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technologies

Une peau de protection biologique et comestible pour vos fruits

20 Mars 2019, 19:43pm

Publié par Grégory SANT

Apeel prolonge la durée de vie des fruits et légumes grâce à une pellicule naturelle comestible. © Apeel

À peine cueillie, la fraise commence sa descente aux enfers, entamant le processus chimique et biologique de dépérissement. D'abord, elle se déshydrate. Puis, l'oxygène s'infiltre à l'intérieur, accélérant les processus chimiques de dégradation. Finalement, la moisissure l'envahit. La fraise finit en masse brune et molle au fond du frigo. Chaque année, 1,6 milliard de tonnes de nourriture sont jetés dans le monde, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, la FAO. Les fruits et légumes, particulièrement fragiles, sont les premiers concernés, la moitié de la production partant purement et simplement à la poubelle.

Un projet financé par la fondation Bill & Melinda Gates  

Devant ce gaspillage accablant, James Rogers, alors ingénieur à l'université de Californie, commence à chercher un moyen de réduire le dépérissement des fruits. Il lui faudra plus de six ans et demi pour mettre au point, à partir de résidus de plantes, une sorte de « seconde peau » naturelle qui conserve l'humidité des fruits et les protège de l'oxygène. « Je me suis inspiré de l'acier inoxydable, où l'on crée une couche protectrice contre la rouille », explique l'entrepreneur. En 2012, il lance sa start-up Apeel grâce au don privé de 100.000 dollars de la fondation Bill & Melinda Gates.

 

Transparente, inodore et sans goût, cette « seconde peau » est fabriquée à partir de lipides et glycérolipides, dérivés de parties non utilisées (peau, graines...) d'autres fruits et légumes. Ces molécules amphiphiles sont dissoutes dans l'eau et lorsque celle-ci s'évapore, elles forment un liant dans lequel on peut tremper les fruits pour les protéger, ou qui peut être vaporisé dessus. L'entreprise affirme que sa solution réduit la perte d'eau de 30 % et le taux de ramollissement de 60 % par rapport à un avocat non traité.

Sans réfrigération ni conservateurs

« Grâce à Apeel, les fruits et légumes restent frais jusqu'à deux fois plus longtemps », se félicite la start-up. La durée de vie d'un avocat est ainsi prolongée de près d'une semaine et un citron peut tenir jusqu'à 54 jours. Un énorme atout pour les producteurs, qui réduisent considérablement leurs pertes sans recourir à la réfrigération, la mise sous atmosphère modifiée ou l'ajout de conservateurs chimiques. Apeel revendique ainsi une réduction par cinq des dommages causés aux avocats après récolte. Dans le cadre de la Fondation Bill & Melinda Gates, la start-up travaille également avec des petits producteurs au Kenya et au Nigeria, ces derniers devant notamment effectuer de longs trajets depuis leurs zones rurales peu accessibles.

Pommes, mangues, tomates ou radis : Apeel a prouvé son efficacité sur une douzaine de fruits et légumes. © Apeel

La start-up travaille déjà avec des producteurs d'avocats, de citrons et d'asperges qui sont commercialisés aux États-Unis. « Mais nous avons montré l'efficacité de notre produit pour une douzaines de fruits et légumes, comme les fraises, les bananes ou les pommes », assure Michelle Masek, la directrice du service marketing, qui annonce l'arrivée prochaine de produits estampillés Apeel sur les étals européens.

Une alternative aux fruits et légumes sans goût ?

De nombreuses recherches s'emploient à créer des variétés plus résistantes pour faciliter leur commercialisation. Mais ces sélections génétiques prennent énormément de temps et peuvent surtout modifier la qualité organoleptique des fruits, à l'instar des fameuses tomates qui n’ont plus de goût. Apeel a opté pour une solution low cost et immédiatement applicable. Mais rien ne protègera votre fraise contre le pourrissement si elle est exposée aux chocs ou si vous la laissez écrasée au fond d'un sac.

