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Un gel auto-réparant pour l'impression 3D

27 Mars 2019, 18:27pm

Publié par Grégory SANT

 

Un nouveau gel imprimé en 3D et auto-réparant ouvre des perspectives en microfluidique
Des briques d'hydrogel intégrant des structures microfluidiques pourraient faciliter la fabrication de "laboratoires sur puce" (c) Wong Lab / Brown University
© Wong Lab / Brown University
 

Des chercheurs américains ont élaboré un hydrogel composé à la fois solide et malléable. Imprimé en 3D, celui-ci pourrait s'avérer très utile pour la construction de robots "délicats" et de mini-laboratoires utilisant la microfluidique.

Après avoir soigneusement coupé la queue de leur salamandre en hydrogel, les chercheurs de l’université de Brown, aux Etats-Unis, n’ont rien eu d’autre à faire qu’attendre et ajouter quelques ions pour voir celle-ci se recoller.


En ajoutant une solution ionique, les deux morceaux de la queue de la salamandre en hydrogel se sont recollés (c) Wong Lab / Brown University

Les scientifiques ont en effet développé un nouveau matériau qui, selon eux, pourrait  donner une impulsion à la soft robotics (robotique "molle"). Ce nouvel hydrogel (un gel qui gonfle au contact de l’eau) imprimé en 3D est constitué de deux polymères distincts. L’un a des liaisons covalentes qui lui confèrent solidité et intégrité, tandis que les liaisons ioniques de l’autre lui permettent plus de flexibilité. En faisant varier la concentration en ions dans l'environnement, le gel devient capable de comportements dynamiques :il peut se tordre, se plier, saisir ou encore se recoller tout seul.Ces caractéristiques en font un matériau prometteur pour la robotique. Il pourrait par exemple permettre de concevoir des robots pouvant saisir des objets ou êtres vivants délicats sans les abîmer ou les blesser.

Des applications dans la microfluidique

Mais ce n'est pas tout ! Les chercheurs pensent aussi que cette découverte pourrait faciliter le déploiement de technologies à base de microfluides. Ces "laboratoires sur puce" - soit des structures miniaturisées pouvant effectuer des tâches ayant habituellement lieu en laboratoire - peuvent avoir de nombreux usages, surtout en médecine, aussi divers que la création éclair d’un test de dépistage d’Ebola, un traitement pour le cancer, le séquençage de l’ADN, ou l’évaluation de la toxicité d’un médicament… Mais leur conception nécessite la construction de réseaux de canaux et cavités microscopiques, jusqu’ici difficile.

Le nouveau gel pourrait simplifier ce processus grâce à ses caractéristiques structurelles mais aussi par le fait qu'il est facilement imprimable en 3D. Les scientifiques imaginent déjà la construction de briques empilables, similaires à des LEGO, intégrant des "architectures microfluidiques complexes". En les assemblant, on peut imaginer rendre la construction de ces laboratoires miniatures beaucoup plus simple et rapide à mettre en œuvre. Les créateurs de l'hydrogel travaillent encore à rendre leurs polymères plus solides et fonctionnels.

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La moto de Triplettes de Bonneville imprimée en 3D

27 Mars 2019, 18:23pm

Publié par Grégory SANT

 

Une moto imprimée en 3D présentée lors du Salon du 2 roues à Lyon
La fameuse moto imprimée en 3D

Le Salon du 2 roues, qui s’est déroulé du 14 au 17 mars 2019 à Lyon, n’a pas été uniquement l’occasion de présenter les plus grands modèles de moto du monde entier. Lors de cette édition, les Triplettes de Bonneville, réputées pour leurs performances en matière de caisse à savon, ont également présenté une moto… entièrement imprimée en 3D ! Un défi un peu fou, qui a emporté l’unanimité parmi les personnes qui se sont rendues sur le stand.

Une moto imprimée en 3D par les Triplettes de Bonneville

Les triplettes de Bonneville sont particulièrement reconnues à travers le monde. Avec plus de 30 engins construits, l’équipe a remporté 53 records du monde. La caisse à savon, c’est avant tout une histoire de passion pour ce groupe qui s’efforce d’impressionner toujours plus son public. Cette année, le défi proposé par le groupe a été d’imprimer entièrement en 3D une moto, à taille réelle !

