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Articles avec #technologies

Ouverture au public de l'Orange Labs de Caen

17 Octobre 2017, 18:49pm

Publié par Grégory SANT

Résultat de recherche d'images pour "orange lab caen"

C'est un laboratoire de recherche et développement qui s'est dévoilé au tout-venant, ce dimanche 15 octobre. L'occasion de découvrir quelques trouvailles, comme un projecteur à écran tactile ou un robot permettant une visioconférence.

C'est un cruel dilemme qui s'impose, lorsqu'un véritable pôle de recherche comme l'Orange Labs de Caen ouvre ses portes un dimanche aussi ensoleillé.

Ceux qui ont fait le choix de la science ont en tout cas pu découvrir une foultitude de projets, comme ce "micro-projecteur muni d'un laser quadri-dimensionnel et d'une caméra infrarouge qui permet de transformer n'importe quelle surface en surface tactile". Cette unité de recherche et développement du géant de la communication Orange, qui a remplacé l'ancien SEPT de Caen et emploie 300 personnes, est surtout spécialisée dans la sécurité monétaire du "banking" par téléphone.

Il s'agit du fait de régler toutes ses transactions par téléphone portable. Une pratique déjà utilisée par près de 30 millions d'Africains, et qu'Orange voudrait développer.

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SolCold : la peinture magique qui transforme le soleil en climatisation

11 Octobre 2017, 16:39pm

Publié par Grégory SANT

Une innovation contre-intuitive ce matin. En principe, le soleil, ça chauffe. Là, vous avez trouvé une peinture qui refroidit les murs lorsqu’elle est bombardée par le soleil.

De la peinture qui transforme le soleil en climatisation. Plus elle reçoit de soleil, plus elle rafraichit les murs. Tout cela sans électricité.

On savait déjà que la peinture blanche renvoyait la lumière du soleil. Donc qu’elle limitait l’augmentation de température d’un petit degré, pas plus.

Là, on va beaucoup plus loin. Puisque cette peinture peut faire tomber la température d’une pièce de 10° en plein soleil. Cela veut dire, qu’en été, on aura besoin de moins de refroidissement et donc que l’on fera des économies d’énergie.

Mais comment le soleil peut refroidir une peinture ?

Vous l’avez dit, c’est complètement contre-intuitif. Mais le principe est connu. Il s’agit du refroidissement laser.

Il se trouve que lorsque certains matériaux sont soumis à une lumière très particulière (un laser par exemple), ils laissent s’échapper des photons, ce qui leur fait perdre de l’énergie et donc de la chaleur. On arrive ainsi à refroidir des objets jusqu’à -120°.

C’est ce principe qu’ont utilisé les ingénieurs israéliens de la société SolCold. Leur peinture est en fait composée de deux couches : une première qui filtre la lumière du soleil pour ne laisser passer qu’un certain type de rayons. Et une seconde qui perd de la chaleur quand elle reçoit cette fameuse lumière.

Et elle coûte cher cette peinture climatisante ?

Elle n’est pas encore commercialisée. Mais on sait déjà que ce ne sera pas donné. Il faudra compter environ300€ pour 100 mètres carrés. Soit 3 à 4 fois plus qu’une peinture extérieure classique.

Donc les premiers clients seront probablement des bâtiments commerciaux. Mais comme toujours, les prix finissent par baisser et on en retrouvera dans les magasins de bricolage.

On peut être assez épaté par les innovations autour de la peinture. Nous vous avions déjà parlé de peinture dépolluante, de peinture anti odeurs et de peinture qui stocke la chaleur du jour pour la restituer la nuit. On peut parier que l’on aura bientôt des peintures solaires qui génèrent de l’électricité.

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Lockheed Martin pprésente un laser anti-missile

10 Octobre 2017, 17:07pm

Publié par Grégory SANT

Le 5 octobre, l'agence américaine pour la défense anti-missile a demandé à Lockheed Martin de développer un laser pour contrer la menace représentée par les missiles.

Ce contrat, de 9,4M$, vise à développer un prototype de laser intégré sur un drone et pouvant détruire des missiles en vol. Ce programme prend le nom de Low Power Laser Demonstrator (LPLD) et court sur 9 mois. Ainsi Lockheed Martin a jusqu'au 5 juillet prochain pour développer cette technologie.

L'objectif du LPLD est de pouvoir intercepter le missile lors de sa phase de propulsion. L'industriel américain rappelle qu'il s'agit de la période idéale, car le missile n'a pas encore atteint sa vitesse maximale. De même, il n'a pas encore éjecté ses leurres, qui pourraient venir handicaper le système laser dans sa capacité de détection.

Si les essais et le développement de ce démonstrateur s'avèrent concluants, ce laser pourrait faire partie d'un système de défense antimissile plus large. « La vitesse et la précision des systèmes laser en font des options sérieuses pour l'intégration sur un futur système de défense contre les missiles », précise Lockheed Martin.

Avec le LPLD, cela sera la première fois que Lockheed Martin développe une telle technologie pour un drone. S'il s'agit d'un nouveau système, l'industriel américain ne part pas de zéro. En effet, Lockheed Martin a déjà développé plusieurs systèmes d'interception basé sur la technologie du laser et de l'énergie dirigée. Ces systèmes « permettent des capacités offensives et défensives contre un large éventail de menaces pouvant toucher aussi bien les forces militaires que les infrastructures », détaille Lockheed Martin. De même, les capacités propres au laser lui confèrent un avantage tout particulier. « Les armes laser représentent une technologie révolutionnaire grâce à de très bonnes capacités en termes de rapidité, de flexibilité et de précision », ajoute l'industriel. De même, les lasers présentent un avantage de coût.

