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Octobot : le robot autonome et mou

31 Août 2016, 18:07pm

Publié par Grégory SANT

Des chercheurs de l'université d'Harvard se sont inspirés directement du poulpe pour créer un robot autonome qui n'embarque aucun élément rigide. Octobot est alimenté par une réaction chimique et contrôlé grâce à un circuit logique micro-fluidique.

Dans le monde de la robotique, les poulpes ont décidément le vent en poupe. Après la présentation d’Octobot n°1, fruit des travaux de chercheurs du laboratoire italien BioRobotics, voici Octobot n°2, issu de l’institut Wyss de l'université d'Harvard.

Dans une publication parue mercredi 24 août dans la revue scientifique Nature, Robert Wood et Jennifer Lewis présentent Octobot comme le premier robot entièrement mou et autonome.

Pour le créer, les chercheurs ont combiné trois méthodes de fabrication : l’impression 3D, le moulage et la lithographie. Sa particularité ? Il fonctionne sans aucun composant électronique. Les chercheurs ont, en effet, souhaité se débarrasser de toutes les parties rigides d’un robot, comme les batteries et les cartes électroniques.

Propulsion chimique et contrôle micro-fluidique

Pour parvenir à cette prouesse, ils ont mis au point un système de propulsion pneumatique original. Dans les détails, une réaction chimique, à partir du platine, permet de transformer une petite quantité de carburant liquide (du péroxyde d’hydrogène) en grande quantité de gaz. Celui-ci est alors propulsé dans les bras du poulpe pour les gonfler comme des ballons. En matière de contrôle, les chercheurs ont développé un circuit logique micro fluidique : une alternative « soft » à un simple oscillateur électronique. Le système permet alors de contrôler la transformation du liquide en gaz dans le robot.

« Ces recherches constituent une preuve de concept. Nous espérons que notre approche pour créer des robots mous autonomes va inspirer des roboticiens, des ingénieurs en matériaux et des chercheurs spécialisés dans les nouvelles techniques de fabrication » indique Ryan Truby, étudiant au laboratoire de Jennifer Lewis et co-auteur de l’article.

A terme, les équipes espèrent mettre au point une nouvelle version d'Octobot plus complexe, capable de ramper, nager et interagir avec son environnement.

Source : industrie-techno.com

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Un moteur plus économique pour les hélicoptères

31 Août 2016, 18:04pm

Publié par Grégory SANT


Airbus H120.© AIRBUS HELICOPTERS

Le moteur haute compression (HCE) mis à l'épreuve.Le moteur haute compression (HCE) mis à l'épreuve.

Des ingénieurs financés par l'UE ont franchi un cap important pour l'industrie aéronautique avec l'introduction du premier moteur à pistons alimenté au kérosène pour les hélicoptères. Une fois mise sur le marché, la technologie établira des normes totalement nouvelles en termes de consommation de combustible.

Le moteur haute compression (HCE pour "High-Compression Engine" en anglais) conçu pour les hélicoptères légers a d'abord tourné sur un banc d'essai dédié dans le cadre du projet de recherche HIPE AE 440 (Diesel powerpack for a light helicopter demonstrator). Le démonstrateur de 440 chevaux-vapeur sur l'arbre était conçu pour finalement alimenter un Airbus H120 modifié pour tests de vol.

Le HCE est un moteur à pistons à quatre temps et huit cylindres à refroidissement liquide alimenté au kérosène. Le moteur principal a été conçu par une entreprise française spécialisée dans les moteurs de voitures de course. Son partenaire autrichien s'est concentré sur des composants comme le système de régulation numérique à pleine autorité et sa navigabilité.

Le poids total du HCE installé est d'environ 250 kg. Pour un niveau équivalent de performances, le poids d'un turbomoteur serait d'environ 130 kg. Cependant, le HCE peut maintenir ses performances depuis le niveau de la mer jusqu'à 2 500 m et une température ISA (International Standard Atmosphere) de + 20, ce que ne peut supporter un turbomoteur.

