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Aston-Martin Interactive experience

28 Octobre 2016, 19:22pm

Publié par Grégory SANT

 
 
Design pitch for a new Aston Martin Digital Experience.
Role: Conception, Art direction, Webdesign
Type: Website,
 
 
 
 
 
 

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Innoway : l'agrégateur de services pour startups

28 Octobre 2016, 19:18pm

Publié par Grégory SANT

Il y a encore quelques années, Innoway était une rue du quartier de Zhongguancun abritant pas moins de 200 librairies. Aujourd'hui, elle accueille plus de 15 000 m² de locaux opérationnels consacrés aux entrepreneurs, plus d’une quarantaine d’agences d’accompagnement de toutes sortes (accélérateurs, investisseurs, co-working spaces etc.) et près de 750 startups incubées depuis l’ouverture en 2014.

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Des os synthétiques en impression 3D

28 Octobre 2016, 19:15pm

Publié par Grégory SANT

 
Cet implant sur mesure, synthétique et flexible, permettrait de remplacer la portion d'os manquante et de régénérer le tissu abîmé. (Crédit : Northwestern University)
Cet implant sur mesure, synthétique et flexible, permettrait de remplacer la portion d'os manquante et de régénérer le tissu abîmé. (Crédit : Northwestern University)
Il vous a suffi d’un mauvais mouvement, d’un effort trop important, d’un choc physique ou d’une chute stupide... Et vous voici avec une fracture du pied. Cette expérience douloureuse est chaque année partagée par environ un million de Français. Heureusement, 90 % de ces fractures se consolident sans complications.
 
Pour parvenir à mieux traiter celles qui ne se laissent pas soigner par un simple plâtre, des chercheurs et chirurgiens du monde entier planchent depuis des années sur l'élaboration d'un os artificiel qui réparerait de manière sûre et fiable le tissu osseux des patients… et permettrait ainsi de rétablir la continuité de leurs os. 
 
En 2008, une équipe de chercheurs britanniques avait réussi à créer une pâte injectable capable de se transformer en tissu osseux afin de consolider l’os lésé. Huit ans plus tard, en septembre 2016, des chercheurs de l’université Northwestern de Chicago ont fait mieux : Grâce à l’impression 3 D, ils ont réussi à fabriquer un implant sur-mesure, synthétique et flexible, qui permettrait de remplacer la portion d'os manquante puis de régénérer le tissu abîmé. 
 
 
Ramille Shah, chercheuse en tête du projet à lUniversité Northwestern de Chicago. (Crédit : DR)
Ramille Shah, chercheuse en tête du projet à lUniversité Northwestern de Chicago. (Crédit : DR)

Temps de fabrication de 24 heures

Cet os, selon eux, a des propriétés proches de celles d'un os humain. Il serait facile à mettre en place et ne présenterait pas de risque de rejet - ses biocomposants se dégradant naturellement, petit à petit, jusqu'à la cicatrisation complète. Hyperélastique, il est majoritairement composé de poudre hydroxyapatite, le principal constituant minéral de l'émail dentaire, de la dentine et...de l'os humain. Pour lui apporter de la flexibilité, les chercheurs y ont ajouté du polycaprolactone, un polymère biocompatible et biodégradable communément utilisé pour la fabrication des tissus.

Afin de s'assurer de son élasticité, de sa robustesse et de son efficacité, l'équipe de recherche a effectué de nombreux tests sur des cellules, mais aussi sur des animaux. Lorsqu'elle a implanté cet os dans le crâne d'un macaque, par exemple, ses tissus biologiques se sont resoudés en quatre semaines seulement. Cet os artificiel novateur devrait ainsi servir à réparer des fractures graves, mais aussi à poser des implants. Et ce, en un temps record : les chercheurs ont réussi à imprimer une mandibule humaine, l'os de la mâchoire inférieure, en moins de trois heures.
 
"Le temps de fabrication d’un implant sur-mesure pour un patient pourrait être de seulement vingt-quatre heures, précise Ramille Shah, chercheuse en tête du projet, sur le site de l'Université de Northwestern. Cela pourrait bouleverser la chirurgie cranofaciale et orthopédique, et je l’espère, améliorer les résultats sur les patients."
 
