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transport

Un rover martien par Toyota

15 Mars 2019, 18:47pm

Publié par Grégory SANT

Toyota est un constructeur automobile japonais très connu. La conception de véhicules, c'est vraiment son rayon. Peu importe que ce soit un véhicule qui aille sur la Lune. La marque s'est associée avec l'agence spatiale japonaise pour mettre au point un rover habitable.Selon le planning actuel, ce rover devrait se poser sur la Lune en 2029. Avec ces six roues, il pourra transporter deux astronautes sur une distance d’environ 10 000 km grâce à la technologie de pile à combustible de Toyota et à l’énergie solaire. En taille, ce rover sera équivalent à deux minibus et offrira 13 mètres carrés d’espace habitable. Entièrement pressurisé, les astronautes pourront aussi retirer leur combinaison à l’intérieur.

Le rover sera envoyé sur la Lune avant l’expédition humaine. Il les rejoindra de manière autonome à leur arrivée. Nous sommes encore loin de l’idée d’avoir de vrais espaces habitables sur la Lune mais un rover pressurisé est clairement une amélioration notable dans ce domaine.

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Présentation le 14 mars de la Tesla Y

4 Mars 2019, 18:36pm

Publié par Grégory SANT

 Tesla Model Y : Elon Musk annonce sa présentation le 14 mars

 

Tesla s’apprête à dévoiler sa cinquième voiture depuis sa naissance en 2003. Elon Musk vient en effet d'annoncer que l'entreprise dévoilera le Model Y dans son studio de design à Los Angeles le 14 mars. Il s’agit d’un SUV qui partagera 75 % de ses pièces avec la Model 3, qui est actuellement la moins chère des Tesla.

On sait pour le moment très peu de choses au sujet du Model Y dont un aperçu noir et blanc avait été dévoilé en juin 2017. Elon Musk avait indiqué que la voiture électrique serait sur le marché d'ici 2020. En ce qui concerne le prix, le patron de Tesla vient de préciser via Twitter que le Model Y est environ 10 % plus grand que la Model 3 et qu’il coûtera environ 10 % de plus.

 

Il a par ailleurs annoncé que la première station Supercharger v3.0 à 350kW sera mise en service mercredi prochain. La semaine dernière, Tesla a officialisé l’arrivée de la Model 3 à 35.000 dollars qui s’accompagne d’un basculement sur un modèle de vente 100% en ligne. Une grande partie des points de vente Tesla vont être fermés et le reste sera reconverti en centre d’information sur la marque. Une stratégie jugée nécessaire pour pouvoir proposer la Model 3 au tarif de base promis au moment de sa présentation en mars 2016.

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Flying Whales : un dirigeable de transport de charges lourdes

25 Février 2019, 18:58pm

Publié par Grégory SANT

Flying Whales : un dirigeable pour transporter les charges lourdes
La maquette de 1 mètre de long a subi des essais dans la soufflerie lilloise de l'Onera.© Flying Whales

Le ballon dirigeable LCA60T de Flying Whales a terminé fin janvier 2019 sa première campagne d’essais dans la soufflerie lilloise de l’Office national d’études et de recherches aérospatiales (Onera). Après un mois de mesures sur une maquette 1/150ème, les données récoltées permettront de construire un modèle aérodynamique complet. Attendue pour 2022, la première machine à l’échelle 1 devrait servir au transport de charges lourdes, notamment pour le compte de l’Office national des forêts.

LCA60T - pour « Large capacity airship 60 tons » - sera le nom du futur dirigeable rigide pour le transport de charges lourdes imaginé par Flying Whales. Le 30 janvier 2019, l’entreprise française créée en 2012 a annoncé la fin d’une première campagne d’essais. Pendant environ un mois, une maquette à l’échelle 1/150ème de l’appareil a subi des tests en conditions statiques et dynamiques dans la soufflerie lilloise de l’Office national d’études et de recherches aérospatiales (Onera). Forces et pressions appliquées sur l’enveloppe de vol ont été mesurées dans l’optique de construire un modèle aérodynamique. « Nous devrions avoir un premier modèle fin février qui nous permettra de regarder les performances en croisière, affirme Guillaume Martinat, responsable des études aérodynamiques chez Flying Whales. Un modèle plus complet sera établi en avril. »

