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objets communicants

GreenHouseKeeper : la serre d'appartement connectée

18 Mars 2019, 18:05pm

Publié par Grégory SANT

Choisir son appart en fonction de l’orientation de la terrasse, du niveau d’humidité de la pelouse, de la luminosité du salon… Un peu ardu ?

GreenHouseKeeper (ou "GHK" pour les intimes) a imaginé une serre connectée à installer confortablement chez vous. Équipée de caméras, capteurs et LED, elle est pilotée par un logiciel intelligent, HerbroCore, qui vous renseigne 24h/24 et 7j/7 sur la santé de vos plantes. Capable d’automatiser tout ce qu’il faut pour que ça pousse (mieux que des mauvaises herbes), il recrée les conditions environnementales optimales pour vos plantes. Vous allez pouvoir garder un œil et une oreille sur vos pousses, pour veiller en permanence à leur bonne croissance. Une plante mal éclairée ? Paf ! Vous réagissez. Un taux d’humidité pas raccord ? Idem. Et si vous ne savez pas quoi faire du tout, la serre sait pour vous ! Professionnels, chercheurs, amateurs de plantes ou curieux : dans votre nouvel appart, vous aurez rapidement de quoi faire un exposé détaillé à vos potes ébahis, lors de votre prochain atelier rempotage à domicile.

D'ici là, vous trouverez plus de détails dans cette vidéo qui vous montre le fonctionnement de GHK :

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Quelles sont les nouveautés en IOT ?

11 Février 2019, 18:14pm

Publié par Grégory SANT

Avec Eideris, Engie Home Services (la filiale d'Engie spécialisée dans la maintenance) dispose depuis septembre 2018 de sa première chaudière connectée sous sa marque. Ce dernier grand projet IoT du groupe a vu le jour grâce au travail de veille technologique de ses équipes pour se tenir au courant de l'évolution des objets connectés. "C'est en suivant l'actualité du distributeur américain Honeywell, qui propose notamment des thermostats connectés, et du constructeur italien Cosmogas que nous avons eu l'idée de lancer ce service assemblant nos trois savoir-faire", se souvient Amaury Lamarche, head of B2C innovation and smart home chez Engie Digital.

Bien sûr, la filiale d'Engie n'est pas seule à pratiquer une veille sur l'Internet des objets. Et pour cause, "c'est un moyen de prendre une longueur d'avance", reconnaît Maurice Pitel, chef de projet Innovation chez Schneider Electric, groupe industriel français spécialisé dans la gestion de l'énergie. Cette activité est même un sujet sensible pour certaines entreprises, comme le constructeur français Vinci qui ne communique pas sur son organisation.

Mais les firmes s'organisent de manière similaire, en s'appuyant sur trois leviers. Leurs équipes en sont l'élément principal. "L'IoT évolue continuellement, on ne sait pas ce que sera la technologie dans 18 mois. Cela implique de travailler en mode agile pour ne pas se laisser devancer. Même si nous disposons d'une structure dédiée à l'innovation, c'est à chacun des salariés, à tous les niveaux, de veiller sur ce qui se passe sur le marché", assure Jérôme Boissou, responsable du programme Eliot (dédié aux objets connectés) chez Legrand, le spécialiste français des infrastructures électriques.

Une activité chronophage

Les business units surveillent les évolutions des hardwares, des réseaux, des logiciels, mais aussi de la réglementation et de l'adoption. C'est à ce moment que les entreprises évaluent l'intérêt de leurs solutions sur le marché, étudient les offres concurrentes et anticipent les tendances. "Dans l'organisation quotidienne, il est important qu'une personne se spécialise sur un domaine spécifique pour ne pas se disperser et être pertinent", ajoute Amaury Lamarche, chez Engie Digital. Les collaborateurs de l'énergéticien français se rendent à des salons et colloques pour développer leur réseau et contactent des spécialistes du sujet pour avoir une idée des perspectives.

