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Articles avec #robots

Miro : le robot poisson

7 Juin 2017, 19:57pm

Publié par Grégory SANT

Innovation

MIRO est un robot poisson bio-mimétique, qui nage comme un véritable poisson dans un aquarium ou tout environnement sous-marin. Il est doté de 2 moteurs et utilise 4 capteurs de mesures infrarouges. Ainsi, il peut détecter les obstacles et évoluer dans toutes les directions dans l’eau. Il est certifié Waterproof jusqu’à 50 m de profondeur et 500 kPa de pression.

AIRO développe des reproductions d’espèces de poisson en voie de disparition comme le cœlacanthe. La caméra de MIRO est idéale pour l’exploration sous-marine amateur. AIRO développe MIRO-D, un drône sous-marin pour des usages professionnels comme la vérification de la qualité de l’eau. Enfin, le design d’un robot poisson comme animal domestique de compagnie est en cours.

 

 

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Les robots remplacent les policiers à Dubaï

23 Mai 2017, 18:48pm

Publié par Grégory SANT

Le gouvernement des Émirats Arabes Unis compte sur les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle pour renforcer la sécurité. Dubai a comme projet surprenant de déployer des policiers robots un peu partout dans la ville. Le 21 mai, Dubai a dévoilé lors d’un salon professionnel sur la sécurité, son premier robot-policier anthropomorphe. Fabriqué par la compagnie espagnole PAL Robotics, ce robot-policier mesure 1,70 mètre pour 100 kilos. Il est capable de parler jusqu’à six langues différentes et lire les expressions du visage. 

Dubai compte déployer toute une flotte de ces robots-policiers dès le 24 mai. Ces robots accompliront des tâches spécifiques afin de renforcer la sécurité dans les espaces publics. Ils seront en effet capable de recevoir des signalements de crimes, des messages de la police et seront dotés d’une tablette numérique afin de payer des amendes. 

Les autorités ont l’objectif d’avoir une police constituée à 25% de robots-policiers d’ici 2030

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De nouveaux robots chez Boston Dynamics

9 Mai 2017, 19:03pm

Publié par Grégory SANT

Marc Raibert, le PDG fondateur de Boston Dynamics, a annoncé que ses robots pourraient parcourir les rues dans un avenir proche.

Tenez-vous prêt. De nouveaux robots arrivent en ville. Sur chaque boulevard. Imaginez le chien robot Spot qui se dirige vers votre porte d’entrée pour livrer un colis. Imaginez ensuite que la personne qui a placé le paquet sur le dos de Spot était en réalité un humanoïde qui travaille dans une usine voisine. Vous vous dites que vous ne verrez jamais ça de votre vivant ? Erreur, c’est pour bientôt.

Au cours d’une conférence TED (Technology, Entertainment and Design) donnée le 25 avril, Marc Raibert a en effet surpris son monde en déclarant que ses machines effilées sans tête sont bel et bien prêtes à rejoindre les piétons de chaque trottoir.

Lors de son intervention, Raibert a par exemple montré une vidéo d’un membre du personnel de Boston Dynamics tirant une laisse attachée au « cou » du robot alors qu’il essayait d’escalader un escalier. Le robot lutte sous la tension, mais ses jambes s’ajustent rapidement à chaque étape pour garder son équilibre. Pour l’aider à maintenir cet équilibre, chaque robot est équipé d’une caméra embarquée. Celle-ci traite ainsi toutes les données relatives aux environnements autour du robot, avant que le logiciel télécharge le terrain en temps réel. Les zones sécurisées pour marcher s’inscrivent comme vertes, alors que les points dangereux apparaissent comme rouges.

Chez Boston Dynamics, citons encore Handle, ce spectaculaire robot monté sur deux roues capable de gérer la position de son « céphalo-thorax » ainsi que celle de ses deux membres supérieurs. En équilibre et en mouvement, ce dernier est capable de saisir et soulever de lourdes charges. Mais il y a aussi le désormais célèbre mais toujours impressionnant bipède Atlas, capable de se déplacer debout sur deux jambes en terrain accidenté, de porter des cartons ou de se relever. Bardé de capteurs dans son corps et de capteurs stéréo dans sa tête, il reste ainsi en équilibre tout en évitant les obstacles.

« Le ciel est la limite »

Mais où s’arrêtera Boston Dynamics, une entreprise discrète qui à chaque publication Youtube réalise des coups d’éclat médiatiques ? « Le ciel est la limite », répond Raibert, fier de toute cette panoplie d’humanoïdes extraordinaires et très agiles distillés savamment sur la toile. BD a d’abord gagné en notoriété dès 2009 lors de l’apparition de son fameux quadrupède Big Dog qui galopait à un rythme effréné au sommet d’un parking. Depuis, la société américaine a lancé une ligne constituée d’au moins neuf robots prototypes, chacun destiné à tester un ensemble de compétences différentes. Des tests qui font bien souvent figure d’exploits dans le domaine de la robotique.

Seul hic, on ne sait plus trop bien à qui elle appartient et quels sont les contenus de sa stratégie à long terme. Née en 1992 au sein du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), BD a longtemps vu ses projets financés par l’armée américaine. Jusqu’au rachat de l’entreprise en 2013 par Google, pour 500 millions de dollars (471 millions d’euros). Mais comme nous le révélions en mars 2016 selon un rapport de Bloomberg, Alphabet, la maison mère de Google, cherche à se débarrasser de sa filiale du Massachussets. Faute de rentabilité.

