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Articles avec #impression 3d-fabrication additive

Du plastique à base d'huile de ricin pour l'impression 3D

12 Juillet 2017, 19:45pm

Publié par Grégory SANT

« Le Rilsan a permis de diviser par trois le poids de la chaussure. Mais outre la légéreté, il lui apporte également de la résistance et de l’élasticité », souligne Gilles Galinier, directeur de la communication d’Arkema. / phoopanotpics / stock.adobe.com

Le chimiste français Arkema met la gomme sur le développement des produits bio-sourcés, c’est-à-dire issus de matières premières renouvelables et non pas du pétrole. L’ex-filiale de Total a annoncé, mardi 11 juillet, un investissement de 300 millions en Asie pour la construction d’une usine dédiée à la fabrication d’un polyamide fabriqué à partir d’huile de ricin (appelé polyamide Rislan).

C’est le plus gros investissement réalisé par le groupe depuis sa mise en bourse en 2006.

Un vieux produit pour de nouvelles applications

L’utilisation du ricin n’est pas nouvelle. Le centre de recherche d’Arkema à Serquigny (Eure) développe depuis 1947 le procédé de fabrication du polymère à partir d’huile qui a été obtenu de cette plante tropicale.

Le Rilsan a d’abord servi à fabriquer des chaussettes et des maillots de bain. Mais l’amélioration du procédé a permis d’augmenter considérablement le champ de ses applications.

Cette résine sert, par exemple, à fabriquer les semelles des chaussures des athlètes. « Le Rilsan a permis de diviser par trois le poids de la chaussure. Mais outre la légèreté, il lui apporte également de la résistance et de l’élasticité », souligne Gilles Galinier, directeur de la communication d’Arkema.

Précision importante, l’exploitation du ricin, notamment en Inde, ne vient pas se substituer à des terres agricoles. Cette plante a aussi l’avantage de pousser dans des zones désertiques, à très faibles ressources en eau.

Se rapprocher des grands marchés

On retrouve également le Rilsan dans la fabrication des smartphones ou sous les capots des voitures, pour remplacer certaines pièces en acier. Mis en poudre, il sert aussi à l’impression 3D. L’usine française installée à Marseille, qui est la seule dans le monde à produire du Rilsan, serait aujourd’hui saturée, fait valoir le groupe.

Un second site devrait donc être créé en Asie (le pays exact n’a pas encore été dévoilé). Il répondra aussi à la nécessité de se rapprocher des donneurs d’ordre, comme les fabricants d’articles de sport ou d’électronique. Selon Arkema, la croissance attendue sur ces marchés en Asie sera de 7 % par an au cours des prochaines années.

L’essor de la chimie verte

Si le monde de la chimie reste encore massivement dépendant des hydrocarbures (à hauteur de près de 90 %), la chimie verte connaît une progression importante. Outre l’huile de ricin, Arkema utilise toutes sortes d’huiles végétales pour créer de nouvelles résines. Le « Cecabase » sert par exemple pour faire les enrobés des routes.

Les additifs soufrés, issus de la chimie du végétal, sont également utilisés dans les fluides techniques pour le travail des métaux ou dans les lubrifiants.

Le secteur est en pleine transformation

D’une manière générale, les groupes chimistes cherchent aujourd’hui à se développer dans les produits bio-sourcés. Il y a d’abord une demande forte des clients, qui cherchent à réduire à leur empreinte carbone.

Ce sont également des matériaux à haute valeur ajoutée et cette « chimie de spécialités » est moins dépendante des cycles économiques que la chimie de base. Mais elle réclame plus d’investissements dans la recherche avec, bien souvent, des produits réalisés « sur-mesure » par les clients.

Chez Arkema, la chimie de spécialités devrait représenter 80 % du chiffre d’affaires en 2023, contre 72 % en 2016 et 44 % en 2006.

