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architectures innovantes

Une structure éphémère pour le Burning Man

18 Septembre 2018, 18:11pm

Publié par Grégory SANT

Galaxia, le temple construit et brûlé pendant le Burning Man (Crédit : @alexmedina.photography @ Burning Man)
Galaxia, le temple construit et brûlé pendant le Burning Man (Crédit : @alexmedina.photography @ Burning Man)
Il vient d’atterrir mais plane encore un peu, sonné par l’expérience "extraordinaire" qu’il vient de vivre - atypique, il est vrai pour un architecte français. Arthur Mamou-Mani, 35 ans, débarque tout juste du Burning Man, le festival déjanté qui se tient chaque année dans le désert du Nevada, aux Etats-Unis. A la fin du mois d’août, 70 000 personnes ont convergé vers la ville éphémère de Black Rock City, pour dix jours de performances artistiques et de fête continue.
 
Cette année, c'est lui qui a été choisi pour construire le "Temple" de la manifestation. Sanctuaire oecuménique, où les "burners" du monde entier viennent se recueillir, cette oeuvre est brûlée en fin de festival lors d'un rituel cathartique. Une consécration pour l'architecte, premier Français à bâtir l'icône du festival.
 
Depuis six ans, il y revient presque chaque année : "Le Burning Man est intéressant car il encourage à développer l'imaginaire. Tout est permis. En même temps, vous êtes en plein désert, vous devez composer avec des contraintes climatiques fortes, être autonome, résilient. C’est une très bonne école pour un architecte !"
 

 

Arthur Mamou-Mani s'est marié dans son temple du Burning Man (Crédit : Arthur Mamou-Mani)
Arthur Mamou-Mani s'est marié dans son temple du Burning Man (Crédit : Arthur Mamou-Mani)

Cours d'architecture Burning Man à l'université

Aujourd'hui installé à Londres, Arthur Mamou-Mani donne même un cours d'architecture "Burning Man" à l'université de Westminster. Chaque année, il emmène ses étudiants sur place, qui doivent y concrétiser un projet et réussir à le financer.

Là, il y a deux ans, l’architecte avait déjà construit une tour en bois de six mètres qui lui avait valu le prix Architizer A+. Cette année, changement d’échelle : son projet "Galaxia", de 20 mètres de haut, a été sélectionné parmi douze autres projets candidats. Un projet inspiré d’un ouvrage de science-fiction d’Isaac Asimov.

En bois, léger et élancé, Galaxia s’élève comme un tourbillon infini entre le désert et le ciel : "Les temples du Burning Man font souvent référence à une religion ou à une culture. Je voulais un lieu de spiritualité pure, moderne et universel", confie-t-il. "Ce fut très émouvant. Des milliers de personnes de toutes origines sont venues se recueillir, communier, déposer des prières, des offrandes, des fleurs ou même un pistolet !". L’architecte, lui-même, a décidé de se marier sur place, escorté par des art cars, les véhicules fantaisistes du Burning Man, en chantant les Beatles…
 

 

Des prières ou des objets que les burners souhaitent voir brûler sont déposées dans le temple. (Crédit : Arthur Mamou-Mani)
Des prières ou des objets que les burners souhaitent voir brûler sont déposées dans le temple. (Crédit : Arthur Mamou-Mani)
 
 
 

Design paramétrique

Pour donner jour à un tel objet, Arthur Mamou-Mani a eu recours au "design paramétrique" : ce mode de création assistée par ordinateur permet de faire émerger des formes étonnantes, souvent proches du monde végétal, évoluant selon les paramètres entrés dans la machine.
 