En effet, Boston Dynamics ne serait pas en mesure de vendre des produits avant quelques années. Ce qui n’est pas du goût du géant de Mountain View. Il semblerait aussi que la Direction d’Alphabet soit de plus en plus hostile à l’orientation prise par BD et ses robots jugés trop déviants. Le fait que ces derniers soient liés et associés à l’armée à Traver une collaboration étroite avec la DARPA ne correspondent pas à l’image que souhaite véhiculer Google.

Boston Dynamics se concentre sur la R&D

Pour l’heure, on sait que BD conserve malgré tout une grande indépendance. Basée à Boston, pendant que Google siège en Californie, la société poursuit ses collaborations avec l’armée américaine et son centre de recherche en technologies militaires. Aux manettes, Marc Raibert et ses chemises hawaïennes n’entend pas lâcher l’affaire. Il souhaite que ses robots figurent dans des opérations militaires risquées ou aident les personnes âgées dans leur quotidien, comme entrer et sortir de leur lit. Selon lui, ses robots, malgré un bon travail d’équilibre et de coordination, manquent encore de compétences motrices abouties ainsi que d’une forte conscience spatiale (capacité à savoir à quel point une surface peut être glissante ou instable).

bostondynamics-humanoides-robot-1

En vérité, l’armée, qui a financé les prototypes, a finalement renoncé à en commander. BigDog est trop bruyant et Spot ne peut pas porter assez de poids. Dans l’industrie, les contrats peinent donc à être signés. Le prix d’un robot Atlas avoisinerait selon les dires les 2 millions de dollars.

Outre ses buzz sur les réseaux sociaux, Boston Dynamics se concentre donc pour le moment sur son activité de recherche et développement. En décembre dernier, Raibert avait annoncé, lors d’une conférence organisée par TechCrunch, qu’il réfléchissait à un moyen de réduire le coût de ses machines. « Nous commençons à réassigner certains de nos talents sur ce sujet », a-t-il affirmé, avant d’affiner sur la question de la livraison à domicile : « Au lieu d’utiliser des drones, on pourrait peut-être le faire avec de bons vieux robots ».

Convaincus que les robots rattraperont un jour les capacités d’un humain, Raibert et son équipe de cerveaux jalousés dans le monde entier n’ont donc pas fini de faire parler d’eux. Le feu est vert, alors prenez garde. Vous risquez de croiser bientôt un humanoïde aussi pressé que vous.

Source : humanoides.fr

 

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Les robots deviennent comestibles

24 Mars 2017, 20:47pm

Publié par Grégory SANT

Des chercheurs de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (Suisse) travaillent sur un nouveau type de "robots comestibles", qui pourraient aider à acheminer des traitements ou des dispositifs de surveillance dans le corps.

Dario Floreano, directeur de l’Intelligence Systems Laboratory, admet que des robots comestibles en gélatine peuvent sembler étranges. Ils se présentent sous la forme de simples barrettes de gélatine mesurant seulement 90 millimètres de long, 20 de large et susceptibles de se plier jusqu'à 170 degrés. Ce sont des actionneurs, la partie d'un système robotique qui permet de le mettre en mouvement. Leur particularité : aucune pression ou courant électrique n'est nécessaire pour qu'ils se déplacent. Ils sont remplis d'air ou de liquides qui réagissent à la présence d'autres produits chimiques dans le corps, ce qui leur permet d'avancer.

Selon les chercheurs, "l'utilisation de matériaux comestibles en robotique demeure très limitée". Et les rares autres cas d'une telle utilisation s'étaient faits à l'aide de champs électriques ou magnétiques pour leur permettre de se déplacer. Avec la méthode proposée, ils espèrent aussi remplacer les élastomères silicone, souvent utilisés pour réaliser des robots mous. 

En combinant leur création aux progrès des composants électroniques comestibles, il serait ainsi possible de créer des robots entièrement comestibles "biodégradables, biocompatibles et respectueux de l'environnement avec une toxicité inexistante ou plus faible," que ce qui se fait aujourd'hui. Parmi les applications envisagées : l'administration précise des médicaments prescrits et la surveillance de certains paramètres biologiques de l’organisme.

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Va-t-on tomber amoureux de robots ?

17 Février 2017, 19:01pm

Publié par Grégory SANT

Sexe du futur : les robots bientôt dans votre lit

 

Un jour, ferons-nous l’amour avec des androïdes domestiques, ou les épouserons-nous, comme dans Real Humans ? En 2007, David Levy, expert en IA, écrivait que les robots finiraient par ressembler tellement aux hommes, que des gens en tomberaient amoureux, coucheraient avec eux et voudraient les épouser. 10 ans plus tard, pour le chercheur, organisateur du congrès sur “l’amour et le sexe avec les robots”, pas de doute : les relations sexuelles avec les robots, “c’est pour demain” - puisque les “robots sexuels”, ou “sexbots ”, débarquent cette année. Et de prédire le mariage avec eux pour 2050.

Certains n’ont pas attendu 2050 pour épouser des coquilles vides. En 2016, un japonais, Senki Nakajima, a quitté sa famille pour une poupée en silicone. Pour lui, elle est “plus que du plastique”, et il mène avec une “relation parfaite”, car “elle ne le trahira jamais”.