 

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Fastbrick Robotics : la contrustruction robotisée de maison

12 Juillet 2017, 19:41pm

Publié par Grégory SANT

Fastbrick Robotics : la contrustruction robotisée de maison

Le fabricant américain de machines de construction, Caterpillar, vient d’investir dans une startup de l’impression 3D, Fastbrick Robotics. Cette entreprise australienne a conçu un robot maçon qui permet de construire très rapidement un bâtiment grâce à différentes technologies 3D. Ensemble, ils développeront la technologie robotique de Fastbrick.

Fastbrick Robotic a créé en 2015 le Hadrian X, un robot capable de fabriquer en quelques heures seulement une maison. Il peut déposer plusieurs centaines de briques très rapidement à partir d’un modèle CAO 3D et grâce à un système de guidage laser. Avant de déposer une brique, il applique un liant à base d’adhésif au lieu d’un ciment plus traditionnel. Le bras robotique peut placer jusqu’à 1000 briques par heure tout en prenant en compte l’endroit où seront posées les fenêtres, les portes, etc. La startup australienne explique que Hadrian X travaille de la même façon qu’une imprimante 3D dans le sens où le robot vient ajouter de la matière selon un modèle 3D précis, brique par brique comme l’imprimante fonctionne couche par couche.

Le robot maçon en action

Un robot qui défie les méthodes de construction traditionnelles et vient apporter une meilleure efficacité, rapidité mais aussi une meilleure gestion des déchets puisque seul le matériau nécessaire est utilisé. C’est donc sans surprise que le géant Caterpillar se penche sur cette nouvelle technologie.

Caterpillar a annoncé un premier investissement de $2 millions par placement conformément aux termes du contrat mis en place. L’américain se garde une option de réinvestir $8 millions supplémentaires. Les deux entreprises ont signé un mémorandum d’entente de 12 mois, un accord qui indique leur ligne d’action commune à savoir développer la technologie de Fastbrick Robotic que ce soit en termes de fabrication, de ventes ou encore de services liés.

fastbrick robotics

Le bras robotique est fixé sur les camions de la startup

« Fastbrick Robotics est plus que ravi de signer ce mémorandum avec Caterpillar et l’accueille comme nouvel actionnaire, déclare Mike Pivac, Directeur Général de Fastbrick Robotics. Caterpillar est un leader industriel reconnu dans le monde entier et nous sommes impatients de commencer à travailler avec elle et d’unir nos équipes pour partager des idées, continuer à innover et explorer des opportunités pour commercialiser notre technologie unique. »

Un protocole d’entente qui permet également de mettre en place un conseil d’alliance stratégique, le but étant de proposer la meilleure offre possible aux utilisateurs finaux.

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Xact Metal : une imprimante métal low-cost

6 Juillet 2017, 17:27pm

Publié par Grégory SANT

Xact Metal est une jeune startup américaine créée au début de cette année 2017 qui a pour but de rendre la fabrication additive métal accessible aux petites et moyennes entreprises. Elle a annoncé le lancement de sa première imprimante 3D, la XM200 qui vient fusionner du métal à une vitesse de 1,5 m/s.

xact metalEn moins d’un an, la jeune pousse américaine a réussi à fabriquer une imprimante 3D métal relativement abordable par rapport au reste du marché des machines 3D de métal. La XM200 sera disponible à partir de $120 000 en septembre 2017, un prix qui se rapproche beaucoup de la Metal X dévoilée par MarkForged il y a quelques mois.

« Disponible à $120 000, la XM200 est notre première imprimante 3D industrielle qui offre des performances incroyable tout en restant abordable, explique Juan Mario Gomez, CEO de Xact Metal. Nous pensons qu’elle pourra avoir un impact important sur tous les acteurs de la fabrication additive métallique. »

L’imprimante 3D a un volume d’impression de 127 x 127 x 125 mm et un laser à fibre d’une puissance de 250W. La startup a également développé un scanner à vitesse élevée pour lequel elle a déposé un brevet. Ce système permet à la machine de fusionner du métal à une vitesse de 1,5 m/s. Son rayon laser est toujours orthogonal sur l’ensemble du plateau d’impression ce qui permet d’avoir une fusion uniforme sur toute la surface d’impression.