C’est par le biais d’un partenariat avec Dagoma, l’un des prestataires d’impression 3D les plus connus au monde, que l’équipe a relevé le défit. Malgré d’excellents préparatifs, les délais ont été un peu plus longs que prévu, et l’entreprise s’est retrouvée face au mur. Sans aide extérieure, l’équipe ne pourrait pas afficher la moto lors du salon qui se déroulait du 14 au 17 mars.

Une aide extérieure sollicitée par Dagoma et les Triplettes

Face à cette échéance, les deux équipes ont lancé un appel à l’aide. Heureusement, les utilisateurs d’imprimante 3D sont regroupés dans un réseau, une sorte de club qui leur permet d’être en relation. C’est donc tout naturellement que chacun d’entre eux a reçu une proposition pour apporter leur pierre à l’édifice.

Au total, de nombreux volontaires ont porté main forte au projet pour permettre aux Triplettes de réaliser leur souhait : construire une véritable moto en 3D. Ce sont donc 68 pièces qui ont été imprimées en 3D, utilisant par là-même 12 kilos de filament. Au fil de ces 5 jours d’impression (soit 1000 heures cumulées entre chacun des bénévoles), toutes les pièces permettant de construire la moto ont pu être créées et assemblées, ce qui a permis à l’association d’exposer ce véhicule futuriste sur son stand du Salon du 2 roues.

Une réflexion sur la création des engins futuristes

Si la moto ainsi créée n’est pas utilisable sur la voie publique, faute de garanties technique et surtout, de moteur, la rapidité de cette impression 3D laisse présager un bel avenir pour la création de véhicules futurs. L’automatisation des chaînes de construction et la qualité du résultat des impressions 3D vont certainement influencer grandement les objets du futur, et notamment les véhicules, qui pourront être réparés, voire conçus, directement par leurs propriétaires à l’aide de cette technologie. Ce qui est aujourd’hui applicable aux caisses à savon le sera peut être prochainement à la vie courante.

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Combinaison VR Teslasuit : une combinaison haptique grâce à l'électrostimulation

27 Mars 2019, 18:14pm

Publié par Grégory SANT

Combinaison VR Teslasuit
Combinaison VR Teslasuit

Teslasuit vient de décrocher le prix  Reddot Award: Product Design 2019 pour sa combinaison « haptique » intégrale. Elle est dédiée au monde de la réalité virtuelle.

Equipé de quasiment 100 capteurs, elle se dévoile comme une interface entre un utilisateur et un environnement numérique. Ses capacités permettent de rendre l’expérience « réalité virtuelle ou augmentée » plus réaliste.

Teslasuit, une combinaison VR

Son système haptique permet les captures de mouvement, le contrôle de la température et une surveillance de la biométrie. L’électrostimulation est utilisé pour simuler sur le corps des sensations de chaleurs et de froids. A l’aide de 92 balises électriques réparties un peu partout, la combinaison est capable en fonction du contexte du jeu vidéo de moduler la température sur différentes parties du corps.

Combinaison VR Teslasuit

A cela s’ajoute un suivi des mouvements intégré et un retour d’information biométrique. Teslasuit est désormais disponible en tant que kit de développement.

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LASCALA : Impression 3D grand format par l'IMT Douai

25 Mars 2019, 18:36pm

Publié par Grégory SANT

Avec Lascala, l'impression 3D voit grand

Pour voir grand, l’impression 3D se doit d’être solide. Au salon mondial des composites JEC World, qui s’est tenu à Paris-Nord Villepinte du 12 au 14 mars, le stand de l’IMT Lille Douai a présenté Lascala (Large scale plastics), un robot 6 axes capable d’imprimer des pièces mesurant jusqu’à dix mètres cubes (5 x 2 x 1 m).