Les développeurs du démonstrateur HCE - qui fait lui-même partie du démonstrateur Green Rotorcraft Integrated Technology de l'initiative Clean Sky – croyaient en la possibilité d'utiliser ce type de moteur sur un hélicoptère léger. Les économies de carburant (jusqu'à 50 %) permettront de pratiquement doubler le rayon d'action de l'hélicoptère pour la même charge utile.

Suite à des tests complets sur le banc d'essai, les ingénieurs du projet HIPE AE 440 ont évalué la manière dont il interagit avec la cellule en matière de vibrations et validé sa fiabilité. La puissance du HCE a été augmentée graduellement pour éviter les pannes inattendues et il a été montré que le système répond aux attentes en matière de performances.

Enfin, le HCE a été intégré dans un hélicoptère de démonstration et le vol inaugural en novembre 2015 a été un succès. Au cours du vol test, le moteur HIPE AE 440 a consommé environ 40 % moins de combustible qu'une turbine traditionnelle. De manière importante, les économies en carburant ont abouti à une réduction des gaz d'échappement et des émissions sonores.

Source : techno-science.net

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Des drones militaires russes en containers

31 Août 2016, 18:01pm

Publié par Grégory SANT

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Drone Parrot Disco FPV

31 Août 2016, 17:58pm

Publié par Grégory SANT

Dévoilé au public pour la première fois au CES de Las Vegas, Disco, la dernière pépite de Parrot est enfin disponible à l’achat et sera livré dès septembre.

Haute voltige

Le français Parrot, l’un des leaders du secteur des drones de loisirs, vient d’annoncer le lancement d’un tout nouveau modèle. Baptisé Disco, il est plus maniable que jamais et permet une immersion inédite. Mais il a plus d’un tour dans son sac…

La principale caractéristique de ce nouvel UAV ? Il s’agit du premier drone de loisir à aile fixe de la marque française. Grâce à cette voilure originale, il peut atteindre les 80 km/h pendant environ 45 minutes grâce à sa batterie de 2700 mAh. Une autonomie largement supérieure à la plupart des appareils du commerce, qui tournent plutôt autour des 20 minutes de durée de vol. Cette prouesse, le fabricant l’a obtenue en mêlant une coque en mousse EPP renforcée de tubes en carbone. De cette façon, cette aile volante allie légèreté et robustesse, deux atouts indispensables pour réaliser des acrobaties aériennes. Au total, Disco ne pèse que 750 grammes pour des dimensions supérieures aux appareils standards : 150 mm x 580mm x 120 mm. Ce drone a donc une envergure de plus d’un mètre. Il a été conçu pour les vols dans les grands espaces à haute altitude et donc pour faire face à l’épreuve du vent. C’est pourquoi l’équipe de R&D a opté pour une voilure fixe.

Un maître mot : l’immersion

Grâce à ses 32 Go de mémoire embarquée et son objectif de 14 millions de mégapixels, il peut enregistrer des vidéos en 1080p et les retransmettre en streaming (flux continu) dans une résolution allant de 360p à 720p. Il fonctionne sur le kit de développement Linux Open-Source, accessible à tous.

Côté électronique, Disco embarque un CPU Intel Dual Core A9 et quatre capteurs. Un ultrason, un altimètre, une caméra à flot optique et un capteur Airpspeed (Pilot tube, les capteurs utilisés dans l’aéronautique et qui mesurent la vitesse-air).

Quatre capteurs indispensables pour réaliser des vols de haute altitude sans craindre d’endommager son appareil, mais surtout pour améliorer la manœuvrabilité et le pilotage de l’engin en FPV. Car le nouveau drone de Parrot peut également être accompagné des lunettes CockpitGlasses qui permettent une immersion à la première personne, comme si vous étiez dans le cockpit de votre appareil. Une capacité qui prend tout son sens avec la portée du signal de la télé-commande SkyController, qui va jusqu’à 2 km. Les lunettes possèdent un FOV (champ de vision) de 90° et un retour vidéo sur tablette et smartphone en haute définition.