Matt Wood, le CTO de Xact Metal, affirme que « la XM200 a été conçue en prenant bien en compte les besoins des utilisateurs. Le large volume d’impression offre une importante flexibilité dans la fabrication d’une variété de pièces. Le système est très accessible et facile d’utilisation et son logiciel est intuitif et pensé pour créer facilement des modèles 3D. En plus, l’imprimante n’est pas très encombrante et trouve facilement sa place sur un lieu de travail. »

xact metal

Juan Mario Gomez (gauche) et Matt Woods avec la XM200

Ainsi, la startup américaine accélère la démocratisation de la fabrication additive métal et rejoint d’autres acteurs comme Desktop Metal qui a révélé il y a quelques mois des machines 3D métal relativement accessibles en termes de prix. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site officiel de la startup.

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L'aérogel de graphène en impression 3D : l'ultraléger dans vos produits

4 Juillet 2017, 21:22pm

Publié par Grégory SANT

L'aérogel de graphène en impression 3D : l'ultraléger dans vos produits
Le graphène, qui est une forme de carbone, est connu pour ses propriétés de résistance et de légèreté, surtout lorsqu’il est utilisé comme matériau d’impression 3D. C’est ce que trois ingénieurs ont constaté en imprimant un aérogel de graphène, considéré par la suite comme la structure imprimée en 3D la plus légère par le Livre Guinness des records.

L’aérogel, un matériau semblable à du gel dans lequel le composant liquide est remplacé par du gaz, était déjà considéré comme étant très solide, de faible densité et aux propriétés d’isolation thermique avantageuses. La graphène est quant à lui 10 fois plus résistant que l’acier selon sa forme. Par conséquent on imagine bien qu’un aérogel de graphène l’est encore plus. Et pour preuve : la structure imprimée en 3D peut être placée sur les pétales d’une fleur ou un morceau de coton sans tomber.

D’autres chercheurs avaient déjà réussi à imprimer un aérogel de graphène, mais celui-ci était toujours sous une forme cylindrique ou cubique, réduisant ainsi les possibilités de manipulation. Mais trois professeurs chinois, Chi Zhou, Dong Lin et Qiangqiang Zhang ont réussi à le créer sous une autre forme, avec une structure qui ne pèse que 0,5 milligrammes par centimètre cube.

aérogel de graphène

Le chercheur Chi Zhou avec l’imprimante 3D qui a servi à créer l’aérogel de graphène

« Le graphène est un matériau révolutionnaire et c’est assez logique que sa forme aérogel le soit encore plus, affirme Lin. Notre aérogel de graphène imprimé en 3D a des propriétés intéressantes permettant ainsi au matériau d’être utilisé pour de nombreuses applications – dans l’électronique par exemple, pour créer des batteries ou des semi conducteurs. »

Les chercheurs ont utilisé une imprimante jet d’encre à deux buses pour créer l’aérogel de graphène. Ils ont imprimé en 3D des gouttelettes d’un mélange d’oxyde de graphène et d’eau sur un plateau à -20° C. Cela a permis de produire une structure de glace en 3D de graphène et d’eau glacée, permettant ainsi au graphène de garder sa forme. Après l’impression, les chercheurs ont procédé à une lyophilisation pour retirer l’eau du matériau. L’aérogel de graphène 3D obtenu conserve alors sa forme à température ambiante.

aérogel de graphène

La structure de glace imprimée en 3D

« Grâce à cette méthode d’impression, nous pouvons contrôler la forme de l’aérogel de graphène et idéalement, nous pouvons gérer ses propriétés électriques et mécaniques », explique Lin.

Les trois chercheurs ne s’attendaient pas à remporter un record du monde mais leur travail montre bien tout le potentiel de l’aérogel de graphène. Un matériau ultra léger qui permettrait une impression 3D plus simple tout en gardant une qualité optimale. Dong Lin nous en dit plus sur la technique utilisée :

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La "Cloud House" par atthew Mazzota

3 Juillet 2017, 18:04pm

Publié par Grégory SANT

 

Cette cabane est surmontée d’un étonnant nuage en résine (Crédit : Matthew Mazzota)
Cette cabane est surmontée d’un étonnant nuage en résine (Crédit : Matthew Mazzota)

Pour rappeler notre dépendance au fragile écosystème de la planète, l’artiste américain Matthew Mazzota a conçu une cabane, surmontée d’un nuage imprimé en 3D, qui simule le cycle de l’eau.