Une version à échelle réduite du robot développé par l'IMT Lille Douai (photo Gautier Virol)

Des dimensions qui mettent à l’épreuve la fabrication additive en matière de solidité des objets produits. C’est à ce défi que répondent les extrudeuses de Lascala, en passe d’être brevetées. "Sur les machines d’impression 3D habituelles, la matière est déposée en cylindre, à la verticale. Ici, on la dépose en ruban, de manière horizontale, ce qui optimise l’adhésion entre les couches", affirme Jérémie Soulestin, chercheur de l’IMT Lille Douai chargé du projet. Cofinancée par la région Hauts-de-France et l’Union européenne et réalisée en partenariat avec les entreprises Zero-D et Aquarese, cette solution a été pensée pour améliorer le couple matériau-procédé.

Pour éviter les imperfections et renforcer l’adhésion des couches, elle analyse en continu la température et l’épaisseur de la substance déposée. Les matériaux sont utilisés sous forme de granulés, au contraire de la majorité des imprimantes 3D qui fonctionnent avec des fils. Cela offre une certaine liberté dans le choix des matériaux : thermoplastiques, plastiques à renfort particulaires ou encore composites structuraux à fibre continue. "En théorie, on a accès à tout ce qui se trouve sous forme de granulés", explique Jérémie Soulestin. 

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"House In Pamplona" par Pereda Pérez Arquitectos

25 Mars 2019, 18:33pm

Publié par Grégory SANT

Pereda Pérez Arquitectos a construit « House In Pamplona », une résidence composée de deux volumes, située sur un terrain en pente à Pampelune, en Espagne.

La maison est située à la périphérie de la ville, dans une nouvelle zone urbaine, sur un terrain de 16m de dénivelé. Les architectes étaient déterminés à réaliser une maison différente selon l’angle de vue: d’un côté, un prisme triangulaire avec un toit pointu; de l’autre, un plan horizontal.

La maison est organisée sur deux étages: le volume supérieur, le seul visible de la rue, contient le salon, la cuisine et les coins repas avec des baies vitrées. L’étage inférieur, un long socle rectangulaire partiellement enterré où se trouvent les chambres et les salles de bain.

Pour en savoir plus: Pereda Pérez Arquitectos

Photos © Pedro Pegenaute

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Tesla et l'Usine agile

25 Mars 2019, 18:28pm

Publié par Grégory SANT

Quand on aborde le sujet Tesla, il y a une chose sur laquelle tout le monde est d'accord, c'est qu'Elon Musk, son PDG et actionnaire depuis 10 ans, est un disrupteur qui adopte des méthodes non conventionnelles, du moins dans l'industrie automobile.
Ensuite, certains crient au génie et d'autres à l'imposture...

Ce qui frappe GreenSI, c'est le parallèle entre le modèle de Tesla et l'agilité dans le développement informatique, qui a aussi été considérée, au départ par certains, comme une imposture.

Rappelons-nous que le développement de logiciels est un processus long, séquencé, peu compatible avec les retours arrières qui coûtent chers. Les premières méthodes qui l'ont structurée, comme le "cycle en V", venaient du monde de la construction d'ouvrages physiques, avec leurs propres contraintes et règles (séchage, pesanteur, construction sur site, séparation construction - réception - exploitation, MOA/MOE, ...). On sait maintenant que le logiciel est un ouvrage numérique, et non physique, qui peut s'affranchir de certaines règles comme ne plus séparer construction (build) et exploitation (run). C'est ce qui a été fait avec le développement des méthodes agiles sur ces dix dernières années, du manifeste agile (2001), à DevOps (2009) puis à la généralisation de Scrum dès 2013 (popularisée par "The phoenix project").

Avec la transformation digitale, l'agile est devenue une démarche de transformation de l'entreprise qui commence avec le design du produit et les métiers, et se termine par son déploiement et le souci constant de l'expérience utilisateur et de l'amélioration continue.

L'agile s'est développée en réponse à la complexité de l'économie (découpage de la chaîne de valeur, multiplication des acteurs, vitesse de transaction, ...) mais aussi avec l'idée que l'on pouvait mettre au point des solutions qui pourraient être supprimées ou détruites en quelques années, au lieu de décennies. L'image que GreenSI aime bien pour marquer les esprits sur le temps du numérique, c'est l'image de SAP qui a accompagné l'industrie logicielle depuis le départ avec 4 versions majeures en 40 ans (R1, R2, R3, S4), quand Apple avec l'iPhone a sorti 10 versions en 10 ans en couplant matériel et logiciel. On retrouve également cet ordre de grandeur de x10 sur la capitalisation boursière, puisque le marché valorise SAP à 120 milliards contre 900 milliards pour Apple (dont l'iPhone tire les résultats).