Et pour s’assurer que les plus novices des pilotes puissent rapidement maîtriser l’appareil, le fabricant français a équipé son appareil de son autopilote C.H.U.C.K (Control Hub & Universal Computer for Kit), qui permet de sécuriser les étapes de vol une par une. Et notamment celles du décollage et de l’atterrissage, relativement fastidieuses, surtout pour un aéronef à voilure fixe. Pour le décollage, il suffit d’appuyer sur un bouton et de lancer Disco dans les airs à la manière d’un frisbee et le tour est joué. Le retour au bercail se fait de la même façon, en appuyant sur le bouton atterrissage de la télécommande. Disco se chargera du reste en engageant la procédure d’atterrissage en ligne droite. Il est évidemment possible de changer les paramètres et d’adopter un mode manuel.

Et pour prolonger l’expérience, Parrot a également associé une application mobile pour faciliter le pilotage de ses appareils. Il s’agit d’une interface entre votre appareil et votre casque de FPV qui permet d’enregistrer toutes les photos, films et données de vol de vos excursions aériennes. Tout cela pour faciliter leur upload sur des plate-formes de partage et de visionnage comme Youtube. En achetant l’appli pour smartphone Flight Plan, vous pourrez même programmer à l’avance les vols de votre appareil en personnalisant la vitesse, l’altitude, l’angle de la caméra et autres données principales.

Le tout est vendu en pack pour un montant total de 1299€, un prix bien plus élevé que ses prédécesseurs mais pour un potentiel d’utilisation autrement plus grand. Il est d’ores et déjà en vente et sera livré à compter du mois de septembre.

Source : humanoides

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Le taxi volant par Airbus

30 Août 2016, 19:55pm

Publié par Grégory SANT

L’entreprise d’aéronautique Airbus souhaite fabriquer des taxis autonomes volants. Avec ce projet baptisé CityAirbus, le groupe imagine le futur de la mobilité urbaine : des véhicules mi-drone, mi-hélicoptère.

Ces taxis volants fonctionneront à l’électricité et seront dotés de plusieurs hélices. (Crédit : airbusgroup.com)

"Dans un futur proche, nous utiliserons nos téléphones portables pour commander un taxi volant entièrement automatisé qui atterrira au pas de notre porte et ce, sans aucun pilote." C’est l'avenir promis par Tom Enders, le président exécutif du groupe Airbus. La voiture volante, fantasme de science-fiction, pourrait bien devenir réelle grâce au projet CityAirbus de l’entreprise d’aéronautique : un réseau de taxis volants et autonomes, au sein duquel chacun d'entre eux permettrait de transporter plusieurs personnes.

Dans un article de son magazine interne Forum publié en août, Airbus présente ce projet en cours depuis 2014. Il est élaboré par Airbus Helicopters et A3 , le département de l’entreprise chargé de l’innovation et basé à la Silicon Valley.

Dotés de plusieurs hélices, ces véhicules autonomes auront un aspect inédit, à la croisée du drone et de l'hélicoptère. Ils fonctionneront à l’électricité. L’utilisateur pourra commander ces taxis grâce à son smartphone. Les engins décolleront de plateformes baptisées "zenHUB", situées dans des points de confluence comme les aéroports. Les appareils, les "zenHOP", seront protégés par un réseau de cybersécurité et pourront transporter plusieurs personnes, afin de réduire le prix de la course.

"Un vol coûtera presque l’équivalent d’une course de taxi normale pour chaque passager, mais ce sera plus rapide, plus respectueux de l’environnement et plus excitant", avance le groupe dans son article. Airbus prévoit de faire fonctionner ces appareils avec un pilote, jusqu’à ce que les réglementations aériennes autorisent le vol d’appareils autonomes.

Une vue d'artiste du projet CityAirbus. (Crédit : airbusgroup.com)

Des véhicules autonomes volants

L'avantage principal de l'innovation présentée par Airbus est le contournement de la congestion urbaine. Selon le groupe, la mobilité urbaine sera de plus en plus compliquée au sol avec la croissance des villes : la dernière étude des Nations Unies sur l’urbanisation disponible à ce sujet (2014) révèle que d’ici 2030, 60 % de la population mondiale vivra en ville, soit 10 % de personnes en plus qu’aujourd’hui.

Parallèlement au CityAirbus, deux autres projets seront testés en 2017. D'une part Vahana, un projet de véhicules autonomes volants pour des passagers individuels. D'autre part Skyways, un système de livraison de colis par des drones circulant dans des corridors aériens.