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Un carburant solaire à base de CO2

9 Octobre 2017, 19:17pm

Publié par Grégory SANT

Vers un carburant solaire à base de CO2 !

Publiée le 18 septembre dernier dans la très sérieuse revue « Geosciences », sous le titre, « Le budget-carbone et la trajectoire pour limiter le réchauffement climatique mondial à 1,5 degré », une étude internationale mérite toute notre attention. Selon ces travaux dirigés notamment par les professeurs Richard Millar (Université d’Oxford), Jan S. Fuglestvedt (Centre international de recherche sur le Climat et l’Environnement d’Oslo) et Michael Grubb, du collège Universitaire de Londres, il est encore possible de limiter la hausse de la température mondiale à 1,5°C, comme le préconise les accords de Paris (Voir étude).

Toutefois, si cette équipe internationale souligne qu’il est encore possible d’atteindre cet objectif d’une limitation de la hausse des températures à 1,5°C, elle ajoute immédiatement qu’il faudra, pour y parvenir, réduire nos émissions de CO2 à un rythme sensiblement plus important que celui envisagé par les Accords de Paris.

L’étude rappelle que, depuis l'ère préindustrielle, la température moyenne de la Terre a déjà gagné 0,94°C. Selon ces travaux, le « budget-carbone » total de l’Humanité à ne pas dépasser pour rester dans les limites de ce degré et demi de réchauffement global serait un peu plus important que prévu, de l’ordre de 880 gigatonnes de CO2 à partir de 2015. Pour Richard Millar, chercheur à l'Université d'Oxford et principal auteur de cette étude, « Limiter les émissions de CO2 en deçà de 880 gigatonnes à partir de 2015, soit l’équivalent de 20 années d'émissions de CO2 au niveau actuel, permettrait probablement d'atteindre l'objectif de Paris de limiter le réchauffement à 1,5°C ».

Reste que pour décarboner massivement l’économie mondiale, et notamment la production d’énergie (qui reposera encore aux deux tiers sur les énergies fossiles en 2040 d’après de récentes études prospectives), la montée en puissance des énergies renouvelables et le doublement prévu de l’efficacité énergétique ne suffiront pas. Il va falloir également mettre en œuvre à une échelle industrielle de puissants moyens de capture et stockage du CO2 (CSC), cette capture se faisant à la source dans un premier temps, avant d’être complétée par des technologies encore expérimentales qui devraient permettre d’extraire d’ici quelques années le CO² directement de l’atmosphère.

Le projet de recherche Gassnova en Norvège a récemment montré que, contrairement aux idées reçues, la capture et le stockage du CO2 pouvaient être économiquement viables. Ce projet vise à capturer le CO2 émis par une cimenterie, un site d’incinération de déchets et une usine de production d’engrais et à le transporter par bateau vers la côte sud de l’Angleterre où il doit être enfoui sous les fonds marins à partir de 2020.

Mais ce CO2 récupéré dans l’air, grâce à différentes technologies complémentaires ne pourrait-il pas, au lieu d’être exclusivement voué à être enfoui sous terre ou sous la mer, être recyclé, transformé et finalement réutilisé pour produire des substances chimiques à forte valeur ajoutée, et pourquoi pas des carburants, qui deviendraient alors « neutres » dans le bilan-carbone, puisqu’ils seraient issus du CO2 qu’ils ont eux-mêmes émis lors de leur utilisation.

Depuis une dizaine d’années, plusieurs équipes de recherche de par le monde travaillent sur cette idée qui ne cesse de progresser. Depuis 2005, le Professeur Jacob Karni de l’Institut Weizmann à Rehovot travaille ainsi à mettre au point un procédé qui permet de transformer le CO2 en « syngas » ou gaz synthétique.

Cette technologie, en cours d’industrialisation par la société NewCO2Fuel, consiste à injecter à haute température (900 degrés) de l’eau et du CO2 à travers une membrane, alimentée par un courant électrique. Ce processus transforme alors le CO2 en syngas (gaz synthétique constitué de carbone et d’hydrogène) qui peut être utilisé pour obtenir du gas-oil synthétique ou produire de l’électricité.

La beauté de ce procédé à présent bien maîtrisé et qui devrait être industrialisé dès l’année prochaine, est qu’il est autosuffisant en énergie. Il permet en effet de transformer le CO2 et l’eau en combustible, en n’utilisant que l’énergie perdue par l’usine et de l’énergie solaire.

En France, l’équipe de Gilles Flamant (CNRS), travaillant sur le site du four solaire d’Odeillo, a montré en 2008 qu’il était possible de produire, grâce à l’énergie solaire concentrée, du dioxyde de carbone et hydrogène d’une part, monoxyde de carbone et hydrogène de l’autre, aptes à être transformés en hydrocarbures à longue chaîne de molécules, utilisables dans les moteurs actuels. Même si, pour l’instant, la production de cet « hydrogène solaire » a un coût plus élevé que celui de la filière traditionnelle, la baisse continue des prix des concentrateurs pourrait le rendre compétitif d’ici 5 ans.