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Un pneu auto-réparable par l'Université d'Harvard

19 Mars 2019, 18:17pm

Publié par Grégory SANT

Plus besoin de sortir le cric, de démonter la roue ou de se mettre du cambouis partout. Il suffira de patienter quelques minutes et les trous, les coupures, vont se reboucher tout seuls. Il s’agit d’un nouveau type de gomme mis au point par des ingénieurs de l’université d’Harvard aux États-Unis. Une gomme aussi résistante que celle utilisée aujourd’hui dans nos pneus. Mais qui a cette capacité incroyable à s’auto régénérer.

Mais comment ça marche ?

Tout se passe dans la structure même de la gomme. Sans rentrer dans les détails chimiques, ils ont réussi à donner à la gomme un comportement de liquide. Prenez une goutte d’eau par exemple. Si vous posez votre doigt dessus, elle se sépare en deux. Mais dès que vous retirez le doigt, la goutte se reforme, car les liens entre les molécules se reconstituent. C’est le même type de réaction qu’ils ont réussi à reproduire avec du caoutchouc. Et c’est ce qui va permettre de fabriquer ces nouveaux pneus anti-crevaison.

Mais il n’y a pas déjà des pneus qui roulent à plat ? Quelle est la différence ?

C’est complémentaire. Le pneu qui roule à plat permet juste de rouler. Mais il reste crevé. Donc à un moment, il faut le réparer. C’est ce que fait le garagiste : comme nous, avec les roues de vélo, il cherche le trou et le bouche avec une rustine. Là, plus besoin de rustine, plus besoin de trouver le trou, le pneu va se reboucher tout seul au bout de 30 à 40 minutes. Il faudra quand même le regonfler s’il a perdu de la pression. Mais plus besoin de l’emmener chez le garagiste. 

Ce sera aussi pratique pour tout ce qui n’est pas réparable aujourd’hui : les coupures sur la tranche, les éraflures dues aux trottoirs… Ils vont se reboucher tout seuls. Donc les pneus vont durer plus longtemps.

Ça va arriver quand ?

Le matériau est fonctionnel, mais il faut maintenant passer à l’étape industrielle. Donc il faudra attendre encore un an, un an et demi, avant d’abandonner définitivement son cric et sa roue de secours.

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SANTÉ 2030 : une analyse prospective de l'innovation en santé

15 Mars 2019, 19:04pm

Publié par Grégory SANT

Epigénétique, jumeau digital, microfluidique, CAR-T cells, diagnostic à partir de l’analyse d’une seule cellule…
L’accélération des innovations technologiques et thérapeutiques nécessite la transformation de notre système de santé. Comment serons-nous soignés en 2030, quelles seront les grandes transformations qui impacteront notre santé ?

Reposant sur la vision d’experts qui ont structuré leurs réflexions autour de 12 grandes pathologies et 14 vecteurs d’innovation qui vont, selon eux, façonner les progrès de la recherche et du diagnostic, cette étude exclusive montre à travers deux champs thérapeutiques majeurs -  le cancer et les maladies du cerveau - comment les transformations de l’écosystème de la santé révolutionneront la vie des patients.


Cette étude réalisée par le Leem avec le Think tank Futuribles, présente également la vision des défis posés aux entreprises du médicament et à leurs partenaires.  

Le document sur le lien : https://www.leem.org/publication/sante-2030-une-analyse-prospective-de-linnovation-en-sante

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Des start-up se font financer à tort pour des recherches sur l'IA

11 Mars 2019, 19:01pm

Publié par Grégory SANT

Intelligence artificielle (illustration).
Intelligence artificielle (illustration). — Pixabay / geralt

Le terme très populaire d’intelligence artificielle (IA) est aujourd’hui galvaudé. Selon une enquête menée par la société londonienne MMC Ventures auprès de start-up européennes spécialisées dans l’IA, 40 % d’entre elles n’ont démontré aucune preuve d’une véritable utilisation de cette technologie.

Sur les 2.830 entreprises interrogées, seules 1.580 ont réellement recours à l’IA dans le cadre de leurs activités. De nombreuses start-up qui prétendent développer des programmes d’apprentissage automatique ou de reconnaissance faciale utilisent en réalité de simples logiciels de traitement et d’analyse de données, explique le Financial Times.