 

Des sexbots à l’aspect ultra-réaliste

La fabrication de poupées ultra-réalistes à taille humaine est en plein boom, surtout au Japon. Les poupées de l’américain Real Doll, ou du français Dreamdoll Diffusion, ressemblent à s’y méprendre à de vrais humains. Mais l’étape suivante sera celle des robots sexuels - des poupées munies d’une IA, pouvant bouger et parler. Selon le rapport “Future of Sex”, les sexbots seront la grande tendance de ces prochaines années, avec la VR et le sexe à distance, ou télédildonique.

Les robots sexuels s’avèrent encore plus réalistes que les poupées, car ils peuvent gémir et bouger. Abyss Creations, à l’origine de Real Doll, planche sur ses propres sexbots, prévus pour 2018. De son côté, True Companion commercialise déjà un robot sexuel, RoXXXy - une poupée dotée d’une IA et d’un “squelette articulé”. Elle n’est pas autonome et ne peut bouger seule, mais peut adapter son comportement aux goûts de l’utilisateur, et lui dire ce qu’il veut entendre. Selon True Companion, “c’est une vraie compagne : elle a une personnalité, écoute, parle, sent quand on la touche.”

Le remède contre la solitude affective ?

Même David Levy est d’accord pour dire que les robots sexuels ne seront pas “intelligents” avant un bout de temps, gardant une personnalité “rudimentaire” pendant au moins 20 ans. Mais d’ici là, les sexbots devraient se multiplier, car ils apparaissent comme une réponse à la solitude grandissante qui accompagne la vie moderne (8 millions de personnes seules en France).

Selon Ian Pearson, futurologue et auteur du rapport “The Future of Sex”, les robots seront de meilleurs amants, car “infatigables, jamais malades”, et contrôlables. Résultat : les humains sépareront sexualité et amour. Mais pourquoi épouser des robots ? Car ceux-ci seront “patients, protecteurs”, et “jamais jaloux, arrogants ou brutaux”, indique David Levy. Ils éviteront à l’utilisateur, en proie à une grande difficulté à communiquer, les hauts et les bas de la relation de couple.
 

La "fiancée pas comme les autres" de Ryan Gosling

 

Bien sûr, les sexbots auront de nombreux bienfaits. Ils pourront être utilisés dans un but thérapeutique, comme des compagnons à l’écoute. Pour les personnes en situation de handicap et pouvant difficilement avoir des relations sexuelles, la robotique pourrait représenter un palliatif. RoXXXy a été conçue avec l’objectif initial “d’aider les personnes handicapées”, à la façon d’assistantes sexuelles. Les sexbots pourraient aussi mettre fin au trafic d’être humains, et permettre de “contenir” les déviances sexuelles. Mais surtout, ils seraient un remède à la solitude : “mieux vaut être avec un robot qu’être seul”, avance David Levy.

Les sexbots nous rendront-ils insensibles ?

Les risques sont aussi nombreux. Car s’ils peuvent briser la solitude, les robots sexuels sont aussi susceptibles de l’augmenter. Le psychanalyste Serge Tisseron redoute qu’un jour, nous finissions par préférer nos robots (qui répondront toujours à nos attentes) à nos semblables. Jusqu’à nous isoler. C’est dans ce sens que Kathleen Richardson, chercheuse en éthique de la robotique, mène une campagne contre les sexbots, convaincue que ceux-ci finiront par endommager les relations humaines.

Déjà, les humains pourraient se retrouver “concurrencés” par des robots plus “efficaces” qu’eux au lit, et donc éprouver une forte anxiété de performance. Mais pire, les sexbots (souvent féminins) abaisseraient la femme au rôle d’objet - entraînant une recrudescence du machisme et de “fantasmes anormaux”. Un peu comme dans Westworld, série dans laquelle des robots permettent à de riches clients d’assouvir leurs pires désirs, nous finirions par “perdre notre empathie”

http://www.cnetfrance.fr/i/edit/2017/01/michael.jpg

Abyss Creations conçoit tout de même des poupées (et bientôt des robots) hommes 

Pour Nathalie Parein, psychologue-sexologue, les sexbots risquent “d’accentuer des comportements négatifs, notamment des tendances à l’abus”. Ainsi, les robots, qui permettront de “soulager des pulsions”, n’aideront pas “les gens en difficulté à se construire”, et le “problème de la relation à l’autre ne sera pas réglé”.

Quant au fait de préférer les robots aux humains, le risque serait de produire une “sexualité automatique, centrée sur soi et absurde”. Comme l’explique la psy, “dans relation sexuelle, il y a relation. Et qui dit relation dit humain”. Pour elle, les sexbots ressemblent surtout à des “super sextoys” - qui vont au-delà de la poupée gonflable… “mais qui ne remplaceront jamais l’humain”. Un robot qui aura du coeur, ce n’est pas pour demain, et heureusement.

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Bat-Bot : la chauve-souris robot

17 Février 2017, 18:59pm

Publié par Grégory SANT

Un drone volant comme une chauve-souris, cela pourrait être le gadget parfait dans l’arsenal de Batman ! C’est pourtant le défi technique qu’a réussi à concrétiser une équipe de chercheurs en robotique de l’Université de l’Illinois et de Caltech. Le nom de ce petit bijoux de technologie est Bat Bot, à la croisée des chemins entre robot et drone qui s’inspire très largement du vol et de l’anatomie des chauves-souris.

