindre 22.000 euros.

Fabrication des composants sur mesure

En 2016, 120 personnes se sont manifestées. 35 fois plus en 2017 : la demande est telle que « nous commençons à intéresser les acteurs industriels qui s'adressent aux PME », explique Mickaël Gandecki. Progressivement, la start-up, qui travaillait jusqu'ici à partir de matériel disponible sur le marché, fait appel à des industriels pour faire fabriquer sur mesure les composants de ses serres. Ses « pionniers » sont les apporteurs d'affaire de l'entreprise dans laquelle certains ont investi en septembre, aux côtés de business angels alsaciens, pour un montant de 1,2 million d'euros. En 2017, l'entreprise, qui emploie 10 personnes, a réalisé un chiffre d'affaires de 500.000 euros et compte le tripler en 2018.

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Sport Brooks Running, HP et Superfeet propose des cahussuress sur-mesure en impression 3D

26 Février 2018, 19:54pm

Publié par Grégory SANT

 

Brooks Running s’adapte à votre pied grâce à l’impression 3D
© Brooks Running

La marque de sport Brooks Running s’est associée avec HP et Superfeet pour réaliser des chaussures de running au plus près de la foulée du coureur. La basket est conçue à partir des données biomécaniques de l’individu pour améliorer sa course. 

Pour offrir au coureur « chaussure à son pied », la marque de sport Brooks Running va proposer une paire de running imprimée en 3D basée sur les données biomécaniques. Et ce, grâce à un partenariat avec HP et Superfeet. La technologie FitStation de HP permet de réaliser une numérisation 3D des pieds avec analyse dynamique de la marche et des mesures de pression du pied. Ainsi, celle-ci offre une analyse approfondie au coureur, y compris des zones de mouvement clés pour identifier la trajectoire unique du corps et des informations sur l’expérience de course souhaitée. FitStation va réaliser un profil numérique holistique de l’individu combinant ajustement personnalisé, biomécanique et expérience.

« On s’engage à fournir l’ajustement, la sensation et le plaisir de chaque coureur, commente Jim Weber, chef de la direction de Brooks. La capacité de donner à un individu une chaussure personnalisée basée sur sa biomécanique unique est un changeur de jeu ». La numérisation des données biométriques ouvre la voie à l’individualisation avec la rapidité et la rentabilité de production de masse.

Un moulage par injection

Pour réaliser la semelle de la chaussure, Superfeet utilise une machine de moulage par injection de polyuréthane DESMA. Le système utilise les scans 3D du pied pour déterminer la forme appropriée des chaussures, en s’assurant que chacune d’elle est adaptée à la forme spécifique du pied. Les mesures de pression du pied, l’analyse du mouvement des articulations du coureur et les préférences personnelles sont combinées pour créer des semelles intercalaires personnalisées avec plusieurs zones accordées grâce à une combinaison d’injection PU variable avec des capacités d’attachement direct.

Ces chaussures personnalisées seront produites aux Etats-Unis, au siège mondial de Superfeet. Celles-ci seront proposées aux coureurs – occasionnels ou athlètes – en juin 2018 via une sélection de partenaires. 

Source photos : Brooks Running

 
 

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Quand la lumière vient des plantes

26 Février 2018, 19:51pm

Publié par Grégory SANT

 
S'éclairer avec des plantes !

Une équipe de chercheurs du fameux Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Boston a réussi à modifier des plantes pour que leurs feuilles brillent dans l'obscurité. “L’idée est de faire une plante qui fonctionne comme une lampe de bureau, une lampe qu’il ne sera pas nécessaire de brancher”, explique Michael Strano, l’un des chercheurs ayant participé à cette étude, qui précise que cette technologie pourrait aussi être utilisée comme une source de lumière intérieure de basse intensité ou pour transformer des arbres en lampadaires.

Pour créer ces plantes, ces chercheurs ont exploité les propriétés de la luciférine, une molécule bien connue des entomologistes, puisque c’est elle qui fait briller les lucioles. La luciférine réagit avec une enzyme, la luciférase, pour émettre naturellement de la lumière. Une autre molécule, appelée co-enzyme A, favorise ce processus en éliminant les sous-produits de la réaction qui pourraient inhiber l’activité de la luciférase.

Pour transposer dans une plante cette réaction qui se produit naturellement chez un insecte, les chercheurs ont utilisé trois types de nanoparticules pour transporter chaque composant : des nanoparticules de silice d’environ 10 nanomètres de diamètre pour la luciférase, des nanoparticules biocompatibles, biodégradables et légèrement plus grosses pour la luciférine et la co-enzyme A.

Les plantes sont alors immergées dans une solution contenant les différentes particules. Cette solution est mise sous pression, ce afin de faire rentrer les particules dans les feuilles via les stomates, des trous minuscules impliqués dans la respiration des végétaux. Les particules les plus grosses, portant la luciférine et la co-enzyme A, s’accumulent en dehors des cellules, tandis que les plus fines, portant la luciférase, y pénètrent.

Une fois dans les feuilles, la luciférine va être graduellement libérée et entrer dans les cellules où elle va réagir avec la luciférase et émettre de la lumière. Lors de leurs premiers essais, les scientifiques étaient parvenus à faire briller la plante pendant 45 minutes. Aujourd’hui, ils arrivent à faire durer le phénomène pendant presque 4h !