A terme, le modèle alimentera un simulateur pour faire des études de performance. Mais à l’heure actuelle, les données récoltées en ce début d’année permettent déjà d’avoir une bonne compréhension du comportement de l’air autour de la machine dans différentes conditions. Quelques corrections devront néanmoins être appliquées, souligne M. Martinat : « Compte tenu de l’échelle de la maquette qui fait 1 mètre de long et malgré une vitesse d’écoulement dans la soufflerie plus rapide que la vitesse de croisière de la machine en conditions réelles, il existe un facteur d’échelle très important qui doit être corrigé par le calcul avant d’avoir un modèle aérodynamique complet. »

Des troncs d’arbres parmi les nuages

Capable de transporter jusqu’à 60 tonnes, le LCA60T mesurera 40 mètres de hauteur et 154 mètres de long. Le tout rempli d’un gaz porteur inerte : l’hélium. Pour la propulsion, du kérosène aéronautique classique sera embarqué et transformé en énergie électrique distribuée à des propulseurs autour de l’appareil.

Initialement, le projet a été lancé pour aller chercher du bois dans les forêts et l’emmener là où il sera exploité. Les scieries par exemple. « C’est un besoin clairement identifié et exprimé par l’office national des forêts (ONF) », indique Romain Schalck, qui énumère plusieurs freins actuels au transport de bois en France métropolitaine : l’accès compliqué à la ressource forestière dû à la topographie, le coût des infrastructures et celui du maintien en état des routes empruntées par les camions grumiers. Mais Flying Whales envisage d’autres utilisations potentielles : le transport de pales ou de mâts d’éoliennes, ou encore de pylônes haute tension.

Objectif 2022

Un premier dirigeable à l’échelle 1 est prévu pour 2022 à l’issue d’un projet de 4 ans qui réunit plusieurs partenaires sous la coordination de Flying Whales : Epsilon Composite pour la structure, l’Onera pour la conception générale, l’aérodynamique, la dynamique du vol et la protection des conditions environnementales, Reel pour le levage de charges, Safran Aerosystems pour l’enveloppe, le système de protection souple et la porte cargo, et enfin Tecalemit pour le ballastage. « La première machine ne sera pas qu’un prototype dédié aux tests, assure M. Schalck. Elle sera opérationnelle. Et la production en série sera lancée dans le même temps. » Objectif : 150 appareils sur 10 ans.

Quant à la maquette, elle reprendra du service au printemps pour une deuxième campagne de tests. Seront étudiés des aspects de dynamique plus complexes comme la résistance à des rafales de vent.

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Vente aux enchères de motos de collection à Las Vegas

29 Janvier 2019, 18:32pm

Publié par Grégory SANT

$302,500 | 1912 Henderson Model A | Auction Link: Mecum(Credit: Somer Hooker / New Atlas)

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Jaguar présente un système de signalisation au sol des mouvements de ses véhicules

24 Janvier 2019, 17:32pm

Publié par Grégory SANT

jaguar voiture autonome projeter mouvement
© Jaguar Land Rover

Le groupe Jaguar Land Rover, qui développe des voitures autonomes, a trouvé un nouveau moyen pour qu'elles communiquent avec les autres usagers de la route. Les véhicules pourraient ainsi projeter un signal lumineux au sol, pour indiquer leur direction et leur vitesse.

Au-delà des enjeux technologiques, les voitures autonomes doivent pouvoir communiquer avec les êtres humains pour cohabiter sereinement avec les autres voitures, les vélos ou les piétons. Plusieurs constructeurs se sont donc mis à la recherche du signal le plus facile à comprendre.
 

Indiquer la direction et l'allure de la voiture

C'est en ce sens que Jaguar Land Rover a développé un système lumineux permettant d'indiquer la direction d'un véhicule autonome. À l'aide d'une succession de barres projetées sur le sol, la voiture peut alors signaler un changement de direction, ainsi qu'une accélération ou un freinage, en variant l'intervalle entre ces lignes. Pour l'heure, ce dispositif fait l'objet d'expérimentations, probablement pour évaluer son efficacité dans des conditions peu favorables, telle qu'une luminosité intense ou une météo capricieuse.