Les partenaires technologiques représentent le deuxième point fort des sociétés pour décupler leurs sources d'information. "Cette activité de veille est chronophage et compliquée car le sujet est transverse. Il est indispensable d'être aiguillé en parallèle par des spécialistes", admet Maurice Pitel, chez Schneider Electric. Le fabricant français d'objets connectés pour la maison intelligente SmartHome s'appuie ainsi sur son fournisseur américain Texas Instruments pour avoir connaissance de l'évolution des composants. Les projections font aussi partie des questions récurrentes : "Les grands groupes nous demandent des conseils sur l'évolution des réseaux de communication car lorsqu'ils conçoivent un boîtier IoT, le projet peut mettre jusqu'à deux ans de la conception à la commercialisation. Ils n'ont donc pas le droit à l'erreur dans leur choix de fabrication", raconte Frédéric Salles, président de Matooma, spécialiste dans le domaine de l'IoT et la connectivité par carte SIM multi-opérateur.

"Il faut aussi évaluer techniquement celles que l'on pourra intégrer" 

La collaboration avec des start-up est le troisième outil des grands groupes pour se tenir informés. Schneider Electric travaille en open-innovation avec différentes jeunes pousses pour leur proposer leurs produits dans ses propres services. "Nous scannons les créations de start-up pour évaluer celles qui pourraient nous apporter de la valeur et les aider à se développer", précise Maurice Pitel. Schneider Electric a lancé en ce sens en novembre 2018 son fonds corporate pour investir entre 300 et 500 millions d'euros en cinq ans dans des start-up innovantes.

Mais identifier les start-up ne suffit pas. "Il faut aussi évaluer techniquement celles que l'on pourra intégrer avec une analyse précise du produit, des usages et de l'équipe", conseille David de Amorim, directeur de l'innovation esanté chez Docapost. Deux salariés de la filiale de La Poste participent au programme interne French IoT pour effectuer une veille nationale. Ils sont épaulés dans cette activité par les équipes régionales.

"Certaines entreprises publient même sur leur site des articles en lien avec leurs sujets de veille pour informer leurs partenaires et gagner en crédibilité auprès de leurs clients", observe Chékib Gharbi, directeur général du cluster lillois CITC dédié à l'IoT. La veille, en plus d'aider les équipes dans leurs projets d'innovation, contribue ainsi à augmenter leur niveau d'expertise.

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L'intelligence artificielle au service de l'e-santé

18 Juin 2018, 18:58pm

Publié par Grégory SANT

On a parfois l’impression que la e-santé peine à trouver la technologie qui lui permettra de passer dans une nouvelle dimension. Et si ce qu’il manquait était tout simplement un liant technologique pour connecter toutes ces innovations et les rendre les plus simples et accessibles possible ?

Les apports de la technologie dans le domaine de la santé sont considérables. La révolution du numérique a laissé entrevoir de nombreuses mutations au service des patients, abordées chaque année au Festival de la Communication Santé.

La santé, premier secteur d’application pour l’Intelligence Artificielle

On l’a vu dans les débats récents autour du rapport de Cédric Villani, la santé est le secteur qui cristallise le plus d’espoirs et d’attentes de la part de la communauté scientifique, des industriels et du grand public. Un domaine où l’application pratique de ces technologies promet de belles avancées, notamment de guérir le cancer ou de proposer des thérapies ultra personnalisées.

Il ne s’agit pas réellement d’un séisme technologique, mais plutôt d’un prolongement de ce qui se fait depuis plusieurs années en science des données. Ce sujet a été abordé lors des deux derniers ateliers à l’Université d’été de la e-santé. L’IA va permettre aux différents acteurs d’aller plus vite et plus loin dans l’analyse de tout ce que les outils numériques en santé nous offrent en termes de données “en vie réelle” ou d’analyse de la voix patient. L’IA est la clé de lecture qui va nous permettre de traiter toutes ces données pour en extraire la substantifique moelle au service des patients.

Un point de convergence pour la e-santé

Quand on pense au panorama de la e-santé grand public on imagine des dispositifs médicaux, des bracelets ou montres d’activité et des applications pour monitorer tous ces objets connectés. Mais il est souvent compliqué aujourd’hui d’y ajouter des dimensions environnementales, des décennies de littérature scientifique, et de valoriser l’ensemble de ces informations pour en tirer un bénéfice direct pour le patient.

Avant de penser à un humain augmenté ou à des scénarios de science-fiction, félicitons-nous déjà de ce que la technologie d’aujourd’hui peut apporter aux médecins et aux chercheurs. La puissance de calcul disponible aujourd’hui et ces algorithmes toujours plus “intelligents” (même si le terme en lui-même mérite débat), vont permettre de faire passer un cap à la e-santé.