À la vue de la Cloud House, littéralement "la maison nuage", les visiteurs du Farmers Park de la ville de Springfield, aux États-Unis, éprouvent sans doute un certain étonnement.
 
Surmontée d’un gros nuage en résine, la cabane invite les promeneurs à une pause méditative. Assis confortablement dans un fauteuil à bascule, ils profitent du bruie de la pluie qui tambourine sur le toit de tôle.
 
"Cette cabane offre une expérience sensorielle, qui amplifie le lien entre notre existence et la nature", précise son concepteur Matthew Mazzota dans une vidéo YouTube publiée en mai.
 

 

L’installation, construite à partir de bois et de métal de récupération, modélise le cycle de l’eau. Lorsqu’il pleut, l’eau est récupérée et stockée dans un réservoir situé sous cet abri.
 

 

Un système de pompe, relié à deux fauteuils à bascule, permet d’amener l’eau jusqu’au nuage (Crédit : Matthew Mazzota)
Un système de pompe, relié à deux fauteuils à bascule, permet d’amener l’eau jusqu’au nuage (Crédit : Matthew Mazzota)
Une pompe, reliée à deux fauteuils à bascule, permet d’amener l’eau jusqu’au nuage. En se balançant, le visiteur active ce dispositif. Se déverse alors une pluie artificielle qui permet d’arroser un potager intégré aux fenêtres de la cabane. L’eau est de nouveau récupérée et stockée. Un cycle infini.
 
 

 

Les fauteuils à bascule font pleuvoir le nuage de la Cloud House (Crédit : Matthew Mazzota)
Les fauteuils à bascule font pleuvoir le nuage de la Cloud House (Crédit : Matthew Mazzota)
L’artiste veut ainsi mettre en lumière la dépendance de l’humanité aux ressources naturelles, et plus particulièrement à l’eau. "Il est de plus en plus important d’avoir une compréhension claire de notre lien à l’écosystème", prévient Matthew Mazzota.
 

 

Si le nuage n’offre plus de pluie, les plantes finissent par mourir (Crédit : Matthew Mazzota)
Si le nuage n’offre plus de pluie, les plantes finissent par mourir (Crédit : Matthew Mazzota)
En l’absence de précipitations naturelles, le réservoir se vide progressivement et le nuage n’offre plus de pluie. Les plantes finissent, elles, par mourir.
 
D’une façon plus abstraite, l’artiste tente d’éveiller les consciences sur la manière dont notre alimentation est aujourd’hui produite.
 

 

 
"Depuis des années, les supermarchés fournissent des produits alimentaires, dont la production dépend d’industries agroalimentaires et d’entreprises du secteur de la chimie, aux pratiques agricoles qui ne sont pas durables", regrette-t-il.
 
Mais la contestation monte. De plus en plus de gens demandent, explique l'artiste, "à ce que nous entretenions un autre rapport avec notre nourriture". Un rapport qui se doit de privilégier le lien social, notre santé et celle de la planète.

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Un pont pour vélos en impression 3D

27 Juin 2017, 17:43pm

Publié par Grégory SANT

Un pont pour vélos en impression 3D
Un pont pour vélos en impression 3D
Un pont pour vélos en impression 3D
 

Aux Pays-Bas, l’Université de Technologie d’Eindhoven a commencé à construire un pont imprimé en 3D de 8 mètres pour les vélos dans la ville de Gemert. Elle travaille avec l’entreprise de construction Royal BAM Group pour mener à bien ce projet.

Avec un quart de leur territoire situé en dessous du niveau de la mer, les Pays-Bas sont marqués par la présence de nombreux lacs et canaux et donc de beaucoup de ponts. Le pays n’hésite pas à se tourner vers la fabrication additive pour les construire : on se souvient du pont en acier imprimé en 3D par MX3D en plein cœur d’Amsterdam.