Cette fonctionnalité vient s'ajouter à un autre attribut en test chez Jaguar Land Rover. En effet, le constructeur a doté ses engins d'une paire d'yeux, leur donnant un look à la Cars. Leur but : suivre les piétons du regard, afin de les rassurer au moment où ils traversent la route.
 

Communiquer et rassurer

L'enjeu pour les entreprises vendant des voitures autonomes est d'arriver à intégrer ces machines au sein d'un écosystème largement humain. La technologie étant encore balbutiante, les autres usagers ne sont pas habitués à comprendre ces véhicules et à prévoir leurs réactions. C'est pourquoi il est nécessaire de leur fournir des informations claires et faciles à interpréter.

Mais il est également question de rassurer les utilisateurs. Plusieurs sondages ont en effet démontré une certaine méfiance envers les véhicules autonomes. Il faut donc effectuer un travail d'évangélisation, pour gagner la confiance du public.

Une meilleure compréhension de la façon dont fonctionne la technologie contribuera certainement à faire accepter l'innovation. Le problème étant que, pour l'instant, chaque constructeur bricole son système de communication de son côté. Si la voiture autonome veut se faire une place sur la route, il conviendra probablement établir un standard adopté par tous les fabricants.

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Les forces spéciales françaises bientôt équipées en hoverboard ?

29 Novembre 2018, 18:05pm

Publié par Grégory SANT

Juché sur un étrange engin, l’homme file à 20 mètres au-dessus de la Seine à une vitesse impressionnante en direction de Bercy. Parmi les spectateurs, Florence Parly, ministre des Armées, et Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique.

« Ceci est un hoverboard militaire », commente sobrement Mahjoubi, pour qui « notre armée se doit d’être toujours à la pointe de l’innovation ». Le Flyboard - c’est le nom de ce surf des airs - a fait une démonstration dans le cadre du premier salon des innovations de la Défense. Aux manettes, une figure déjà connue : Franky Zapata, l’inventeur mondialement connu du premier hoverboard vraiment fonctionnel. L’armée vient de lui accorder une subvention de 1,3 million d'euros pour moderniser son engin.

 

 

 

 

 

 

 

Franky Zapata, interrogé par Le Parisien, est aux anges : « Je suis très fier de travailler avec l’armée, même si mon invention est bien sûr également destinée au transport de civils ». Avec cette somme, Franky Zapata compte mettre au point le premier microturboréacteur de l’aéronautique. Pour l’instant, le Flyboard était bricolé à partir de réacteurs existants déjà sur le marché.

Évacuation de blessés, combat urbain…

Le ministère des Armées, contacté par Le Parisien, évoque les utilisations possibles de ce hoverboard nouvelle génération pour les forces spéciales : reconnaissance de zones ennemies, évacuation de blessés, ou encore… combat urbain. Depuis deux ans, les forces spéciales françaises s’intéressent au projet, ce qui a permis, selon Zappata, « d’accélérer le dossier auprès de la DGA, la Direction générale de l’armement ».

Son nouveau système de propulsion, moins bruyant, plus sécurisé et plus stable, sera développé par sa société, en liaison avec l’ONERA (un institut de recherches, notamment à des fins militaires) et la société Polyshape. Le nouveau Flyboard devrait être plus maniable aussi pour les militaires, car, souligne-t-on au ministère de la Défense, « seul son inventeur maîtrise pour l’instant parfaitement le pilotage ».

Une entreprise américaine intéressée

Aujourd’hui, l’armée française entend couver la technologie révolutionnaire mise au point par Zapata. L’investissement de plus d’un million d’euros permettra de « travailler sereinement avec l’entrepreneur », explique le ministère de la Défense. Entendre : en espérant éloigner d’autres puissances étrangères. Il y a deux ans, faute d’obtenir assez vite les autorisations de voler, Franky Zapata avait publiquement déploré dans un post Facebook la lenteur et les freins de l’administration française. Une entreprise américaine, spécialisée dans l’armement, avait même déclaré son intérêt pour le hoverboard made in France.