 
L'impression sur mesure présente des avantages indéniables quand il s'agit de traiter les problèmes osseux des enfants. Grâce à cette technologie, leurs os pourraient continuer à grandir autour de l'implant artificiel, comme le démontrent des premières expérimentations. Une invention prometteuse, donc, dont les premières applications cliniques verront le jour dès 2021. 
Source : wedemain.fr

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Une maison en briques de bois

28 Octobre 2016, 19:08pm

Publié par Grégory SANT

kit-maison-ecolo-une

 

Vous souvenez-vous de l’histoire des 3 petits cochons ? L’un construit une maison en paille, le deuxième en bois et le dernier en briques. Aujourd’hui, vous pouvez allier les talents de 2 de ces cochons, pour monter vous-même une maison écologique entièrement faite de briques en bois, sans clou et sans vis. Une maison en kit étonnante que l’on doit à une entreprise française.

Construire soi-même sa maison est une tendance à laquelle succombent de nombreuses personnes, notamment en réalisant des maisons écologiques. Pour combler ces deux demandes grandissantes, l’entreprise française Brikawood a imaginé un kit complet pour monter vous-même une maison en bois, sans jamais utiliser un marteau ou une perceuse. Le secret de ce kit : une brique aux allures de Lego à taille humaine.

kit-maison-bois-montage

Fabriquée en France, cette brique en bois de Douglas (un sapin connu pour sa résistance à l’humidité et aux insectes) peut s’emboîter dans d’autres via un système de fentes. Cela offre la possibilité à n’importe qui, qu’il soit bricoleur aguerri ou débutant, d’assembler un mur sans colle, clou ou vis. Ces briques sont proposées avec un kit complet permettant de monter un studio, une petite maison ou un atelier.

Permettant de monter une pièce de 20m² maximum sans permis de construire, le kit comporte les briques, le parquet, des dalles en bois, des menuiseries, le kit d’installation d’électricité, le toit, des copeaux de bois pour l’isolation thermique et la notice de montage. La maison est donc respectueuse de l’environnement et le mélange de la brique/copeaux de bois permet de maintenir une température d’au moins 18° à l’intérieur de la maison.

A la fois écologique, économique et accessible à tous, le premier prix pour cette maison toute en bois est à 25 000 euros. Différents modèles sont disponibles et il est possible d’y ajouter des options comme une terrasse, des meubles, une extension, un étage et même, l’installation par des professionnels. Une initiative à saluer et qui montre qu’écologie et habitation sont loin d’être incompatibles.

Source : dailygeekshow.com

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La première fontaine à vin est italienne

18 Octobre 2016, 20:06pm

Publié par Grégory SANT

fontaine-vin Pour passer par là, il vous faudra entreprendre l’ « Il Cammino di San Tommaso », un parcours d’environ 310 kilomètres traversant la région des Abruzzes. Celui-ci débute dans la ville d’Ortona, commune de l’est de l’Italie, contre la mer Adriatique, et se termine à Rome.

Le parcours vous fait donc passer par plusieurs endroits remarquables, dont la viniculture de Dora Sarchese. Sur place, vous découvrirez une sorte de tonneau géant, éventré, dans lequel vous pourrez vous rassembler avec d’autres visiteurs. A l’abri du froid, en faisant connaissance, vous pourrez remplir votre verre à la fontaine de vin qui y a été installée.

il caminno di san tommaso

« La fontaine a été réalisée par le fameux artiste italien, Rocco Valentini, ce n’est donc pas seulement un endroit pour boire, mais aussi une œuvre d’art moderne grâce à son travail, » précise un porte-parole de la viniculture pour Mashable.

Source : ubregizmo.com

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Des tableaux prennent du relief grâce à l'impression 3D

17 Octobre 2016, 19:28pm

Publié par Grégory SANT

AMBAVis Les outils numériques, et notamment l’impression 3D, font intégralement partie du projet AMBAVis, une initiative européenne qui vise à rendre les musées accessibles aux personnes déficientes visuelles. À cette occasion, un musée viennois a ainsi décidé d’utiliser l’impression 3D pour permettre aux personnes non-voyantes de visualiser un célèbre tableau de Gustav Klimt.

Le tableau en question n’est ni plus ni moins que “Le Baiser”, exposé au musée du Belvédère à Vienne. La reproduction du tableau mesure de son côté 42 x 42 cm et aura nécessité près de deux ans de travail.