L'agilité c'est le développement itératif à cycle court. C'est ce que Tesla a réussi en dix ans dans l'industrie automobile. Ce qui est ironique c'est ce que cette industrie s'était peut-être un peu endormie, car c'est Toyota dans les années 80 qui a développé le "Lean management" repris ensuite par les démarches agiles pour l'amélioration continue.

Tesla n'a pas suivi les longs cycles de développement qui ont été la norme dans l’industrie automobile depuis des décennies. Tesla écoute ses clients en continue, et n'attend pas non plus pour déployer des améliorations. Trois modèles ont été lancés en 6 ans, et en sens inverse de la règle de montée en gamme (Model S en 2012 – $100K, Model X en 2016 – $75K, puis Model 3 en 2017 – 35K) puisque la dernière Model 3 veut démocratiser la voiture électrique avec assistance conducteur.

 

Pour cela Tesla a par exemple imaginé que ses voitures pourraient recevoir en direct des mises à jour logicielles. La dernière incluait la réutilisation des capteurs de l'autopilote pour surveiller la voiture quand elle est garée dans la rue, prévenir les effractions et assurer la sécurité d'un animal de compagnie qui aurait été laissé à l'intérieur. 

Le graphique suivant est intéressant sur la façon de "penser plateforme". Il présente les ventes de voitures par plateforme logicielle, un peu comme quand on donne des chiffres de hardware par OS. Une Telsa est donc avant un compagnon logiciel de votre mobilité avec une voiture autour. Un jour vous pourrez certainement lui demander de rentrer toute seule chez vous, ou la mettre en "mode Uber" pour vous faire un peu d'argent de poche, ce seront des mises à jour !

 

Telsa a appliqué les principes du développement agile à ses processus de conception et de fabrication automobile a un moment où il a vu une rupture qui pourrait révolutionner l'industrie avec le passage du pétrole à l'électrique

Telsa itère et déploie les améliorations au fur et à mesure et se nourrit de nouvelles idées, de solutions à ses problèmes, d'amélioration continue et d'itérations. Le gendarme de la Bourse voudrait qu'Elon Musk tweete un peu moins car il influence les marchés, mais ce sera difficile pour un PDG qui se nourrit en permanence de l'interaction avec ses clients. Ce n'est d'ailleurs pas sans rappeler un autre président aux États-Unis, mais lui c'est plus pour des questions électorales ;-)

Une entreprise agile n'a pas de plan pour les 5 prochaines années mais traite rapidement des difficultés quand elles surgissent. En revanche elle a une vision qui mobilise toute l'entreprise pour aligner toutes les énergies.

Tesla a commencé à vendre sans avoir de produits, notamment la Model 3, comme avec le crowfunding bien connu de l'internet. Une approche qui en 2018 a inspiré Renault avec sa marque Alpine et la sortie de l'A110 vendue par réservation sur internet. Après la vente il faut produire. Fin 2017 et jusqu'en début 2018 Tesla a eu des problèmes de production compte tenu de l'augmentation des volumes qui était demandée (1 million de voitures par an en 2020), et de goulets d'étranglement dans la production des batteries et dans l'assemblage (usines dédiée).

Elon Musk reprends alors en main directement la production, dors dans l'usine, et avoue que "l'automatisation excessive de Tesla avait été une erreur". L'usine complètement robotisée n'est pas pour tout de suite, non pas parce que ce n'est pas possible, mais parce que ce n'est pas assez agile et ne permet pas de s'adapter en permanence. On ne peut s'empêcher de penser au principe agile sur les individus et les interactions plutôt que les processus hyper outillés.

La cible est alors de 5.000 voitures par semaine en décembre 2017 et a été décalée par deux fois à mi-année 2018. En juin 2018 l'objectif de production est atteint et une nouvelle cible est annoncée à 6.000 voitures par semaine.