 

L'architecte a conçu sa "Galaxia", ici vue du ciel, par ordinateur, via des méthodes de design paramétrique (Crédit : Arthur Mamou-Mani)
L'architecte a conçu sa "Galaxia", ici vue du ciel, par ordinateur, via des méthodes de design paramétrique (Crédit : Arthur Mamou-Mani)
Des méthodes découvertes à la prestigieuse Architectural Association de Londres, après son diplôme de l'école d'architecture de Paris-Malaquais. Il fut ensuite stagiaire auprès Jean Nouvel et de Patrick Bouchain, avant de créer sa propre agence, ainsi qu'un Fab Lab - baptisé "FabPub" - culture londonienne oblige - ouvert aux jeunes architectes. Pour contrôler les machines de l’atelier, il a aussi développé son propre logiciel. Et met au point une imprimante 3D suspendue à une grue...
 
Les petites mains ont tout de même été bienvenues au Burning Man. Quelque 140 bénévoles ont été sélectionnés pour l’aider à assembler, sur le chantier, les milliers de triangles en bois de Galaxia, "comme un origami géant".
 
 

Un temple brûlé et une pluie de dollars

Après ce long travail, et quelques jours de festivités, le temple a donc été brûlé. "Cela fait partie du jeu, comme pour les expositions universelles."  Soit 500 000 dollars - tout de même ! – partis en fumée… L’organisation de Burning Man donne 100 000 dollars pour la construction du temple. 150 000 dollars ont été récoltés en crowdfunding. Enfin, de grandes entreprises, Google en premier, ont aussi financé Galaxia pour compléter les fonds apportés par l'agence de Mamou-Mani elle-même. "Cette année était un peu spéciale, tout le monde voulait honorer la mémoire de Larry Harvey.", le fondateur du festival emporté au printemps par un AVC.
 

 

Chaque année, c'est un rituel, le temple du Burning Man est incinéré (Crédit: Burning Man Journal)
Chaque année, c'est un rituel, le temple du Burning Man est incinéré (Crédit: Burning Man Journal)
Si une telle somme a été réunie, c’est aussi que le festival attire de plus en plus d’entreprises, de célébrités et de millionnaires. Elon Musk, le fondateur de Tesla, y assiste chaque année. Des publicitaires et des DJ célèbres s’y retrouvent. La plus grosse agence d’architecture mondiale, BIG, a aussi fait le déplacement. Cette évolution mercantile déçoit une partie des adeptes du rendez-vous mais n’est pas forcément contre-nature, selon Arthur Mamou-Mani : "La vocation du Burning Man a toujours été de grandir, d’impacter tous les secteurs de la société, de créer une sorte ‘d’internet physique’ reliant le plus de monde possible".

Une connexion qui semble en tous cas porter ses fruits pour l'agence du designer. "Nous commençons à recevoir des demandes de divers pays", reconnaît-il. On pourrait même bientôt voir Arthur Mamou-Mani à Paris, où l’architecte a été approché pour réinventer, par ordinateur, les balustrades fleuries des balcons haussmanniens.
 

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Flora Robotica : de structures biologiques auto-constructrices

5 Février 2018, 19:00pm

Publié par Grégory SANT

Les scientifiques imaginent vivre dans un monde où hommes, plantes et robots créent ensemble des espaces de vie (Crédit: Flora Robotica)
Imaginez des créatures hybrides, mi-plantes, mi-robots qui poussent sous toutes les formes afin de remplacer mobilier urbain ou domestique. Voilà le projet fou d'une équipe de chercheurs européens.
Les scientifiques imaginent vivre dans un monde où hommes, plantes et robots créent ensemble des espaces de vie (Crédit: Flora Robotica)
Adieu bétonnières ! Meubles, maisons et peut-être même villes pousseront demain seuls, sous forme de tresses végétales, téléguidées par des robots.

Ce scénario n’est pas un épisode des Monstroplantes, dessin animé des années 1980 dans lequel un savant donnait vie par erreur à des plantes ultrapuissantes dotées d’intelligence, mais le projet très sérieux de chercheurs européens.
 
Son nom de code : Flora Robotica, un rêve techno-végétal né de la rencontre de biologistes, informaticiens et architectes de quatre pays (Allemagne, Danemark, Pologne et Autriche). Pour l'heure une utopie, mais assez crédible pour avoir décroché le financement du programme de soutien à l'innovation de l'Union européenne Horizon 2020 .
 