C’est en combinant l’inventivité et la créativité de nos intelligences bien humaines avec les capacités de l’intelligence artificielle que nous arriverons à avancer dans cette direction. L’Université d’été de la e-santé, dont Orange est partenaire, l’a bien compris et place sa prochaine édition (les 3, 4 et 5 juillet 2018) sous le signe de l’intelligence sous toutes ses formes.

Un formidable élan pour l’ensemble des innovateurs

Les spécialistes de l’imagerie médicale, de l’impression 3D, des applications de suivi… Tout le monde se penche aujourd’hui sur le sujet de l’IA et nous n’en sommes qu’aux prémices. Je pense notamment au premier challenge d’IA en santé organisé par les Laboratoires Pierre Fabre, qui nous a prouvé d’une part l’ingéniosité des participants, mais aussi leur diversité de formations et d’approches.
On sent bien ce nouveau souffle arriver dans le secteur de la e-santé et je suis très optimiste sur la place que pourront tenir nos chercheurs et nos industriels dans la révolution de l’IA santé mondiale !

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Ford s'interesse à la sécurité des cyclistes

18 Juin 2018, 18:30pm

Publié par Grégory SANT

Vous n’aurez très certainement pas la classe avec mais, au moins, avec cette veste, les autres devraient mieux vous voir : il y a des LED sur les manches, une bande rouge qui s’illumine à l’arrière quand vous freinez et même des clignotants pour appuyer les changements de direction.

Connectée à un smartphone venant se loger dans l’une des manches, la veste intègre en prime un système de navigation fonctionnant par vibration. En somme, quand il faut tourner à gauche, la manche gauche enverra le signal idoine. Il y a aussi une interface haptique et sonore pour prendre des appels ou recevoir des messages sans besoin de regarder l’écran.

Pour l’heure, cette Smart Jacket est un proof of concept mais Ford s’affaire à breveter la technologie pour commercialiser le produit ou vendre la licence à des partenaires.

 

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Votre smartphone va servir à démarrer votre voiture

28 Mai 2018, 18:19pm

Publié par Grégory SANT

 

 

Selon le site The Information, Apple serait sur le point de modifier le fonctionnement des puces NFC intégrées dans les iPhone afin d’en étendre les possibilités

La modification de la puce, qui devrait être annoncée le mois prochain, permettra aux possesseurs d’iPhone de déverrouiller les portes (compatibles bien évidemment) de leur habitat, ou même de démarrer leurs véhicules. La technologie NFC est considérée comme sûre, car les données sauvegardées sur la puce sont isolées et distinctes du système d’exploitation. Celle-ci est déjà couramment utilisée dans les appareils sous Android et dans de nombreux domaines, que ce soit pour le pointage des employés, le déverrouillage de chambres d’hôtel ou encore le paiement sans contact.

Si l’utilisation de la puce intégrée dans les iPhone venait à se généraliser, les habitudes et usages s’en trouveraient fortement bouleversés. Le téléphone deviendrait non seulement un portefeuille rassemblant tous les moyens de paiement (carte de transport incluse), mais aussi un trousseau de clés et une carte d’identité. Une centralisation théoriquement très pratique, mais en pratique, est-il vraiment judicieux de regrouper autant de valeurs et de fonctionnalités dans un seul appareil ? Apple devrait fournir plus d’informations sur les changements apportés à leur puce NFC lors de la WWDC qui débutera le 4 juin.

 

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Ressentir le paysage pour les malvoyants par Ford

15 Mai 2018, 18:13pm

Publié par Grégory SANT

Ressentir le paysage pour les malvoyants par Ford

Toucher ce que l’on ne peut pas voir. C’est l’ambition de Ford et son projet Feel the View qui exploite l’haptique pour permettre au malvoyant de ressentir le paysage qui l’entoure.

RogerVoice permet aux sourds et malentendants de passer des appels téléphoniques, Ford parviendra-t-il à faire « visualiser » le paysage à un passager malvoyant ? C’est en tout cas l’ambition portée par le projet Feel the View. Le constructeur américain vient de publier une vidéo sur son site mettant en scène son concept-car équipé du dispositif Feel the View. Le prototype du géant américain a été mis au point en partenariat avec la startup italienne Aedo, spécialisée dans le développement de solutions haptiques pour les malvoyants.