Une fois les problèmes de production dépassés, Tesla est confrontée début 2019 a un autre problème plus loin dans la chaîne, la distribution à ses clients. Car entre temps, Tesla a dû réduire ses coûts et fermer quelques concessions qui couvraient le territoire. Cela n'a pas été un problème pour vendre grâce à la force des ventes par internet mais le devient un problème ensuite pour livrer les véhicules aux clients.

Elon Musk a donc annoncé cette semaine par email à tous ses salariés que la livraison aux clients était la priorité n°1 de tous les salariés, quel que soit leur service. Les salariés de Tesla peuvent donc aller livrer une voiture à 3h de chez eux et revenir en Uber payé par l'entreprise.

Ce qui peut faire sourire l'industrie automobile peut-être redoutable d'efficacité, et encore une fois se retrouve dans la culture agile. A la fin d'un sprint, ce sont les développeurs qui présentent ce qu'ils ont développé et ont un retour immédiat et direct du product owner. Ils sont fiers de leur production, ils sont motivés pour la suite et peuvent adapter de suite certains points. Imaginez maintenant ces salariés de Tesla qui vont revenir travailler, après avoir remis une voiture a un client qui l'attendait depuis plusieurs mois, et dont les yeux pétillaient d'excitation lors de la livraison. Leur travail prend un nouveau sens et leur moral devient un facteur multiplicateur de vitesse pour l'ensemble de l'équipe !

Pour Michaël Valentin, ancien consultant chez McKinsey qui vient de sortir "Le modèle Tesla", après le Fordisme, puis le Toyotisme (lean), l'industrie automobile se dirige vers les Teslisme et Telsa est en train d'ouvrir la voie d'une révolution qui va transformer toute l'industrie automobile. 

La capacité de réaction et l'adaptation au changement est privilégiée des entreprises agiles.

Les premiers véhicules ont eu des lacunes (bruit de la route, amélioration des sièges, problèmes avec les portes en aile de faucon du modèle X, problèmes de poignées de porte du modèle S, etc.) qui ont ensuite été améliorés. Mais la cible de Tesla de produire les véhicules électriques les plus avancés a fait que les propriétaires placent toujours Tesla en tête des sondages de satisfaction.

En fait, la plupart des propriétaires de Tesla savent qu'ils ne seraient pas en mesure d’avoir un véhicule avec autant d’innovations sans cette approche.

Le changement est une donnée d'entrée. Telsa imagine donc des usines "programmables" qui peuvent être modifiées quand les ingénieurs conçoivent des améliorations des composants (ex. une porte plus légère qui ne claque pas).

La Gigafactory n'a donc pas été pensée pour ne construire qu'une seule voiture mais tout un ensemble de produits d'une même plateforme. Mais des aveux même d'Elon Musk quand il a eu des difficultés à réduire considérablement les coûts et augmenter la vitesse de production, certaines tâches complexes, jusque-là destinés à être automatisés, sont toujours confiées à des humains. 

Le charisme d'Elon Musk y est certainement pour quelque chose quand il a repris en main la Gigafactory et a fait mieux que les ingénieurs qui l'on construite ! En trois mois il a fait passer la résolution des problèmes de qualité de 20% à 80% tout en ajoutant une nouvelle ligne qui augmente la production de 20% pour tenir les objectifs. Dans le développement informatique agile on sait que l'implication du product owner et du management avec les équipes de développement, et pas contre les équipes, est un facteur de succès essentiel. 

Tous ceux qui pratiquent l'agile et suivent les péripéties de Tesla doivent certainement se reconnaître et savent que c'est un nouveau processus industriel et agile qui est en train d'émerger. Telsa est donc un cas d'école intéressant de transformation de l'industrie automobile vers l'électrique et le numérique, par la conduite permanente des changements et l’agilité, qui restera certainement dans l'histoire et sera enseigné dans les business schools.

