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environnement

L'innovation au service du climat

13 Décembre 2017, 18:51pm

Publié par Grégory SANT

L'innovation au service du climat
Bill Gates, cofondateur Bill Melinda Gates Foundation lors d'un déjeuner l'Elysée One Planet Summit Paris.
En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/0301007776645-bill-gates-comment-linnovation-peut-limiter-le-rechauffement-climatique-2137764.php#jc58j8P12vV9OJTq.99Présent à Paris pour le sommet sur le climat, le fondateur de la Bill et Melinda Gates Foundation annonce dans une interview aux Echos que cette organisation va investir plus de 300 millions de dollars pour aider les fermiers pauvres à s'adapter aux changements climatiques.

Participant au  « One Planet Summit » organisé par la France , Bill Gates salue également l'entrée de nouveaux membres dans la « Breakthrough Energy Coalition », qui finance la science et l'innovation de rupture dans les énergies vertes.

 
La lutte contre le réchauffement climatique est-elle devenue votre nouvelle croisade ?

Nous avons lancé la « Breakthrough Energy Coalition » il y a deux ans. L'idée était de réunir un groupe d'investisseurs qui cherchaient à avoir un impact sur le changement climatique et voulaient s'assurer qu'il y aurait le financement nécessaire. Beaucoup venaient de la Silicon Valley mais pas tous : il y avait aussi Jack Ma, Masayoshi Son et bien d'autres.

L'innovation dans le domaine de l'énergie prend beaucoup plus de temps et de capital que dans d'autres secteurs, comme l'informatique, par exemple. Nous avons depuis embauché une équipe et rassemblé des investisseurs qui ont identifié les secteurs dans lesquels nous allons travailler. Il y en a finalement cinq qui sont le stockage d'énergie à l'échelle du réseau, les carburants liquides, les micro-réseaux électriques pour l'Inde et l'Afrique, les matériaux de construction alternatifs et la géothermie.

Je suis très content que les promesses faites lors de la Cop 21 de Paris puissent être ainsi améliorées grâce à l'innovation. Nous allons commencer nos premiers investissements dès le début de l'année prochaine dans le stockage d'énergie par la chaleur.

 
 
Allez-vous faire venir de nouveaux partenaires financiers ?

Nous n'annonçons pas de nouveaux investisseurs mais la coalition s'accroît et accueille de nouveaux membres comme Virgin, SAP, Total, Engie, BNP Paribas. En 2016, nous avons créé un fonds, Breakthrough Energy Ventures, désormais doté d'un milliard de dollars, dont l'objectif est le financement de découvertes fondamentales pour distribuer de l'énergie fiable et à bon marché avec des émissions de gaz à effet de serre proches de zéro. Lorsqu'un projet commence à ressembler à quelque chose, il faut des usines pilotes pour le tester et changer d'échelle.

Il existe beaucoup de recherche publique sur ces sujets. Ce que nous voulons, c'est pousser à la création de nouvelles entreprises avec lesquelles les grands acteurs s'associeront pour développer des infrastructures qui vont nécessiter des milliards de dollars. L'intérêt de ce fonds, c'est de donner un horizon de long terme aux projets que nous soutenons : nous ne visons pas un horizon de 3 à 5 ans mais plutôt de 15 à 20 ans.

 
Croyez-vous possible de ralentir le réchauffement climatique ou est-ce déjà trop tard ?

La planète s'est réchauffée d'un degré Celsius depuis le début de l'ère industrielle. Au cours des vingt-cinq prochaines années, la température de la mer va gagner encore un demi degré Celsius simplement à cause de nos émissions. C'est pourquoi on a besoin d'innovations fortes dans le domaine de l'énergie mais aussi d'aide à l'adaptation à ces changements.

La Bill et Melinda Gates Foundation va ainsi investir 300 millions de dollars au cours des trois prochaines années pour financer la recherche agricole qui aidera les fermiers les plus pauvres à s'adapter au changement des conditions climatiques. Cela concerne notamment la gestion, la protection et l'amélioration des cultures.

Le réchauffement climatique va se poursuivre. Si nous faisons beaucoup de découvertes et que nous les déployons très rapidement, il sera possible de limiter le réchauffement à 1,5 degré de plus, pas de le stopper. Mais sans innovation, le réchauffement pourrait atteindre 3 degrés. C'est là l'enjeu de notre combat pour l'innovation.

 
Est-ce que c'est du temps gagné, de la vitesse que vous apportez ?

Très peu d'investisseurs prennent de gros risques dans les énergies vertes pour favoriser des découvertes fondamentales. Car à la différence des technologies de l'information, le succès est plus limité. Il faut donc une approche différente. Nous soutenons des chercheurs qui travaillent avec des universités, souvent avec des programmes de recherche publique et qui créent des entreprises qui n'auraient jamais vu le jour sans le capital que nous leur apportons.

 
Avez-vous le sentiment de mener un combat contre ceux qui ne croient pas au changement climatique comme le président Trump ?

Il y a effectivement des gens qui ne croient pas au réchauffement ou qui pensent que le problème est facile à résoudre. Je pense au contraire que c'est un défi extrêmement important pour la planète et très difficile à relever et beaucoup de gens dans le monde pensent la même chose : dans le fonds Breakthrough Energy Ventures, il y a des Japonais, des Indiens, des Français, des Européens, des Américains...

Le défi du réchauffement climatique est que nous devons avancer extrêmement vite tout de suite pour minimiser son impact négatif, notamment sur l'agriculture dans des zones comme l'Afrique où les exploitants, contrairement à ceux du Nord, n'ont pas de stock et ne peuvent pas encaisser le choc d'une mauvaise récolte d'une année sur l'autre. Avec les conséquences immédiates que l'on connaît : malnutrition voire famine.

 
Faut-il fixer un prix au carbone ?