En Allemagne, les chercheurs d’Audi, en collaboration avec Sunfire, spécialiste de la fabrication de fil à combustible, ont mis au point en 2015 un procédé qui permet d’obtenir de l’e-diesel et ne nécessite comme matières premières de base que de l’eau et du dioxyde de carbone. Cette technologie allemande utilise de l’électricité exclusivement issue d’énergies renouvelables  – éolien, solaire, ou hydroélectrique  – pour produire de l’hydrogène (H2) par électrolyse à haute température (800°C) L’hydrogène est ensuite mélangé avec du dioxyde de carbone (CO2) fourni par une unité de production de biogaz. Ce mélange de dioxyde de carbone et d’hydrogène est ensuite utilisé pour obtenir du monoxyde de carbone (CO), de l’hydrogène et de l’eau, éléments qui permettent la production d’un pétrole de synthèse qui n’a plus qu’à être raffiné pour devenir un e-diesel d’excellente qualité, tout à fait compatible avec les moteurs actuels. 

Fin 2016, des chercheurs américains de l’Oak Ridge National Laboratory (ORNL), dirigés par le chimiste Daniel Nocera, ont pour leur part découvert une réaction électrochimique prometteuse qui permet de convertir avec un rendement de l’ordre de 60 % du dioxyde de carbone (CO2) en éthanol. La clé de cet étonnant processus qui s’amorce à l’aide d’une tension de seulement 1,2 V  réside dans un nouveau catalyseur constitué de nanoparticules de cuivre incrustées dans des pics de carbone. Ce procédé simple et peu coûteux pourrait être utilisé à grande échelle dans les centrales productrices d’énergie utilisant des combustibles fossiles et pourrait également devenir un remarquable outil de stockage massif de l’énergie, en transformant une partie des pics de production issue des énergies solaires et éoliennes en éthanol.

En juillet 2016, des chercheurs de l'Institut Paul Scherrer PSI et de l'ETH Zurich ont pour leur part présenté un processus chimique permettant d'utiliser l'énergie thermique du soleil pour produire directement des carburants hautement énergétiques – méthane, essence et le diesel - qui peuvent être utilisés directement, mais aussi stockés dans des réservoirs ou être injectés dans le réseau gazier. Ce procédé repose sur l’utilisation d’une combinaison de matériaux, à base d'oxyde de cérium et de rhodium. Il permet donc de stocker l'énergie solaire sous forme chimique, sans avoir recours au procédé Fischer-Tropsch, lourd et complexe, ce qui constitue une rupture technologique majeure.

Enfin, il y a quelques semaines, une équipe de chercheurs du Laboratoire d’électrochimie moléculaire (Université Paris Diderot/CNRS), dirigée par Marc Robert et Julien Bonin, a présenté un procédé capable de transformer le dioxyde de carbone en méthane, directement utilisable pour des applications de chauffage ou de transport, à l’aide de lumière solaire et d’un catalyseur moléculaire à base de fer. Ces résultats ouvrent une nouvelle voie vers la production de «carburant solaire» et le recyclage du CO2 (Voir CNRS).

Techniquement, ce procédé consiste à remplacer les atomes d’oxygène du dioxyde de carbone par des atomes d’hydrogène. Ce résultat est obtenu en ajoutant de petites quantités d’alcool afin d’apporter les protons nécessaires. Mais pour déclencher cette réaction, il est bien entendu nécessaire de disposer d’une source d’énergie suffisante. Il s’agit dans ce cas du rayonnement solaire produit par un simulateur solaire et un filtre qui sélectionne des longueurs d’ondes supérieures à 400 nm.

Cette avancée technologique est d’autant plus remarquable que, contrairement à la quasi-totalité des catalyseurs connus, qui utilisent des métaux rares et précieux, les deux chercheurs ont développé un catalyseur à base de fer, un métal abondant, accessible et peu coûteux. Certes, d’autres catalyseurs à base de fer avaient déjà été expérimentés mais aucun n’avait permis d’aller au-delà du monoxyde de carbone et de produire in fine du méthane. L’originalité de ce catalyseur mis au point par ces chercheurs du CNRS réside dans le fait qu’il possède des propriétés s’inspirant de celle des porphyrines, des molécules transportant le dioxyde dans le sang.

En outre, ce processus fonctionne à pression et température ambiantes et n’a besoin que du soleil comme seule source d’énergie. Cette belle découverte française démontre donc qu’il est possible de stocker l’énergie solaire renouvelable en différents types de composés et carburants compatibles avec les infrastructures industrielles et les réseaux d’énergie existants.

Concrètement, il devient possible d’obtenir à l’aide de ce procédé de l’acide formique (H-COOH), un composé qui pourrait entrer dans le fonctionnement des piles à combustible des voitures du futur et présente moins de risques que l’hydrogène pur, particulièrement inflammable. Cette technique permet également d’obtenir du méthanol (CH3OH), un autre composé alcoolique indispensable à l’industrie chimique et aéronautique. Comme le souligne Marc Robert, «  grâce à notre découverte, le CO2 peut enfin rentrer dans le cycle vertueux de l’économie circulaire car il est transformé en carburant, et au cours de la combustion, celui-ci libère du CO2 qui peut être à nouveau transformé en méthane ».