Le principe du concept car Feel the view repose donc sur un recours à l’haptique, grâce à un boîtier doté d’une caméra et relié à une surface tactile qui recouvre l’intérieur des fenêtres de la voiture. À bord du véhicule, la personne malvoyante peut prendre une photo du paysage qui l’entoure en cliquant sur le bouton du boîtier, prévu à cet effet. Le dispositif mis au point par la jeune pousse italienne va alors convertir la capture en une image monochrome ultra-contrastée. Ces différents niveaux de contrastes — Feel the View en dénombrent 255 — sont ensuite retranscrits en vibrations par le dispositif. Chaque nuance est ainsi transformée en vibration plus au moins intense sur les vitres du véhicule. Cette graduation étant censée représenter les reliefs et textures qui composent le paysage photographié. Le passager malvoyant n’a plus qu’à poser sa main sur la fenêtre et laisser son imagination redessiner le panorama qui l’entoure. Autrement dit, toucher ce qu’il ne peut pas voir.

Sans aller jusqu’à dire que Ford a inventé un nouveau langage pour les malvoyants, la technologie haptique joue un rôle d’intermédiaire important. Dans le Tourisme, de tels dispositifs ouvrent la voie à toutes sortes de solutions qui permettraient d’optimiser la phase d’inspiration qui précède le voyage. Quand un touriste demande à voir des photos de la chambre d’hôtel qu’il souhaite réserver, dans le même but, un voyageur malvoyant pourrait utiliser l’haptique.

Dans le cas présent, il est facile d’imaginer que le dispositif Feel the view équipe les taxis et les VTC, permettant aux malvoyants de mieux profiter de leur balade en voiture, en s’imprégnant du paysage. D’autant plus que Ford envisage de recourir à l’IA au travers d’un assistant vocal qui jouera le narrateur de ce que le malvoyant touche. L’occasion de stimuler l’imagination de ce dernier, afin d’avoir une représentation plus fidèle de ce qui l’entoure. Pour l’heure et au regard des maigres informations fournies par Ford sur son projet, il est difficile de savoir si le dispositif aboutira ou ne se résume qu’à un simple clip vidéo à la recherche du buzz. Quoi qu’il en soit, l’exploitation de l’haptique est bien une réalité et réserve de nombreuses applications dans le domaine du Travel.

 

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Les médicaments connectés

9 Mai 2018, 19:13pm

Publié par Grégory SANT

 

 

Une puce minuscule insérée dans un médicament, c'est une révolution pour la médecine. Le cachet connecté est désormais sur le marché américain. La non-prise de médicament coûte deux milliards d'euros à la Sécurité sociale en France. Cette nouveauté est présentée comme la solution pour un suivi en temps réel du traitement.

De possibles économies à la clé ?

Le principe du médicament connecté est assez simple. Il faut installer un patch qui contient un capteur sur son ventre, pas très loin de l'estomac. Lorsqu'on avale le cachet qui contient la puce électronique, dès qu'il est ingéré il envoie un signal au patch. Ce signal est ensuite envoyé à l'ordinateur qui vous surveille. Aux États-Unis, les sociétés d'assurance obligeront-elles un jour leurs clients à être surveillés ? Des incitations financières pourraient être proposées aux bons élèves. Le médicament connecté sera pour l'instant réservé à des malades psychiatriques volontaires. Aucune étude n'existe sur les économies qu'il pourrait permettre aux systèmes de santé.

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Un pare-brise haptique par Ford

3 Mai 2018, 19:16pm

Publié par Grégory SANT

Ford Feel the view
(c) Ford

Baptisé « Feel the view », le système a été conçu et développé par les équipes de Ford Italie en partenariat avec l’agence de communication GTB Roma et la start-up italienne Aedo. Cette dernière conçoit des systèmes permettant aux personnes malvoyantes d’interagir avec des écrans en utilisant leurs perceptions tactiles, sonores et haptiques. Lorsque l’on touche une interface haptique, celle-ci a pour spécificité de transmettre une sensation tactile en retour. C’est sur cette technologie que s’est appuyé Ford pour concevoir le dispositif « Feel the view ».

Un dispositif pour « toucher » le paysage

En pratique, un appareil fixé sur la vitre de la voiture prend une photo du paysage et la convertit en niveaux de gris pour en augmenter les contrastes. Cette dernière est ensuite transmise à la vitre dont le verre va servir de canevas pour « dessiner » l’image.