C'est clairement une tactique intéressante pour encourager les mutations et permettre aux nouvelles technologies de prendre leur essor et de changer d'échelle. Mais attention : un pays développé peut se permettre d'appliquer une taxe carbone relativement élevée. En revanche, ce n'est pas le cas de l'Inde, par exemple, où les besoins d'électrification de l'économie sont tellement énormes qu'une telle taxe ne pourrait être que très faible. Dans les pays qui sont en phase d'équipement, ce n'est pas une option viable comme cela peut l'être dans les pays occidentaux. L'Inde va devoir multiplier par six ses capacités de production d'énergie pour atteindre un niveau correct, la Chine par deux.

 
Qu'attendez-vous d'Emmanuel Macron ?

Il comprend l'importance de l'innovation dans la lutte contre le réchauffement climatique. La France tire ses partenaires européens sur ces sujets, notamment sur la modernisation de l'agriculture en Afrique. Emmanuel Macron est un président énergique et j'ai eu de très bons échanges avec lui.

Vidéo - One Planet Summit, un sommet à Paris pour accélérer les financements climat
 
 
 

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/0301007776645-bill-gates-comment-linnovation-peut-limiter-le-rechauffement-climatique-2137764.php#jc58j8P12vV9OJTq.99

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Un plastique "écologique" par TIPA

11 Décembre 2017, 19:56pm

Publié par Grégory SANT

 

Tipa crée des emballages aussi compostables que des pelures de fruits (Crédit : TIPA)
Tipa crée des emballages aussi compostables que des pelures de fruits (Crédit : TIPA)
 
Le World Efficiency Forum, qui se tient à Paris du 12 au 14 décembre, est l'occasion de présenter Tipa. Une entreprise israélienne qui a mis au point des emballages plastiques biodégradables et tout aussi résistants que les modèles conventionnels.
Un matériau qui a l’aspect, la texture, la transparence et la résistance du plastique, mais 100% biodégradable : c’est la trouvaille salutaire de l’entreprise israélienne Tipa.
"Prenons une orange. Vous mangez le contenu de l’orange, puis la pelure peut être mise au compostage. Le but était de créer un emballage qui se comporte exactement de la même manière", explique Daphna Nissenbaum, la fondatrice de la start-up
Inspiré directement du processus naturel de décomposition, un paquet de café ou de bonbons peut donc fertiliser la terre et faire pousser fleurs et légumes.
"Les polymères que nous utilisons se décomposent en parties minuscules qui sont ensuite mangées par les bactéries ; les bactéries créent le compost, et les emballages deviennent donc une ressource", ajoute-t-elle.
 
Daphna Nissenbaum, PDG de Tipa (Crédit : TIPA)
Daphna Nissenbaum, PDG de Tipa (Crédit : TIPA)
L’emballage écolo capable de disparaître en moins de six mois "a les mêmes atouts que le plastique, il préserve aussi bien la nourriture", assure Daphna Nissenbaum. À l’origine, l'idée a germé en elle suite aux interrogations de l’un de ses enfants sur la nocivité du plastique pour la planète.
"En plus de mettre des centaines d’années à disparaître, rappelle Daphna, le plastique est omniprésent : dans les voitures, l’électronique, la nourriture, en médecine…"
Il fallait alors imaginer pour les emballages une autre fin de vie que celle de la décharge, et trouver une réponse à cette question : comment éviter qu’il y ait plus de plastique dans la mer que de poissons à l’horizon 2050 ? Si dans un monde idéal, les hommes devraient cesser la production de plastiques jetables, Tipa propose une solution alternative immédiate.
 
 

 

(Crédit : Tipa)
(Crédit : Tipa)

La France, un marché privilégié

Composés d’un mélange de polymères biodégradables, les emballages souples de la marque Tipa, se déclinent en formats nombreux et variés : sachets, blisters, sacs de congélation...

Ils ont conquis notamment l’industrie de la mode pour leurs packagings de luxe. Stella McCartney l'a adopté en septembre 2017. En France, ce sont les emballages de magazine qui sont concernés : la loi de transition énergétique interdit l’usage d’emballages plastiques non biodégradables pour l’envoi de la presse et de la publicité depuis le 1er janvier 2017.
"La France est un marché très intéressant pour nous, car les gens y sont conscients qu’il faut trouver des alternatives au plastique", explique Daphna.
 
 

Deux à trois fois plus cher

Quelques obstacles demeurent : "Comme toute nouvelle technologie, la nôtre met du temps à s'implanter", reconnaît Daphna.

Julia Schifter, chargée du développement à Tipa, reconnaissait sur Geektime.com que "nos packagings sont deux à trois fois plus chers que le plastique conventionnel". Mais Daphna ajoute : "Nous faisons en sorte que nos prix baissent progressivement."
 

 

Le pricessus de décomposition des packagings Tipa (Crédit : TIPA)
Le pricessus de décomposition des packagings Tipa (Crédit : TIPA)
Fière du chemin parcouru, Daphna raconte : "Au début, on me disait de revenir dans quelques années, car le matériau que je cherchais n'existait pas encore."

Mais c'est surtout une vision plus globale que Daphna aimerait imposer. 
"Il faudrait désormais que les individus changent leur manière de penser, perçoivent les emballages comme de la matière organique. À terme, nous voudrions modifier le cours de l'histoire du plastique".

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Le marché de l'éco-mobilité va créer 30 000 emplois en France d'ici 2030

24 Novembre 2017, 18:37pm

Publié par Grégory SANT

 


6% de nouvelles offres en moyenne tous les mois

5 181 offres d’emploi en écomobilité sur une totalité de 19 millions d’offres d’emploi en France ont été publiées les 24 derniers mois. Cela représente une augmentation mensuelle moyenne de presque 6%. En guise de comparaison, les publications d’offres du marché de l’automobile ont augmenté de 0,7%.

Les postes dans l’écomobilité concernent principalement les développeurs et ingénieurs système et analystes (10%) suivi des chargés d’études de marché (6%) et des chercheurs d’utilisabilité (4%). Un peu moins de la moitié des offres (47%) sont des CDI, 20% des stages et 20% également, des contrats en alternance. Sans surprise, la filière emploie essentiellement (42%) des profils ingénieurs et des candidats au niveau bac + 5 et bac + 2 (21%).