On comprend mieux l’engouement pour ces carburants de synthèse quand on sait que, selon une récente étude réalisée par l’équipementier Bosch, l’essor de ce type de carburant conjugué à l’électrification du parc automobile, pourrait permettre une économie de 2,8 gigatonnes de CO2 entre 2025 et 2050. Toujours selon cette étude, les carburants de synthèse pourraient représenter 40 % du total des carburants en 2040 et 100 % vers 2050.

Face à cet enjeu majeur, tant sur le plan technologique industriel et environnement que représente la production massive et propre de carburants de synthèse neutres en carbone, notre pays, qui a la chance de disposer à la fois d’une recherche scientifique de niveau mondial et d’une industrie pétrochimique particulièrement performante, doit sans tarder lancer un grand programme de recherche fédérant les compétences et les moyens publics et privés pour devenir leader mondial dans cette course technologique vers les carburants propres.

Parallèlement, l’État doit faire preuve dans ce domaine d’un grand volontarisme politique et fixer une feuille de route précise visant à mettre fin le plus rapidement possible à l’exploitation et à l’utilisation du pétrole naturel et de ses dérivés et à leur substituer ces composés et carburants du futur, qui sont appelés à devenir, dans le cadre d’une économie globale de capture, de récupération et de valorisation du CO2, l’un des leviers indispensables pour diminuer drastiquement nos émissions de CO2 et lutter contre le changement climatique dont les effets dévastateurs, comme nous avons pu le voir au cours de ces dernières semaines avec une succession de tempêtes et d’ouragans tropicaux d’une violence sans précédent, se manifestent à présent clairement et ne feront que s’intensifier si nous ne mobilisons pas toutes nos forces pour conserver une planète vivable.

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L'inovation se réinvente dans les grandes entreprises

4 Octobre 2017, 16:36pm

Publié par Grégory SANT

 

 

Hackathon, lean startup, learning expedition, design thinking, open innovation…  Ces mots laissent dubitatifs au sein de votre entreprise ou de sa DSI ? Peut-être attendez-vous que la commission de terminologie se penche sur eux avant de vous y intéresser. A moins que vous ne les pratiquiez déjà, sans le savoir, sous un autre nom, par refus de céder à la créativité lexicale.

L'open innovation ou innovation ouverte, par exemple, n'est pas un sujet nouveau. Des partenariats entre sociétés privées et laboratoires de recherche se nouent depuis des années. Néanmoins, comme le rapport du Cigref consacré à l'open innovation le souligne, cette ouverture est aujourd'hui favorisée, sinon imposée par un impératif de compétitivité et la transformation numérique.

 

Pas "d'autre choix que de se réinventer"

Cette approche de l'innovation conduit à repenser les organisations et les interactions entre acteurs d'un même ou de différents écosystèmes. Mais cela suppose une certaine agilité, dont les multinationales traditionnelles n'ont pas toujours su faire preuve. Cela appartiendrait-il désormais au passé ?

"Les grandes entreprises de France ont décidé de ne pas faire partie des entreprises qui auront disparu dans moins de 10 ans […] Elles n'ont d'autre choix que de se réinventer" déclare Pascal Buffard, PDG d'Axa Technology Services et vice-président du Cigref.

Et la réinvention porte notamment sur les modèles d'affaires, mais aussi les modes de travail et la culture. "Seul, on ne peut rien. La multiplication des partenariats est un élément excessivement important de la réussite de la transformation numérique […] Les nouveaux modes coopératifs, itératifs, permettent aux grandes entreprises d'innover" ajoute-t-il

Et la coopération avec les startups est "un enjeu fondamental" pour "amener ce changement de culture". Sans doute le travail avec les startups est-il aussi un moyen de renverser le rapport de force avec les fournisseurs technologiques.

Les entreprises utilisatrices sont en effet moins à même de peser sur les développements avec les grands éditeurs, voire parfois subissent les choix stratégiques de ces derniers. Le nom de Salesforce.com est ainsi souvent cité pour illustrer l'asymétrie de la relation entre un prestataire et ses clients.

Mais l'implication des startups - qui gagnent elles en visibilité - n'est pas seulement l'opportunité de redonner du pouvoir aux utilisateurs et en particulier aux grands comptes. Elle permet avant tout de collaborer à l'élaboration de solutions adaptées aux besoins. Ce fut le cas pour la Société Générale, en quête d'un outil de protection du poste de travail et de prévention des fuites de données.

Collaborer afin de co-construire une solution adaptée

La banque a ainsi rencontré BufferZone à l'occasion d'une "learning expedition" dans le domaine de la cybersécurité. Le produit de la startup ne répondait toutefois pas au départ aux besoins sur le volet fuite d'information. De courtes réunions entre experts internes et de l'éditeur ont permis de mettre au point une liste de fonctions attendues.

Et l'agilité de la startup a permis de livrer très rapidement les évolutions logicielles, notamment afin que l'application fonctionne sur Internet Explorer, puis Chrome, et par la suite soit compatible avec Windows 10.

"Cela a pris du temps, mais petit à petit, nous avons avancé ensemble et démontré que nous pouvions collaborer afin de co-construire une solution convenant aux utilisateurs" commente Wilfried Lauber, responsable des programmes sécurité à la Société Générale.

BufferZone a de son côté pu se doter d'une technologie répondant aux besoins de grandes entreprises, développer des fonctionnalités innovantes sur la base des interactions avec les experts de la banque et tirer profit d'une référence client majeure pour signer d'autres contrats.