La copie imprimée en 3D permet de saisir toutes les formes de l’oeuvre

AMBAVis

 

Permettre de saisir la sensibilité de l’artiste au toucher

La reproduction du tableau de Gustav Klimt repose sur l’utilise d’une imprimante 3D à liage de poudre. Bien que les couleurs ne soient pas retranscrites, les différentes reliefs offrent aux personnes aveugles et mal-voyantes la possibilité de ressentir les formes et plus globalement la complexité de l’oeuvre. Le musée propose également une explication audio qui s’activera lorsque le visiteur touchera un relief particulier de la reproduction.

Un travail réalisé conjointement avec Rainer Delgado, membre de l’association allemande pour les aveugles et mal-voyants. “Nous voulons ouvrir un nouveau chapitre afin de rendre l’art accessible pour les personnes aveugles ou souffrant de problèmes visuels.”

Cette initiative fait partie d’un programme européen visant à rendre l’art accessible aux non-voyants

Ce travail est le fruit d’une collaboration initiée par le musée Belvédère, accompagné par le musée de Manchester et diverses associations caritatives allemandes et autrichiennes. Un projet qui fait partie d’un plus vaste programme européen, AMBAVis, visant à faciliter l’accès aux musées aux personnes aveugles et mal-voyantes.

Rainer Delgado poursuit : “Il est possible qu’à l’avenir, les aveugles auront une imprimante 3D chez eux directement et pourront télécharger les fichiers depuis la page internet des musées.” La reproduction des surfaces et formes permet à la personne non-voyante d’apprécier la vision de l’artiste tout en donnant une nouvelle manière de découvrir la peinture par le toucher.

 

Un projet qui fait écho à celui mené par le musée du Prado à Madrid qui en 2015 proposait des toiles répliquées grâce à l’impression 3D d’artistes célèbres. Au début de l’année, c’est la firme MonaMakers avait de son côté reproduit un tableau de Caravage en Italie.

Source : 3dnatives.com

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Tous vers Mars !

17 Octobre 2016, 18:48pm

Publié par Grégory SANT

Six entreprises américaines concoctent de nouveaux habitats pour conquérir Mars

 

 

 

 

 

 

 

Dans une tribune publiée sur le site de CNN, Barack Obama a détaillé son plan pour envoyer des hommes sur la Planète rouge d'ici la fin des années 2030. Pour atteindre cet objectif, la Maison Blanche a désigné six entreprises chargées de concevoir des prototypes d'habitat pour des voyages de longue durée dans l'espace lointain. 

« L’Amérique fera le pas de géant vers Mars ». C’est le nom de la tribune que Barack Obama a publié, mardi 11 octobre, sur le site de CNN. Tribune dans laquelle il détaille le plan des Etats-Unis pour conquérir la Planète rouge.

Une collaboration public-privé

Le premier objectif, explique-t-il,  « est d'envoyer les premiers hommes sur Mars d’ici la fin des années 2030 et les faire revenir en toute sécurité sur la Terre ».  Mais le but ultime de Barack Obama est que l’homme puisse rester sur Mars pendant des périodes prolongées.  

Des ambitions qui ne sont pas nouvelles puisque, dès 2010, le président des Etats-Unis avait déjà affirmé vouloir envoyer des humains sur Mars d’ici les années 2030. Paradoxalement, le budget alloué à la Nasa n’a fait, lui, que diminuer au cours de ses mandats.

Construire des habitats pour des voyages dans l'espace lointain

Une contradiction assumée par Barack Obama, qui explique miser sur une collaboration poussée avec des acteurs privés. « D’ici deux ans, des entreprises privées enverront pour la première fois des astronautes sur la station spatiale internationale », écrit-t-il.

La prochaine étape de cette collaboration public-privé concerne la construction d’habitats pour des voyages dans l’espace lointain. « Je suis heureux d’annoncer que nous travaillons avec nos partenaires commerciaux pour construire de nouveaux habitats qui peuvent accueillir et transporter des astronautes lors de missions de longue durée dans l’espace lointain. Ces missions nous apprendront comment les humains peuvent vivre loin de la Terre, quelque chose dont nous aurons besoin pour le long voyage vers Mars » explique-t-il.