 

Plus de 30 000 nouveaux emplois dans l’écomobilité d’ici 2030

Selon les chiffres du Ministère de l’Economie et des Finances, la filière automobile emploie plus de 440 000 salariés en France (en équivalent temps plein). L’écomobilité représente donc à peine plus de 1% des emplois totaux. Depuis le début de l’année 2017, presque 6 000 véhicules électriques ou hybrides particuliers ont été immatriculés en France, soit environ trois emplois par voiture. Entre ce chiffre et en supposant que l’augmentation mensuelle moyenne de 6% restera stable ou augmentera, on peut anticiper plus de 30 000 emplois autour des véhicules propres d’ici 2030.


La France entre l’Allemagne et les Pays-Bas

Sa présence en Allemagne et aux Pays-Bas a permis à Joblift de comparer les marchés français avec les marchés allemand et néerlandais. L’Allemagne affiche plus de 7 000 offres d’emploi sur les 24 derniers mois (avec Daimler en tête des employeurs), un chiffre plus élevé qui compense néanmoins avec le nombre d’habitants. Les Pays-Bas sont à un peu moins de 3 000 offres, notamment poussées par Tesla.

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Des plantes réunionaises sont insecticides

21 Novembre 2017, 18:43pm

Publié par Grégory SANT

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Même si tout pousse à La Réunion, la médaille a son revers avec les attaques en règle de multiples ravageurs et maladies. Pour les agriculteurs, c’est un lot quotidien qui les oblige à recourir à des traitements majoritairement chimiques. Mais la nature a des ressources : à La Réunion, il existe au moins deux plantes aux propriétés naturellement bactéricides et insecticides. Leur nom est encore tenu secret. Il faut dire que l’enjeu est de taille : se débarrasser à terme des pesticides chimiques pour une agriculture plus saine au niveau local, mais aussi mondial.

Dans le plus grand secret, des plantes endémiques de La Réunion, dont on extrait des molécules aux vertus naturelles d’insecticide, sont actuellement en culture sur notre île. C’est le projet Biopiper, coordonné par le CIRAD et ses partenaires. Depuis que l’homme cultive, il est confronté aux attaques des nuisibles. Si des méthodes naturelles ont toujours existé (purin d’orties…), progressivement la chimie est venue les remplacer pour répondre aux exigences de rendements et les savoirs traditionnels ont été oubliés. Dans un contexte de prise de conscience mondiale qui prône un meilleur respect de l’environnement et donc de la santé humaine, les plantes issues de la formidable richesse de biodiversité réunionnaise, pourraient bien apporter une contribution de premier plan et pousser les produits chimiques vers la sortie.

Cousine des poivriers (pipéracées, d’où le nom du projet), ces deux plantes font depuis 3 ans l’objet de toutes les attentions. On a commencé par les mettre en culture, pour s’assurer qu’elles pouvaient pousser autrement que dans leur élément naturel. Puis on en a extrait des principes actifs, notamment des huiles essentielles, que l’on a ensuite testés sur ennemis des cultures tels que des insectes et bactéries.

Résultats prometteurs

« Les résultats des premiers tests sont prometteurs », se réjouit Jean-Philippe Deguine, chercheur au CIRAD et coordinateur du projet, une nouvelle qui met en ébullition les nombreux partenaires de l’aventure Biopiper, à La Réunion comme en France. Car l’idée est bien de mettre au point un procédé qui à terme permette de se débarrasser des traitements chimiques à La Réunion, mais aussi dans certaines grandes cultures en France et donc ailleurs dans le monde. « Si nous parvenons à mettre au point un procédé naturel de lutte contre les ravageurs, il n’aura de valeur que s’il est reconnu par l’Union européenne. On est à la préhistoire du processus d’homologation au niveau européen et il serait dommage de se faire rattraper par la réglementation. C’est l’un des enjeux de Biopiper : mettre au point un insecticide et bactéricide naturel efficace à même de remplacer des traitements chimiques, et le faire reconnaître comme tel par l’Union Européenne », précise le chercheur du CIRAD.

Les partenaires

Initié en 2015 par le CIRAD, le projet Biopiper regroupe de nombreux acteurs au rôle bien défini : l’ARMEFLHOR et la Société Horticole de Bassin Plat s’assurent de la « domestication » des plantes, donc de leur capacité à pousser hors de leur milieu naturel. C’est le laboratoire de chimie l’Université de La Réunion qui procède à l’extraction des fameuses huiles essentielles et à l’identification des molécules actives. En France, une société privée, PAT (Plant Advanced Technologie), et l’Université de Rennes, mesurent concrètement l’efficacité des extraits sur des familles de ravageurs, rôle assuré à La Réunion par le CIRAD. A l’autre bout de la chaîne, l’ITAB (institut technique de l’agriculture biologique) prépare le dossier pour, le moment venu, soumettre le dispositif à reconnaissance par l’Union Européenne.

Des enjeux énormes

Retombées scientifiques pour la recherche, retombées économiques pour les partenaires qui pourraient produire et commercialiser les molécules, les enjeux sont énormes.

C’est le pôle de compétitivité Qualitropic qui a accompagné l’ensemble des acteurs et ce, à deux niveaux : tout d’abord en labelisant le projet (ensuite labelisé par le pôle Terralia en métropole) pour l’aider à obtenir les financements nécessaires, puis en favorisant la rédaction d’un accord de consortium qui protège les intérêts désormais de chacun des partenaires en matière de propriété intellectuelle. Toutes les précautions sont à prendre pour un projet qui devrait largement dépasser l’échelle de l’’île.