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Une peau de protection biologique et comestible pour vos fruits

20 Mars 2019, 19:43pm

Publié par Grégory SANT

Apeel prolonge la durée de vie des fruits et légumes grâce à une pellicule naturelle comestible. © Apeel

À peine cueillie, la fraise commence sa descente aux enfers, entamant le processus chimique et biologique de dépérissement. D'abord, elle se déshydrate. Puis, l'oxygène s'infiltre à l'intérieur, accélérant les processus chimiques de dégradation. Finalement, la moisissure l'envahit. La fraise finit en masse brune et molle au fond du frigo. Chaque année, 1,6 milliard de tonnes de nourriture sont jetés dans le monde, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, la FAO. Les fruits et légumes, particulièrement fragiles, sont les premiers concernés, la moitié de la production partant purement et simplement à la poubelle.

Un projet financé par la fondation Bill & Melinda Gates  

Devant ce gaspillage accablant, James Rogers, alors ingénieur à l'université de Californie, commence à chercher un moyen de réduire le dépérissement des fruits. Il lui faudra plus de six ans et demi pour mettre au point, à partir de résidus de plantes, une sorte de « seconde peau » naturelle qui conserve l'humidité des fruits et les protège de l'oxygène. « Je me suis inspiré de l'acier inoxydable, où l'on crée une couche protectrice contre la rouille », explique l'entrepreneur. En 2012, il lance sa start-up Apeel grâce au don privé de 100.000 dollars de la fondation Bill & Melinda Gates.

 

Transparente, inodore et sans goût, cette « seconde peau » est fabriquée à partir de lipides et glycérolipides, dérivés de parties non utilisées (peau, graines...) d'autres fruits et légumes. Ces molécules amphiphiles sont dissoutes dans l'eau et lorsque celle-ci s'évapore, elles forment un liant dans lequel on peut tremper les fruits pour les protéger, ou qui peut être vaporisé dessus. L'entreprise affirme que sa solution réduit la perte d'eau de 30 % et le taux de ramollissement de 60 % par rapport à un avocat non traité.

Sans réfrigération ni conservateurs

« Grâce à Apeel, les fruits et légumes restent frais jusqu'à deux fois plus longtemps », se félicite la start-up. La durée de vie d'un avocat est ainsi prolongée de près d'une semaine et un citron peut tenir jusqu'à 54 jours. Un énorme atout pour les producteurs, qui réduisent considérablement leurs pertes sans recourir à la réfrigération, la mise sous atmosphère modifiée ou l'ajout de conservateurs chimiques. Apeel revendique ainsi une réduction par cinq des dommages causés aux avocats après récolte. Dans le cadre de la Fondation Bill & Melinda Gates, la start-up travaille également avec des petits producteurs au Kenya et au Nigeria, ces derniers devant notamment effectuer de longs trajets depuis leurs zones rurales peu accessibles.

Pommes, mangues, tomates ou radis : Apeel a prouvé son efficacité sur une douzaine de fruits et légumes. © Apeel

La start-up travaille déjà avec des producteurs d'avocats, de citrons et d'asperges qui sont commercialisés aux États-Unis. « Mais nous avons montré l'efficacité de notre produit pour une douzaines de fruits et légumes, comme les fraises, les bananes ou les pommes », assure Michelle Masek, la directrice du service marketing, qui annonce l'arrivée prochaine de produits estampillés Apeel sur les étals européens.

Une alternative aux fruits et légumes sans goût ?

De nombreuses recherches s'emploient à créer des variétés plus résistantes pour faciliter leur commercialisation. Mais ces sélections génétiques prennent énormément de temps et peuvent surtout modifier la qualité organoleptique des fruits, à l'instar des fameuses tomates qui n’ont plus de goût. Apeel a opté pour une solution low cost et immédiatement applicable. Mais rien ne protègera votre fraise contre le pourrissement si elle est exposée aux chocs ou si vous la laissez écrasée au fond d'un sac.

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Les gants HaptX accompagne la formation chirurgicale en réalité virtuelle

19 Mars 2019, 18:22pm

Publié par Grégory SANT

FundamentalVR intègre les gants HaptX à sa solution de formation chirurgicale en réalité virtuelle FundamentalVR intègre les gants HaptX à sa solution de formation chirurgicale en réalité virtuelle

La start-up britannique FundamentalVR, qui développe un outil de formation chirurgicale en réalité virtuelle, a annoncé le 13 mars 2019 l'intégration de la technologie HaptX à son logiciel Fundamental Surgery. HaptX est une start-up américaine à l'origine de gants avec retour haptique qui permettent à un utilisateur de ressentir des objets virtuels. Ses gants, qui sont chacun dotés de 130 actuateurs microfluidiques et d'une résistance à l'effort de 1,8 kg par doigt, sont les plus évolués du marché à l'heure actuelle.