Dans un communiqué de presse, la Maison Blanche précise, qu’en août, six sociétés ont d’ores et déjà été désignées pour développer ces prototypes  d’habitat. Il s’agit de Boeing, Lockheed Martin, Bigelow Aerospace, Orbital ATK, Sierra Nevada Corporation’s Space Systems et NanoRacks. Une enveloppe globale de 65 millions de dollars leur sera allouée au cours des deux prochaines années. 

Source : industrie-techno.com

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Des verres à soie doper au graphène pour des fibres ultra-résistantes

14 Octobre 2016, 18:39pm

Publié par Grégory SANT

Ce sont les glandes salivaires de la chenille du bombyx du mûrier qui produisent la soie. © Nicola Dal Zotto, Shutterstock

Pour doper les performances des matériaux, les chercheurs imaginent sans cesse de nouvelles stratégies. Ainsi en 2012, une équipe a inséré des gènes d’araignée dans le génome d’un bombyx du mûrier avec pour objectif de produire une soie super-résistante. Aujourd’hui, une autre équipe annonce avoir atteint le même objectif grâce à des vers nourris aux nanotubes de carbone et au graphène.

Pour rendre la soie plus résistante et éventuellement, faire d'une pierre deux coups en la fonctionnalisant, les chercheurs ont déjà exploré une grande variété de pistes. Pour lui adjoindre un colorant, un agent antimicrobien ou un polymère conducteur, deux options s'offrent à eux : le traitement de la soie filée avec ces additifs ou leur incorporation directe à la nourriture fournie aux vers à soie.

C'est la seconde voie que les chercheurs de l'université de Tsinghua (Pékin, Chine) ont choisi d'explorer. Ils ont en effet nourri des vers du mûrier, les fameux bombyx spécialement élevés pour leur soie, avec des solutions aqueuses contenant 0,2 % en poids de nanotubes de carbone ou de graphène. Car le traitement a posteriori de la soie impliquerait de dissoudre ces nanomatériaux dans des solvants chimiques toxiques.

Source : futura-sciences.com

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Le béton a de l'avenir

14 Octobre 2016, 18:37pm

Publié par Grégory SANT

Le béton : plus que jamais un matériau d’avenir !

 

 

 

 

Le principe du mortier et du ciment est connu depuis la plus haute l'Antiquité et les Égyptiens utilisaient déjà, il y a plus de 4 500 ans, un mélange de chaux, d’argile, de sable et d’eau pour sceller les pierres. Dès le début de notre ère, les Romains ont mis au point un ciment particulièrement performant en chauffant du calcaire et en le transformant en chaux vive.

Si ce ciment romain possède une telle résistance et une telle longévité, bien supérieures à celles du ciment Parker, inventeur du ciment à prise rapide vingt siècles plus tard, en 1796, c’est parce qu’il contient de la chaux et du sable fin constitué de "pouzzolanes", un granulat de scories volcaniques basaltiques, abondantes autour du Vésuve. Ce mélange permet d’obtenir un ciment d'une solidité à toute épreuve, grâce à la teneur élevée en aluminium des roches volcaniques employées, ainsi que l'a montré une étude réalisée en 2013 par des chercheurs de l’Université américaine de Berkeley. C'est en utilisant de manière particulièrement ingénieuse ce béton exceptionnel que les Romains ont pu réaliser des ouvrages qui nous étonnent encore aujourd'hui et dont certains ont traversé les siècles presque sans dommages !

Quelques années après l’invention du ciment à prise rapide par l’anglais James Parker, un jeune ingénieur polytechnicien français, Louis Vicat est chargé, en 1812, de réaliser un pont résistant aux crues dévastatrices de la Dordogne, à Souillac. S’investissant corps et âme dans cette entreprise et soucieux de construire un ouvrage novateur, à la fois particulièrement robuste et bon marché, Louis Vicat découvre en 1817 le principe de la fabrication des chaux et ciments artificiels. Le Pont de Souillac, inauguré en 1824 et long de 180 mètres, devient ainsi le premier pont routier au monde bâti avec une chaux hydraulique artificielle. A seulement 32 ans, cet ingénieur et inventeur hors-pair présente ses travaux devant l’Académie des Sciences qui reconnaît officiellement en 1818 sa découverte du ciment artificiel. En 1855, Louis Vicat, assisté par son fils Joseph, fondateur en 1853 des Cimenteries Vicat, construira également à Grenoble, au Jardin des plantes, le premier pont en béton coulé au monde.