Vive enfin ici aussi, le dévloppement d’une agriculture saine, sans pesticides. La Réunion n’est hélas pas épargnée. Beaucoup pensent qu’il faut manger local, c’est bien, mais sans produits chimiques, des poisons à petit feu qu’on nous donne, c’est mieux non ? Y a pas photo ! Enfin, c’est tellement évident qu’on ne devrait pas autant tergiverser. Seuls 5% des terres agricoles françaises sont exploitées en bio, combien ici en tenant compte des cannes à sucre ? On aimerait bien le savoir. L’Italie est plus forte que nous ! Nous, ici, nous devons promouvoir cette façon de faire, comme la permaculture qui est pronée par Pierre Rabhi dont je conseille les citoyens à voir, revoir, partager les vidéo de lui sur You Tube. "Il faut changer de paradigme", "on marche sur la tête", "nous avons besoin de la nature qui nous fait vivre, respirer, boire et manger, se protéger, et pour des stupides questions de pouvoir et d’argent, on est en train de tout massacrer" Coomme ici, les bichiques "péi" qui ne seront bientôt plus qu’un souvenir, comme feu le Dodo jadis ! Ou bien comme la Hollande qu’on a vu hier au jt de France 2 à 20H00 avec la pèche électrique, les poissons, petits grands, les juvéniles sont tétanisés, électrocutés avant d’être pris dans des filets qui raclent les fonds bientôt désertiques, ou encoreles terres rares, les mines d’or, de métaux précieux.

Non, vraiment, l’Homme est devenu fou et il risque de le payer cher, directement ou ses descendants, c’est tout. Pas la peine d’avoir son baccalauréat pour comprendre cela. On voudrait nous faire croire que le bonheur c’est d’avoir du bonheur plein les armoires pour des nantis aux coffres bien remplis. D’autres nous dident qu’il ne faut pas regretter le passé, dire que c’était mieux avant, soit. Avant, la vie était plus dure, mais on avait espoir en l’avenir, il y avait du progrès, ce qui est dans le fond discutable (les produits phytosanitaires, sur le long terme, c’est vraiment génial avec toutes ces maladies qui en découlent ?). Aujourd’hui, certains regrettent même d’avoir fait des enfants car ils réalisent que l’avenir qu’on leur prépare ne sera pas du tout rose, en tout cas, pas pour tout le monde, loin de là, ici aussi malgré le maximum d’infos que l’on a à disposition, c’est bien dommage, quelle connerie tout ces plastiques que l’on a par exemple, dissiminé dans les océans, rien que ça, je trouve ça scandaleux ! Pas vous ? Arthur qui rêve d’un monde meilleur et qui apporte sa petite pierre..

 

 

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Dessaler de l'eau grâce au soleil

5 Juillet 2017, 19:40pm

Publié par Grégory SANT

Dessaler de l'eau grâce au soleil

Comment parvenir à dessaler l’eau de mer à moindre coût et sans substances nocives pour l'environnement ? Des chercheurs de l’Université de Rice (Etats-Unis) avec le soutien du Centre fédéral pour le traitement de l’eau grâce aux nanotechnologies (Center for Nanotechnology Enabled Water Treatment – NEWT) ont créé un nouveau système de retraitement de l’eau qui n’a besoin que de soleil pour fonctionner.

Ce système, modulaire, utilise la technologie de « distillation par membrane solaire nanophotonique active » (nanophotonics-enabled solar membrane distillation), simplifié sous l’acronyme NESMD. Dans cet appareil, les flux d’eau chaude et d’eau froide sont séparés par une fine membrane. De la vapeur d’eau s’y filtre du côté chaud au côté froid, tout en se séparant de son sel.

Ce procédé requiert beaucoup moins d’énergie que la distillation, puisqu’il ne s’agit pas de faire bouillir l’eau mais simplement de la chauffer. Pour améliorer l’efficacité du système, les chercheurs y ont ajouté des membranes contenant des nanoparticules qui convertissent la lumière en chaleur. La membrane chauffe alors toute seule, et il suffit donc de mettre de l’eau dans le système et de l’exposer au Soleil.

La seule source de consommation électrique est alors une pompe pour amener l’eau de mer dans le système, que deux panneaux solaires suffiront à alimenter. L’efficacité du système est encore améliorée lorsque la lumière du Soleil est concentrée sur une portion du dispositif. Atteignant jusqu’à 17,5 kW de puissance par mètre carré, ce qui permet alors de produire 6 litres d’eau douce par heure et par m².

Facile à transporter, le système pourrait être déployé auprès de communautés isolées, d’îles, ou de n’importe quel autre lieu où  la déssalinisation de l’eau bon marché est requise.

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Le futur de l'énergie passera par la photosythèse artificielle

2 Juin 2017, 18:28pm

Publié par Grégory SANT

Le futur de l'énergie passera par la photosythèse artificielle

Pour accélérer la nécessaire transition énergétique mondiale et réduire drastiquement les émissions humaines de gaz à effet de serre, les pays développés, mais également (ce qui est nouveau) les pays émergents (Comme la Chine, l’Inde ou le Brésil) ont considérablement accéléré leurs investissements en faveur des énergies renouvelables, principalement l’éolien, le solaire et la biomasse. Mais si nous voulons, comme le préconise l’IRENA (Agence internationale pour les énergies renouvelables) doubler d’ici 2030 -passant de 18 à 36 % la part des énergies renouvelables dans le bilan énergétique mondial-, il est nécessaire d’augmenter sensiblement l’efficacité et le rendement de production de l’éolien, du solaire et de la bioénergie, grâce à des ruptures technologiques majeures.

Parmi celles-ci, la photosynthèse artificielle, qui consiste à reproduire et à améliorer les processus et mécanismes à l’œuvre dans les plantes, dans la nature, pourrait bien être à l’origine d’une révolution scientifique et industrielle. En août 2015, des chercheurs australiens de l’Université de Monash, à Melbourne, ont ainsi établi un nouveau record, en portant à 22 % le taux d’efficacité de leur « feuille artificielle » qui décompose l’eau grâce à la lumière du soleil pour produire de l’hydrogène. Pour atteindre de telles performances, ces scientifiques ont, d’une part, utilisé des cellules photovoltaïques multi-jonctions, de première qualité commerciale, de manière à capter le plus de lumière possible et générer plus d’énergie pour ces feuilles artificielles.