« Mais tout cela s’est terminé très vite, et j’ai décliné l’offre, pas sérieuse », assure Franky Zapata. Qui assure n’avoir pas bien compris la réaction des autorités de réglementation aériennes françaises face à son invention aussi « disruptive » : « On n’avait pas réalisé qu’on avait mis un pied dans le secteur aérien ». Aujourd’hui, Franky Zapata se déclare avant tout « patriote » et désireux de continuer à travailler en France, « tant qu’il pourra ». Des milliers de Flyboard devraient être mis sur le marché ces prochaines années.

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Tesla : plus qu'un constructeur automobile

27 Novembre 2018, 17:51pm

Publié par Grégory SANT

 
Tesla Model 3 rouge France

On a l’habitude de dire que les Tesla sont des ordinateurs sur roues. Mais plus on s’intéresse à (et relaie) l’actualité autour de Tesla, plus on on acquiert la conviction que cette marque n’est pas qu’un constructeur automobile [1]. Elle est bien plus que cela. Bien sûr, son charismatique patron Elon Musk – dont la démission de ses fonctions de PDG n’a eu comme prévu aucune conséquence visible – y est pour beaucoup, mais cela ne fait pas tout. En fait, tous les ingrédients sont réunis pour que Tesla ressemble davantage à une start-up du digital ou un « pure player » qu’à une entreprise industrielle lambda qui fabrique des bagnoles.

Elon Musk est un geek qui a fait ses premières armes sur internet

C’est de notoriété publique, et nous ne vous ferons pas l’injure de réciter l’histoire ni la bio détaillée d’Elon Musk, mais il est quand même bon de se souvenir qu’avant de racheter (et non pas de fonder) Tesla, Elon Musk avait été l’un des fondateurs de Zip2, une startup internet dans le secteur des médias, puis co-dirigeant de Paypal. Il y a incontestablement des morceaux de HTML dans l’ADN de ce garçon, et cela sera certainement déterminant pour la suite. Et pour sa crédibilité auprès des geeks de tous horizons, riches ou moins riches.

Tesla promeut l’open source, et y participe activement

Quel rapport entre réseau social et open source, me direz-vous ? Rien de direct. Mais l’open source est l’une des composantes bienveillantes indissociables d’internet puisqu’il a grandi avec. Et si l’on veut vraiment faire un parallèle, on se rappellera que même Facebook propose un programme open source et s’appuie dessus pour « partager ses connaissances et stimuler l’innovation ». L’open source ne caractérise pas un réseau social, mais toutes les grandes plateformes l’intègrent dans leur ingénierie de développement. C’est aussi un marqueur qui place Tesla dans un mouvement légitimant la marque auprès des communautés de développeurs.

Elon Musk n’est pas seulement PDG, c’est aussi un influenceur

Avec 23,5 millions de followers sur Twitter, Elon Musk ferait pâlir d’envie bien des influenceurs, qui vivent déjà de leur audience avec dix fois moins. L’engagement est également au rendez-vous, puisque chacun de ses tweets est surveillé comme le lait sur le feu, disséqué et analysé, mais suscite surtout des centaines de commentaires, de retweets et de Likes. C’est un peu plus compliqué avec Facebook et Instagram. Après avoir fermé les pages Facebook de Tesla et de SpaceX suite à un défi au printemps 2018, il avait affirmé ne pas aimer ni utiliser le réseau social. Idem avec son compte personnel Instagram, qui comptait quand même 8 millions d’abonnés au moment de sa suspension. Des rapports quelque peu tumultueux avec les entreprises de Mark Zuckerberg, qui ne l’empêchent pas d’être une sorte de community manager de luxe pour ses différentes entreprises.

Les clients Tesla sont une communauté unique, et les premiers ambassadeurs de la marque

S’il est un cas de figure qui illustre parfaitement la notion de Customer Advocacy, c’est bien celui des clients de Tesla. Une communauté loyale et solidaire comme il ne s’en développe que sur internet autour de quelques marques à très forte identité et au pouvoir d’attraction gigantesque. Le premier exemple qui vient à l’esprit avant l’épopée Tesla est évidemment celui d’Apple et ses fameux « fanboys » qui évangélisent contre vents et marées en faveur de leur marque fétiche. On pourrait également faire un parallèle avec Harley-Davidson, dont la communauté ressemblait déjà fortement au « premier réseau social » avant même qu’internet existe. Il suffit de se promener sur quelques-uns des innombrables sites, groupes Facebook et forums pour comprendre l’engouement que suscite la marque Tesla, et à quel point certains sembleraient presque prêts à donner leur vie pour la défendre, au détriment parfois de toute objectivité. Les « convertis » à Tesla affirment haut et fort que jamais de leur vie ils ne reviendront à la voiture thermique, et probablement non plus à une autre marque. Avec de tels ambassadeurs, on comprend que Musk puisse fermer ses pages Facebook et Instagram sur un pari. Sans pression.