Si ces véhicules paraissent encore surréalistes, Rodyn Lyasoff, ingénieur à la tête du projet Vahana, insiste sur leur faisabilité : "La plupart des technologies nécessitées, qu'il s'agisse des batteries, des moteurs ou des équipements de pilotage, existent pratiquement déjà." Pour autant, CityAirbus n'en est qu'à l'étape de fabrication de prototypes, et leur date de lancement n'est pas encore connue.

Source : wedemain.fr

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Le micro-drone RoACH

30 Août 2016, 19:53pm

Publié par Grégory SANT

Comme leurs homologues naturels, les micros-robots insectes ne cessent de se diversifier. Mais à la différence des vrais insectes, leur taille semble réduire chaque année. L’Université du Maryland présente le plus petit robot à pattes au monde.

Depuis la première version de micro-robot à pattes, le RoACH de l’Université de Berkeley, qui fait maintenant figure de référence dans la discipline, les robots insectes ont connu des évolutions résiduelles mais néanmoins importantes. Dans un premier temps, c’est le poids de la structure RoACH qui a été revu à la baisse grâce aux travaux de l’université, passant de 2.4 grammes à 1,7. D’un hexapode, les chercheurs ont réussi à développer un quadrupède. Aujourd’hui les mini-robots bio-inspirés sont plus variés que jamais. Certains sont capables de ramper et de voler, d’autres de s’entre-aider pour surmonter des obstacles et d’autres encore de sauter des obstacles remarquablement hauts.

A l’occasion du salon de l’automation et de la robotique ICRA de Stockholm, l’Université de Maryland a dévoilé le plus petit robot à pattes jamais conçu à ce jour. Celui-ci a été mis au point grâce à TinyTeRP, une mini plate-forme de capteurs à destination des petits systèmes robotisés. Elle ne mesure pas plus d’un centimètre, et doit venir équiper de futures petits robots.

Ce micro-robot ne pèse pas plus de 100 mg et possède quatre petites pattes. Dans leur article de recherche, Ryan St-Pierre et sa collègue Sarah Bergbreiter ont montré comment ils parvenaient à faire se déplacer de petits robots grâce à des champs magnétiques. Selon eux, ce n’est qu’un début. Les robots devraient très rapidement devenir beaucoup plus petits. Les deux chercheurs ont étudié toutes les démarches possibles pour leur robot, en testant différentes structures.

Optant initialement pour la structure RHex, celle-ci s’est rapidement révélée inadaptée, les pattes se bloquant régulièrement. Ils ont donc finalement choisi la quadrupèdie en retirant la partie médiane du RHex. Le tout est imprimé en 3D et il suffit d’y intégrer un moteur pour fonctionner dans la foulée. Évidemment, les moteurs utilisés ici ne sont pas de simples moteurs. Aucun moteur digne de ce nom ne rentre dans un si petit corps. Il a donc fallu réfléchir à un autre mode de locomotion.

Comment activer quatre pattes indépendamment avec un moyen de production d’énergie miniature mais efficace ? Ils ont donc opté pour une alimentation magnétique. Chacune des articulations du petit robot est ainsi équipée d’un aimant de 2 mm. Lorsque l’on agite un plus gros aimant à proximité du robot, les champs magnétiques qui se créent permettent au robot de s’animer comme par magie. Ces travaux ont également pu démontrer que le robot était capable de réaliser des petits sauts d’environ 8,3 mm de hauteur, soit 1,5 fois sa propre taille.

Source : rtflash.fr

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Le drone livreur de pizzas par Domino's Pizza

30 Août 2016, 19:50pm

Publié par Grégory SANT

Et si vos pizzas arrivaient encore plus vite en ne prenant plus la route, mais les airs ? L’idée peut paraître folle, c’est pourtant la décision que vient de prendre le spécialiste des pizzas, Domino’s Pizza. L’entreprise expérimente la livraison par drone !