 

Le retour haptique pour des sensations plus réalistes

Ce choix n'est donc pas surprenant pour FundamentalVR, dont l'un des arguments de vente est justement l'attention qu'elle prête au sens du toucher dans ses simulations. Elle se contentait jusqu'ici d'utiliser des bras articulés, mais va désormais combiner ces derniers (en l'occurrence un bras de 3D Systems) avec les gants HaptX pour pousser le réalisme encore plus loin.

 

C'est en quelque sorte le meilleur des deux mondes, puisque les bras procurent une résistance sur les mouvements que les gants n'ont pas et vice versa. La start-up souligne néanmoins qu'elle compte rester "agnostique" du point de vue matériel (ordinateurs, casques VR, accessoires haptiques).

 

 

Une démonstration au congrès des chirurgiens orthopédiques américains

FundamentalVR a fait la démonstration de cette intégration le 13 mars 2019 lors du congrès annuel de l'Association américaine des chirurgiens orthopédiques (AAOS). Le cas présenté simule la pose d'une prothèse totale de hanche par voie antérieure. Le système permet notamment au chirurgien de sentir la présence d'excroissances osseuses autour de la hanche et d'identifier un ligament clé par le toucher pour s'orienter dans les prochaines étapes de la procédure. Un niveau de détail calibré au millimètre près, d'après la start-up, et qui renforce la mémoire du geste.

 

FundamentalVR se focalise sur les procédures orthopédiques pour le moment et propose entre autres des formations pour l'arthroplastie totale de la hanche (par voie postérieure ou antérieure), l'arthroplastie totale du genou ou la pose d'une vis pédiculaire vertébrale. La start-up collabore par ailleurs avec la prestigieuse Mayo Clinic pour développer des modules de formation sur la chirurgie générale et viscérale.

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Un pneu auto-réparable par l'Université d'Harvard

19 Mars 2019, 18:17pm

Publié par Grégory SANT

Plus besoin de sortir le cric, de démonter la roue ou de se mettre du cambouis partout. Il suffira de patienter quelques minutes et les trous, les coupures, vont se reboucher tout seuls. Il s’agit d’un nouveau type de gomme mis au point par des ingénieurs de l’université d’Harvard aux États-Unis. Une gomme aussi résistante que celle utilisée aujourd’hui dans nos pneus. Mais qui a cette capacité incroyable à s’auto régénérer.

Mais comment ça marche ?

Tout se passe dans la structure même de la gomme. Sans rentrer dans les détails chimiques, ils ont réussi à donner à la gomme un comportement de liquide. Prenez une goutte d’eau par exemple. Si vous posez votre doigt dessus, elle se sépare en deux. Mais dès que vous retirez le doigt, la goutte se reforme, car les liens entre les molécules se reconstituent. C’est le même type de réaction qu’ils ont réussi à reproduire avec du caoutchouc. Et c’est ce qui va permettre de fabriquer ces nouveaux pneus anti-crevaison.

Mais il n’y a pas déjà des pneus qui roulent à plat ? Quelle est la différence ?

C’est complémentaire. Le pneu qui roule à plat permet juste de rouler. Mais il reste crevé. Donc à un moment, il faut le réparer. C’est ce que fait le garagiste : comme nous, avec les roues de vélo, il cherche le trou et le bouche avec une rustine. Là, plus besoin de rustine, plus besoin de trouver le trou, le pneu va se reboucher tout seul au bout de 30 à 40 minutes. Il faudra quand même le regonfler s’il a perdu de la pression. Mais plus besoin de l’emmener chez le garagiste. 

Ce sera aussi pratique pour tout ce qui n’est pas réparable aujourd’hui : les coupures sur la tranche, les éraflures dues aux trottoirs… Ils vont se reboucher tout seuls. Donc les pneus vont durer plus longtemps.

Ça va arriver quand ?