Il ne suffit cependant pas de réunir startups et grandes entreprises, puis d'attendre que la magie opère. L'open innovation, cela ne s'improvise pas, ne serait-ce qu'en raison par exemple d'un rapport au temps différent.

BufferZone pouvait livrer des mises à jour en l'espace de seulement 24 heures. Les cycles de mise en production de la Société Générale sont autrement plus longs. Les deux acteurs ont dû trouver un terrain d'entente. 

"Nous avons réussi à mettre en place une petite équipe en mode agile qui a trouvé des solutions permettant de raccourcir tous les temps de test avant la mise en production, tout en garantissant la même qualité de service" explique Wilfried Lauber.

De petites équipes agiles au sein du grand compte

La banque a également fait des concessions sur le plan contractuel. Pour contractualiser avec une startup, était habituellement exigé un bilan financier. "Un travail a été réalisé avec les acheteurs, et réutilisable désormais, nous permettant de signer des contrats avec les startups, mais avec un risque mesuré."  

Chez Gemalto, c'est plutôt la startup, Dataiku, qui a fixé le tempo. "Nous avions convenu de nous mettre dans un mode PoC avec une contrainte forte de temps, avec des résultats attendus au bout de 3 à 4 mois" détaille le vice-président de la stratégie numérique, Philippe Faure.

Si le fonctionnement en mode PoC n'est pas étranger à l'IT et à la R&D, le temps court est en revanche moins la norme dans le domaine de la production industrielle. "Les équipes manufacturing ont des processus beaucoup plus lourds. Il a donc fallu les embarquer elles aussi dans cette initiative" ajoute le CDO.

Comme SG, la démarche a pu aboutir grâce à la composition d'une petite équipe réunissant les bons experts, l'adoption d'un mode collaboratif et itératif. La startup a par ailleurs coaché son client sur la préparation des données et la qualification des "use case". "Pour aller vite, il faut bien viser".

Agilité partagée, rapport au temps convergent et confiance sont trois ingrédients indispensables à une collaboration efficace entre les deux partenaires. Avec la startup CybelAngel, LVMH a "un dialogue extrêmement direct. C'est de cette façon qu'il est possible de se mettre dans une logique d'amélioration continue et de valorisation, un socle pour la confiance" dévoile Mylène Jarossay, la RSSI du géant du luxe.

Collaboration interne : c'est plus l'open bar

Wilfried Lauber insiste par ailleurs sur la nécessité d'opérer dans un partenariat gagnant-gagnant. "Nous avons acheté des licences avant même qu'elle puisse fonctionner. Cela a permis de tisser un lien de confiance."

Le partenariat, ou collaboration, doit aussi s'instaurer en interne. Les entreprises n'ont toutefois pas attendu l'émergence du concept d'open innovation pour décloisonner et rapprocher les différents métiers.

"Mais désormais, clairement, c'est une nécessité, et plus seulement de l'open bar. Le futur of work, c'est de faire bouger les individus tous les deux ou trois ans entre les métiers. Nous avons besoin de transversalité réunissant les différentes approches de l'entreprise et plus d'experts silotés" juge Emmanuel Bavière, directeur du centre d'innovation de la Société Générale.  

Le second volet consistera à "essayer d'établir un écosystème, aussi fragile soit-il, avec une logique de collaboration externe qui doit presque avoir les mêmes règles que la collaboration interne". Précisons que cette collaboration ne se réduira pas aux startups, pour englober aussi fournisseurs, clients, universités, concurrents et des acteurs d'autres industries.

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Le début de l'installation sur Mars en 2022 ?

3 Octobre 2017, 17:01pm

Publié par Grégory SANT

Le début de l'installation sur Mars en 2022 ?
Le début de l'installation sur Mars en 2022 ?
Le début de l'installation sur Mars en 2022 ?
Le début de l'installation sur Mars en 2022 ?
Le début de l'installation sur Mars en 2022 ?

À l’occasion d’une conférence de presse qui se tenait ce matin en Australie, Elon Musk a abordé le futur de Space X. Outre l’envie de lancer une compagnie de transport qui sera capable de relier les grandes villes en moins d’une heure à l’aide de fusées, le milliardaire américain a fait savoir qu’il avait un nouveau plan pour envoyer les premiers colons sur Mars d’ici 5 ans.

Si Elon Musk a l’air de se disperser en multipliant les projets avec Space X, il garde toujours le même objectif en tête : Mars. Lors de l’International astronautical Congress, qui se tenait ce matin à Adélaïde en Australie, le PDG de Space X a évoqué son nouveau plan pour atteindre la planète rouge et y installer des pionniers d’ici 2022. Et ce à un coût « réduit ».

 

Hello, world

Tout repose sur l’Interplanetary Transport System (Système de Transport interplanétaire), nom de code : BFR (Big Fuckin’ Rocket). Il s’agit d’une fusée en deux parties, dont la première est propulsée par 31 moteurs Raptor (contre 42 précédemment). Le vaisseau spatial, qui remplacera l’étage supérieur, sera lui équipé de 6 moteurs Raptor, quatre équipés de buses pour opérer dans l’espace et deux pour fonctionner au niveau de la mer.

