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Articles avec #architectures innovantes

Meydan One : un projet d'urbanisme monumental

19 Octobre 2015, 19:19pm

Publié par Grégory SANT

Le cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, émir de Dubaï et Premier ministre des Emirats Arabes Unis, vient tout juste de nous présenter un nouveau projet monumental. Mais dans le pays où tout se fait dans la grandeur et le luxe, c’était chose aisée à deviner.

Le cheikh a donc décidé de construire un énorme complexe savamment situé au carrefour des grandes routes de l’agglomération de Dubaï. Baptisé Meydan One, ce complexe comprendra entre autre un hôtel cinq étoiles de 350 chambres, un port de plaisance ainsi qu’un centre commercial d’une superficie de 540.000 mètres carrés avec toit rétractable et composé de 300 restaurants. Par ailleurs, ce sera également là que se trouvera le futur plus haut bâtiment résidentiel du monde, la One Tower. Cette dernière fera 711 mètres et proposera des appartements et penthouses à couper le souffle.

Mais ce n’est pas ce qui retient le plus notre attention. En effet, dans ce pays où la chaleur est permanente, beaucoup ne savent pas ce que peut bien être un flocon de neige. Hors, le cheikh a décidé de changer cela en créant une piste de ski d’intérieur de plus d’un kilomètre ! Avec une longueur de 1,2 kilomètre, cette piste de ski est pratiquement deux fois plus grande que celle de Bottrop en Allemagne qui est pour le moment la plus grande du monde avec ses 640 mètres.

Bien entendu, tous les pays ne pourraient pas se permettre un tel complexe puisqu’il faudra en tout 25 milliards de dirhams, soit un peu plus de 6 milliards d’euros, pour construire cette petite merveille.

Source : leblogluxe.com

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Quand notre maison devient interactive et digitale

2 Octobre 2015, 18:44pm

Publié par Grégory SANT

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Le First Cabin à Tokyo avec "Classe Affaires"

1 Octobre 2015, 19:49pm

Publié par Grégory SANT

Le First Cabin à Tokyo est considéré comme le premier hôtel « classe affaires » proposant des cabines pour se loger. Pour répondre à la demande touristique qui est très forte au Japon, cet hôtel a été aménagé dans un ancien immeuble de bureaux, ouvert depuis le 3 Juillet 2015 et proposant un service haut de gamme pour un coût peu élevé. Photo par Toru Hanai / Reuters.

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Kokomo Ailand : une île flottante privative

28 Septembre 2015, 17:07pm

Publié par Grégory SANT

L'industrie du luxe n'a aucune limite : au-delà des yachts - trop convenus - et des îles privées - trop spartiates - il existe Kokomo Island. Un croisement audacieux entre une plateforme d'exploration océanique mobile et un penthouse de luxe. Visite guidée.

L'idée d'île qui se déplace a déjà été vue dans la série fantastique Lost. Mais les architectes navals de Motion code : Blue ont bien imaginé une île artificielle, capable de se déplacer seule. Et pour séduire les clients les plus fortunés de la planète, toujours en quête d'exception et de démesure, le concept "Kokomo Ailand" combine le meilleur des deux mondes : celui des yachts et celui de l'immobilier de luxe.

L'ensemble, présenté dans le cadre du Monaco Yacht Show 2015, prend la forme d'une plateforme carrée, suspendue au-dessus des flots grâce à quatre piliers qui reposent sur des flotteurs. La longueur totale dépasse les 117 mètres, tandis que la hauteur atteint presque les 80 mètres. Car la structure est surmontée d'une sorte de derrick… qui supporte un appartement de luxe, dotée d'une vue à 360° accessible par ascenseur. Détail amusant, les concepteurs de l'île ont déjà, par le passé, imaginé un hyper-yacht dérivé d'un supertanker, sans doute pour intéresser les monarchies du Golfe.

Débauche de luxe

Outre l'indispensable débarcadère pour bateaux et annexes, ou l'incontournable piste d'hélicoptère, Kokomo Ailand propose évidemment pléthore d'équipements : deux plages (artificielles), jungle suspendue avec cascade et lac, cinéma en plein air, complexe de spa et jacuzzi (à fond vitré) et surtout, une salle à manger sous-marine qui permet de profiter des fonds marins grâce à des baies vitrées renforcées et un système d'éclairage.