 

Le Fab Tree House, un autre projet de maison végétale (Crédit: Fab Tree House)
Le Fab Tree House, un autre projet de maison végétale (Crédit: Fab Tree House)

Une symbiose entre plantes, robots et humains

Si d'autres inventeurs ont déjà imaginé par exemple des meubles tissés en bois, ou des maisons végétales extensibles, la particularité de ce projet est de vouloir donner naissance à des organismes symbiotiques mi-plantes-mi robots, qui coopèrent pour grandir ensemble. Sur leur site internet, les chercheurs avancent même vouloir créer "une société biohybride", dans laquelle hommes, machines et plantes réinventent les espaces de vie… Une promesse de révolution architecturale.
 
Et une réponse urgente, selon eux, au besoin de nature des citadins.
"Les organismes robots-végétaux se transforment en structures architecturales (murs, toits, bancs), offrant des fonctionnalités telles que l'ombre, le contrôle de la qualité de l’air et la réduction du stress", expliquent-ils sur leur site.
 

 

 
 
 

Des plantes guidées par une lumière artificielle

Concrètement, comment entendent-ils donner naissance à ces créatures ? D’abord en mettant au point des robots miniatures capables de dialoguer avec les plantes, explique Mostafa Wahby, informaticien à l’Université de Lübeck, interrogé par la chaine Euronews :
"En produisant une lumière bleue, les robots attirent les plantes et peuvent orienter le sens de sa pousse. Le robot peut aussi sentir que la plante s’approche de lui et ils peuvent communiquer. Un autre robot commence alors à produire de la lumière bleue pour attirer la plante dans une autre direction“.
Les robots sont aussi équipés de capteurs pour mesurer les besoins de la plante en eau ou en nutriments.
 

 

La partie plus architecturale du projet est développée au Danemark. Pour faciliter le déploiement des plantes-robots, les chercheurs imaginent  les faire pousser par exemple sur des filaments de fibre de verre tressées.

Cette matière très souple permet d’élaborer des structures tridimensionnelles légères pouvant changer de forme au fil du temps et au gré des besoins.

Pour l'heure, Flora Robotica n’est certes qu’un projet de recherche, encore confronté à de nombreux défis techniques, mais ses membres veulent croire qu'elle trouvera des applications très concrètes d'ici vingt ans.

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Cement Lab : une filière ciment pour les start-up innovantes du BTP

19 Janvier 2018, 20:33pm

Publié par Grégory SANT

Salle comble lors des rencontres annuelles de l’industrie cimentière, qui se sont tenues ce jeudi à la Hallle Freyssinet (Paris XIIIe). La filière a profité de ce moment pour lancer « Cement lab », un laboratoire d’idées dédié au ciment et à son utilisation.

Le principe ? Rapprocher l’industrie cimentière, les grands laboratoires de recherche et les start-up afin d’innover et de répondre aux évolutions induites par la transition numérique, énergétique et aux enjeux du développement durable. Bénédicte de Bonnechose, présidente du Syndicat de l’industrie cimentière (SFIC), qui a rappelé le retour de la croissance (+3 à +4% d’activité espérés cette année), souhaite pousser l’industrie cimentière sur la voie de l’innovation, du numérique, de l’économie circulaire et des enjeux carbone.

« Depuis 40 ans, nos cimenteries travaillent sur la valorisation énergétique et le recyclage. En 2025, on veut atteindre un taux de substitution de 50%. Nous souhaitons également répondre aux enjeux de la future réglementation et de l’expérimentation E+C- afin de construire mieux, plus et moins cher comme on l’a fait depuis 200 ans ! Ce Cement lab est aussi une opportunité pour mieux comprendre les besoins de la maîtrise d’ouvrage et de la maîtrise d’œuvre. Cette démarche réconcilie et fait l’union entre deux mondes : celui des start-up qui nous challengent et celui des grands leaders industriels ».