Domina’s Pizza expérimente la livraison de pizzas par drone à Oakland

Elle est proche l’époque où vous commanderez une bonne pizza et recevrez un message vous indiquant qu’un drone est sur le point d’atterrir dans votre jardin avec votre commande. Pour l’instant Domino’s Pizza expérimente ce système en Nouvelle Zélande, en ayant recours au drone de la start-up Flirtey, qui se dit un spécialiste de la livraison, depuis que la Nouvelle Zélande a modifié sa législation dans ce domaine, afin de faciliter l’émergence de ce marché.

D’autres pays sont d’ailleurs en train de suivre la même voie, tels que le Royaume Uni, l’Australie ou les États-Unis. D’ailleurs le 29 août la réglementation américaine changera et un mois plus tard cela sera le tour de l’Australie. Domino’s Pizza espère donc rapidement pénétrer cette nouvelle niche, en tant que précurseur.

Les expérimentations qui ont actuellement lieu à Oakland, se font dans un périmètre d’1,5 km autour des restaurants et par la suite ce périmètre passera à 10 km. Les drones et leurs pizzas, voyageront à 60 mètres du sol, à une trentaine de km/h. Domino’s a ciblé 6 pays pour la prochaine étape et aussi surprenant que cela puisse paraître, la France en fait partie… Y a-t-il du changement de réglementation dans l’air ?

Don Meij, le patron de Domino’s Pizza a déclaré : « Nous avons toujours dit que cela n’avait aucun sens de livrer un produit de 2 kilos avec une machine de 2 tonnes ». Sur ce point, on ne peut que lui donner raison, mais on se demande quand même comment l’entreprise parviendra à réaliser des livraisons par drone, avec la contrainte d’avoir un opérateur ayant un contrôle visuel permanent sur l’engin.

Source : smartdrones.fr

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Fin prochaine de la croissance des FabLabs ?

30 Août 2016, 19:34pm

Publié par Grégory SANT

Bien souvent portés par une poignée de passionnés, les fablabs disposent généralement de ressources financières modestes. La fermeture de l'Atelier de Beauvais en début d'année le montre, le business model d'un fablab est fragile.

Fablabs, makerspace, tiers lieux : les laboratoires de fabrication ouverts se sont multipliés en France ces dernières années. Pratiquement chaque métropole et chaque ville moyenne a vu naitre ce type d'initiatives. Bien souvent créés par quelques passionnés regroupés en association, parfois adossés à une université à un conseil régional ou une mairie, la survie financière d'un fablab n'a rien de simple et faire vivre dans la durée un tel lieu fait parfois figure de parcours du combattant.

Face au coût d'achat élevé des machines, le montant des adhésions, parfois dérisoire, et celui demandé à l'utilisation des machines ne permettent pas aux fablabs d'équilibrer leurs comptes. Les bénévoles doivent partir à la chasse aux subventions et multiplier les initiatives afin de développer leur parc machine ou tout simplement continuer d'exister.

La réduction des dépenses menace les fablabs

La question du financement reste posée comme l'exemple de Beauvais l'a récemment montré. Un changement de majorité a entrainé la fin des financements pour L'Atelier de Beauvais qui a du fermer ses portes en dépit d'un vrai succès en termes de fréquentation. Dans l'environnement actuel de réduction des dépenses des collectivités locales, les conseils régionaux, mairies et autres sources de financement habituelles des associations sont de plus en plus réticents à financer des projets de ce type sur la durée.

Les Fabriques du Ponant, fablab brestois, met aujourd'hui l'accent sur les animations réalisée dans les écoles afin de financer ses activités.

Romain Heller revient sur la création des Fabriques du Ponant dont il est régisseur, fablab créé à Brest : "La région Bretagne nous a accordé une subvention afin d'assurer nos investissements et notre fonctionnement, subvention versée sur 3 ans. La région nous a aussi trouvé un local de 500 m2 dans un lycée." Des conditions idéales pour un fablab et qui permettent à l'association de rémunérer 1,5 temps plein, chose rare dans ce secteur où le bénévolat est bien souvent de mise. Mais afin de diversifier leurs ressources, en marge du fablab lui-même, les membres des Fabriques du Ponant mettent aujourd'hui l'accent sur la médiation technique, notamment réaliser des démonstrations d'imprimantes 3D dans les écoles. A l'issue des 3 années de financement, le fablab sollicitera le conseil général mais n'exclut pas recourir à d'autre modes de financement si leur subvention n'était pas reconduite.