Elon Musk a assuré que dans cette configuration, la BFR sera capable de transporter 150 tonnes de matériel dans l’orbite terrestre basse, et d’en ramener 50 tonnes sur la planète bleue. Le milliardaire a avancé que son nouveau vaisseau pourrait être utilisé pour le déploiement de satellites plus massifs, tels que des télescopes à grande ouverture, ainsi que le ravitaillement de l’ISS.

Mais surtout, la BFR permettra à Elon Musk d’accomplir son objectif principal : la colonisation de Mars. Ainsi, il prévoit d’envoyer deux vaisseaux cargo sur la planète rouge en 2022 pour « confirmer la présence d’eau et identifier les dangers » et « construire les premières infrastructures énergétiques, minières, et d’aide à la survie » en vue de l’arrivée des premiers colons deux ans plus tard.

Une base commencerait alors de sortir de terre, avant de se transformer petit à petit en ville.

Un projet « économique »

Elon Musk l’assure, la BFR sera « moins cher » que les fusées Falcon 1, Falcon 9, et Falcon Heavy. Pour financer son prochain bébé, Space X prévoit de mettre de côté le développement des engins cités précédemment pour que « toutes les ressources soient consacrées à la construction de la BFR ».

Une partie de la facture des ambitions d’Elon Musk sera également prise en charge par le gouvernement américain. En effet, le PDG de Space X a laissé entendre que les bénéfices dégagés par le lancement de satellites et le ravitaillement de l’ISS couvriraient partiellement les dépenses.

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Images spatiales nocturnes de notre Terre

2 Octobre 2017, 18:56pm

Publié par Grégory SANT

 

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Une série de magnifiques et impressionnantes photographies de la NASA, qui nous dévoile la beauté nocturne de la Terre vue de l’espace. Des superbes images de notre planète dans lesquelles l’on distingue les villes et les reliefs, prises au dessus de l’Europe, du Japon, de Madagascar, des Etats-Unis ou encore de l’Amérique du Sud. Les photos en haute définition sont retravaillées en utilisant différentes techniques, permettant entre autre une exagération verticale du relief basée sur un modèle numérique de terrain. A-night-on-Earth-NASA-2

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Images © NASA

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CRISPR-CAM9 : des ciseaux biologiques qui révolutionnent le travail sur l'ADN

28 Septembre 2017, 19:06pm

Publié par Grégory SANT

Gettystock

Modifier génétiquement un embryon, éradiquer des maladies héréditaires, ou encore faire revivre les mammouths, de la science-fiction? Plus pour très longtemps.

Depuis quelques années, le monde scientifique est bousculé par une nouvelle méthode révolutionnaire permettant de modifier l'ADN de tout être vivant avec une facilité déconcertante. Son nom? CRISPR-Cas9.

 

Cette méthode a même été nommée découverte capitale de l'année 2015 par le magazine Science. Avant d'étudier les dizaines de possibilités testées par les scientifiques, incroyables et parfois effrayantes, il faut comprendre de quoi il est question (ou, si vous n'aimez vraiment pas la biologie, vous pouvez directement passer à la partie "Rat retrouvant la vue, cochon donneur d'organe et OGM 2.0").

 

CRISPR-Cas9 est une enzyme qui peut détecter une partie spécifique de l'ADN et la détruire, coupant ainsi la double hélice qui compose toute vie en deux. Pour développer cette technique, les scientifiques se sont inspirés, comme souvent, de la nature.

 

Une vaccination de la bactérie

CRISPR est l’acronyme de Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats. Derrière ce nom barbare, une propriété observée pour la première fois en 1987. Dans certaines bactéries, l'ADN était composé de séquences de bases (rappelez-vous vos cours de biologie, les fameux A-T-C-G, voir ci-dessous) se répétant comme un palindrome. Entre celles-ci, d'autres séquences que l'on ne comprenait pas vraiment.

crispr cas9

Il a fallu attendre 2005 pour que des chercheurs réussissent à percer le mystère de cette bactérie. Les séquences en question sont en réalité celles de virus, les bactériophages, qui ne s'attaquent qu'aux bactéries. "Cela permet de stocker en mémoire l'ADN d'un virus, afin de le combattre si celui-ci tente une nouvelle fois d'attaquer la bactérie", précise au HuffPost Christine Pourcel, chercheuse à l'Institut de Biologie Intégrative de la Cellule, qui a participé à la découverte de ce phénomène. "Si l'on veut, c'est une sorte de vaccination, cela ressemble à un système immunitaire".

Une fois le virus détecté, la bactérie va créer un ARN (comme de l'ADN, mais avec une seule "branche") correspondant au virus. Une enzyme (le fameux Cas9) va alors intégrer cette molécule et aller se fixer sur le virus pour couper son ADN, entraînant sa mort.

crispr cas9

Ici, l'ARN de la bactérie vient se fixer sur l'ADN du virus et le couper

Des ciseaux low cost

Cette découverte va intéresser de nombreux chercheurs. Et c'est en 2012 que leurs travaux se concrétisent: deux équipes de chercheurs (qui se disputent depuis la découverte) réussissent à synthétiser l'enzyme Cas9. Et l'intérêt est énorme. Car à l'inverse des virus, une cellule classique ne se laisse pas faire quand on essaye de couper son ADN. "La cellule va essayer de réparer les dégâts. On peut alors introduire une mutation dans l'ADN", explique au HuffPost David Bikard, directeur du laboratoire de biologie de synthèse de l'institut Pasteur.