Ce nouveau pont, conçu par l’entreprise Witteveen+Bos et construit par l’Université de Technologie d’Eindhoven et le groupe BAM, sera en béton précontraint et renforcé et permettra aux vélos de traverser le Peelsche Loop, un des canaux de la ville. Il mesurera 8 mètres de long et 3,5 mètres de large. Un projet qui rappelle la passerelle imprimée en 3D au nord de Madrid de 12 mètres de long.

La construction est fabriquée en différentes parties d’un mètre à partir d’un mélange de béton et de mortier avant d’être montée sur place. Les sections imprimées en 3D seront placées entre les deux têtes de pont et fixées avec des câbles ultra résistants. Un des éléments clés de ce projet est le matériau d’impression utilisé, un béton spécialement formulé qui peut conserver sa forme une fois imprimé.

pont imprimé en 3D

L’imprimante dépose le béton couche par couche

Theo Salet, professeur à l’IUT d’Eindhover explique : « Nous avons fait beaucoup de tests pour voir comment le matériel réagissait et se comportait. Ce qui est intéressant avec l’impression 3D est qu’on a besoin de moins de béton, vous utilisez juste ce dont vous avez besoin. En plus, il y a moins d’émissions de CO2. »

Les porteurs du projet cherchent aujourd’hui à aller plus loin et voir comment ils pourraient imprimer directement le pont sur place au lieu de le pré-fabriquer. Cela permettrait de réduire le temps de construction et l’impact environnemental. Le pont devrait être prêt en septembre 2017.

 

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Forte progression du marché de l'impression 3D

22 Juin 2017, 17:23pm

Publié par Grégory SANT

Forte progression du marché de l'impression 3D

Avec une croissance annuelle des livraisons de 29% enregistrée en 2016 et une progression des revenus de plus de 18%, le secteur de l’impression 3D se porte bien. Côté livraisons, la plus forte progression est enregistrée par les imprimantes à dépôt de matière (FFF et FDM) et par les systèmes de stéréolithographie (SLA) qui enregistrent des croissances d’environ 30%. En valeur, ce sont les systèmes à fusion sur lit de poudre qui pointent en tête avec des ventes en hausse de 40% entre 2015 et 2016. « Le raffermissement du marché se poursuit sur le plan mondial avec plus de choix en matière de matériels et de logiciels, ce qui attire plus d’investissements dans le secteur et une plus grande utilisation du matériel installé », commente dans la présentation de l’étude, Tim Greene, directeur de recherche Hardcopy Solutions chez IDC. «  Nous constatons une formidable croissance dans certains segments technologiques clés comme la FFF/FDM, la SLA et la fusion sur lit de poudre, qui enregistrent des taux de croissance à deux chiffres d’une année sur l’autre. »

Les plus fortes croissances des livraisons d’imprimantes 3D sont enregistrées par la région Asie/Pacifique (à l’exclusion du Japon), qui devient la région la mieux dotée en la matière, par l’Europe Centrale et de l’Est ainsi que par la zone Moyen-Orient/Afrique. En revanche, malgré un rebond en fin d’année, l’Amérique du Nord enregistre un recul de ses ventes en 2016. IDC ne communique malheureusement pas les chiffres concernant l’Europe de l’Ouest.

Côté fournisseurs, les fabricants chinois tels que Flashforge, XYZ Printing et Tiertime, spécialisés dans les systèmes FFF/FDM bas de gamme, sont à l’origine de 30% des livraisons d’imprimantes 3D mais ne représentent que 5% du chiffre d’affaires mondial. En revanche, Stratasys et 3D Systems n’ont pesé que 6% des livraisons mais ont encaissé 30% du chiffre d’affaires mondial.

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Boom et Stratasys ensemble pour des avions supersonique en impression 3D

16 Juin 2017, 18:32pm

Publié par Grégory SANT

Le démonstrateur XB-1 tel qu'il se présentera, l'appareil devrait voler d'ici un an environ et fait actuellement l'objet d'essais en soufflerie. © Boom Technologies

Boom Supersonic vient de signer un partenariat avec Stratasys pour la fabrication de pièces en impression 3D destinées au futur appareil de transport supersonique.