 
Ford Feel the view appareil
(c) Ford

La vitre est en effet équipée de diodes de type LED (light-emitting diode) sensibles à la pression. Mais au lieu d’émettre de la lumière, ces diodes vont transmettre une vibration. Lorsque l’utilisateur touche la vitre, l’appareil provoque une vibration dont l’intensité varie selon la couleur de l’image. 255 intensités sont disponibles correspondant aux 255 nuances de gris, et la vibration est d’autant plus intense que le gris est clair. En explorant la surface de la fenêtre, les personnes malvoyantes peuvent ainsi reconstruire la forme du paysage.

Ford Feel the view aedo project
(c) Ford

Un système d’intelligence artificielle et de synthèse vocale complète le dispositif : connecté à internet et au système audio du véhicule, il décrit sommairement le paysage environnant pour aider l’utilisateur à mieux comprendre ce qu’il touche.

Améliorer les interfaces des véhicules connectés et autonomes

Au-delà de ses applications pour améliorer le quotidien des personnes malvoyantes, ce dispositif ouvre la voie à des nouvelles possibilités d’interaction entre les passagers et le véhicule, directement sur les surfaces vitrées. Avec en ligne de mire une amélioration des interfaces homme-machine pour les véhicules autonomes.

C’est pourquoi les technologies de retour haptique sont explorées par de nombreux acteurs. Audi s’en sert ainsi sur les écrans tactiles de la dernière A7 afin qu’ils transmettent les mêmes sensations que de vrais boutons. Et dans son prototype de véhicule autonome Vision Zéro, l’équipementier ZF utilise le retour haptique directement sur le volant pour envoyer des avertissements au conducteur lorsque son regard dévie de la route.

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Le transhumanisme et la bioéthique

2 Mai 2018, 18:34pm

Publié par Grégory SANT

 
Si les états généraux de la bioéthique se polarisent autour de la procréation et de la fin de vie, l'intelligence artificielle et le rêve d'un "homme augmenté" suscitent bien des interrogations ( AFP/Archives / ISAAC LAWRENCE )

Si les états généraux de la bioéthique se polarisent autour de la procréation et de la fin de vie, l'intelligence artificielle et le rêve d'un "homme augmenté" suscitent bien des interrogations ( AFP/Archives / ISAAC LAWRENCE )Si les états généraux de la bioéthique se polarisent autour de la procréation et de la fin de vie, l'intelligence artificielle et le rêve d'un "homme augmenté" suscitent bien des interrogations. Faut-il avoir peur du transhumanisme?Ce courant de pensée, devenu une mouvance protéiforme, a été créé au début des années 1980 par des futurologues californiens pour défendre l'idée que l'homme peut être "augmenté" dans ses capacités physiques et mentales, voire libéré de ses limites biologiques, à l'aide des technologies. Au point d'espérer repousser les frontières de la mort.Transhumanisme? Le mot, qui fait cogiter les mouvements spirituels et s'invite dans les revues d'idées, ne figure pas parmi les neufs thèmes ouverts à la consultation - achevée lundi - par le Comité consultatif national d'éthique (CCNE), qui doit remettre un rapport de synthèse en juin en vue d'une modification de la loi.Mais plusieurs chantiers ont abordé des enjeux connexes: intelligence artificielle (IA) et robotisation, neurosciences, données de santé, dons et transplantations d'organes...

"L'ombre des courants transhumanistes plane sur les états généraux de la bioéthique. Il est intéressant de voir comment ils marquent les mentalités, autour de l'IA, des fameuses NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives, NDLR), qui ont comme objectif numéro un d'améliorer la machinerie humaine", explique à l'AFP Thierry Magnin, recteur de l'université catholique de Lyon.

"Est-ce que l'homme va se réduire à sa machinerie? C'est la grande question" éthique, estime ce physicien et théologien. "Plus vous allez vers la machinerie, plus vous vous dites +tant que je peux réparer et augmenter les capacités de la machine, ça vaut le coup+. Mais si je ne peux plus? Une machine qui ne marche plus, qu'en fait-on? On la met à la casse", alerte le prêtre.