L'île artificielle pourra mouiller où elle le souhaite, puisqu'elle se déplacera seule, à une vitesse de 8 nœuds (15 km/h environ) au moyen de huit moteurs. Pas de quoi échapper aux pirates toutefois, l'idée étant alors de se doter d'une force de défense privée. Kokomo Ailand pourra ainsi se transformer en base secrète pour un méchant milliardaire à la Stromberg dans le James Bond "L'espion qui m'aimait"… D'autant que, comme dans le film, la société Motion code : Blue propose, bien évidemment, un sous-marin privé, doté lui aussi de tous les raffinements du luxe, le Migaloo. Un discret méga-yacht submersible de 115 mètres de long, qui permettra de s'éclipser à la dérobée, tel un poulpe insaisissable.

Source : batiactu.com

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Une tour qui dépassera le kilomètre

2 Juin 2015, 17:12pm

Publié par Grégory SANT

Après les 838 mètres de la tour Khalifa de Dubai, la péninsule arabique devrait bientôt compter un nouveau gratte ciel, la tour du Royaume à Djeddah en Arabie Saoudite, qui devrait dépasser le kilomètre de haut.

Située sur les bords de la mer rouge, cette « Tour du Royaume » devrait très exactement mesurer 1001 mètres et compter 167 étages, d’une surface totale de 540 000 M2, desservis par 59 ascenseurs.

Financée par le prince Al Walid ben Talad ben Abdelaziz Al Saoud (membre de la famille qui règne sur le royaume saoudien) à hauteur de 1 milliard de dollars, cette tour dont les travaux ont début en janvier dernier devrait être achevée en 2018 et ainsi devenir la plus haute construction terrestre et surtout la première à franchir le seuil symbolique du kilomètre.

Pour l’anecdote, les saoudiens visaient initialement une hauteur de 1600 mètres ou un « mile » américain (Mile-High Tower), mais les conditions géologiques locales n’ont pas permis à l’architecte Adrian Smith d’envisager une telle hauteur.

Avec ses 1001 mètres, cette tour sera néanmoins trois fois plus grande que la Tour Eiffel et devrait permettre à l’Arabie de surclasser, pour au moins quelques années, tous les autres pays engagés dans cette course vers le ciel.

Source gizmodo;fr

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Floating Seahorse : un es pace d'habitation flottant

28 Mai 2015, 18:41pm

Publié par Grégory SANT

Floating Seahorse ou Hippocampe Flottant est un concept qui élève les bateaux de luxe à un tout autre niveau. A mi-chemin entre sous-marin et maison flottante, il s’agit à priori d’un bateau puisqu’il n’est pas conçu pour être bâti sur la terre ferme.

Affichant un design moderne et épuré, ce yacht se définit comme une plateforme habitable à moitié immergée dans l’eau. Il dispose de trois niveaux d’espace : sous l’eau, au niveau de la mer et un étage supérieur. La partie complètement immergée sous l’eau comprend la salle de bains et la chambre principale. Les baies vitrées qui l’agrémentent permettent de bénéficier d’une vue imprenable sur les récifs et le paysage sous-marin. Au niveau de la mer, on retrouve une cuisine équipée, une salle à manger et un salon. Le tout est également entouré de larges baies vitrées. A ceci s’ajoute une terrasse ouverte sur la mer. Le pont supérieur, quant à lui, sert d’espace dinatoire et de relaxation en plein air. Il comporte un minibar, une petite cuisine, un jacuzzi et une terrasse. Comme le nom du concept s’inspire d’une espèce marine en voie de disparition, ce bateau disposera de son propre récif de corail pour servir de refuge aux hippocampes.

Développé par le groupe Kleindienst, le projet devrait s’implanter au large du golfe Persique. Ce bateau sera produit à 42 exemplaires et devrait voir le jour en 2016.

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EcoCapsule : la maison nomade de Nice Architects

25 Mai 2015, 17:46pm

Publié par Grégory SANT

Pouvoir se déplacer avec sa maison est un luxe que beaucoup de voyageurs, aventuriers et autres baroudeurs aimeraient avoir. Et aujourd'hui, il existe quelques solutions pour ceux qui souhaiteraient se lancer. Mais avec l'Ecocapsule et son look ultra-futuriste, emporter sa maison partout n'aura jamais été si simple.

On doit ce concept à Nice Architects, un cabinet d’architectes de Bratislava, en Slovaquie. Complètement portable, cette Ecocapsule est alimentée par les énergies solaire et éolienne. Elle peut aussi capturer et filtrer les eaux de pluie et la rosée.