Une confusion volontairement entretenue

Ce résultat illustre le phénomène de mode qui entoure l’intelligence artificielle, dont le potentiel intéresse beaucoup les investisseurs. Cette technologie bénéficie également d’un soutien conséquent de la part des personnalités politiques européennes, qui se traduit souvent par l’attribution d’aides financières.

On comprend mieux pourquoi les start-up ont intérêt à se faire passer pour des spécialistes de l’IA, une qualification qui leur permet de mobiliser 15 % à 50 % de fonds supplémentaires par rapport à une start-up classique. Le rapport suggère d’ailleurs que cette confusion est entretenue volontairement par les jeunes entreprises.

Le boom de l’intelligence artificielle n’en est encore qu’à ses débuts. Selon l’étude réalisée par MMC Ventures, 8 % des nouvelles entreprises européennes créées l’an dernier étaient des sociétés d’intelligence artificielle, en augmentation de cinq points par rapport à 2015.

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Les dix innovations technologiques qui vont changer le monde selon Bill Gates

11 Mars 2019, 18:58pm

Publié par Grégory SANT

Bill Gates a confié à MIT Technology Review son Top 10, des innovations technologiques de l’année 2019. Dans son introduction, le milliardaire se concentre sur ce que les nouvelles technologies amélioreront dans notre qualité de vie. ”Je pense que les génies de demain se concentreront sur des questions plus métaphysiques. Comment rendre les gens plus heureux ? Comment créer des connexions qui ont du sens ? Comment nous aidons les gens à avoir une vie plus épanouissante ?”

La dextérité des robots : Développer des robots capables de porter des choses et d’aider les personnes âgées dans leur quotidien, n’est peut-être plus de la science-fiction. Encore au stade d’étude, la première innovation présentée par le fondateur de Microsoft pourrait voir le jour d’ici 3 à 5 ans. Le projet Dactyl développe un bras robotique capable de faire tourner un cube pour montrer une face en particulier. Cette action pourtant simple pour le commun des mortels n’est pas possible actuellement pour des robots. “En utilisant l’apprentissage du renforcement, le robot va apprendre à saisir et tourner le bloc dans un environnement simulé avant que la main ne le fasse pour de vrai.” Une telle avancée permettrait aux personnes âgées par exemple d’avoir une aide robotique pour porter des choses lourdes, se saisir de petits objets ou même se lever.

Une nouvelle énergie nucléaire : “Les réacteurs de pointe sont presque une réalité. Les nouvelles innovations nucléaires, qui ont progressé cette année, nous promettent une source d’énergie plus sûre et moins chère.” explique celui qui se consacre à sa fondation depuis 2007. Les réacteurs à fusion thermonucléaire représentent un enjeu important pour l’électricité de l’avenir

Des vaccins pour le cancer personnalisé : le traitement incite les défenses immunitaires à détruire uniquement les cellules du cancer en identifiant les mutations de chaque tumeur.

Prédire les prématurés : 15 millions de bébés naissent prématurément chaque année et c’est la plus grande cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. Stephen Quake, un bio-ingénieur de Stanford, a trouvé un moyen de déceler dans l’ADN, à l’aide ‘d’une simple prise de sang, les facteurs à risque. Ainsi, il serait possible de prédire si la femme accouchera prématurément, sans avoir à faire une amniocentèse. Ce test serait facile et accessible à tous pour seulement 10 dollars.

Les sondes intestinales en pilule : Pour lutter et comprendre la dysfonction entérique environnementale, trouble de l’inflammation intestinal chronique, l’hôpital du Massachusetts a développé une sonde intestinale dans une pilule. La petite caméra peut observer l’intestin du patient, et même prélever des échantillons pour l’analyse. L’appareil est déjà disponible pour les adultes. Les scientifiques ont créé une sonde plus petite pour les enfants. Elle sera testée au Pakistan cette année, là où la maladie est très présente.

Le burger sans bœuf : une alternative au bœuf à base de plantes et de viandes cultivées en laboratoire. Les laboratoires seront capables de fournir un hamburger de laboratoire d’ici l’année prochaine.

Séquestration de dioxyde de carbone : un chercheur en environnement promet que dans dix ans, nous aurons inventé une machine capable de capturer le dioxyde de carbone, et ainsi de réduire la pollution.