Pour ce faire, il faut introduire dans le noyau de la cellule un morceau d'ADN modifié approprié, qui va ainsi être récupéré et collé là par les enzymes de la cellule. On se retrouve ainsi avec une cellule génétiquement modifiée.

"C'est une sorte de ciseaux à ADN reprogrammable", précise le chercheur. Certes, ce n'est pas le premier outil de ce type inventé. Il y avait par exemple les méganucléases, qui permettaient de faire quelque chose de similaire. Mais la différence, c'est la facilité. "La méthode CRISPR-Cas9 est tellement simple qu'il faut maintenant quelques jours pour programmer l'enzyme pour couper un morceau d'ADN particulier, alors qu'avant, cela pouvait prendre des mois", s'enthousiasme David Bikard.

La méthode est tellement simple qu'on peut faire plusieurs coupes en même temps, en utilisant plusieurs enzymes, programmées chacune pour cibler une partie spécifique de l'ADN. Tellement simple, même, "qu"il est possible de faire réaliser ces travaux par des étudiants en master en quelques semaines", rajoute le chercheur. Et qui dit simple dit bon marché. Très bon marché.

Rat retrouvant la vue, cochon donneur d'organe et OGM 2.0

Avec cette nouvelle technique, la modification de l'ADN est devenue "grand public" dans le monde de la génétique. "C'est la découverte la plus importante du domaine depuis les années 80-90", estime David Bikard. Et le fait est que depuis 2012, les articles scientifiques sur de nouvelles expériences se multiplient.

Le 7 janvier dernier, des chercheurs ont réussi à améliorer la vision de rats touchés par une maladie héréditaire source de cécité. En utilisant les fameux ciseaux à ADN, ils ont coupé le gène défectueux, source de la maladie, et l'ont remplacé.

En octobre dernier, une autre équipe a édité l'ADN de cellules de cochon 67 fois (!) afin de retirer un gène qui existe à plusieurs endroits du génome de l'animal (pour rappel, un brin d'ADN est très long. Si l'on dépliait tous les brins des cellules composant le corps humain, cela permettrait de faire plusieurs fois le tour de la terre). L'intérêt? Les organes d'un cochon modifié de la sorte pourraient être greffées à un humain.

Cette technique est également testée sur les végétaux comme un substitut aux classiques et polémiques OGM. A l'inverse de la modification génétique (où l'on intègre un gène d'une autre espèce) utilisée depuis des années, le couper/coller possible grâce à CRISPR-Cas9 ne va pas utiliser de gène étranger, mais simplement modifier l'ADN.

En finir avec la drépanocytose et Huntington

Plusieurs sociétés réfléchissent déjà à un moyen d'utiliser CRISPR-Cas9 comme un médicament pour lutter contre certains cancers ou maladies liés à la mutation d'un gène bien particulier.

Mais il reste beaucoup de travail, car dans ce cas, il faudrait que l'enzyme détecte les cellules concernées parmi les millions que compose le corps humain. Bill Gates a d'ailleurs participé au financement d'une de ces startups (qui a réussi à lever 120 millions d'euros).

David Bikard travaille sur une autre application possible, avec son équipe et la société qu'il a lancé. "Si l'on injecte CRISPR-Cas9 dans une bactérie, en utilisant par exemple un bactériophage, un virus destiné aux bactéries, la bactérie meurt", explique-t-il. Cette méthode pourrait ainsi remplacer les traitements antibiotiques. Surtout, Cas9 élimine une bactérie bien précise et ne touche pas aux autres, essentielles pour l'organisme, alors que les antibiotiques sont "des sortes d'armes de destruction massive".

Licorne, embryon modifié et bébé sur-mesure

Mais jusqu'où cette nouvelle méthode peut-elle nous emmener? Peut-on vraiment imaginer faire revivre les mammouths, voire même créer des animaux imaginaires, comme des licornes? "Théoriquement, c'est possible. La limitation, c'est notre compréhension du vivant", explique David Bikard. Car si CRISPR-Cas9 permet de couper où l'on veut l'ADN, encore faut-il savoir ce que chaque séquence d'ADN provoque et ce que l'on peut changer.

Mais le coût est si faible qu'on peut facilement imaginer des recherches tous azimuts, dans toutes les directions. Y compris les plus prometteuses... et dangereuses. "On peut théoriquement corriger des maladies génétiques héréditaires, en modifiant les cellules germinales, qui permettent de créer spermatozoïdes et ovules. Auquel cas, on modifie l'évolution de l'espèce humaine", met en garde David Bikard.

Et, encore une fois, ce n'est pas de la science-fiction. On peut citer notamment l'équipe chinoise qui avait fait polémique en avril 2015 en modifiant un gène défectueux dans plusieurs embryons humains. L'expérience n'a pas été un franc succès (la modification n'a pas fonctionné dans la plupart des embryons) et a été abandonnée, mais la question est bien présente.

Une commission britannique étudie depuis le 14 janvier la possibilité de permettre l'utilisation de CRISPR-Cas9 d'embryons humains dans le cadre de recherches contre l'infertilité. En France, la recherche sur les embryons en général est encadrée par une loi qui interdit ces travaux, sauf dérogations spécifiques. Dans tous les cas, les embryons ne peuvent pas être "transférés à des fins de gestation".