Le modèle communautaire et ses limites

Pour beaucoup de fablab, l'aventure démarre par des discussions entre makers qui décident tout simplement de mettre en commun leurs ressources personnelles. C'est le cas de la TyFab, l'atelier numérique brestois créé autour d'un verre suite à une réunion d'information à la Mairie sur le thème des fablabs. "Le projet s'est monté dans le sein de la Maison du Libre de Brest car un de leurs membres était présent et nous a proposé de nous accueillir. Nous n'avons même pas eu à monter d'association !" retrace Arthur Wolf, membre de ce fablab purement associatif. Chacun a apporté sa machine et le fablab a pu démarrer ses activités pratiquement sans subvention. Une structure ultra légère et ouverte mais qui présente aussi des inconvénients. Le fablab a déjà du déménager à 5 reprises et, pour acheter de nouvelles machines, ce sont les membres qui mettent la main à la poche : "Lorsqu'on décide d'acheter une machine, on se réuni entre particuliers et on achète à plusieurs la machine qui reste la propriété des membres. Nous l'avons fait pour une découpeuse laser et une fraiseuse cette année et ça a bien fonctionné."

Ce modèle, totalement informel, limite de facto les capacités d'achat du fablab :"Nous aurions aimé avoir des machines plus grosses, ce qui aurait sans doute été possible via des partenariats avec des entreprises ou des fonds publics mais, plus que l'investissement initial lui-même, le gros problème d'avoir des machines plus importantes, c'est l'espace nécessaire pour les installer." Si l'approche choisie par le TyFab ne permet pas au fablab de bénéficier de grosses ressources financières, ses membres ne manquent pas d'idées. Ainsi, ceux-ci discutent aujourd'hui de la mise en place d'un "passeport machines" qui permettrait aux adhérents des nombreux fablabs de la région Bretagne, notamment ceux de Lorient, Saint Brieuc, Rennes ou Auray d'avoir accès aux machines de chacun.

La tentation du financement participatif

Autre exemple d'approche communautaire, celle du fablab d'Albi, l'Albilab. Crée en 2015, celui-ci à bénéficié d'un appel a projet de la part de la fondation Orange qui lui a permis d'acheter ses premières imprimantes 3D. Ce matériel a permis à ses membres de réaliser les premières animations dans les médiathèques de la ville ou lors d'événements. L'association de loi de 1901 crée, l'ACNE, bénéficie de locaux fournis gratuitement par la communauté d'agglomération. Si l'association a peu de frais, ses activités ne génèrent pas assez de financement pour investir dans de nouvelles machines, notamment des imprimantes 3D de plus grande taille et surtout une découpeuse laser, un équipement très prisé des makers.

Panoramique du fablab d'Albi

C'est la raison pour laquelle l'association a lancé une opération de crowdfunding afin de financer l'acquisition de sa première découpeuse. Le fablab d'Albi lance en octobre 2015 sa campagne sur le site Hulule afin de lever entre 5 000 € et 20 000 € pour acheter sa découpeuse. L'opération est un succès puisqu'un mois plus tard le premier palier est atteint avec 6 102 € collectés sur la plateforme. Un succès en apparence car Jérôme Viviès, membre du CA d'ACNE, souligne une limite de ce mode de financement : "Nous avons levé plus de 6 000 euros brut, c'est vrai, mais au final, lorsqu'on retire les frais ainsi que les contreparties accordées aux contributeurs, nous n'avons touché que 3 500 € net de cette campagne. Le succès était donc modeste et nous avons pris la décision de nous endetter pour acheter une découpeuse laser de grande taille, bien plus utile pour les adhérents, mais dont le cout était de 12 000 €." Ce membre de l'association le reconnait, financer l'activité d'un fablab reste compliqué et l'association met aujourd'hui l'accent sur les animations dans les quartiers pour financer ses activités.