D’autre part, ils ont amélioré le matériel et les composants utilisés en concevant des électrodes en mousse expansive de nickel, qui permettent d’augmenter la surface disponible pour la réaction. Selon ces chercheurs, un rendement de 30 % dans la production d’hydrogène devrait pouvoir être atteint assez rapidement et il deviendrait alors envisageable et rentable de coupler leur feuille artificielle à des panneaux solaires à haute performance pour produire de manière propre de l’hydrogène, tant au niveau industriel que domestique.

En avril 2016, des chercheurs danois et suédois de l’Université de Copenhague et de l’Université technologique Chalmers (Suède) ont annoncé avoir mis au point une méthode révolutionnaire permettant, à partir de biomasse, de produire des biocarburants et d’autres substances chimiques sans émettre de CO2. Cette technique est également beaucoup plus rapide que les procédés habituels. Cette “photosynthèse inverse” permet de produire de manière propre, et sans émissions de CO2, non seulement des biocarburants, mais également de multiples produits chimiques utilisables et valorisables par l'industrie (Voir Nature Communications et University of Copenhagen).

La photosynthèse dans les végétaux leur permet de transformer, grâce à l'énergie contenue dans la lumière solaire, le CO2 de l’air en oxygène et en longues chaînes de molécules carbonées, amidon, cellulose et différents types de sucres et de lipides. Mais l'originalité de la méthode mise au point par les chercheurs scandinaves réside dans le fait qu'elle parvient, sans émissions de CO2, à briser les chaînes carbonées pour produire du méthanol et de l’eau. En outre, le méthanol ainsi obtenu peut être utilisé, soit comme biocarburant, soit pour produire du bioéthanol.

Pour déclencher ces réactions, les chercheurs ont eu recours à une enzyme synthétisée par certaines espèces de bactéries et de virus. Cette enzyme possède la capacité précieuse de digérer la matière organique, comme la cellulose des plantes. Certes, l’industrie chimique effectuait déjà la transformation de biomasse en biocarburants, mais à l’aide de procédés lents et polluants. En revanche, cette “photosynthèse inverse” permet de multiplier par cent l’efficacité de ces transformations biochimiques et les tests réalisés ont permis de transformer de la biomasse en méthanol en moins d’un quart d’heure…

Il y a quelques jours, des chercheurs de l’Université de Floride, aux États-Unis, ont publié une étude qui révèle la mise au point d’un nouveau matériau capable d’imiter la photosynthèse pour générer de l’énergie propre et réduire les niveaux de CO2 dans l’atmosphère (Voir RSC). En utilisant une lumière rayonnant dans la longueur d’onde bleue, semblable à la lumière du soleil, ces chercheurs ont réussi à convertir le dioxyde de carbone en formiate et formamides, qui peuvent être utilisées comme sources d’énergie propre.

Pour convertir de manière bien plus efficace l’énergie lumineuse en énergie chimique, ces chercheurs ont combiné du titane avec des molécules organiques (aminotere phtalates ou N-alkyl -2) qui se comportent comme des micro-antennes ayant la capacité d’absorber la lumière bleue. Ce matériau composite permet donc à la fois de capturer le CO2 et de le convertir très efficacement, grâce à l’énergie électrique produite à partir de cette lumière bleue. Les premiers tests ont bien confirmé que cette combinaison chimique permettait de produire assez d’énergie pour transformer le CO2  en combustible solaire.

Mais s’il est possible de s’inspirer de la nature pour transformer l’énergie de manière propre, on peut aller plus loin et essayer d’améliorer ces processus naturels (Voir Science Daily). Une équipe de recherche européenne, dirigée par Thomas Schwander, de l'institut Max Planck, s’est ainsi attaquée à l’analyse des performances et des combinaisons de 40.000 enzymes impliquées dans la photosynthèse.

Ces chercheurs, après avoir réalisé ce travail pharaonique d’analyse, ont annoncé, fin 2016, avoir réussi à concevoir une septième et nouvelle voie de fixation du carbone, inconnue dans la nature, qui utilise une chaîne de réactions cycliques catalysée par 17 enzymes, qui ont été synthétisées en modifiant subtilement leurs modèles naturels. Cette septième voie a été baptisée cycle CETCH par l'équipe, du nom de la série d'enzymes sélectionnée. Selon ces scientifiques, ce nouveau cycle CETCH serait vingt fois plus rapide que la photosynthèse naturelle et il est en outre envisageable de modifier génétiquement des microorganismes pour que leur métabolisme intègre ce cycle et puisse ainsi stocker et transformer en énergie du CO2 atmosphérique avec une efficacité exceptionnelle.

Fin 2016, une autre équipe de l’Université d’Harvard (États-Unis) a mis au point une feuille bionique capable de reproduire le processus de photosynthèse destiné à transformer le soleil et l’eau en source d’énergie. Cette feuille bionique, qui utilise un nouveau catalyseur cobalt-phosphore, capable d’absorber l’énergie solaire et de séparer les molécules d’eau en oxygène et en hydrogène à l’aide d’un catalyseur, serait dix fois plus efficace que la photosynthèse naturelle selon ses créateurs. « Nous sommes allés bien au-delà de l’efficacité de la photosynthèse dans la nature », déclarent Daniel Nocera et Pamela Silver, chercheurs à l’Université d’Harvard (États-Unis).