En construisant le Bat Bot, les chercheurs sont parvenus à concevoir le drone le plus flexible à ce jour. En voyant ce petit drone de seulement 93 grammes on pourrait ne pas voir la complexité du défi dans lequel se sont lancés les chercheurs et pourtant le vol d’une chauve-souris est l’un des plus complexes qui soit au monde. Une chauve-souris utilise 40 articulations pour voler, dans le cas du Bat Bot les concepteurs de ce drone insolite n’ont utilisé que 9 articulations ce qui est déjà une prouesse en soi.

Reproduire le vol d’une chauve-souris avec un drone, une vraie prouesse technologique

Le Bat Bot dispose d’une membrane très souple de seulement 56 microns d’épaisseur offrant une envergure de 47 cm à l’ensemble. Pour la légèreté et la résistance, les articulations ont été conçues en fibres de carbone.

Ne pensez pas acheter ce drone le mois prochain, il s’agit d’un prototype expérimental qui doit connaître de nombreuses améliorations, comme une meilleure résistance et surtout un travail important au niveau de l’autonomie, mais il ne fait aucun doute que le Bat Bot progressera vite car il dispose d’un avantage qu’aucun drone n’offre à ce jour et qui en ferait un outil parfait pour la surveillance ou pour des missions militaires : le silence. Le vol du drone Bat Bot est comme celui de la chauve-souris entièrement silencieux.

L’équipe travaillant sur ce projet souhaite également plancher sur l’atterrissage à l’envers, si caractéristique des chauves-souris pour se suspendre. Une étape qui risque d’occuper les chercheurs pas mal de temps !

Source : smartdrones.fr

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L'Usine 4.0

13 Février 2017, 20:20pm

Publié par Grégory SANT

Cobots (robots collaboratifs) et réalité virtuelle équipent la plateforme Fflor, cet équipement destiné à inventer l’usine du futur. Inaugurée lundi 30 janvier au cœur de l’usine PSA Trémery par ses deux financeurs - la Région et l’Etat - elle offre aux entreprises, grands groupes comme PME, la possibilité de tester machines et procédés à haute technologie ajoutée pour ne pas louper le train de l’innovation industrielle.

Devant un écran sur lequel est modélisé un poste d’assemblage de colonne de direction, un homme semble brasser l’air, un casque sur les yeux. En réalité, l’opérateur de Thyssen Krupp est en train d’éprouver virtuellement un poste de travail. Le but : tester la configuration idéale, celle qui permet à la fois l’ergonomie et l’accessibilité du poste, mais aussi sa flexibilité, c’est-à-dire la variation du cadencement en fonction des commandes. Meilleures conditions de travail et, surtout ne soyons pas naïfs, meilleure rentabilité sont ici au cœur des enjeux. La réalité virtuelle permet de tester et valider des processus avant de les lancer en fabrication, gain de temps et d’argent, tout le monde est content. « A commencer par les utilisateurs finaux, qui valideront eux-mêmes les équipements », explique un membre de CEA Tech.

“Cobots”

Ce poste, comme la dizaine d’autres installés sur la plateforme Fflor, ont été développés par l’organisme public de recherche avec le partenariat d’entreprises, une dizaine pour l’instant, le double d’ici la fin de l’année. La collaboration s’envisage à deux niveaux : les entreprises bénéficient des équipements pour tester de nouvelles façons de fabriquer leurs produits, ou elles mettent en place, avec le CEA Tech, des équipements et procédés adaptés à leurs besoins. Tout est envisageable, l’idée étant de prendre en main les possibilités qu’offre la technologie pour ne pas louper le train de l’innovation. Les équipements à disposition permettent, en s’y frottant concrètement, de ne pas avoir peur. Outre la réalité virtuelle, croisée plus haut, équipements connectés et robots collaboratifs, surnommés “cobots”, visent à faciliter les tâches humaines. Ces derniers se distinguent des lourds robots industriels par leur présence toute proche des hommes qui les manipulent, et l’absence de cage nécessaire à leur installation.

L’innovation nécessaire

Certains de ces robots aident à porter de lourdes charges, comme le feraient des exosquelettes, d’autres  manipulent et usinent des pièces en toute simplicité. C’est l’avantage aussi de ces robots dernière génération : leur facilité de programmation et de prise en main, d’installation et d’entretien. « Plus besoin d’avoir des connaissances en programmation, les robots apprennent par la simple manipulation des opérateurs. » Le prix de ces “cobots” est lui aussi incomparable avec les gros robots-cages aujourd’hui utilisés dans l’industrie puisque le premier modèle basique tourne autour des 20 000 euros : accessible aux entreprises les plus modestes. Une façon de rapprocher deux mondes aujourd’hui bien distincts - hommes et robots - et où la France est à la traîne. « Le plan national autour de l’industrie du futur lancé en 2014 ne doit pas être l’apanage de pépites ou de grands groupes mais doit fédérer, et c’est le rôle de cette plateforme », invite le représentant régional de l’Etat.
Les enjeux de la plateforme dépassent ses simples applications, et relèvent aussi de la dynamique. Celle insufflée par un Pacte Lorraine de 300 millions d’euros (moitié Etat, moitié Région) sur 3 ans (2013-2016), celle d’une innovation nécessaire dans un secteur menacé et l’installation de la plateforme dans l’enceinte du site de production PSA de Trémery, dont l’avenir dépend de celui qui sera fixé pour le diesel (la moitié de la production du site est dédiée aux moteurs diesel).
« Si nous n’avions pas cette plateforme nous serions en retard », résume Stéphane Fratacci, préfet de Région.
« Cette plateforme traduit l’inscription de la Région dans l’industrie du futur », dit Yann Vincent, directeur industriel du groupe PSA, « Premier groupe à déposer des brevets en France depuis 9 ans », s’enorgueillit au passage le directeur alors que la région Grand Est connaît quatre implantations : Trémery, Metz, Mulhouse et Charleville. « Cette plateforme est une manière d’innover concrètement et de rester dans la compétition », juge l’industriel alors que le représentant de l’institut de recherche, Stéphane Siebert le directeur de CEA Tech, voit là le moyen « d’accélérer la transformation des lignes de production en testant et validant les innovations en termes de production mais aussi de maintenance ou de formation ».
A leur tour, les deux financeurs ont pris la parole devant l’aréopage d’industriels et d’élus. Philippe Richert, président du Grand Est, invitant à « relever le défi » et à « inventer ensemble de nouvelles filières industrielles ».