Départ de Cement lab à la Station F

 

Le lieu était bien choisi pour lancer ce laboratoire d’idées : la station F. Cette œuvre d’Eugène Freyssinet, rassemble un des plus grands nids de jeunes pousses au monde (1 000 start-up, 3 000 postes de travail concentrés sur 34 000 m²). « Construite pendant l’entre-deux guerres en 1929, elle est aussi symbole de la modernité et de l’innovation puisqu’elle augurait alors la réflexion de la précontrainte dans le béton et de l’économie de matières, souligne Anne Bernard-Gely, directrice générale de l’Atilh (Association technique de l’industrie des liants hydrauliques).  Une prouesse technique et esthétique où de minces voûtes de béton de 5 cm, soutenus par de fins piliers pyramidaux, donnent une impression de légèreté. Et où des tirants métalliques noyés dans le béton prétendus pour la conception des auvents sont utilisés pour la première fois ».

 

Quelques start-up pour commencer

 

Pour animer ce Cement lab, le Sfic a fait appel à Impulse Partners dont le « rôle est de faciliter les échanges et d’amener, sur un plateau, des innovations aux grands groupes industriels », explique Thomas le Diouron, managing director d’Impulse Partners.

Les pistes d’innovations sont nombreuses : l’utilisation des data, l’IoT, l’introduction de capteurs dans les ouvrages, la robotique sur les chantiers et l’emploi des drones, la réalité virtuelle, les capteurs et les algorithmes pour le pilotage de l’énergie… ».

Sur scène, les start-up ont ensuite défilé pour présenter leurs technologies et faire appel à d’éventuels partenariats industriels. Alban Mallet de XTree a présenté l’impression 3D du béton ou comment utiliser de nouveaux systèmes constructifs via la robotisation et l’industrialisation 4.0.

 

Economies de matière

 

« Le béton a toujours été utilisé comme un matériau liquide et peu façonné. Aujourd’hui, on a travaillé avec Lafarge Holcim autour d’un béton 3D afin de créer de nouvelles formes et de faire des économies de matières ». Cette technologie arrive petit à petit sur le marché. Xtree souhaite ainsi amener cette avancée à maturité pour conquérir le marché.

Place ensuite à Rolland Melet de 360 Smart connect dont la problématique est « de rendre lisible les datas et d’interagir le plus simplement possible ». Avec son béton connecté, il souhaite grâce à des systèmes de traçabilité intelligents, donner la possibilité aux industriels de travailler mieux, plus vite et moins cher et de proposer de nouveaux services ».

 

Plaques imprimées

 

Augustin Masurel, à l’origine de Smart Cast, a présenté son procédé de coffrage permanent de dalles en lien direct avec la maquette numérique. « Le coffrage remplace le traditionnel contreplaqué, il ne se décoffre pas et le parement du plafond peut recevoir une finition. Les plaques, imprimées sur mesure selon les plans d’exécution, permettent d’intégrer les réseaux de manière précise sans risques d’erreurs. Elle apporte des gains de productivité à cinq corps de métiers que ce soit avant et après le coulage de la dalle de compression ».

Ces plaques à base cimentaire comprennent du magnésium, une ressource rare. Raison pour laquelle Augustin Masurel étudie la possibilité d’utiliser du ciment portland pour le remplacer. Le message est passé !

 

500 000 heures de calcul

 

Guillaume Lafont de Combo solutions a quant à lui présenté Vizcab, « une application qui permet  de générer à très grande échelle des dizaines de milliers d’évaluation spécifique à un projet pour répondre à la construction à énergie positive et bas carbone ».  Il s’agit de se balader dans le champ des possibles pour choisir le procédé le plus bas carbone et plus performant possible. « 500 000 heures de calculs sont réalisés en une minute ».

Enfin, Benjamin Hugonet de Airware a présenté un outil numérique d’aide à la décision où les données sont collectées rapidement et de manière sécurisée par les drones. Cela peut s’avérer utile pour la gestion des gisements des carrières où les données de suivi de production sont aujourd’hui très lacunaires.