Les Superchargeurs Tesla sont des lieux de socialisation

Vous arrive-t-il souvent de vous faire de nouveaux amis quand vous faites le plein de mazout ? C’est pourtant le lot commun de la plupart des possesseurs de Tesla autour des Superchargeurs. Il faut dire qu’ils ont le temps. Selon le modèle qu’ils conduisent et sa version, et donc la capacité des batteries, une recharge en électricité peut prendre entre vingt minutes et une bonne heure, à condition que le Superchargeur délivre toute la puissance demandée et qu’il ne soit pas trop sollicité par plusieurs voitures en même temps. De plus, les Superchargeurs sont généralement situés sur des parkings de confortables hôtels, centres commerciaux, ou restaurants, dans le cadre du programme Recharge à destination. De quoi prendre le temps de se poser autour d’un café pour faire connaissance et parler de son sujet favori : sa Tesla. Et dire du mal des autres marques.

Tesla publie des mises à jour pour ses voitures aussi vite que si c’étaient des applications

C’est absolument unique dans l’industrie : avec une agilité de félin, Tesla est capable de distiller en quelques heures des améliorations sur ses voitures par de simples mises à jour publiées via internet. Mieux, si un truc ne vous plait pas sur votre Tesla ou que vous pensez tenir une super idée d’amélioration, pas besoin de contacter le SAV. Il vous suffit de faire un Tweet directement à Elon Musk et il se pourrait qu’il vous réponde directement, et si votre doléance est brillante, qu’une mise à jour arrive dans les jours qui suivent pour être déployée sur les voitures de la marque. Dernier exemple en date : l’éditeur d’Electrek suggérait à Musk de pouvoir orienter les flux d’air de la Model 3 pour mieux pré-chauffer le pare-brise et les vitres latérales en cas de grand froid. Réponse immédiate d’Elon Musk : « Good idea ». Puis réponse immédiate de Tesla par une mise à jour logicielle de la Model 3. Cette incroyable réactivité est l’une des marques de fabrique des (bons) éditeurs de sites internet ou d’applications mobiles. On la rencontre moins souvent chez les constructeurs automobiles.

Tesla a son programme de bug bounty

Tesla s’appuie sur les communautés internet pour améliorer ses produits et services. En plus de contribuer à l’open source, le constructeur participe à un programme de bug bounty, qui consiste à challenger des développeurs pour qu’ils testent les sites et applications informatiques de la marque à la recherche de failles, en échange de récompenses rémunérées. La marque d’une entreprise qui sait se remettre en question de façon permanente. Ce qui nous amène directement au point suivant.

Tesla a des bugs (pas seulement dans ses voitures)… et un dispositif de hard reset

Que serait un grand réseau social sans ses bugs et ses failles ? Quand on fréquente régulièrement les groupes et forums Tesla, et même s’il y règne une certaine omerta, on relève régulièrement les soucis que certains clients reportent en vue de trouver une solution. Ce qui permet d’ailleurs constater que les réponses vont de la solidarité et du dépannage entre membres au déni complet. Le système d’exploitation au cœur du fonctionnement des Tesla n’est pas exempt de petits dysfonctionnements, mais il y a pratiquement toujours une solution, et elle est évidemment logicielle. Et quand plus rien ne va, rien de tel qu’une bonne réinitialisation, tout à fait comparable au fameux soft ou hard reset que nous connaissons tous sur nos smartphones. Indice : pour faire un reset sur sa Tesla, appuyer simultanément sur les deux molettes gauche et droite du volant, et ça repart.