150 bénéficiaires en région

« Le Grand Est est la deuxième région industrielle derrière l’Ile-de-France, rappelle-t-il. Nous faisons le choix d’investir dans l’usine 4.0 dont 150 entreprises régionales pourraient bénéficier chaque année. Nous sommes à un moment décisif où la puissance publique n’a rien de plus utile et de plus intelligent à faire que de soutenir ces démarches », dit en somme un président grand régional dans une emportée lyrique avant de s’énerver contre les menaces portées sur l’avenir du diesel et d’annoncer l’accompagnement financier de la Région, à hauteur de 25 à 30 millions d’euros pour le groupe PSA dans le Grand Est.

Source : lasemaine.fr

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Une entreprise remplace 90% de ses employés par des robots

9 Février 2017, 19:38pm

Publié par Grégory SANT

 

Une entreprise chinoise remplace 90 % des employés de l'atelier par des robots

Pendant le mois de décembre, des scientifiques et des conseillers de l'ancien président des États-Unis Barack Obama ont publié un rapport sur les effets de l'automation sur le marché de l'emploi et l'économie américains. Les experts notent que l'IA présente un potentiel énorme de croissance et de richesse en raison de l'augmentation de la productivité, néanmoins, ils mettent en garde contre les menaces de l'emploi et l'aggravation de l'inégalité des salaires entre les salariés qualifiés et ceux moins qualifiés. 

Durant les cent dernières années, des millions d'emplois ont été remplacés par des robots. L'automation a conquis de nombreux postes d'emploi comme ceux des standardistes, des agents de voyage ou encore les travailleurs dans la chaine de montage. Aujourd'hui, l'IA menace de remplacer les chauffeurs de taxi et d'Uber et s'en prendra probablement aux chauffeurs de poids lourds durant la prochaine décennie, une industrie de poids aux États-Unis qui fournit plus 3,8 millions d'emplois. Enfin, quelques chaines de restaurants fastfood ont déjà commencé à installer des kiosques et des systèmes de commande automatique. 

Mais c'est en Chine que ce phénomène commence à prendre de l'ampleur. Une des premières usines robotisées à Dongguan a récemment remplacé 590 de ses ouvriers avec des robots et les résultats ont été stupéfiants. Seulement 60 employés travaillent encore dans l'usine et leur principale tâche est de s'assurer que les machines sont en bon état et marchent parfaitement. Bien que 60 est un nombre faible d'employés pour superviser une usine, les robots font un si bon travail que le management de l'entreprise a dit que le nombre d'employés humains pourrait être réduit davantage à 20 employés seulement. 

La Changying Precision Technology Company se concentre essentiellement sur la production de téléphones mobiles et utilise des lignes de production automatisées. Les bras robotisés produisent certaines pièces de téléphones mobiles à chaque station et l'usine utilise même des camions de transports autonomes. Depuis la transition vers des robots, le nombre de pièces produites par personne par mois est passé de 8000 à 21 000, soit une augmentation de 250 %. Cette progression ne s'est pas faite au détriment de la qualité, en effet, le nombre de produits défectueux a diminué de 25 % à seulement 5 %. 

Cette entreprise n'est pas la seule qui s'est lancée dans la voie de la robotisation. En Chine, l'initiative Made In China 2025 a pour but d'appliquer les avancées en technologie dans la production, un processus qui implique le recours à l'automation. Il n'est pas clair quel sera le destin de millions d'ouvriers dans le pays, mais cette étape ne fera surement pas l'affaire de ceux qui militent pour de meilleurs salaires et conditions de travail. 

S'il est clair que l'automation est en quête de perturber le marché de l'emploi, les estimations ne s'entendent pas sur la vitesse avec laquelle cette tendance va se propager. Adidas est l'une des firmes qui ont déjà annoncé leur intention à robotiser entièrement leurs usines. Au Japon, Fukoku Mutual Life Insurance, une entreprise japonaise d'assurances, veut augmenter la productivité de son entreprise de 30 % grâce à 
un projet mené en collaboration avec la filiale japonaise IBM Watson. Fukoku évoque un système de codage automatique d'évaluation de certificats médicaux qui va s'appuyer sur Watson. Ce système va permettre à l'entreprise de se séparer de 34 employés et augmenter sa productivité de 30 %. 