 

Améliorer son image

 

 « L’open innovation arrive aussi dans le ciment ! », s’exclame Jerôme Stubler, président de Vinci Construction qui en profite pour donner la recette gagnante : un mélange de pragmatisme, d’intuition, et une collaboration avec toute la chaine de production. Le béton doit améliorer son image, diminuer son empreinte carbone par deux, être réalisé avec moins de ciment. Il doit aussi être innovant, mais pour cela, il faut aussi que les normes ne soient plus un obstacle et un frein pour réaliser des ouvrages expérimentaux. Pourquoi ne pas créer un béton sans acier, plus résistant à la traction, à l’extrusion, doté de puces ? ».

Pour finir, il cite Eugène Freyssinet « comme tout homme qui poursuit un idéal, le constructeur aura besoin de sciences… mais aussi de courage, de foi en son œuvre. Bref, il faut souffrir pour trouver »

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Bill Gates investit dans les villes intelligentes

13 Novembre 2017, 18:46pm

Publié par Grégory SANT

 

 

Bill Gates ambitionne de mettre la technologie au service de la ville


À terme, sur le terrain de 10.100 hectares acquis par Belmont Partners, devrait voir le jour une « ville intelligente » nommée Belmont. Selon le projet, 1.500 hectares devraient être dédiés aux immeubles de bureaux et aux commerces. 190 hectares accueilleront des écoles et 200.000 hectares seront voués au logement. Le projet prévoit également « un modèle d'infrastructure souple », mais la firme ne détaille pas en quoi il va consister pour le moment.

« Belmont créera une communauté avant-gardiste avec, à sa base, des communications et une infrastructure intégrant les dernières technologies. Ces dernières s'appuieront sur des réseaux numériques haut débit, des data centers, de nouvelles technologies de fabrication et de distribution, des véhicules autonomes et des centres logistiques autonomes », peut-on lire dans le communiqué annonçant le projet.
 

 

Une « ville intelligente » : un projet à l'intérêt économique certain


Belmont sera située à 45 minutes de voiture de Phoenix, la principale ville de l'Arizona. Pour Bill Gates, cette situation est idéale, puisque l'autoroute Interstate-11 entre Phoenix et Las Vegas, dont le projet a été arrêté, passera par Belmont.

Si Bill Gates s'intéresse aux « villes intelligentes », ce n'est pas un hasard. Il ne s'agit pas seulement de villes à empreinte environnementale réduite (des déplacements urbains optimisés, préférence pour les transports « doux », obtention continue et automatisée de données sur l'état de la ville sur tous les aspects (circulation routière, présence de déchets, qualité de l'air...). À terme, une fois la phase initiale de mise en place passée, le fonctionnement d'une ville basé sur ces technologies permettra de faire des économies de taille et de générer de nouveaux leviers de croissance, et donc de stimuler les échanges économiques.

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L'Apple Park

14 Septembre 2017, 19:42pm

Publié par Grégory SANT

Dans cette vidéo de @pedroaznar, nous découvrons l’Apple Park d’une incroyable manière grâce à l’ARKit. Le framework d’Apple, conçu pour iOS 11 (disponible le 19 septembre en version finale), montre l’étendu de ses possibilités. L’utilisateur peut même soulever du doigt une partie de la structure du bâtiment principale et du parking, ainsi que lancer une animation concernant l’énergie emmagasinée par les panneaux solaires

Dans cette vidéo de @pedroaznar, nous découvrons l’Apple Park d’une incroyable manière grâce à l’ARKit. Le framework d’Apple, conçu pour iOS 11 (disponible le 19 septembre en version finale), montre l’étendu de ses possibilités. L’utilisateur peut même soulever du doigt une partie de la structure du bâtiment principale et du parking, ainsi que lancer une animation concernant l’énergie emmagasinée par les panneaux solaires.