Mais Louis Vicat, grand philanthrope et homme désintéressé, préférait « La gloire d’être utile à celle d’être riche » et ne voulut jamais breveter son invention majeure. S’inspirant de ses travaux, c’est l’anglais Joseph Apsdin qui déposa en 1824 un brevet pour la production du fameux ciment à prise rapide « Portland », du nom des carrières de calcaire de l’île de Portland, dans le Dorset, en Grande Bretagne. Ce brevet était volontairement imprécis et ne contenait aucune précision sur les quantités relatives de chaux et d'argile à utiliser et sur les conditions de cuisson à une température nettement supérieure à celle d'un four à chaux ordinaire.

Au cours de la seconde moitié du 19ème siècle, une nouvelle évolution technologique majeure eut lieu avec l’invention du béton armé, qui fut l’œuvre conjointe de deux Français, Joseph Monier, qui déposa en 1867, un brevet sur des caisses en ciment armé pour l'horticulture et François Hennebique, père du procédé du même nom, qui déposa son brevet en 1898 et réalisa en 1893 le premier immeuble en béton armé à Paris et en 1899, le premier pont en béton armé à Châtellerault.

Au cours de la première moitié du XXème siècle, une nouvelle révolution technique fut provoquée par l’invention et l’essor du béton précontraint par l’ingénieur Eugène Freyssinet (1879-1962). Dès 1908, celui-ci à l’idée de de pré-comprimer le béton pour augmenter sa résistance mais il faudra attendre 1933 pour qu’apparaisse le terme de « précontrainte ». En 1928, Freyssinet et son ami Séailles déposent un brevet en nom commun qui définit le principe de la précontrainte et en 1939 Freyssinet innove à nouveau en inventant la précontrainte par post-tension.

A la fin du siècle dernier, une nouvelle rupture de taille a eu lieu, avec l’avènement du Béton à Hautes et très hautes performances (BHP), d'une résistance à la compression pouvant aller de 50 à 150 MPa (Le MPA ou Méga-Pascal est l’unité de contrainte qui correspond à une force d'intensité d’un Newton (N) sur une surface d'1 mm²). La combinaison de ces nouveaux bétons haute performance et des techniques toujours plus sophistiquées de précontrainte a débouché, dans les années 90, sur la mise sur le marché du Béton Fibré à Ultra-hautes Performances (BEFUP), dont la légèreté et la résistance à la compression et la traction ont permis de réaliser des bâtiments et ouvrages d’art qui auraient été encore impossible à construire il y a seulement 30 ans, comme le fameux et magnifique viaduc de Millau, dont le béton possède des propriétés tout à fait hors-normes (200 MPa en compression et de 45MPa en flexion) ou encore le tunnel du Saint-Gothard, en Suisse, inauguré le 2 Juin dernier et qui est, avec ses 57 km de long, le plus long et le plus profond tunnel ferroviaire du monde. Cet ouvrage pharaonique, qui a nécessité plus de 20 ans de travaux, n'aurait pas été possible sans l'emploi d'un béton à très haute performance, recouvert d'une membrane imperméable pour prévenir toute infiltration d'eau.

Avec 6 milliards de tonnes produites en 2015 (une production qui a doublé en 15 ans), le béton est devenu l'un des matériaux de construction les plus utilisés au monde (deux tiers des habitations dans le monde). C'est aussi le deuxième matériau minéral le plus utilisé par l'homme après l'eau potable, avec près d’un m3 par an et par terrien !

Mais depuis quelques années, ce matériau a connu plusieurs révolutions et n'en finit pas d'évoluer, pour la plus grande joie des architectes et des constructeurs. Il existe par exemple à présent des bétons transparents et translucides, comme le Litracon (Light-transmitting concrete), inventé en 2001 par l'architecte hongrois Aron Losonczi.

Autre saut technologique : en 2013, le Cerib (Centre d’études et de recherches de l’industrie du béton) a mis au point une nouvelle famille de béton innovant ultra-léger, spécialement conçu pour la construction des bâtiments à haute efficacité énergétique. Baptisé Thermolitys, ce nouveau type de béton répond à une multitude d’applications dans la fabrication des éléments et composants (parois, planchers, cloisons) à haute performance énergétique du bâtiment.