Les études qui mettent en garde contre la robotisation accrue ne manquent pas, des dizaines de métiers sont menacés de disparaitre et aucune économie n'est prête à faire cette transition pour le moment. S'il est vrai que l'automation a ses avantages et permet d'atteindre des objectifs impressionnants, il ne faut pas non plus négliger le fait qu'elle affecte négativement le marché de l'emploi pour le moment. En France, le Syndicat national de la banque et du crédit (SNB), deuxième organisation syndicale du secteur bancaire en France, 
a exprimé, lors d'une conférence de presse, son inquiétude au sujet d'une éventuelle substitution d'emplois dans le secteur par l'IA. D'après Régis Dos Santos, président du SNB, ces technologies qui émergent dans les établissements bancaires pour venir épauler les conseillers dans leurs tâches quotidiennes (réponses aux e-mails des clients, vérifications règlementaires, opérations de conformité, etc.), peuvent en effet finir par les écarter. 

Source : 
Monetary Watch

Pendant le mois de décembre, des scientifiques et des conseillers de l'ancien président des États-Unis Barack Obama ont publié un rapport sur les effets de l'automation sur le marché de l'emploi et l'économie américains. Les experts notent que l'IA présente un potentiel énorme de croissance et de richesse en raison de l'augmentation de la productivité, néanmoins, ils mettent en garde contre les menaces de l'emploi et l'aggravation de l'inégalité des salaires entre les salariés qualifiés et ceux moins qualifiés. 

Durant les cent dernières années, des millions d'emplois ont été remplacés par des robots. L'automation a conquis de nombreux postes d'emploi comme ceux des standardistes, des agents de voyage ou encore les travailleurs dans la chaine de montage. Aujourd'hui, l'IA menace de remplacer les chauffeurs de taxi et d'Uber et s'en prendra probablement aux chauffeurs de poids lourds durant la prochaine décennie, une industrie de poids aux États-Unis qui fournit plus 3,8 millions d'emplois. Enfin, quelques chaines de restaurants fastfood ont déjà commencé à installer des kiosques et des systèmes de commande automatique. 

Mais c'est en Chine que ce phénomène commence à prendre de l'ampleur. Une des premières usines robotisées à Dongguan a récemment remplacé 590 de ses ouvriers avec des robots et les résultats ont été stupéfiants. Seulement 60 employés travaillent encore dans l'usine et leur principale tâche est de s'assurer que les machines sont en bon état et marchent parfaitement. Bien que 60 est un nombre faible d'employés pour superviser une usine, les robots font un si bon travail que le management de l'entreprise a dit que le nombre d'employés humains pourrait être réduit davantage à 20 employés seulement. 

La Changying Precision Technology Company se concentre essentiellement sur la production de téléphones mobiles et utilise des lignes de production automatisées. Les bras robotisés produisent certaines pièces de téléphones mobiles à chaque station et l'usine utilise même des camions de transports autonomes. Depuis la transition vers des robots, le nombre de pièces produites par personne par mois est passé de 8000 à 21 000, soit une augmentation de 250 %. Cette progression ne s'est pas faite au détriment de la qualité, en effet, le nombre de produits défectueux a diminué de 25 % à seulement 5 %. 

Cette entreprise n'est pas la seule qui s'est lancée dans la voie de la robotisation. En Chine, l'initiative Made In China 2025 a pour but d'appliquer les avancées en technologie dans la production, un processus qui implique le recours à l'automation. Il n'est pas clair quel sera le destin de millions d'ouvriers dans le pays, mais cette étape ne fera surement pas l'affaire de ceux qui militent pour de meilleurs salaires et conditions de travail. 

S'il est clair que l'automation est en quête de perturber le marché de l'emploi, les estimations ne s'entendent pas sur la vitesse avec laquelle cette tendance va se propager. Adidas est l'une des firmes qui ont déjà annoncé leur intention à robotiser entièrement leurs usines. Au Japon, Fukoku Mutual Life Insurance, une entreprise japonaise d'assurances, veut augmenter la productivité de son entreprise de 30 % grâce à 
un projet mené en collaboration avec la filiale japonaise IBM Watson. Fukoku évoque un système de codage automatique d'évaluation de certificats médicaux qui va s'appuyer sur Watson. Ce système va permettre à l'entreprise de se séparer de 34 employés et augmenter sa productivité de 30 %. 

Les études qui mettent en garde contre la robotisation accrue ne manquent pas, des dizaines de métiers sont menacés de disparaitre et aucune économie n'est prête à faire cette transition pour le moment. S'il est vrai que l'automation a ses avantages et permet d'atteindre des objectifs impressionnants, il ne faut pas non plus négliger le fait qu'elle affecte négativement le marché de l'emploi pour le moment. En France, le Syndicat national de la banque et du crédit (SNB), deuxième organisation syndicale du secteur bancaire en France, 
a exprimé, lors d'une conférence de presse, son inquiétude au sujet d'une éventuelle substitution d'emplois dans le secteur par l'IA. D'après Régis Dos Santos, président du SNB, ces technologies qui émergent dans les établissements bancaires pour venir épauler les conseillers dans leurs tâches quotidiennes (réponses aux e-mails des clients, vérifications règlementaires, opérations de conformité, etc.), peuvent en effet finir par les écarter. 