 

Le résultat est assez bluffant, il faut le dire. Et encore, ce n’est qu’un début ! Les développeurs tiers ont également prévu des applications tirant parti d’ARKit. Nous avons vu déjà plusieurs démonstrations depuis la WWDC 2017 de juin, et cela promet !

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La "Cloud House" par atthew Mazzota

3 Juillet 2017, 18:04pm

Publié par Grégory SANT

 

Cette cabane est surmontée d’un étonnant nuage en résine (Crédit : Matthew Mazzota)
Cette cabane est surmontée d’un étonnant nuage en résine (Crédit : Matthew Mazzota)

Pour rappeler notre dépendance au fragile écosystème de la planète, l’artiste américain Matthew Mazzota a conçu une cabane, surmontée d’un nuage imprimé en 3D, qui simule le cycle de l’eau.

À la vue de la Cloud House, littéralement "la maison nuage", les visiteurs du Farmers Park de la ville de Springfield, aux États-Unis, éprouvent sans doute un certain étonnement.
 
Surmontée d’un gros nuage en résine, la cabane invite les promeneurs à une pause méditative. Assis confortablement dans un fauteuil à bascule, ils profitent du bruie de la pluie qui tambourine sur le toit de tôle.
 
"Cette cabane offre une expérience sensorielle, qui amplifie le lien entre notre existence et la nature", précise son concepteur Matthew Mazzota dans une vidéo YouTube publiée en mai.
 

 

L’installation, construite à partir de bois et de métal de récupération, modélise le cycle de l’eau. Lorsqu’il pleut, l’eau est récupérée et stockée dans un réservoir situé sous cet abri.
 

 

Un système de pompe, relié à deux fauteuils à bascule, permet d’amener l’eau jusqu’au nuage (Crédit : Matthew Mazzota)
Un système de pompe, relié à deux fauteuils à bascule, permet d’amener l’eau jusqu’au nuage (Crédit : Matthew Mazzota)
Une pompe, reliée à deux fauteuils à bascule, permet d’amener l’eau jusqu’au nuage. En se balançant, le visiteur active ce dispositif. Se déverse alors une pluie artificielle qui permet d’arroser un potager intégré aux fenêtres de la cabane. L’eau est de nouveau récupérée et stockée. Un cycle infini.
 
 

 

Les fauteuils à bascule font pleuvoir le nuage de la Cloud House (Crédit : Matthew Mazzota)
Les fauteuils à bascule font pleuvoir le nuage de la Cloud House (Crédit : Matthew Mazzota)
L’artiste veut ainsi mettre en lumière la dépendance de l’humanité aux ressources naturelles, et plus particulièrement à l’eau. "Il est de plus en plus important d’avoir une compréhension claire de notre lien à l’écosystème", prévient Matthew Mazzota.
 

 

Si le nuage n’offre plus de pluie, les plantes finissent par mourir (Crédit : Matthew Mazzota)
Si le nuage n’offre plus de pluie, les plantes finissent par mourir (Crédit : Matthew Mazzota)
En l’absence de précipitations naturelles, le réservoir se vide progressivement et le nuage n’offre plus de pluie. Les plantes finissent, elles, par mourir.
 
D’une façon plus abstraite, l’artiste tente d’éveiller les consciences sur la manière dont notre alimentation est aujourd’hui produite.
 

 

 
"Depuis des années, les supermarchés fournissent des produits alimentaires, dont la production dépend d’industries agroalimentaires et d’entreprises du secteur de la chimie, aux pratiques agricoles qui ne sont pas durables", regrette-t-il.
 
Mais la contestation monte. De plus en plus de gens demandent, explique l'artiste, "à ce que nous entretenions un autre rapport avec notre nourriture". Un rapport qui se doit de privilégier le lien social, notre santé et celle de la planète.