Sous ses dimensions extrêmement compactes – 4,5 x 2,4 x 2,5 mètres -, elle embarque pourtant tout le « confort » moderne : un lit, une table, deux chaises, une petite cuisine, toilettes et douche. Il y a même des espaces de rangement et une fenêtre. Le toît est couvert de capteurs solaires et il y a une éolienne rétractable de 750 W. Les batteries intégrées se chargent de stocker l’énergie emmagasinée pour vous permettre de profiter de l’électricité si vous êtes en panne de vent et de soleil.

La toute première Ecocapsule devrait être dévoilée au Pioneers Festival de Vienne les 28 et 29 Mai. Les commandes devraient être ouvertes d’ici la fin de l’année, les premières livraisons seraient effectuées début 2016. Le tarif, lui, n’a pas encore été dévoilé.

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Pavillon français à l'expo universelle Milan 2015

15 Mai 2015, 19:42pm

Publié par Grégory SANT

Les architectes Anouk Legendre et Nicolas Desmazières, fondateurs de l'agence XTU, ont conçu le pavillon français de l'exposition universelle de Milan. Le thème de l'exposition les a orientés vers un pavillon inspiré des halles de marché mettant en avant fièrement la diversité des productions agricoles françaises.

Les architectes Anouk Legendre et Nicolas Desmazières, fondateurs de l'agence XTU, ont conçu le pavillon français de l'exposition universelle de Milan. Le thème de l'exposition les a orientés vers un pavillon inspiré des halles de marché mettant en avant fièrement la diversité des productions agricoles françaises.

Les architectes du pavillon ont voulu concevoir "un paysage construit" évoquant à la fois la riche variété des paysages français et la diversité des productions agricoles qui découlent de ces différents territoires. Le résultat est un bâtiment inspiré d'une forme hexagonale que des soulèvements tectoniques auraient modelée à la manière des paysages. Déformé par des reliefs symboliques, le plafond à l'intérieur du pavillon se donne en spectacle et évoque d'une manière abstraite les terroirs français au travers d'une scénographie conçue par Adeline Rispal.

Le pavillon est construit avec une ossature fabriquée en bois lamellé-collé français. La structure intérieure est en épicéa à l'intérieur et en mélèze à l'extérieur. Le principe structurel imbrique les éléments les uns avec les autres, et constitue ainsi un seul et même ouvrage pour l'enveloppe et la volumétrie intérieure. La trame orthogonale est découpée selon des formes libres générant ainsi un effet de voûtes irrégulières. Les architectes démontrent ici la capacité du bois à épouser des lignes organiques inhabituelles.

Les architectes Anouk Legendre et Nicolas Desmazières, fondateurs de l'agence XTU, ont conçu le pavillon français de l'exposition universelle de Milan. Le thème de l'exposition les a orientés vers un pavillon inspiré des halles de marché mettant en avant fièrement la diversité des productions agricoles françaises.

Les architectes du pavillon ont voulu concevoir "un paysage construit" évoquant à la fois la riche variété des paysages français et la diversité des productions agricoles qui découlent de ces différents territoires. Le résultat est un bâtiment inspiré d'une forme hexagonale que des soulèvements tectoniques auraient modelée à la manière des paysages. Déformé par des reliefs symboliques, le plafond à l'intérieur du pavillon se donne en spectacle et évoque d'une manière abstraite les terroirs français au travers d'une scénographie conçue par Adeline Rispal.

Les architectes Anouk Legendre et Nicolas Desmazières, fondateurs de l'agence XTU, ont conçu le pavillon français de l'exposition universelle de Milan. Le thème de l'exposition les a orientés vers un pavillon inspiré des halles de marché mettant en avant fièrement la diversité des productions agricoles françaises.

Les architectes du pavillon ont voulu concevoir "un paysage construit" évoquant à la fois la riche variété des paysages français et la diversité des productions agricoles qui découlent de ces différents territoires. Le résultat est un bâtiment inspiré d'une forme hexagonale que des soulèvements tectoniques auraient modelée à la manière des paysages. Déformé par des reliefs symboliques, le plafond à l'intérieur du pavillon se donne en spectacle et évoque d'une manière abstraite les terroirs français au travers d'une scénographie conçue par Adeline Rispal.