Source : 
Monetary Watch

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Le phénomène 4.0

9 Février 2017, 19:35pm

Publié par Grégory SANT

2016 : Pour une première fois depuis 2012, le nombre d’usines créées en France (82) serait supérieur au nombre d’usines qui se ferment (75). Dans un pays où les services représentent 80 % du PIB, la nouvelle n’est pas anodine. Elle l’est d’autant moins au moment où le débat sur le 4.0 s’invite, de manière encore balbutiante, dans les programmes politiques des candidats à la présidence en France.

Le 4.0 : Une révolution économique ?

Mais, au fait, qu’est ce que le 4.0 ? Une usine automatique ? Ce n’est pas un phénomène nouveau. Déjà en 1993, Fiat se vantait d’avoir une de ses usines à Turin 100 % automatisée, capable de produire (presque) sans une intervention humaine. La fin des années 90 a été marquée par l’implantation de MRP, ERP, autant de progiciels aux noms barbares pour informatiser la production et son suivi. Le service commercial de l’usine pouvait être connecté au service approvisionnement émettant une commande quasi automatique au premier lorsque le seuil de sécurité du stock est atteint. Qu’est ce que le 4.0 vient donc changer ? Rien et tout à la fois.

L’avènement de ce que les journalistes et praticiens nomment la « smart factory » ou « usine intelligence » permet d’optimiser encore plus les ressources pour produire. Cette optimisation est permise par des outils numériques et des données disponibles sur le cloud. Concrètement ? L’ensemble des machines est connecté à l’intérieur de l’usine. A l’extérieur, ces mêmes machines sont potentiellement connectées à toutes les machines du client et même plus, de ses partenaires, y compris de l’utilisateur final.

Concrètement, tout change : le mode de travail dans chacun de ces endroits en premier lieu, les pratiques des collaborateurs aussi. Le produit industriel peut devenir très personnalisé. Pour l’automobile (mon auto avec la couleur et la finition que je veux sans attendre trois mois) et pour tout autre produit dans des temps très rapides et tout en étant informé de l’état d’avancement de la production et de la livraison…

Une 4e révolution industrielle ? Peut-être. Sur un plan technologique, la démarche s’inscrit dans la révolution numérique en marche depuis les années 1990. Pour autant, cette grappe d’innovations, pour parapher Schumpeter, va très certainement remplir sa fonction destructrice–créatrice d’emplois. Destructrice car si elle se diffuse pleinement, ce sont pratiquement tous les métiers de l’entreprise qui seront touchés, supprimés ou modifiés. Les métiers du marketing seront non seulement amenés à travailler sur un nombre de données qui vont bien au-delà des simples réponses aux questionnaires ou autres panels mais sur une quantité d’informations en temps réel. Les responsables des usines, peu habitués à rencontrer le client finale disposeront d’informations clés sur les profils des consommateurs, leurs goûts, leurs commandes.

Sans aucun doute, ces quelques illustrations laissent à penser combien l’organisation classique de l’entreprise qui évolue, somme toute, assez peu depuis l’avènement de la grande entreprise de Galbraith, va être bouleversée. Sans nul doute, ce changement génère des créations de nouveaux emplois, ou, du moins, de nouveaux métiers, ne serait-ce que pour accompagner cette transformation, puis, pour maintenir l’organisation et les systèmes numériques nouvellement installés.

Le 4.0 : Une opportunité pour les grands groupes français ou pour la France en général ?

En Europe, l’Allemagne est la grande pionnière de l’industrie du 4.0. Rien d’étonnant. L’industrie et le secteur automobile (pionnier du 4.0 pour faciliter les interactions entre constructeurs et sous-traitants) représentent respectivement 25 % et 3 à 5 % du PIB allemand. Pour maintenir la compétitivité de ces secteurs sur son territoire, l’Allemagne a misé sur une main d’œuvre très qualifiée et des systèmes de production « à la pointe ». Dès 2006, ce pays s’intéresse à l’organisation des usines en mode plate-forme, mettant en place un programme national « High Tech Strategie » qui deviendra ensuite le projet « 4.0 ».

Ces investissements allemands ont des retombées indirectes sur les usines localisées en France, en témoigne des initiatives du groupe Bosh dans ses usines de Rodez. En France, le Ministère de l’économie n’a vraiment initié de gros investissements sur le 4.0 qu’en 2014. Cela n’empêche pas certains gros groupes de s’être emparés du sujet depuis quelques années : Danone et sa micro-usine de Yaourts au Bengladesh, lui offrant ainsi la possibilité de concilier production de packages à échelle mondiale et produits locaux ; Essilor et les verres qui sont, par définition, personnalisés ou même Eurocopter pour la production de la plus grande partie de la gamme Puma.

L’entrepreneuriat français et le monde des PME sourd aux appels des sirènes du 4.0 ?

Est-ce à dire que seuls les gros groupes français sont concernés par la révolution du 4.0 et pour leurs seules usines, qui ne sont pas toujours localisées sur le territoire ? Certes, on peut comprendre que de tels investissements aussi coûteux soient réalisés avant tout par de grosses entités. Mais qu’en est-il des petits, et, en particulier des initiatives des PME qui produisent en France ? Calme plat. Alors qu’elles pourraient jouer la carte d’un co-investissement leur permettant de jouer la carte d’une production de biens assez complexes, de qualité, personnalisé tout en augmentant les quantités produits, force est de constater qu’elles se lancent tout juste – et encore pour certaines – dans l’investissement.