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La Chine a une ambition d'habitation lunaire pour 2030

19 Mai 2017, 19:35pm

Publié par Grégory SANT

La Chine a une ambition d'habitation lunaire pour 2030
La Chine a une ambition d'habitation lunaire pour 2030

La Chine affirme une fois de plus son ambition Lunaire. Son programme « Chang'e » espère envoyer une mission habitée sur notre satellite d'ici 2030, avec pour objectif à long terme l'installation d'une base lunaire. Dernière étape en date vers ce projet, la deuxième version du « Palais Lunaire », test grandeur nature des mécanismes de support de vie dans l'espace.

C'est une première : la Chine commence un test d'un an pour observer plusieurs cycles de culture végétale en condition « spatiale ». Eh oui, même si Matt Damon réussit à survivre en cultivant des pommes de terre dans le film « Seul sur Mars », il aurait été bien embêté s'il avait dû planter une deuxième récolte... L'un des problèmes pour envisager la culture de végétaux dans l'espace vient en effet des nutriments qu'il faut recycler d'une fenaison à l'autre pour continuer d'assurer la bonne croissance des plantes. Difficile de faire ceci sans une parfaite connaissance des cycles biologiques et l'instalation d'un système de récupération des déchets capables d'extraire les nutriments nécessaires aux futures récoltes.

La Chine effectuera donc un test en trois rotations de 60, 200, puis 105 jours. Durant chaque période, l'équipe en charge du « Lunar Palace » sera coupée de l'extérieur et testera les différentes machines de culture et de recyclage. L'objectif est d'atteindre 100% de réutilisation de l'eau et de l'oxygène et 80% de repousse des végétaux. Pour assurer cette synergie, 5 cultures, 11 légumes et 1 fruit sont cultivés de concert. « Le projet chinois utilise également des micro-algues dans des bioréacteurs, selon un principe très similaire à celui utilisé par le programme Européen Melissa », note d'ailleurs Christophe Lasseur, Responsable du développement des supports de vie pour l'Agence spatiale européenne (ESA).

Car la Chine n'est pas la seule à faire des recherches dans le domaine. « En Europe, la réflexion est un peu différente », relève le chercheur de l'ESA, depuis son laboratoire néerlandais. « Le projet Melissa cherche d'abord à caractériser précisément chaque cycle présent, avant de l'intégrer sur le site de Barcelone. » Les deux projets sont néanmoins à distinguer des différentes expérimentations « en condition martienne », le plus souvent centrées sur les aspects psychologiques et la capacité des individus à s'adapter aux conditions particulières qu'ils auraient à affronter lors d'un voyage voire d'une installation dans l'espace.

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Google lance aussi son campus Hi-Tech

28 Février 2017, 21:02pm

Publié par Grégory SANT

Google lance aussi son campus Hi-Tech
Google lance aussi son campus Hi-Tech
Google lance aussi son campus Hi-Tech

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Le nouveau campus d'Apple

9 Décembre 2016, 19:32pm

Publié par Grégory SANT

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Fence House par mode:lina

14 Novembre 2016, 21:22pm

Publié par Grégory SANT

Les architectes polonais du studio mode:lina viennent de nous partager leur dernière réalisation. Nommée Fence House, cette maison est située à Borówiec près de Poznań et se compose de deux blocs avec un toit en pente et d’un cube asymétrique pour le garage. C’est une interprétation contemporaine du style traditionnel.

L’enveloppe extérieure est un mélange de briques et de béton et de noir et de blanc tandis que l’intérieur associe béton et bois avec des touches de couleur apportées par le mobilier et un mur en brique rouge. La façade côté rue a le moins de fenêtres, protégeant les habitants du bruit. La forme de ce bâtiment est dictée par sa fonction. Les propriétaires, un couple et ses deux enfants, voulaient vivre de façon autonome. D’où l’idée de diviser la maison en deux parties. Une zone séparée sur le premier étage permet aux adultes de profiter de la tranquillité tandis que les enfants peuvent jouer dans leur “propre maison”. Le rez-de-chaussée est une zone commune pour tous les habitants. Le vitrage permet de relier la cuisine et la salle à manger avec le jardin et la nature environnante.

 

 

Source : journal-du-design.fr

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