Les électrocardiogrammes dans les montres connectées : les personnes souffrant de problèmes cardiaques peuvent surveiller leur rythme cardiaques à tout moment. C’est une énorme avancée pour la science.

L’assainissement sans égouts : D’ici un à deux ans, des toilettes sans égouts seront disponibles à des prix raisonnables pour les pays en voie de développement. Dans ces pays beaucoup de gens meurent de maladie liées à l’insalubrité et de telles technologies pourraient endig

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Une présentatrice TV virtuelle à base d'IA

28 Février 2019, 18:30pm

Publié par Grégory SANT

 
 

L'agence de presse chinoise Xinhua vient de dévoiler sa toute dernière présentatrice TV, Xin Xiaomeng. Pourquoi est-ce un événement ? Parce que Xin n'est pas humaine. C'est un modèle numérique généré par ordinateur ultra-réaliste et officiant grâce à une intelligence artificielle avancée.

Xian Xiaomeng s'est présentée à ses téléspectateurs lors d'une brève apparition, se contentant d'annoncer qu'elle ferait ses débuts en tant que présentatrice en Mars. Elle a été conçue en collaboration avec le moteur de recherche Sogou. Son apparence et sa voix ont été inspirés de celles d'une autre présentatrice, bien réelle cette fois, Qu Meng.

Cette annonce survient trois mois après celle, très similaire, de deux versions masculines. Aujourd'hui, tous deux cumulent d'ailleurs plus de 3 400 reportages pour plus de 10 000 minutes de vidéo. Depuis Novembre, ils ont aussi beaucoup évolué. À leurs débuts, ils restaient assis à leur bureau et se contentaient de dialogues minimaux. Aujourd'hui, Xin Xiahao, l'un des présentateurs numériques, se tient debout et évoque notamment les mises à jour qu'il a reçues.

Si ces modèles informatiques ne reproduisent pas parfaitement les gestes humains - c'est particulièrement vrai au niveau des lèvres -, ils sont tout de même très réalistes. Pour l'heure, ils ne sauraient menacer le métier de présentateur mais Xin Xiaomeng et ses collègues deviendront un jour de parfaits candidats à ce genre de poste.

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L'IA génère des visages plus vrais que nature

25 Février 2019, 18:51pm

Publié par Grégory SANT

Quand un logiciel, entraîné grâce à l'observation de millions de portraits, arrive à générer des clichés convaincants de personnes qui n'ont jamais existé, le trouble est total. Et il ne fait qu'augmenter quand on comprend le potentiel de la technologie.

De prime abord, rien ne choque, pas un détail dans ces portraits ne vous mettra la puce à l'oreille. Tout sonne vrai, et pourtant, tout est faux. Ces gens n'existent pas, c'est d'ailleurs le nom du site où l'on peut examiner chaque cliché, chaque visage, dans les moindres détails. Petit moment de flottement, quand on se rend compte que ces sourires n'appartiennent à personne.

 

À personne, ou plutôt à quelques millions d'individus. Ce que démontre ce trombinoscope infini généré par un logiciel, c'est l'avancée du machine learning, ou comment un algorithme peut apprendre par la simple observation, comprendre ce qui fait un visage, les traits, les expressions, les poses et tout le reste.

Le "machine learning" par l'exemple

Ces images sont en fait le produit d'un projet de recherche sur une technologie au nom un peu barbare, les "Réseaux Antagonistes Génératifs". Deux algorithmes y sont mis en compétition : l'un génère une donnée, ici un trait ou une partie du visage, l'autre essaye de comprendre si ce qu'il voit semble naturel ou issu de l'autre algorithme. Dans cette version, le principe est amélioré en affinant la résolution de l'image, les traits du sujet, à chaque nouveau round. Cela peut prendre un temps fou, mais les résultats sont bluffants.