Pour l'instant l'intensité lumineuse obtenue reste trop faible pour lire ou éclairer nos villes mais, compte tenu des progrès déjà obtenus dans ce domaine, les scientifiques du MIT pensent qu'il est possible d'arriver à obtenir de certaines plantes une lumière suffisamment forte et durable pour envisager des applications domestiques ou urbaines…

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Petro : la cryptomonnaie vénézuélienne basée sur le pétrole

23 Février 2018, 18:32pm

Publié par Grégory SANT

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a promis qu’à partir du 20 février, le pays allait se doter de sa propre cryptomonnaie, baptisée petro. Une initiative inédite pour combattre le blocus économique et contrer l’inflation galopante.
Le Venezuela est à court de liquidités, mais aura bientôt le petro. Mardi 20 février, si tout se passe comme prévu, l’État sud-américain doit devenir le premier pays au monde à émettre une cryptomonnaie souveraine.

Conformément à une promesse du président Nicolas Maduro faite le 30 janvier dernier, la Banque centrale vénézuélienne devrait mettre en circulation 31 641 400 “jetons” (unités) de petro à partir de 8h30 du matin. Avec l'espoir que cette nouvelle monnaie dématérialisée suscite le même engouement que les bitcoins, ethereum ou encore ripple.

Indexé sur le baril de pétrole

Au total, et sur une période non-déterminée, le Venezuela compte émettre 100 millions de petros, dont il mettra la quasi-totalité en vente (il en gardera 17,6 % en réserve). Une opération grâce à laquelle il espère lever près de cinq milliards de dollar.

Le petro présente l'avantage d'être indexé sur le cours du pétrole. Contrairement à ses concurrentes, dont le cours dépend souvent de la spéculation, il aura une valeur intrinsèque, et non des moindres. Avec plus de 300 millions de barils de pétrole, Caracas dispose des plus vastes réserves d’or noir au monde, devant l’Arabie saoudite.

Le Parti socialiste unifié du Vénézuéla affirme le 13 février que le petro va devenir la cryptomonnaie la plus demandée du monde.

 

Si le Venezuela “réussit son pari, c’est fou”, assure Nabil Berouag, trader chez Krechendo trading, contacté par France 24. Des nouvelles cryptomonnaies se créent certes tous les jours, mais elles ont toujours été le fruit d’initiatives privées. Le fait qu'un État charge sa Banque centrale de faire de même est non seulement inédit mais aussi, dans un sens, contraire à l’esprit de ces monnaies. “Elles sont antisystèmes dans leur philosophie, mais aussi dans leur construction, puisqu’elles sont décentralisées [tout le monde peut participer à leurs créations, NDLR]. Aussi, voir une Banque centrale ‘gérer’ sa crypto est étrange”, remarque Nathalie Janson, économiste et spécialiste des bitcoins à l'école de management Neoma Business School, contacté par France 24.

“Le Venezuela n’a pourtant guère d’alternative”, reconnaît-elle. Il lui faut de l’argent frais pour rembourser ses dettes, mais à cause des sanctions économiques américaines et européennes, personne ne peut ou ne veut lui prêter de l’argent contre des bons du Trésor. Le petro “est en fait une émission de dette masquée et une pirouette pour déjouer le blocus des États-Unis”, affirme Nabil Berouag pour sa part.

En ce sens, les cinq milliards de dollars que Caracas peut espérer lever grâce au petro ne changeront pas la face de la dette nationale, comprise entre 100 et 150 milliards de dollars. Mais “il faut concevoir cette expérience comme un test grandeur nature pour évaluer la viabilité d’une levée de fonds en dehors du système financier traditionnel”, estime Nabil Berouag. En d’autres termes, ce pourrait être le début d’une histoire d’amour entre le Venezuela et les cryptomonnaies.

Payer ses impôts en petro

Pour le gouvernement, le petro est aussi un moyen de combattre un autre fléau national : l’inflation galopante. “L’autre pays qui a évoqué la création d’une devise dématérialisée nationale est le Zimbabwe, qui connaît un même phénomène de très forte hausse des prix”, rappelle Nabil Berouag. Pour ces pays, les fortes fluctuations du bitcoin et autres ne sont que des tempêtes dans un verre d’eau comparées aux soubresauts de leur monnaie nationale. Le petro va peut-être générer de la spéculation, mais il sera toujours préférable à la situation du bolivar.

Nicolas Maduro a, d’ailleurs, assuré que cette nouvelle cryptomonnaie pourrait être utilisée pour payer ses impôts, ses amendes ou encore des services publics comme les transports en commun. Le président vénézuélien ne précise cependant pas si le paiement se fera via un smartphone, une carte de débit spécifique ou un autre moyen. “L’idée est d’imposer lentement le petro comme une devise complémentaire plus stable”, résume Nabil Berouag.

Ces grandes ambitions exigent que la levée de fonds soit un succès. Pour cela il faut une demande. “Une monnaie attire parce qu’elle rend des services de paiement à faible coût, qu’elle est largement acceptée et qu’elle est stable”, rappelle Nathalie Janson. Selon elle, le petro va avoir du mal à remplir toutes ces cases car “un gouvernement, largement remis en cause par la population et dont la Banque centrale a failli dans la gestion monétaire, qui créé une ‘crypto’, ne donne pas une bonne publicité pour un lancement”.

Mais pour Nabil Berouag, “des particuliers et investisseurs se ruent actuellement sur les émissions de nouvelles cryptomonnaies, souvent sans se soucier du sérieux des démarches”, rappelle ce trader. Dans ce contexte, il ne serait pas surpris que le lancement du petro – qui a l’avantage d’être adossé au pétrole – soit un succès. Mais, le vrai test sera de voir s’il tient sur la durée.

Et pas seulement pour le Venezuela. “D’autres pays confrontés à des problèmes d’inflation ou de dettes en Amérique du Sud ou en Afrique pourraient s’en inspirer si l’initiative se solde par un succès”, estime-t-il. Pas sûr que les États-Unis ou d’autres pays dits riches voient d’un bon œil qu’un nombre croissant de pays sortent ainsi du système financier traditionnel pour échapper à des sanctions économiques ou aux griffes des créanciers.

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