Mais techniquement, la modification d'embryons se rapproche de l'homme. Des singes génétiquement modifiés grâce à CRISPR-Cas9 sont ainsi nés en 2014 dans le cadre de recherches chinoises.

Un groupe de chercheurs a appelé en décembre à un encadrement sur la question, demandant à ce que la recherche puisse continuer mais qu'une utilisation clinique soit interdite. En Mars 2015, d'autres chercheurs mettaient en garde contre les dérives d'une telle pratique.

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HightVolt : le projet collaboratif de l'aéronautique

25 Septembre 2017, 16:25pm

Publié par Grégory SANT

 

L'Institut de recherche technologique (IRT) Saint Exupéry, à Toulouse, vient de lancer son plus gros projet de recherche collaborative, HighVolt, pour accompagner les industriels dans le développement des nouvelles générations de composants et systèmes électriques, pour un avion plus électrique. Airbus, Alstom, Safran, Akka Technologies et Sogeti font partie de l'aventure, avec plusieurs autres acteurs majeurs du secteur.

Avec un budget de 10,6 millions d'euros sur 4 ans et près d'une quinzaine de partenaires, le projet de recherche collaborative HighVolt est à ce jour le plus gros projet piloté par l'IRT Saint Exupéry, à Toulouse. « Son ambition est de mutualiser les moyens et les compétences pour accompagner les filières aéronautique, automobile et ferroviaire dans leur transition vers le plus électrique », explique Ariel Sirat, directeur général de l'IRT Saint Exupéry.

Outre deux partenaires académiques, le Laplace (Laboratoire plasma et conversion d’énergie), une unité mixte CNRS/INP de Toulouse/Université Paul Sabatier et le LSEE (Laboratoire systèmes électrotechniques et environnement) de l'Université d’Artois, HighVolt rassemble déjà 12 industriels.

Parmi eux : Airbus, Alstom, Liebherr Aerospace, Safran, Latelec (filiale de Latécoère spécialisée dans le câblage et les systèmes d'interconnexion), Akka Technologies, Sogeti, ou encore Nidec Leroy-Somer, mais aussi des startups, telles que Nawa Technologies, basée à Aix-en-Provence et spécialisée dans les dispositifs de stockage d'électricité de nouvelle génération.

L'un des enjeux du projet HighVolt est d'accompagner les ruptures technologiques nécessaires à l'augmentation des tensions et des puissances électriques pour aller progressivement de l'avion plus électrique vers l'avion tout électrique. Le projet HighVolt devrait concentrer ses travaux sur les tensions supérieures à 500V et les systèmes embarqués hors propulsion. L'idée est aussi de valoriser les synergies entre l'aéronautique, l'automobile et le ferroviaire.

« Les travaux, conduits en lien avec les laboratoires de recherche, vont permettre de mieux comprendre les phénomènes physiques, telles que les décharges partielles, qui concourent au vieillissement prématuré des composants et des isolants, et d'accompagner le développement de nouveaux composants et systèmes, plus performants et plus robustes », souligne Ariel Sirat.

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Des circuits imprimés qui se posent sur la peau

19 Septembre 2017, 16:44pm

Publié par Grégory SANT

Des circuits imprimés qui se posent sur la peau

Une équipe de chercheurs pilotée par l'université Keio de Tokyo a mis au point des circuits imprimés ultra-fins pouvant être posés sur la peau pendant un certain temps. Les applications possibles sont nombreuses, mais les chercheurs envisagent leur technologie principalement pour la captation de l'activité corporelle.

Ces circuits imprimés pourraient servir dans les domaines de la médecine, du sport ou de la petite enfance.
 

Quelques nanomètres d'épaisseur


Des circuits imprimés si fin qu'ils en deviennent flexibles, de nombreuses équipes de chercheurs travaillent dessus depuis une dizaine d'années. L'un de ces projets est en train d'aboutir au Japon. Une équipe du Centre de recherche sur l'électronique flexible de la prestigieuse université japonaise Keio a mis au point une technologie permettant de porter à même la peau des circuits imprimés capables de transmettre des informations à un petit capteur.

Le circuit imprimé est au départ fixé sur un patch que l'on colle sur la peau du porteur. Au contact de l'eau, le patch se dissout, ne laissant à la surface corporelle que la partie électronique. Celle-ci est constituée d'alcool polyvinylique, un matériau que l'on retrouve dans la fabrication des lentilles de contact et des cartilages artificiels. Enduit d'or pour une meilleure conductivité, le circuit imprimé n'est au final épais que de quelques nanomètres.
 

Monitoring précis


Cette technologie du patch est aujourd'hui parfaitement maîtrisée, et elle permet de résoudre le principal problème lorsqu'il s'agit de porter un capteur : l'adaptabilité au corps. Les chercheurs de Keio ont testé leur procédé sur un panel de 20 cobayes. Aucun n'a eu à déplorer de rejet ou d'irritation de la peau.

Cette technologie au final très simple ouvre un champ des possibles presque infini : on imagine plusieurs utilités comme un contrôle du téléphone à distance (ringardisée, l'Apple Watch), voire un moyen d'identification. Moins provocatrices sont les applications envisagées par les chercheurs de Keio. Leur priorité est d'offrir à la médecine un dispositif de surveillance, ou plutôt de monitoring fiable (cerveau, coeur), qui ne serait pas à la merci d'un problème de contact permanent avec la peau.

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