 

Forcément, du faux si réaliste pose nombre de questions, sur son usage d'abord. Il y a les utilisations bénignes : on imagine bien comment tout à coup une agence de publicité pourra trouver le portrait parfait pour une affiche, à la demande, et sans avoir besoin de payer un mannequin ou un comédien. Quand on saura les animer, ces portraits deviendront aussi des acteurs virtuels, pour le film, la télé, ou le jeu vidéo. Le problème, ce seront les faux, invérifiables, puisque personne ne pourra se reconnaître dans la photo et crier au détournement. Surtout, ces contrefaçons seront difficiles à détecter, et pour cause : si ces portraits sont là, c'est parce que pas à pas, un algorithme a pu être persuadé qu'ils étaient naturels.

 
Prochaine étape : les animaux, et les objets

S'ils ont commencé par les visages, les chercheurs, eux, sont déjà passés à la suite, en appliquant les mêmes algorithmes aux animaux, aux objets. De quoi passionner les studios de design, qui pourraient créer des centaines de variations d'un véhicule, d'une maison, d'un objet du quotidien. Préparez-vous aussi à voir éclore toutes sortes de photos d'animaux créées de toutes pièces, des espèces éteintes avant même d'avoir existé. 

 

Bref, plus que jamais, il faudra garder un esprit critique devant les images. Et la technologie n'en est encore qu'à ses débuts...

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Microsoft a développé un interface haptique pour toucher les tissus

13 Février 2019, 19:27pm

Publié par Grégory SANT

 
 
brevet microsoft tissu tactile

Microsoft a déposé il y a deux ans un brevet reposant sur des tissus tactiles. Ce système pourrait, à l'avenir, s'inviter sur les produits de la firme de Redmond au regard des nombreux exemples présentés dans les documents mis au jour.

Allier l'utile à l'agréable. C'est que chercherait visiblement à mettre en place un certain Microsoft au regard du brevet récemment découvert par Windows Latest. Déposé le 24 juillet 2017, puis mis au jour le 24 janvier 2019, le document en question, baptisé « Forming Touch Sensor on Fabric », repose sur des bandes de tissu à la fois connectées et tactiles, comme nous le montre les schémas publiés.
 

Une palette de gestes tactiles

Ce tissu que l'on pourrait qualifier d'intelligent s'inviterait ainsi sur une pléthore d'appareils électroniques : de la tablette aux objets connectés de poche en passant par les Microsoft Hololens, ou même des canapés connectés. Le fichier apparu sur l'USPTO (United States Patent and Trademark Office, ou le Bureau américain des brevets et des marques de commerce) détaille les usages de ce concept.
 
brevet microsoft tissu tactile

À titre d'exemple, le tissu installé serait capable de détecter différents gestes tactiles, comme les tapotements ou les glissements, de sorte à parcourir des applications ou gérer le volume sonore d'une vidéo. S'il est placé sur la partie latérale d'un Microsoft Hololens - dont la seconde version sera présentée au MWC 2019 -, l'utilisateur s'en servirait pour manipuler des éléments en réalité mixte.
 

Une expérience utilisateur optimisée

Toujours est-il qu'un brevet n'a pas automatiquement vocation à devenir un produit abouti susceptible de débarquer sur le marché grand public. Ces informations présentées sont donc à prendre avec des pincettes, bien que l'idée pourrait optimiser l'expérience utilisateur en améliorant le confort du produit, sans pour autant limiter son usage.

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Un métamétaiau déformable à la chaleur

29 Janvier 2019, 18:41pm

Publié par Grégory SANT

 

Des chercheurs de l'Institut de bio-ingéniérie d'Harvard ont développé un nouveau type d'élastomères à cristaux liquides (LCE), dont la structure moléculaire peut être contrôlée à l'aide d'un champ magnétique.

Les auteurs de l'étude ont ainsi exploité un champ magnétique afin de contrôler la structure moléculaire en trois dimensions des polymères lors de leur synthèse. Ce faisant, ils ont découvert que les cristaux liquides s'alignaient selon la direction de ce champ. Ainsi, en la faisant varier, ils ont pu programmer la déformation des LCE en réponse à un changement de température.

Un tel matériau pourrait servir dans de nombreux domaines. Il pourrait en effet être utilisé dans le chiffrement de messages, qui ne seraient décryptés qu'à une certaine température. La matière pourrait également être employée en tant qu'adhésif, qui se décollerait facilement en le chauffant ou en le refroidissant.