Signalons également une autre voie de recherche très prometteuse, à la croisée des nanotechnologies et de la biologie végétale, développée par des chercheurs du célèbre MIT (Massachusetts Institute of Technology (Voir Nature). Ces scientifiques dirigés par Michael Strano ont publié, en 2014, une étude dans laquelle ils expliquent comment ils sont parvenus à stimuler l'absorption d'énergie lumineuse de plantes en ayant recours à des nanotubes de carbone. Ces recherches ont permis de montrer que les nanotechnologies pouvaient non seulement permettre d’augmenter l’efficacité du processus naturel de photosynthèse, mais pouvaient également être utilisées pour transformer la plante afin qu’elle puisse devenir un "capteur" très sensible pour détecter le monoxyde d’azote (NOx), un polluant nocif produit notamment par les véhicules thermiques.

Dans la nature, les plantes produisent de l'énergie par photosynthèse en utilisant des organites cellulaires : les chloroplastes. Ce remarquable phénomène se passe en deux temps : en premier lieu, des pigments, comme la chlorophylle, absorbent les radiations lumineuses, ce qui excite des électrons qui se déplacent dans les membranes du chloroplaste. En second lieu, la plante utilise cette énergie électrique pour produire et stocker sous forme chimique différents types de sucres. Mais, dans la nature, ces chloroplastes ne savent utiliser qu'une partie du spectre lumineux du Soleil, celui appartenant à la lumière visible. L’idée ingénieuse des chercheurs est d’avoir élargi ces capacités naturelles en utilisant des nanotubes qui peuvent, eux, capter la lumière dans l'ultraviolet, le visible et le proche infrarouge, ce que ne peuvent pas faire les chloroplastes.

En 2012, une première étape avait déjà été franchie par ces chercheurs en insérant des nanoparticules à l'intérieur des chloroplastes. Cette fois, ces chercheurs ont montré que les nanotubes de carbone s'inséraient dans des membranes des chloroplastes en s'assemblant spontanément, grâce à des mécanismes faisant intervenir une réaction de surface spontanée. Ces travaux ont également pu montrer que le rendement du processus de photosynthèse des chloroplastes pouvait être augmenté de 49 % grâce aux nanotubes.

Cette même voie prometteuse d’exploration scientifique que constitue le rapprochement des nanotechnologies et de la biologie moléculaire est également explorée depuis 2012 par une équipe de l’Institut de Sciences Atomiques et Moléculaires de Taïwan (Voir Cornell University Library). Ces chercheurs ont réussi à intégrer de la chlorophylle à des transistors électroniques sur graphène, ce qui a donné naissance à un « phototransistor », dont le champ d’applications pourrait être très large. Ces scientifiques ont en effet observé, à leur grande surprise, que ce "sandwich" moléculaire graphène-chlorophylle, lorsqu’il était exposé à un rayonnement d'une fréquence particulière, générait un courant beaucoup plus intense qui migrait des atomes de la couche de chlorophylle à ceux de la couche graphène.

Comme les travaux du MIT, ces travaux taiwanais montrent à quel point il peut être intéressant de combiner des matériaux et mécanismes biochimiques naturels, et présents dans les plantes, avec des matériaux et composants électroniques, mais aussi des procédés issus des nanotechnologies. L’ensemble de ces récentes avancées scientifiques nous montre qu’en seulement quelques années, nous avons assisté à l’émergence d’un nouveau et très riche champ d’investigation scientifique, aux confins de la physique, de la chimie, de l’électronique de la biologie : les nanobiotechnologies.

Ce nouveau champ disciplinaire en pleine effervescence devrait nous permettre de faire d’une pierre trois coups : accélérer le basculement énergétique mondial vers les énergies propres, valoriser et recycler le CO2 pour en faire une « matière première » utile à l’économie et enfin produire massivement et de manière propre de l’hydrogène, gaz appelé à jouer un rôle-clé, à la fois comme carburant mais également comme vecteur énergétique du futur.

Ces passionnantes recherches nous confirment une fois encore que c’est bien en cultivant un esprit et une approche résolument transdisciplinaires et en favorisant le dialogue et l’échange entre spécialistes de domaines de connaissances qui peuvent parfois sembler éloignés, que nous parviendrons à provoquer ces grandes ruptures scientifiques et techniques dont nos sociétés ont besoin pour faire face aux nouveaux défis humains, sociaux et environnementaux de notre siècle.

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Une île artificielle alimentera en énergie verte 80 millions d'européens

21 Mars 2017, 19:50pm

Publié par Grégory SANT

une île artificielle pourrait fournir de l’énergie verte à 80 millions de personnes (Crédit : TenneT)
une île artificielle pourrait fournir de l’énergie verte à 80 millions de personnes (Crédit : TenneT)

Deux entreprises européennes ont dévoilé leurs plans pour construire une immense île artificielle en pleine Mer du Nord, où un parc d’éoliennes pourrait approvisionner en énergie renouvelable 80 millions de personnes.

Construire une île artificielle de 6 km2, en pleine Mer du Nord, dédiée à la production d’énergie renouvelable : c’est le projet de deux sociétés européennes. TenneT, groupe germano-hollandaise, et Energinet, entreprise danoise, ont dévoilé les plans de cette unité de production d'énergie verte en janvier dernier.
 
L’île pourrait fournir de l’électricité à six pays d’Europe (Crédit: Energinet)
L’île pourrait fournir de l’électricité à six pays d’Europe (Crédit: Energinet)
Équipée de panneaux solaires et entourée de 7 000 éoliennes, l'île devrait accueillir un port et une piste d’atterrissage.

Les deux entreprises énergétiques veulent installer cette centrale électrique polyvalente sur Dogger Bank, un banc de sable situé dans une zone peu profonde à 100 kilomètres des côtes britanniques.

Selon les estimations d’Energinet, l’île pourrait fournir de l’électricité à 80 millions de personnes, en étant reliée aux réseaux électriques de six pays d’Europe : la Grande-Bretagne, la Belgique, le Danemark, l'Allemagne, les Pays-Bas et la Norvège.

"Ce projet peut apporter une contribution significative à l’offre d’électricité renouvelable en Europe du Nord", a déclaré Mel Kroon, le directeur général de TenneT, à The Indepedant.
 