Etre fablab associatif et entreprise commerciale, c'est possible

Pour Jérôme Viviès, les modèles à suivre, ce sont les fablab d'Amiens ou de Toulouse. Ce dernier, l'Artilect, est le pionnier des fablabs en France. Celui-ci compte entre 1 000 et 1200 membres et, sans doute portée par une région dont l'industrie et l'économie est particulièrement dynamique, est l'une des communautés de makers les plus dynamiques dans le pays. Mais outre le succès de l'association, ce que beaucoup de créateurs de fablabs envient au toulousain, c'est l'Artilect Lab, une structure crée à côté de l'association afin de répondre aux besoins des entreprises. "Notre fablab a des utilisateurs très variés, tant grand public que professionnels et nous faisions face à une demande croissante de professionnels qui souhaitent un accompagnement et être aidés dans leurs projets" explique Fanny Desbois, l'une des "FabConnectors" de l'association. "Il n'était bien évidemment pas pensable de demander à nos bénévoles de travailler pour des professionnels, c'est ainsi que, petit à petit, l'idée de créer une structure amenée à répondre aux besoins des professionnels s'est imposée."

Pionnier des fablabs français, l'Artilect de Toulouse s'est doté d'une structure entreprise afin de répondre aux demandes des entreprises et professionnels, une SAS qui bénéficie à l'association en finançant l'achat de nouvelles machines.

Cette structure, l'Artilect Lab est une SAS dont la vocation est de répondre aux attentes des professionnels garde un lien fort avec le fablab associatif. "L'idée, c'est que la structure professionnelle puisse soutenir l'association et que l'on puisse mener des investissements en commun pour notre parc machine. L'association a son propre modèle, répond à de nombreux appels à projet et le but est de pouvoir y répondre et obtenir ainsi des financements via cette structure professionnelle." L'association compte aujourd'hui 5 temps plein et plusieurs postes à mi-temps. "L'Artilect Lab est en phase de lancement et nous sommes encore en mode startup pour le moment, mais l'objectif est d'être très rapidement à l'équilibre. Nous portons déjà des projets communs avec l'association, notamment sur la communication mais aussi le financement d'une première machine. Nous venons ainsi d'investir dans une fraiseuse numérique Shopbot, une machine qui intéresse tant nos adhérents que les industriels de la région" conclut Fanny Desbois.

TechShop veut imposer son modèle en France

Face à ces exemples, l'arrivée de l'américain TechShop en France détonne. Né en 2006 dans la Silicon Valley, ce fablab est aujourd'hui implanté dans 8 villes aux Etats-Unis et le discours de Mark Hatch, son CEO et co-fondateur, est assez différent de l'esprit associatif qui prévaut dans les fablabs français. L'objectif de TechShop est d'être leader auprès des makers, mais, avec un prix de 150 $ par mois, la cible semble plus être les créateurs de startup et porteurs de projets que les particuliers. La communication de l'américain met notamment en avant les succès commerciaux de ses makers, avec des produits tels que le système de paiement mobile Square ou l'étui pour iPad DODOcase qui ont été créés dans ses ateliers.

Le développement de relativement rapide de TechShop semble indiquer que ce modèle est profitable à l'échelle des Etats-Unis, mais peut-il l'être ailleurs ? Pour aborder les pays étrangers, TechShop a crée une structure en Irlande qui se charge de trouver un partenaire local pour porter le fablab dans chaque nouveau pays. Un partage des risques qui a permis à TechShop de s'implanter à Tokyo avec le soutien de Fujitsu, à Abu Dhabi avec Innovator, entité qui bénéficie de fonds des émirats pour promouvoir l'innovation, et en région parisienne avec Leroy-Merlin.

L'Américain TechShop s'est implanté en France, à Ivry sur Seine et bientôt à Lille via le soutien de Leroy-Merlin.

A Ivry sur Seine, TechShop et les Ateliers Leroy Merlin offrent aux makers un espace de 2 000 m2 et plus de 150 machines et équipements. De quoi faire rêver beaucoup de responsables de fablabs associatifs, mais pour les adhérents ou plutôt abonnés au TechShop d'Ivry, cette richesse à un coût. L'abonnement le moins cher démarre à 50 € par mois, mais il ne donne accès aux machines que le matin et pendant les jours de semaine. Le forfait illimité est proposé de 180 € à 300 € par mois ce qui, de facto, le réserve qu'à de riches particuliers et surtout aux professionnels.