Mais il n’y a pas que dans ses voitures que Tesla connait certaines faiblesses. Comme le rapporte le camarade Korben, il arrive aussi que ce soient les administrateurs des forums officiels Tesla qui se prennent les pieds dans le tapis, en créant manuellement mais involontairement une énorme faille dans leur dispositif. Faille qu’ils corrigent évidemment très vite, mais qui a permis à un client d’accéder à une base de donnée d’un million et demi de membres inscrits.

Tous ces points démontrent l’approche totalement disruptive de Tesla sur son secteur et font de cette marque une sorte d’OVNI comme peu d’industries en ont connues en un siècle. Tesla est davantage un « pure player digital » qu’une simple marque automobile, et continuera probablement à le prouver dans les années à venir, quand la concurrence se fera plus rude et qu’elle nous surprendra encore par son avance. Ou, qui sait, en se diversifiant sur d’autres marchés…

[1] C’est le cas d’une certaine façon dans la réalité, puisque Tesla se présente officiellement comme une entreprise de « Voitures électriques, panneaux solaires et stockage d’énergie propre ».

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Un SUV électrique à moins de 20 000€ par Volswagen

12 Novembre 2018, 18:47pm

Publié par Grégory SANT

 
voiture électrique volkswagen

Volkswagen travaillerait sur un mini-SUV électrique au prix d'achat très agressif : moins de 20 000 euros, et ce pour tenter de concurrencer Tesla, dont le Model 3 débarquera bientôt en Europe.

Volkswagen cherche à faire de l'ombre à Tesla, mais en est-il vraiment capable ? Au regard de l'avance technologique du constructeur américain, la tâche s'annonce compliquée pour ses actuels et futurs concurrents. L'entreprise d'Elon Musk propose en effet des automobiles électriques haut de gamme plus que convaincantes, à l'image de sa Model 3 au prix de 45 000 dollars (version Mid-Range)
 

2020, top départ de la production ?

Une Model 3 qui devrait d'ailleurs s'inviter sur le Vieux Continent d'ici le début de l'année 2019. Mais pas question pour les constructeurs européens de se laisser faire ainsi. Et selon les informations de Bloomberg et de Reuters, Volkswagen chercherait à développer un nouveau mini-SUV électrique dont le prix de commercialisation très agressif serait susceptible de concurrencer la firme californienne.

Moins de 20 000 euros : voilà à quoi pourrait s'attendre les automobilistes au cours de l'année 2020, période durant laquelle la production de ce modèle pourrait débuter, au sein de l'usine d'Emden, en Allemagne. Selon des sources proches du dossier, les dirigeants espèrent construire jusqu'à 200 000 véhicules par an. A voir, en revanche, si la fiche technique de ce véhicule arrivera à la cheville de la Model 3. A ce prix là, le doute subsiste. Ce ne serait donc pas tant sur les caractéristiques que les deux prochains rivaux se tireraient la bourre, mais davantage sur la grille tarifaire proposée.
 

Un catalogue toujours plus étoffé

Le fait est que Volkswagen intensifie ses efforts dans ce domaine : actuellement composée de quatre modèles électriques - Buzz (van), Cross (crossover sportif), I.D et Vizzion -, sa gamme I.D, prévue pour 2020, pourrait donc accueillir une cinquième auto sans moteur thermique au cours des prochaines années.

Suffisant pour marcher sur les plantes-bandes de Tesla ? L'avenir nous le dira.
 

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LiveWire : la Harley Davidson électrique

7 Novembre 2018, 19:12pm

Publié par Grégory SANT

Harley-Davidson Livewire

Pour la marque légendaire Harley-Davidson, la moto électrique LiveWire est extrêmement stratégique. Il s'agit du premier modèle électrique du constructeur. Autant dire que les spécialistes et les fans l'attendent au tournant.

Ce nouveau modèle sera dévoilé durant le salon Esposizione Internazionale Ciclo Motociclo e Accessori (EICMA, le Salon International du Cycle et de la Moto) 2018 à Milan, lequel a lieu du 6 au Novembre. Pour cette 76ème édition, innovation et internationalisation seront les deux thèmes principaux.

Sur les 280 000 m2 d’exposition, la Harley-Davidson LiveWire attirera donc tous les regards. Cette moto est l’aboutissement du Project LiveWire créé en 2014 avec de nombreux pilotes testeurs. Depuis, un certain nombre de prototypes ont vu le jour.