Mais en ajoutant des molécules sensibles à la lumière dans la structure des LCE durant leur polymérisation, les chercheurs ont également réussi à créer des dispositifs microscopiques capables de réagir au rayonnement. Ils ont pu ainsi aboutir à la production de LCE qui se déforment en réponse à la fois à la lumière et à la chaleur.

L'application principale de ce matériau serait alors dans le domaine de l'énergie solaire. Il pourrait équiper des panneaux photovoltaïques « intelligents », qui suivraient automatiquement la lumière du soleil, à la façon des tournesols.

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Le MtoM et l'Usine du futur

12 Décembre 2018, 18:11pm

Publié par Grégory SANT

Les machines seront connectées entre elles, ainsi qu'à l'Internet des Objets (IoT), dans un flux de valeur numérisé.

Vitrine de l’usine du futur, l’évènement SPS IPC Drives qui vient de se tenir a démontré la place centrale qu’occupera l’IoT dans l’Industrie 4.0. Sur les lignes de fabrication, au-delà des stations déjà interconnectées, différentes variantes de capteurs IoT prennent place pour collecter et analyser de manière rentable des données telles que la température, l'accélération et le magnétisme. Ainsi, dans un futur proche, c’est l’intégralité de la ligne qui sera connectée…

De nouvelles solutions IoT

De nombreux éditeurs et fabricants du domaines industriel proposent déjà des solutions qui permettent cette approche. Ainsi sur SPS IPC Drive a-t-on pu voir :

  • Une solution système complète pour collecter, transmettre et analyser rapidement des données, avec des capteurs, un rack IoT pour centraliser les interconnexions, un passerelle pour l’informatique de l’entreprise, et des tableaux de bords.
  • Des applications pour accélérer le service, simplifier le diagnostic des erreurs et garantir une assistance rapide lorsqu'un service est nécessaire. Des solutions logicielles et des services intelligents pour la production et la logistique, simplifier les tâches quotidiennes et optimiser les processus, conçus pour aider à connecter l'ensemble de leur flux de valeur.
  • Des systèmes de contrôle de mouvement, avec par exemple un seul matériel intégré à partir duquel les utilisateurs peuvent automatiser des concepts pour lesquels ils ont besoin aujourd’hui de plusieurs contrôleurs. Comme un nouveau contrôleur intégré qui peut désormais contrôler jusqu'à 192 axes !
  • Des logiciels systèmes pour automates (PLC) qui en simplifiant la connexion aux systèmes IoT de niveau supérieur facilitent l'intégration des machines dans l'IoT.
Développement et IA

D’autres axes vont aider les industries à rejoindre le mouvement de l’usine du futur :

  • Une nouvelle fonction technologique, par exemple, Sequential Motion Control, basée sur un variateur, permet aux utilisateurs de réduire les efforts de programmation et de mise en service jusqu'à 90% par rapport à la programmation par automate classique.
  • Des équipements de dernière génération sont désormais bardés de capteurs et connectés. Comme des servomoteurs synchrones, dotés d’axes d'entraînement à courroie dentée, et pilotés par l’IoT, qui permettent d’atteindre des performances, une vitesse et une dynamique qui n'étaient auparavant réalisables qu'avec des axes de moteur linéaires.

Enfin l'IA (Intelligence Artificielle) gagne du terrain.

  • Un jeu de baby-foot a été équipé d'une technologie de commande et d'entraînement industrielle qui utilise l'IA pour apprendre à répondre avec souplesse. Afin d'accélérer le processus d'apprentissage, le système est associé de manière virtuelle à un logiciel. L'expérience et les connaissances acquises grâce à ce projet sont directement utilisées pour développer la prochaine génération de solutions d'automatisation.
Au-delà : flexibilité maximale

Dans l'usine du futur, le transport des pièces dans les cellules de fabrication ne sera plus effectué de manière rigide et linéaire via des convoyeurs ou des robots, mais librement dans l'espace.

  • Une étude conceptuelle sur des porte-pièces à guidage magnétique avec six degrés de liberté a montré qu’ils peuvent approcher n’importe quelle position indépendamment les uns des autres...

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