Sans tenir compte des dépenses nécessaires pour ériger notamment les 7 000 éoliennes,  la construction des fondations de l’île devrait s'élever à 1,2 milliard d'euros, rapporte le Copenhagen Post.

Le projet devrait voir le jour d’ici 2050, le temps pour TenneT et Energinet de trouver des partenaires et des financements. Mais aussi de convaincre les pays concernés...
Source : wedemain.fr

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ian motion électrise vos anciennes voitures

26 Juillet 2016, 18:38pm

Publié par Grégory SANT

Vous en avez rêvé, ils l'ont fait : l'Austin Mini électrique. C'est ce que présentera une nouvelle jeune pousse française dénommée Ian Motion, dont le site internet WeDemain, traitant notamment de transition énergétique, nous apprend aujourd'hui l'existence.

D'après WeDemain, Ian Motion a été créée au mois de juin par quatre ingénieurs de l'industrie automobile. Présentée comme spécialiste de l'« électrification » de voitures anciennes, la société ambitionne de « donner une seconde vie aux véhicules afin d'éviter leur mise à la casse ».

À la clé, une économie de 6 à 8 tonnes de CO2 par véhicule, soit les émissions qu'entrainent la fabrication d'une voiture neuve de remplacement. Mais aussi et surtout la possibilité pour les franciliens de continuer à utiliser leur voiture de plus de 20 ans à Paris, suite à leur interdiction par la maire écolo Anne Hidalgo. « Jeter une voiture fonctionnelle est un non sens écologique, » dit Laurent Blond, l'un des cofondateurs, à notre confrère.

Ian Motion se consacrera dans un premier temps à l'historique Austin Mini, le plus adaptée des voitures individuelles à un environnement urbain. L'entreprise compte en convertir 30 à 40 par an. Elle devrait offrir une autonomie d'au moins 150 km, suffisante pour les déplacements quotidiens. Il faudra en revanche payer le prix de l'exclusivité puisqu'elle sera vendue un peu moins de 40 000 euros, soit la moitié d'une Tesla Model S, comme le souligne très justement le cofondateur, ou le prix d'une future Model 3 neuve.

Source : clubic.com

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La route solaire année 1

23 Mars 2016, 19:47pm

Publié par Grégory SANT

Ségolène Royal a lancé lundi le programme des 1 000 kilomètres de route solaire en France. La ministre a posé la première dalle au centre d'entretien et d'intervention (CEI) des routes Méditerranée à Clérissy pour permettre de tester la production d'électricité du produit.

Le développement de la route solaire en France se fait en trois étapes :

1. Tests sur des petites surfaces avec circulation réduite (20 à 50 m2) et moyennes surfaces (100 à 150 m2) avec un trafic poids lourd.

2. Tests sur des surfaces plus importantes en conditions réelles de circulation routière et d'utilisation de l'électricité produite.

3. Réalisation des 1.000 kilomètres de route à énergie positive.

Les entreprises liées à la route à énergie positive seront accompagnées et soutenues par le plan d'investissement d'avenir (PIA) pour la réalisation des derniers tests opérationnels des technologies qu'elles développent pour d'autres fonctions, comme par exemple la récupération de chaleur.

Ségolène Royal organisera avant la fin de l'année un appel à propositions auprès des collectivités et des gestionnaires de voirie. Les projets présentés seront évalués afin de valoriser les expériences les plus réussies.

La route solaire s'inscrit pleinement dans les engagements de la France pour la réduction des gaz à effets de serre, elle a été saluée par un "coup de cœur" de la COP21. Ce programme conjugue technologie française, innovation et emploi de la croissance verte.

Comment fonctionne la route solaire ?

Ce produit est constitué de cellules photovoltaïques encapsulées dans une résine particulière et technique pour ne faire au total que quelques millimètres d'épaisseur. Il est collé à la route pour produire de l'électricité. Sa faible épaisseur permet, dès lors que la chaussée est en bon état et suffisamment plane, de l'utiliser facilement. L'énergie produite peut alors être récupérée pour des usages immédiats ou stockage.

Source : enerzine.com

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Energies à faibles émissions carbone

19 Janvier 2016, 21:30pm

Publié par Grégory SANT

La transition vers les énergies à faibles émissions de carbone pourrait créer jusqu'à 380 milliards d'euros par an de valeur nouvelle pour les opérateurs d'énergie, selon un rapport mondial d'Accenture et du CDP.

Cinq modèles économiques peuvent assurer la croissance dans un monde à faibles émissions de carbone

L'évolution vers un système d'énergie efficace et faible en émissions de carbone pourrait créer entre 245 et 380 milliards d'euros par an de valeur nouvelle pour les opérateurs d'énergie d'ici 2030. C'est le constat d'une nouvelle étude d'Accenture Strategy et du CDP qui ont examiné les opportunités de croissance et d'amélioration de la compétitivité du secteur de l'énergie compatibles avec les objectifs environnementaux.

Cette opportunité de revenus et d'efficacité s'articule autour de six domaines qui pourraient générer de la valeur pour les opérateurs d'énergie. Les Utilities peuvent réduire le gaspillage dans la production d'énergie, développer des sources d'électricité à faibles émissions de carbone et installer des technologies de filtrage et de recyclage du carbone. Le rapport d'Accenture Strategy et du CDP relève également les opportunités qui existent dans les services liés à l'efficacité énergétique, la production décentralisée et la gestion modulable de l'offre et de la demande d'électricité via des innovations dans le stockage et autres technologies.

Néanmoins, d'après le rapport « Low-Carbon, High Stakes », le secteur devra se transformer s'il veut pouvoir capitaliser sur cette opportunité. Pour cela, Accenture Strategy recommande aux opérateurs d'énergie de découpler les revenus de la production d'électricité de ceux des volumes des ventes, de céder les actifs et les activités non stratégiques, et d'engager davantage de partenariats inter-industries.