De son côté, l’école d’ingénieurs ESTIC de Caen a mis au point un «  béton-coquillage » qui remplace une partie des granulats par des éclats de coquillages. Ce béton permet la fabrication de pavés absorbants et permet l’évacuation des eaux pluviales. Ce matériau, qui pourrait permettre d’utiliser et de valoriser une grande partie des 250 000 tonnes de coquillages produites chaque année en France, possède en outre la capacité d’absorber deux litres par m2 et par seconde, ce qui en fait un excellent revêtement potentiel, notamment dans certaines zones inondables.

Outre-Atlantique, des chercheurs américains de l'Université de Wisconsin-Milwaukee (UWM) ont mis au point en 2014 un étonnant type de béton qui résiste à l'eau et aux fissures. Baptisé SECC (Superhydrophobic Engineered Cementitious Composite), ce béton hi-Tech possède un exceptionnel niveau de résistance aux fissures, grâce à une structure moléculaire particulière obtenue notamment par l’incorporation de fibres d'alcool polyvinylique. Ce « super-béton », quatre fois plus résistant à la compression que le béton armé, aurait en outre une durée de vie bien plus longue…

Enfin, il y a quelques semaines, la jeune société XtreeE a dévoilé ce qui sera peut-être l’avenir du béton et plus largement de la construction : un « pavillon » imprimé en 3D conçu à partir de la plate-forme 3DExperience de Dassault Systèmes. Selon XtreeE, l’impression 3D augmente « la créativité et la flexibilité, réduit les déchets de chantier et crée des structures plus légères et plus robustes ». Fusionnant les processus de conception et de construction, XtreeE est parvenue à concevoir une chaîne numérique cohérente qui permet l’automatisation dans la construction des éléments de bâtiments qui n’ont plus qu’à être assemblés, comme un gros jeu de lego, sur le site de construction.

Résultat : il devient possible de fabriquer « à la chaîne » des immeubles d’habitations ou de bureaux à moindre coût et bien plus rapidement, en utilisant juste les quantités de matériaux nécessaires. Les premiers bureaux réalisés à l’aide de cette technologie ont été récemment inaugurés dans l’Emirat de Dubaï. Ils ont été réalisés en moins de trois semaines à l’aide d’une imprimante 3D géante de 6 mètres de haut par 36 mètres de long, équipée d’un bras robotique conçu pour déposer les couches successives de béton.

Selon un récent rapport publié par la firme Markets and Markets, les procédés d’impression 3D à base de béton devraient connaître une forte demande dans les années à venir, surtout dans le domaine de la construction résidentielle, et permettraient de réduire de 30 à 60 % les déchets de construction et de raccourcir les délais de production de 50 à 70 %.

Il est également un autre domaine tout à fait stratégique dans lequel le béton a fait une entrée remarquée, celui de la production et du stockage de l’énergie. Début 2015, des chercheurs de l'Université de Kassel (Hesse) ont développé un prototype de béton capable de convertir le rayonnement solaire en courant électrique. Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont créé un nouveau type de cellules photovoltaïques, les cellules à colorant, ou cellules Gratzel du nom de leur inventeur. Celles-ci possèdent la capacité remarquable de reproduire le phénomène de photosynthèse végétale grâce à des pigments photosensibles artificiels dérivés de la chlorophylle. Ce « béton solaire », appelé "DysCrete", se compose d’un sandwich qui intègre une couche d'oxyde de titane capturant l'énergie solaire, un colorant, en guise d’électrolyte et enfin d’une couche de graphite, faisant office d’électrode. Le tout est protégé par une couche protectrice transparente. Selon ces travaux, en atteignant seulement un rendement de conversion photovoltaïque de 2 %, l’emploi à grande échelle d’un tel béton pourrait tout simplement bouleverser le paysage énergétique mondial, compte tenu des énormes surfaces de béton qui pourraient être utilisables (y compris sur les façades Nord) sur les innombrables bâtiments pour produire gratuitement de l’électricité.

Mais le béton s’avère également un matériau très adapté au stockage de l’énergie. Grâce à sa résistance et à sa légèreté, le béton, deux fois et demi moins dense que l’acier, peut par exemple servir à construire des volants d’inertie très performants, comme le montre le prototype présenté en juin dernier par la société française Energiestro. Baptisé « Voss », ce volant d’inertie à bas coût et grande longévité pourrait concurrencer sérieusement les batteries dans le domaine du stockage massif d’électricité.