Le matériau est fonctionnel, mais il faut maintenant passer à l’étape industrielle. Donc il faudra attendre encore un an, un an et demi, avant d’abandonner définitivement son cric et sa roue de secours.

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Est-il encotre possible d'innover dans les smartphones ?

19 Mars 2019, 18:13pm

Publié par Grégory SANT

 
 

 Dès le lancement des premiers téléphones mobiles à partir de 1993/94 j’ai été fasciné par ces petites machines dont je sentais bien qu’elles annonçaient une révolution extraordinaire dans les années qui allaient suivre.

Du coup j’ai suivi tout cela de très près, achetant frénétiquement à peu près tout ce qui sortait (dont celui qui restera mon préféré, le Motorola StarTac), et la « smartphonie » fait vraiment partie de l’ADN de Presse-citron. D’ailleurs le site avait déjà une version mobile en 2003 avec sa propre URL (le responsive n’existait pas), que j’avais bricolée seul et dont j’étais vachement fier.

Inutile de vous dire que quand les premiers smartphones sont arrivés, au début des années 2000, avec Pocket PC Phone le Palm Tréo puis le Orange SPV de Microsoft avec Windows Mobile, je me suis précipité pour les acheter. Ensuite est arrivé l’iPhone en 2007, et on connait la suite : révolution technologique, puis humaine, dans nos vies de tous les jours, de toutes les heures, de toutes les minutes.

Mais alors que l’offre se multipliait, avec l’arrivée d’Android puis même de Windows Phone, j’ai commencé à trouver ce sujet ennuyeux. Tous les smartphones se ressemblaient de plus en plus dans un grand concours de contrefaçon et de copier-coller de l’iPhone, Samsung en tête. Et tous communiquent aujourd’hui essentiellement sur une seule fonctionnalité : la photo.

Plus d’innovation, juste de la copie. Pour moi l’innovation se trouvait ailleurs, dans les drones, l’automobile ou les nouveaux moyens de transport individuel électriques. Mais plus dans les smartphones. En fait les seuls qui innovent dans le smartphone sont les éditeurs d’applications. D’autre part le marché du smartphone s’essouffle avec 3 milliards de personnes équipées.

Alors, l’innovation dans les smartphones, c’est définitivement mort ? Non, j’ai l’impression qu’on arrive dans une phase de second souffle qui est enfin de nouveau excitante. Essentiellement grâce aux smartphones pliables, qui résolvent le problème de la place pour avoir un écran plus grand. Avec déjà des possibilités de segmentation du marché :

  • De smartphone à tablette
  • Pourquoi pas de mini-phone à smartphone
  • 1/3 – 2/3 pour faire apparaitre juste un clavier ou une barre de menu dans certaines situations (pro)

D’autre part, Xiaomi pourrait sortir un smartphone pliable à 999 euros, ce qui était prévisible (j’avais dit dans un précédent article que les smartphones pliables entre 500 et 1000 euros arriveraient dans moins de deux ans), et pourrait bien lancer ce segment de marché plus rapidement qu’on ne le pensait.

Les innovations possibles

Ceci n’engage que moi, mais voici quelques innovations que j’aimerais bien voir arriver dans les prochaines générations de smartphones

  • Enfin un vrai capteur d’APN ? Si c’est trop gros trop épais, pourquoi pas un module optionnel genre DxO One, mais évidemment bien mieux intégré car propriétaire, vendu en option
  • Ecrans 3D ou projection d’hologrammes
  • Capteurs 3D permettant de réellement modéliser des objets pour les reproduire sur une imprimante 3D
  • Pico-projecteur
  • Pouvoir partager sa charge comme on partage son wifi (existe déjà mais devrait devenir un standard)
  • Deuxième écran e-ink
  • Les fabricants devraient regarder les apps et intégrer leurs fonctionnalités nativement
  • Pliable : un smartphone enroulé autour du poignet devient une montre
  • Très simple et basique : un système de fixation intégré pour tenir le smartphone verticalement afin de regarder des vidéos

Dans cette vidéo je vous dis aussi pourquoi ma conviction est que le smartphone n’est pas près de disparaitre, et à quel point les arguments de ceux qui prédisent cela sont infondés.

Par Eric de Presse-citron.net

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