Le pavillon est construit avec une ossature fabriquée en bois lamellé-collé français. La structure intérieure est en épicéa à l'intérieur et en mélèze à l'extérieur. Le principe structurel imbrique les éléments les uns avec les autres, et constitue ainsi un seul et même ouvrage pour l'enveloppe et la volumétrie intérieure. La trame orthogonale est découpée selon des formes libres générant ainsi un effet de voûtes irrégulières. Les architectes démontrent ici la capacité du bois à épouser des lignes organiques inhabituelles.

Le pavillon est construit avec une ossature fabriquée en bois lamellé-collé français. La structure intérieure est en épicéa à l'intérieur et en mélèze à l'extérieur. Le principe structurel imbrique les éléments les uns avec les autres, et constitue ainsi un seul et même ouvrage pour l'enveloppe et la volumétrie intérieure. La trame orthogonale est découpée selon des formes libres générant ainsi un effet de voûtes irrégulières. Les architectes démontrent ici la capacité du bois à épouser des lignes organiques inhabituelles.

Les architectes du pavillon ont voulu concevoir "un paysage construit" évoquant à la fois la riche variété des paysages français et la diversité des productions agricoles qui découlent de ces différents territoires. Le résultat est un bâtiment inspiré d'une forme hexagonale que des soulèvements tectoniques auraient modelée à la manière des paysages. Déformé par des reliefs symboliques, le plafond à l'intérieur du pavillon se donne en spectacle et évoque d'une manière abstraite les terroirs français au travers d'une scénographie conçue par Adeline Rispal.

Le pavillon est construit avec une ossature fabriquée en bois lamellé-collé français. La structure intérieure est en épicéa à l'intérieur et en mélèze à l'extérieur. Le principe structurel imbrique les éléments les uns avec les autres, et constitue ainsi un seul et même ouvrage pour l'enveloppe et la volumétrie intérieure. La trame orthogonale est découpée selon des formes libres générant ainsi un effet de voûtes irrégulières. Les architectes démontrent ici la capacité du bois à épouser des lignes organiques inhabituelles.

Source : archidesignclub.com

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Le fort No Man's Fort réhabilité

21 Avril 2015, 18:13pm

Publié par Grégory SANT

Cet ancien fort anglais construit en 1857 pour protéger la ville de Portsmouth, vient d’être rénové et aménagé en un hôtel de luxe bien particulier…

Racheté en 2009 pour 11 millions d’euros, ce fort unique possède tout le confort moderne, mais également de nombreuses aires de jeux pour distraire de riches personnes, comme un laser-game géant, une boîte de nuit et de nombreux bars…

Source : journal-du-design.fr

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Atlantico : le gratte-ciel écolo

6 Avril 2015, 18:46pm

Publié par Grégory SANT

Atlantico : Un nouveau genre de bâtiment voit le jour : les bâtiments anti-pollution. Notamment à Mexico, où la façade d'un hôpital a été réalisée avec des tuiles spéciales qui ont la capacité de "laver" l'air. Quelles sont ces techniques anti-smog ou anti-pollution ?

Vincent Callebaut : Aujourd'hui il existe différentes technologies inspirées des nanotechnologies et des biotechnologies que l'on peut intégrer aux bâtiments pour viser des bâtiments propres et dépolluants. Dans le cadre du plan climat-énergie de la ville de Paris, nous avons développé 8 prototypes de tours écologiques que l'on pourrait construire dans le Paris intramuros d'ici 2050 : ces tours sont inspirées de la nature, des écosystèmes. Elles sont capables de créer leur propre énergie, que cette énergie soit électrique, calorifique ou même alimentaire dans le cadre des fermes verticales.

En plus de créer leur propre énergie et de recycler leurs déchets elles sont aussi dépolluantes. C'est-à-dire que ces bâtiments luttent contre le nuage de pollution, qui est composé des particules fines, de Co2 et d'humidité de l'air. Ce nuage de pollution peut être dégradé naturellement par un processus de photosynthèse artificiel qui s'appelle la photocatalyse. Par exemple, certains bâtiments sont recouverts de dioxyde de titane, et ce dioxyde de titane est capable d'engendrer la photocatalyse qui va dégrader les particules de CO2 en poussière et de venir épurer l'atmosphère urbaine. Aujourd'hui, les villes manquent de place, au lieu de construire les jardins à côté des bâtiments se sont les bâtiments eux-mêmes qui deviennent des jardins. On sait très bien couvrir un toit de jardins verticaux, qui sont capables d'épurer, par l'action des plantes, les eaux issues des taches ménagères rejetées par les habitants d'un immeuble. Il est nécessaire de construire des immeubles qui ne sont pas que des bâtiments inertes mais qui sont véritablement métaboliques en étant capable de recycler l'air ou l'eau.