Harley-Davidson poursuit sa diversification, notamment pour pénétrer de nouveaux marchés. Et en plus du LiveWire, la marque a annoncé la commercialisation des modèles Adventure et Streetfighter pour 2020.

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E Pedal Yacht : un hybride entre bateau électique et pédalo

5 Novembre 2018, 19:27pm

Publié par Grégory SANT

 
Un bateau à pédales avec assistance électrique : C’est la naissance du E Pedal Yacht à Saint-Nazaire.
Un bateau à pédales avec assistance électrique : C’est la naissance du E Pedal Yacht à Saint-Nazaire. | DR.

Bernard Jean innove en proposant aux professionnels de la location d’embarcations un bateau sans permis hybride. Mi-pédalo, mi-bateau électrique, le E Pedal Yacht est unique en son genre et promet de belles promenades aux marins d’eau douce dès le printemps prochain.

 

L’idée a pris naissance dans les gorges du Verdon. Bernard Jean, fondateur de la société Manicom qui conçoit des porte-clefs pour le nautisme à Saint-Nazaire, est alors à la recherche d’inspiration afin de commercialiser un modèle de bateau électrique. Rapidement encerclé par les pédalos des touristes venus profiter de la beauté du site, l’évidence se fait : il s’agira d’un modèle de bateau à pédales avec assistance électrique ! C’est la naissance du E Pedal Yacht. « Aujourd’hui il n’existe pas de produit comparable sur le marché. Les produits les plus proches sont les pédalos à assistance électrique mais ils ne ciblent pas la même clientèle » précise Bernard Jean. Car le pédalo se loue comme une plateforme de bain pour plonger et bronzer, tandis que le E Pedal Yacht ouvre la voie à de véritables promenades pour découvrir des environnements plus lointains. Il se distingue aussi du simple bateau électrique par le choix qu’il offre : se laisser porter par le moteur électrique, ou pédaler avec le soutien de l’assistance électrique pour une sortie un peu plus sportive. Il présente son innovation au concours Audacity awards le 6 novembre à Saint-Nazaire.

Une innovation attractive pour les loueurs de bateaux sans permis

Lors des premiers tests réalisés cet été dans la région de Saint-Nazaire, le E Pedal Yacht a reçu un très bel accueil de la part des professionnels de la location qui y voient l’opportunité de renouveler leur offre et de cibler une nouvelle clientèle. À la recherche d’un partenaire technique, Bernard Jean se donne jusqu’au printemps prochain et le début de la saison de location, pour améliorer la fiabilité moteur et commercialiser son bateau. Grâce au choix d’une batterie au lithium, qui peut être démontée pour être rechargée à terre, « le E Pedal Yacht pourra être facilement et immédiatement installé chez tous les loueurs, que leurs pontons soient électrifiés ou non ». Et si Bernard Jean préfère dans un premier temps se concentrer sur les loueurs de bateaux sans permis en eau douce, il garde aussi dans son viseur le marché de la navigation côtière en Méditerranée. « En Méditerranée, les pédalos sont autorisés mais pas les bateaux électriques. Comme le E Pedal Yacht peut être immatriculé en tant que pédalo, cela ouvre à terme un marché méditerranéen à fort potentiel et encore vierge en France, en Espagne et en Italie » explique-t-il.

Un design qui séduit

Le choix d’un design vintage inspiré des petits canots des années 60 et utilisant la roue à aubes, système de propulsion typique des bateaux du Mississippi, constitue des atouts supplémentaires pour cette petite embarcation. La roue à aubes se joue des algues, qui prolifèrent à cause du réchauffement climatique, bien plus facilement que les hélices autour desquelles elles s’enroulent rapidement. De plus, les bateaux à aubes n’ont quasiment pas de tirant d’eau, ce qui permet d’accoster très facilement. En termes de sécurité, ce système tire aussi son épingle du jeu. Dans les espaces partagés par les baigneurs et les bateaux, la roue à aubes en action est visible grâce au bouillon qu’elle génère, quand une hélice en fonctionnement est beaucoup plus discrète, voire invisible, et donc à l’origine de plus nombreux accidents.

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