 

Boom Supersonic vient de signer un partenariat avec Stratasys, fournisseur de solutions d'impression 3D et de fabrication additive. Cet accord, d'une duée de trois ans, vise à concevoir et produire des pièces réalisées en fabrication additive à destination du démonstrateur du futur avion de transport supersonique projeté par Boom Supersonic, le XB-1.

L'accord permettra à Boom Supersonic d'utiliser les solutions d'impression 3D, les matériaux et les services de Stratasys. "Les solutions d’impression 3D permettront d'améliorer la vitesse, le coût et les performances des processus d'ingénierie et de fabrication de l'avionneur", commente t-on chez Stratasys.

Boom prévoit d'inaugurer dès l'année prochaine le premier vol de son avion supersonique de démonstration, le XB-1. L’entreprise utilise les imprimantes 3D Fortus 450mc et F370 basées sur la technologie FDM de Stratasys, toutes deux conçues pour fabriquer des pièces finales à la demande à partir de thermoplastiques

« Le vol supersonique existe depuis plus de 50 ans, mais la technologie existante ne permettait pas de rendre ces vols commerciaux courants abordables. Aujourd'hui, les avancées considérables en matière d'aérodynamique, de conception des moteurs, de fabrication additive et de matériaux composites en fibre de carbone transforment le secteur à tous les niveaux. La fabrication additive permet d'accélérer le développement d'une nouvelle génération d'avions », déclare Blake Scholl, fondateur et PDG de Boom.

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Gratte-ciel modulable à modules imprimés en 3D par Hassef Rafiei

16 Juin 2017, 18:30pm

Publié par Grégory SANT

Logements imprimés en 3D dans le gratte-ciel

Un gratte-ciel du futur avec des logements imprimés en 3D – © Hassef Rafiei

 

Comment fonctionne ce bâtiment de logements imprimés en 3D ?

Pour créer ses capsules d’habitations, il suffira de passer commande à l’imprimante 3D présente en haut de la tour. Ainsi, l’immeuble se créer au fur et à mesure des commandes, il est donc en perpétuelle construction. Cette tour répondra aux besoins de la ville avec une construction très rapide adaptée aux besoins de chaque usager. La construction robotisée pourrait ainsi être la solution tant attendue pour contrer la surpopulation qui gagne les centres-villes.

Pour ce faire, les grattes-ciel disposeraient d’une imprimante 3D géante à leur sommet qui créera des logements imprimés sur commande et en parfaite autonomie. Ensuite, un système de grue viendrait placer la capsule-logement à l’endroit souhaiter par son nouveau propriétaire. Cette idée toute droite sortie d’un film de science-fiction paraît largement crédible, surtout lorsqu’on constate l’évolution remarquable des imprimantes 3D.

Imprimante 3D créant les logements imprimés

Exemple d’imprimante 3D placée au sommet du gratte-ciel – © Hassef Rafiei

L’idée de l’architecte Hassef Rafiei pour le moins surprenante a permis au talentueux créateur de décrocher la mention « honorable » à l’issue du concours Evolo récompensant les visions innovantes de la construction de gratte-ciel. Cette invention permet de créer des capsules personnalisables imprimées en 3D qui peuvent être ajoutées ou retirées en un rien de temps. Une telle mobilité des logements peut permettre de déménager très facilement par rapport aux logements classiques. Autre avantage, on peut très bien se créer un logement de trois capsules et en rajouter une pour faire une chambre le jour où l’on en a besoin, si la place sur la grille le permet évidemment. Elle fait souvent l’objet d’un rapprochement avec les célèbres jeux Tetris et Puissance 4 en raison de l’apparence et de son fonctionnement avec le système de grille.

Révolution de l’industrie immobilière

Cette innovation de l’immobilier urbain va permettre de révolutionner l’industrie immobilière comme le dit Hassef Rafiei :

Mon projet explore la possibilité de convertir l’industrie immobilière en un système automatisé de vente automatique

Cette innovation arrive à point nommé alors que la demande de logement des centres-villes explosent, notamment dans des pays comme le Japon. Les chances de voir des distributeurs automatiques de logements imprimés semblent donc se concrétiser. Ils répondraient aussi à une problématique récurrente dans l’immobilier : les abandons des projets qui « gaspillent » des habitations.