Et quid des démarches entrepreneuriales ? Force est de constater que la recette du développement économique par le cluster ne fonctionne pas encore très bien pour la révolution 4.0 en France. En théorie, le territoire et l’État créent les conditions. Le grand groupe doit pouvoir offrir des débouchés commerciaux aux start-up locales qui proposent elles-mêmes des solutions technologiques ou des services innovants, co-développées avec les universités et centres de recherche publics ou privés.

Or, justement, dans les incubateurs dans les écoles d’ingénieurs ou dans les universités et écoles de management, peu d’entre eux hébergent des entreprises susceptibles de déployer soit des briques de logiciels, soit des services d’accompagnement et de paramétrage de ces mêmes logiciels. La French Tech de Paris, de Lyon et de Grenoble, semble être plus séduite par les objets et applications connectées que par le 4.0. Les jeunes pousses dans les services se focalisent plus sur le conseil en open innovation qu’en processus d’industriel.

Tout au mieux, constatons-nous la création de bon nombre d’entreprises qui déclarent accompagner la transformation numérique de leur client. Pourtant, là encore, ces dernières se focalisent plus encore sur la gestion de communautés de pratiques, de transformation commerciales que sur un réel accompagnement des usines 4.0 avec des outils de simulation, ou autres logiciels.

Ce vide entrepreneuriat surprenant laisse ainsi les gros acteurs français en quête de solutions qu’elles trouvent ailleurs… auprès de PME ou d’autres start-up hors des frontières françaises.

Des exceptions ? Oui. Une seule… et elle est de taille, Total et son incubateur dédié au digital industriel lancé en 2015 qui utilise cette clé pour faire une démarche d’essaimage et d’accélérateur de croissance pour les jeunes pousses. Le groupe y trouve son intérêt : une grande partie de sa stratégie étant fondée sur le 4.0, son initiative lui permet de réduire ses risques d’investissement en la matière, de finançant le développement des briques technologiques recherchées et en permettant le développement de plusieurs entreprises qui auront la charge de trouver des débouchés commerciaux ailleurs.

L’État français a-t-il trop tardé dans ce mouvement ? Les recherches et start-up ont-elles trop tardées à s’intéresser à ses débouchés si bien que les gros groupes sont parties sans elle ? La quantité de travail est telle que les débouchés apportés par le 4.0 seront là, avec des créations d’emplois à la clé… à condition que nos start-up sachent s’en emparer avant que les gros groupes ne trouvent des solutions ailleurs.

Source : theconversation.com

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Le robot chauve-souris en impression 3D

7 Février 2017, 20:55pm

Publié par Grégory SANT

 
 

Bat Bot

Des ingénieurs en robotique ont eu recours à l’impression 3D pour créer les articulations de ‘Bat Bot’, un robot futuriste qui imite la façon dont les chauves-souris se déplacent dans l’air.

Bien qu’il existe un grand nombre de robots capables de voler dans le monde, et même de très nombreux avec des ailes battantes, il n’y en a que très peu avec des ailes fines et élastiques, elles sont généralement rigides. Selon les chercheurs qui ont créé Bat Bot, ce choix pourrait procurer un réel avantage : « Quand une chauve-souris bat des ailes, ça a le même effet qu’une feuille de caoutchouc : elle se remplit d’air et se déforme », explique Seth Hutchinson, ingénierie en robotique à l’Université de l’Illinois. Ce principe d’absorption et d’expulsion de l’air génère un soulèvement supplémentaire, principe que les chercheurs ont cherché à exploiter dans la construction de leur robot.

Le prototype du robot

Le Bat Bot a été conçu grâce à différentes techniques de production et plusieurs matériaux synthétiques. Ses ailes sont faites de fibre de carbone, les 9 articulations ont été imprimées en 3D et la membrane de l’aile est en silicone et d’une épaisseur de 56 microns seulement. Des micros moteurs se trouvent dans la colonne vertébrale de la chauve-souris et activent ses ailes. Elle peut les battre 10 fois en une seconde ce qui lui permet d’atteindre une vitesse de 5,6 mètres par seconde. Lorsque le robot descend en piqué sans battre des ailes, il peut alors atteindre 14 m par seconde.

Le robot ailé pourrait avoir la même utilité que les drones et les quadcopters d’aujourd’hui sans les risques liés au crash. Comme le Bat Bot ne pèse que 93 grammes et ne mesure que 47 centimètres ailes déployées, il ne représente pas de menace particulière pour les hommes ou l’environnement.Grâce à cet aspect sécuritaire du Bat Bot, Hutchinson pense qu’il pourra être utilisé pour surveiller l’évolution d’un site de construction ou comme un robot de service aérien à la maison ou dans les hôpitaux pour aider les personnes âgées ou handicapées en allant rapidement chercher de petits objets. Il pourrait aussi servir de relais pour enregistrer du son et de la vidéo sur différents lieux sans avoir besoin de plusieurs caméras.

S’il est muni du bon équipement, le robot pourrait aussi être utilisé pour examiner les zones sinistrées. Dans le cas d’un accident nucléaire par exemple, déployer ces chauves-souris pour détecter les radiations serait beaucoup plus sûr et efficace que de le faire faire par des hommes.

Source : 3dnatives.com

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