Ces effets sont-ils prouvés à long terme ?

On est encore au stade de la recherche scientifique en laboratoire, mais c'est notre rôle en tant qu'architectes de dresser des ponts entre la recherche théorique et la recherche appliquée en industrie en essayant de placer en situation ces différents types de projets. Dans le cadre de Paris Smart City 2050, nous avons travaillé avec des ingénieurs qui ont calculé les taux de production et de consommation d'énergie pour connaitre la rentabilité de ce genre de technique.Idéalement on n'aurait pas besoin de bâtiment dépolluant s'il n'y avait pas de pollution. C'est l'addition des différentes mesures complémentaires qui assurera la transition énergétique à venir. En associant les bâtiments anciens avec des nouvelles technologies métaboliques on trouvera l'efficience énergétique de la ville du futur.

Existe-t-il en France des bâtiments de ce genre ? Sont-ils en projet ?

Non cela n'existe pas encore en France. Les innovations viennent le plus souvent des pays émergeants où l'évolution économique est plus forte, où il y a beaucoup de terrains à construire et une explosion démographique. On est toujours à la fin de la chaine de l'innovation en France dans ces domaines là. Il y a beaucoup d'études qui sont établies dans les villes américaines ou dans les villes du sud-est asiatique pour justement créer ces nouvelles technologies. Le projet principal à Paris, est celui de la Smart City 2050, avec les fameux 8 prototypes de tours dont nous avons parlé. Elles sont auto-suffisantes voire à énergie positive, c'est-à-dire qu'elles produisent plus d'énergie qu'elles n'en consomment.

Ces nouveaux bâtiments sont-ils l'avenir de l'urbanisme de nos villes ? Quel est leur surcoût ?

Oui, la ville de demain va finalement se transformer en une forêt tropicale mature. La forêt amazonienne fonctionne grâce à l'énergie solaire et à la photosynthèse naturelle des arbres. Les arbres produisent des déchets, et ces déchets servent de ressource naturelle inépuisable à toutes les espèces qui vivent au pied des arbres. L'enjeu est d'établir la même logique dans la ville. Les bâtiments de demain seront des minicentrales énergétiques décentralisées, connectées entre elles ce qui permettra à chaque bâtiment de redistribuer en temps réel l'énergie qu'ils consomment grâce aux cycles de recyclabilité. Le coût supplémentaire pour un bâtiment intelligent est d'environ 20%. Mais sur le long terme le surcout est égal à 0. Il ne faut pas étudier l'économie d'une construction sur un cycle court mais sur un cycle moyen, car il faut additionner au coût de construction les coûts d'exploitation. Par exemple, un bâtiment qu'on paiera 1000€ du mètre carré va coûter plus cher en coût d'exploitation. Alors que si on construit un bâtiment à 1250€ du m2, il va couter plus cher au début mais il va baisser de 50 à 70% sa facture énergétique. Au final, à long terme un bâtiment écologique coûte moins cher qu'un bâtiment inerte.

Quelles sont les autres nouvelles technologies à mettre en place au niveau de la construction des bâtiments pour lutter contre la pollution : matériaux, mur végétaux... ?

On peut citer plusieurs techniques :

  • des dalles électriques : ce sont des dalles qui créent de l'énergie électrique lorsque l'on marche dessus, elles peuvent être installées sur les quais des gares par exemple ;
  • les façades intelligentes : celles qui intègrent des panneaux solaires, photovoltaïques ou thermiques. C'est-à-dire des façades qui créent de l'électricité ou de l'eau chaude sanitaire qui est réintégrée directement dans les salles de bain ou dans les cuisines. Mais aussi des façades qui possèdent des pigments qui permettent de transformer l'énergie solaire diffuse. Concrètement, même en cas de météo pluvieuse, la façade peut quand même utiliser cette lumière diffuse pour en faire de l'électricité ;
  • les bioréacteurs d'algues vertes placés en façade ;
  • les cheminées à vent ;

L'intelligence du bâtiment se fait entre les dernières technologies de pointe et les technologies ancestrales que l'on réadapte.

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