Autre point important, la personnalisation de son logement, c’est un critère qui est de plus en plus recherché de nos jours par les acquéreurs de nouveaux logements. Avec ces logements imprimés modulables et un intérieur conçu comme nous le souhaitons, les possibilités de personnalisation sont grandes !

Capsules imprimés à insérer dans la grille de la tour

Exemple de capsule créé par l’imprimante 3D et totalement modulable et personnalisable – © Hassef Rafiei

En s’inspirant de la culture japonaise, ce jeune créateur, vient de créer le bâtiment qui change et qui s’adapte au fil du temps, parallèlement à la demande de logement de la ville tout en supprimant les problèmes d’accessibilité de la ville lors de travaux de construction. La création sur place de son propre logement permet d’avoir un processus hautement efficace.

La flexibilité va permettre d’adapter les logements imprimés en fonction des besoins. Ainsi, des bureaux ou même des centres commerciaux pourront s’installer dans ces habitations.

 

Ce projet paraît difficile à croire, mais c’est pourtant une idée révolutionnaire et réalisable grâce au progrès technologique de notre époque. Totalement ancré dans la culture japonaise, cela risque de mettre un peu plus de temps avant d’arriver en Europe. Une chose est sûre, le secteur de l’immobilier n’a pas fini de nous surprendre…

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Vision : le pneumatique intelligent et vertueux en impresion 3D

15 Juin 2017, 17:52pm

Publié par Grégory SANT

 
Une fois de plus Michelin révolutionne le pneu avec Vision, fruit de quatre innovations.

Michelin vient de présenter lors de son événement Movin’On (ex-Challenge Bibendum) son pneu concept « Vision ». Un pneu totalement avant-gardiste et visionnaire dont on peine à croire qu’il pourrait être commercialisé un jour.

Ce pneu concept révolutionnaire mêle quatre innovations qui font de lui un produit de rupture technologique. Vision est sans air, connecté, rechargeable, réalisé sur mesure et bio car élaboré à partir de matériaux biosourcés et biodégradables. Vision, c’est à la fois une roue et un pneu.

Un pneu imprimé en 3D et rechargeable selon les besoins

Rechargeable et réalisé sur mesure ?! En effet, Michelin casse les codes en annonçant que Vision est un pneu imprimé en 3D et rechargeable selon l’usure et les besoins de mobilité. À l’aide d’une imprimante 3D, il devient possible de déposer la juste quantité de gomme sur le pneu et ainsi de prolonger sa durée de vie, en fonction des besoins, pour une mobilité toujours garantie.

Les sculptures de la bande de roulement sont optimisées. Leur profondeur est réduite afin que le pneu soit plus sobre en matériaux. En fonction des besoins de mobilité, ces sculptures sont adaptées, toujours dans un triple souci de confort, de sécurité et de durabilité. En prime, Vision est plus léger.

Vision supprime l’air au bénéfice d’une structure alvéolaire capable de soutenir le véhicule, d’assurer la solidité de la roue et de garantir confort et sécurité de conduite.

Équipé de capteurs, le pneu concept renseigne en temps réel sur son état. Par ailleurs, via l’application mobile Michelin, il est possible de prendre rendez-vous pour changer la destination du pneu, selon les besoins. Cette modification de l’usage (par exemple : se doter des caractéristiques neige) est rapide et réalisée par l’impression 3D.

Quand le pneu devient un objet naturel

« Vision a été conçu comme un objet naturel. Sa naissance, sa croissance, son renouvellement, sa fin de vie s’inscrivent dans un processus naturel sans dommage pour l’environnement comme une plante qui, née de la terre, retourne à la terre une fois morte. L’économie circulaire est une boucle vertueuse inspirée du cycle de vie. Michelin en a fait un pneumatique », résume avec poésie le fabricant.

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