Un fablab 100% commercial est-il viable en France ?

Ce modèle est-il viable en France alors qu'aucun fablab communautaire ne parvient à financer son parc machine avec les seuls revenus liés aux adhérents ? TechShop et son partenaire Leroy Merlin semblent le croire puisque le second TechShop français sera inauguré à Lille au printemps 2017, en partenariat avec EuraTechnologies et l’Université Catholique de Lille.

Un fablab commercial semble en lice pour parvenir à l'équilibre financier le premier, c'est l'Usine IO. Ouvert en 2015 à Paris, à quelques pas du TechShop d'Ivry, cette structure a été financée par le trio Xavier Niel, Henri Seydoux et Jacques-Antoine Granjon mais Benjamin Carlu, son président et co-fondateur se défend d'être un fablab de plus : "Nous ne sommes pas en concurrence directe avec les fablabs. Notre modèle est plutôt l'accompagnement de porteur de projets de création de produits. Nous mettons à disposition de nos membres des moyens techniques mais aussi des experts ainsi qu'un réseau industriel pour aller jusqu'à la fabrication du produit."

Entreprise commerciale, l'Usine IO ne veut pas se poser en concurrente des fablabs classiques, mais comme accompagnateur de projets hardware.

Ouvert le 1er octobre 2014, l'Usine IO a atteint la barre des 500 membres abonnés. Un succès car avec des abonnements à environ 200 euros par mois, on ne croise pas de bricoleurs du dimanche ou des cosplayeurs à la recherche d'une imprimante 3D ou d'une découpeuse laser dans les espaces design de l'Usine IO mais exclusivement les porteurs de projets. "C'est l'équivalent d'un abonnement à une salle de sport pour un ingénieur ou un inventeur" tempère Benjamin Carlu. "Alors qu'un fablab va permettre à une personne d'apprendre à utiliser une machine, de notre côté, nous sommes plutôt les coachs sportifs du porteur de projet hardware. A partir de son idée, nous allons l'aider à concevoir la roadmap de son projet, le mettre en relation avec les bons industriels qui vont l'aider à faire progresser son produit, depuis la fabrication des prototypes jusqu'au lancement de la série." Parmi les premiers produits commercialisés à avoir bénéficié de ce coaching, le compteur de "Like" Facebook Smiirl, la trottinette électrique ElectricMood ou, plus ambitieux, le robot voiturier de Stanley Robotics. Le modèle défendu par Benjamin Carlu semble porter ses fruits puisque le président de l'Usine IO affirme que l'entreprise est sur le point d'atteindre son point d'équilibre financier, 2 ans après sa création.

Source : atelier.net

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Airbus Cargo Drone Challenge 2016

3 Août 2016, 18:34pm

Publié par Grégory SANT

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Une tour panoromque de grande hauteur à Brighton

3 Août 2016, 18:31pm

Publié par Grégory SANT

La Tour d’observation ascensionnelle et panoramique British Airways i360 d’une hauteur de 162 mètres, située en bord de mer dans la station balnéaire de Brighton (sud de l’Angleterre), sera inaugurée le 4 août prochain.

Construite par le français Poma, société spécialiste des téléphériques, cette tour intègre une soucoupe panoramique en verre en forme de beignet assez futuriste, qui permettra à 200 personnes d’atteindre une altitude de 138 mètres au dessus du niveau de la Manche en 5 minutes, afin de de boire un verre avec une vue imprenable sur la mer.

Le voyage aller / retour dure 20 minutes la journée, et 30 minutes à partir de 18 h lorsque le bar est ouvert.

Les billets sont déjà en vente ; le prix des places oscille entre 6,75 livres pour un enfant, à 25 livres pour les places prioritaires.

Personnellement je trouve que cette tour dénature un peu le paysage … mais bon, qui peut se vanter d’avoir bu un verre au bord de la mer, à 138 mètres d’altitude ? … peut – être vous, qui sait …

Sources : visitbrighton & dailymail

Source : w3sh.com

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