Reste que, s’il est évidemment important de parvenir à améliorer sans cesse les propriétés du béton et d’élargir toujours plus ses champs d’application, il est également crucial, pour des raisons environnementales évidentes, de réduire drastiquement les émissions de CO2 liées à la production en quantité énorme de ce matériau de construction. Dans cette perspective, le groupe Lafarge a présenté, début 2013, un clinker nouvelle génération, baptisé Aether, permettant la production de ciments à faible empreinte carbone, grâce à un taux de calcaire réduit et à une température de cuisson plus faible. Cette innovation majeure devrait permettre de réduire les émissions de CO2 de 30 %. Parallèlement, Lafarge, en collaboration avec la société Solidia, travaille depuis plusieurs années sur un nouveau procédé qui remplace l'eau par du CO2 pour le durcissement du béton, ce qui pourrait permettre de réduire jusqu'à 70 % l'empreinte environnementale du béton préfabriqué, tout en recyclant et en valorisant le CO2 issu de la production de ciment.

Autre innovation tout à fait majeure : en avril dernier, une entreprise vendéenne a présenté le HP2A, une préparation à base d'argile aussi solide que du béton. Baptisé HP2A, ce matériau véritablement révolutionnaire, qui devrait arriver sur le marché en 2017, est composée essentiellement d’argile, à laquelle sont est incorporés, selon une recette soigneusement tenue secrète, toute une série d’ingrédients naturels divers.

Ce béton d’argile ne coûte pas plus cher à produire que les bétons classiques et comme il ne nécessite pas de cuisson, son empreinte-carbone (50 kg par tonne) est vingt fois moins importante que celle de son cousin issu du calcaire (une tonne de CO2 pour une tonne de béton fabriqué). Enfin, dernier avantage décisif de ce nouveau matériau, pour le produire, il suffit de le mélanger avec de l'eau et n’importe quel type de sable ou même de matières végétales. On mesure mieux l’impact environnemental tout à fait considérable que pourrait avoir l’utilisation à grande échelle de ce béton écologique quand on sait qu’il faut extraire plus de 25 milliards de tonnes de graviers et de sable chaque année dans le monde pour produire les 6 milliards de tonnes de béton que la planète engloutit tous les ans…

La généralisation et la combinaison de ces progrès remarquables en matière de production propre devraient permettre de réduire à terme d’au moins 700 millions de tonnes par an, les émissions mondiales de CO2 liées à la production de ciment, ce qui représente plus de deux fois les émissions annuelles de la France…

Demain, l’arrivée de nouvelles familles de béton, aux performances encore plus remarquables de résistance et de longévité, combinée à l’utilisation d’imprimantes 3D géantes, nous permettra de réaliser par fabrication additive des immeubles et ouvrages d’arts toujours plus audacieux et esthétiques, comme la future tour « Kingdom Power », actuellement en construction à Djedda et qui sera, grâce à l’utilisation d’un béton ultra-haute performance, le premier édifice à dépasser un kilomètre de haut à l'horizon 2018 ! Mais le plus extraordinaire est que ce béton du futur, loin d’être seulement un matériau de construction polyvalent et irremplaçable, deviendra également capable de recycler le CO2 nécessaire à sa fabrication, de produire de l’énergie, de s’auto-réparer et d’éclairer nos villes et nos habitations !

Il n’est cependant pas certain que les orgueilleuses constructions actuelles dont nous sommes si fiers parviennent à défier le temps, comme ont su le faire depuis des millénaires, certaines merveilles du monde antique, comme le Panthéon, le Colisée, le Parthénon ou la grande pyramide de Khéops, dont la perfection demeure à bien des égards un mystère, et qui ne cesse nt de nous émerveiller par leur ingéniosité et leur beauté.

Source : rtflash.fr

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Making Weather : le nuage d'intérieur par Crealev et Richard Clarkson Studio

14 Octobre 2016, 18:33pm

Publié par Grégory SANT

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Richard Clarkson Studio et Crealev présentent Making Weather, un nuage qui flotte au sein de votre maison. Alliant les technologies innovantes développées par Crealev avec l’esthétique et l’aspect fonctionnel de la suspension Stormy Cloud Light, la lévitation s’opère par des composants magnétiques situés entre l’objet et sa base, permettant au nuage de flotter jusqu’à 5 centimètres.

Source : fubiz.net

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