Le rapport a examiné cinq modèles économiques qui permettent d'évoluer vers un système à faibles émissions de carbone, en analysant aussi bien les impacts environnementaux et économiques que les capacités nécessaires pour y parvenir. Des scénarios basés sur une hausse moyenne de la température terrestre limitée à 2°C.

« La réponse mondiale aux émissions de gaz à effet de serre et à la pénurie d'eau va mettre en danger les modèles actuels de production et de fourniture d'électricité, et menacer les profits des fournisseurs » explique Peter Lacy, directeur d'Accenture Strategy au niveau mondial. « Pour soutenir la croissance, améliorer la compétitivité et générer de la valeur de façon durable, cette industrie doit être prête à se transformer et à profiter des opportunités qui émergent des systèmes d'énergie à faibles émissions de carbone. »

Accenture Strategy et le CDP ont identifié six niches de nouvelle valeur qui représentent un potentiel de 135 à 225 milliards d'euros d'économie et de coûts réduits, et entre 110 et 155 milliards d'euros de nouveaux revenus par an dans le monde en 2030. Au total, cela porte la valeur potentielle disponible entre 245 et 380 milliards d'euros par an en 2030 :

- L'efficacité énergétique dans la production pourrait créer 35 à 55 milliards d'euros de valeur par an en économie opérationnelle et en réduction de coûts d'émissions de CO2.

- La demande en matière d'efficacité énergétique pourrait générer 65 à 80 milliards d'euros par an en fournissant de l'énergie « as-a-service ». Les opérateurs d'électricité pourraient compenser les pertes liées à la réduction de la demande en captant une partie du marché croissant, représenté par les produits et services liés à la gestion énergétique. Cela pourrait également s'accompagner d'une augmentation de la demande pour les véhicules électriques, pouvant générer 35 à 45 milliards d'euros supplémentaires par an.

- La fabrication d'énergie à faibles émissions de carbone pourrait créer la plus importante opportunité de valeur, estimée entre 100 et 160 milliards d'euros par an. Les revenus issus de l'électricité renouvelable compenseraient les pertes liées à la mutation de la production des énergies fossiles.

- La distribution locale d'énergie à faibles émissions de carbone pourrait générer 10 à 20 milliards d'euros par an. Les Utilities pourraient soutenir la production individuelle d'électricité, des particuliers, des entreprises ou des collectivités via des produits ou services basés sur le photovoltaïque, les micro-réseaux intelligents ou l'échange d'énergie renouvelable entre pairs.

- Une gestion plus flexible du système d'énergie, incluant l'utilisation de stockage d'électricité pour équilibrer l'offre et la demande qui réduirait le coût de fonctionnement et d'ajustement des réseaux, créant potentiellement 35 à 55 milliards d'euros de valeur par an. Et alors que la contribution directe à la réduction des émissions de carbone serait modeste, cela permettrait de plus importantes économies d'émissions sur l'ensemble du système énergétique.

- La technologie de filtrage et de recyclage du carbone pourrait créer de la valeur en évitant les coûts liés aux émissions et permettre la réutilisation de produits à base de carbone dans des applications industrielles comme la production de ciment ou l'agriculture. La valeur potentielle annuelle avoisinerait les 10 milliards d'euros par an d'ici 2030, et augmenterait par la suite.

« L'intérêt grandissant autour des enjeux du développement durable dans notre quotidien offre de nouvelles opportunités aux opérateurs d'électricité » indique Jean-Marc Ollagnier, directeur monde d'Accenture pour les secteurs de l'énergie et des ressources naturelles, conseiller auprès des Nations Unies pour l'initiative « Energie durable pour tous » et co-président du comité de l'efficacité énergétique. « Le potentiel offert par les sources d'énergies propres est significatif, particulièrement si l'on considère la tendance à la baisse des coûts qui y est liée, tandis que les services liés à l'efficacité énergétique peuvent véritablement changer la donne en réduisant les émissions de carbone et en générant de nouvelles sources de revenus. Toutefois, si les Utilities sont actuellement bien positionnés pour profiter de ces opportunités, il leur faut à présent faire des choix stratégiques et façonner le modèle économique qu'ils adopteront. »

En plus des efforts continus menés par les opérateurs pour améliorer l'efficacité énergétique dans la production d'électricité, Accenture Strategy et le CDP ont identifié cinq poches de valeur résiduelle que l'on peut atteindre en s'engageant sur cinq nouveaux modèles économiques :

- Opérateur d'énergie « as-a-service » - Fournir des services d'énergie plutôt que du consommable.

- Producteur à grande échelle d'énergie à faibles émissions de carbone - Gérer un portefeuille d'énergie composé d'au moins 90% d'électricité à faibles émissions de carbone.

- Fournisseur d'accès à une énergie propre locale - Créer des partenariats avec des collectivités et des particuliers pour leur faciliter l'accès à une énergie verte produite localement.

- Responsable de la flexibilité - Optimiser l'efficacité de toute la chaîne de distribution de l'énergie en garantissant l'équilibre de l'offre et de la demande.

- Opérateur de filtrage et de recyclage du carbone - Réduire les émissions des usines gourmandes en carbone, récupérer le dioxyde de carbone et le redéployer dans un processus industriel ou dans l'agriculture, créant ainsi de la valeur à partir d'un déchet.

« Les stratégies et les mises en œuvre des opérateurs d'énergie actuels dépendront de leurs actifs, du marché local et de leurs cadres règlementaires, mais la transformation au sein même de l'industrie sera très importante. » a annoncé Paul Dickinson, président directeur général et cofondateur du CDP. « Les opportunités sont exceptionnelles. Par exemple, les opérateurs d'énergie en Chine, au Brésil et en Inde peuvent introduire des capacités de production propre à des échelles considérables pour répondre à la demande grandissante et à la forte croissance économique dans ces pays. En revanche en Afrique, les opérateurs pourraient se tourner directement vers la mise en place de systèmes énergétiques à faibles émissions de carbone sans passer par la case « énergies fossiles. »

Source : enerzine.com

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