Ce "technophile vigilant" invite à regarder avec discernement des "courants transhumanistes" plus divers qu'il n'y paraît. Entre l'ONG Humanity, qui milite pour un encadrement éthique de l'utilisation des technologies, et l'Université de la singularité, plus radicale, les "visions de l'homme" ne sont pas les mêmes.

"Tous les courants transhumanistes ne prônent pas le +cyborg+, la fusion homme-machine", note le père Magnin. Un cyborg qui, par ailleurs, pourrait aussi avoir ses limites: "Si le vivant était complètement robuste, il ne pourrait plus évoluer", note le chercheur.

- "Garde-fous" -

Le neurobiologiste Jean Mariani dénonce dans un livre ("Ca va pas la tête!") les "apprentis sorciers du transhumanisme", qui "font preuve d'une profonde méconnaissance du fonctionnement du cerveau".

"Télécharger l'esprit humain dans une puce, déjà on en est loin, mais en plus on y met quoi? L'obstacle principal n'est pas dans les manques de l'intelligence artificielle, il est du côté de la biologie", estime le scientifique.

Quand Elon Musk, patron de Tesla et de la société aérospatiale SpaceX, "parle de fusionner notre cerveau avec de l'intelligence artificielle embarquée pour être plus puissant, c'est une blague! Une blague motivée par l'impact médiatique de telles annonces", abonde Nathanaël Jarrassé, de l'Institut des systèmes intelligents et de robotique à Paris.

"Tout ça a tendance à cliver l'opinion, à pousser les gens vers du manichéisme pour ou contre, alors que c'est très complexe. Il y a une réflexion à avoir sur les techniques, mais au cas par cas", fait valoir ce chercheur CNRS, "techno enthousiaste" mais pas béat.

"Il faut mettre en place un certain nombre de garde-fous éthiques et une réflexion culturelle, sociétale sur le bien-fondé de certaines recherches, comme par exemple sur les possibilités d'augmentation des capacités cognitives. Tout ce qui est possible techniquement ne doit pas forcément être fait", dit-il.

Pour le neuroradiologue Christophe Habas, ancien grand maître du Grand Orient de France, "il s'agit d'encadrer les révolutions technologiques en cours, dans le sens d'un usage raisonné au service de l'humain".

Et un "comité d'éthique Théodule" n'y suffira pas car il "ne pèsera rien face aux multinationales", comme les Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon).

"Est-ce qu'on peut peser politiquement? Je ne crois pas que cela soit facile", prévient ce franc-maçon.

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Le casque AlterEgo peut comprendre vos pensées

18 Avril 2018, 19:17pm

Publié par Grégory SANT

Le casque AlterEgo peut fonctionner connectée avec une télévision.
Le casque AlterEgo peut fonctionner connectée avec une télévision. — Capture d'écran Youtube/MIT Media Lab

La technologie ne cesse d’étonner et les scientifiques d’innover. La preuve, une nouvelle fois, avec cette invention des chercheurs du MIT : un casque baptisé AlterEgo qui permet de comprendre et interpréter nos pensées intérieures. Pour réussir cette prouesse, cet équipement se base sur la subvocalisation, explique RTL.

Un casque à accrocher derrière l’oreille

La subvocalisation se caractérise simplement par la lecture mentale des mots, comme lorsqu’on lit dans sa tête plutôt qu’à voix haute. Cette pratique déclenche des signaux neuromusculaires et ce sont eux que le casque va intercepter.

Pour fonctionner, AlterEgo doit être relié à un autre appareil, tel qu’un smartphone ou une télévision connectée via un ordinateur. Ensuite, il suffit d’accrocher le casque derrière l’oreille et les capteurs au niveau du menton.

Des possibilités vastes

Mais à quoi cela pourra-t-il servir ? Sur une vidéo de présentation, on peut voir l’un des scientifiques à l’origine du projet naviguer dans les menus de sa télévision sans télécommande, seulement par la pensée. En étant relié à un smartphone équipé d’un assistant personnel, AlterEgo peut aussi répondre à des questions posées mentalement comme l’heure.

Si ce n’est pour l’heure qu’un prototype, à l’avenir AlterEgo pourrait être en mesure d’écrire un sms ou un e-mail par la pensée, avance RTL. Sans oublier un usage potentiel pour les personnes qui ne peuvent plus parler ou qui ne peuvent plus se servir de leurs mains ou de leurs bras.

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