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Le poisson-coffre inspire nos scientifiques

28 Février 2013, 19:32pm

Publié par Grégory SANT

© Creativemarc | Dreamstime.com

Le directeur du volet Sciences et environnement au sein de l’équipe Cousteau et de The Cousteau Society Tarik Chekchak l’affirme : « la biodiversité, c'est 3,8 milliards d’années de recherche et développement. Elle a peut-être quelque chose à nous apprendre… » Comment imiter ses bons exemples? Grâce au biomimétisme. Cette discipline consiste, face à un problème, à se demander si la nature l’a rencontré, et, le cas échéant, comment elle l’a résolu. Trois niveaux d’imitation existent : imitation de la forme, du procédé ou de l’écosystème.

Par exemple, le fabricant automobile Daimler-Chrysler désirait une voiture aérodynamique, sécuritaire, confortable et écologique. C’est dans l’océan qu’ils ont trouvé un animal dont la forme et la structure correspondaient à ces critères : le poisson-coffre. Avec ses muscles puissants et sa forme aérodynamique, ce poisson des récifs coralliens se déplace en dépensant le moins d’énergie possible. Il se protège des collisions grâce à ses écailles rigides et est très habile pour se diriger dans des endroits exigus.

Certains écosystèmes ont également des choses à nous apprendre pour mieux gérer notre propre économie. Les forêts tropicales et les récifs coralliens, par exemple, appliquent les principes suivants : utiliser les déchets comme ressources, diversifier et coopérer, optimiser plutôt que maximiser, utiliser l’énergie efficacement, ne pas épuiser ses ressources, acheter local, ne pas souiller son nid…

Aux États-Unis, une ferme urbaine applique ces principes et fait cohabiter poissons et légumes, les uns au-dessus des autres. À l’étage inférieur se trouvent des poissons. Leurs déjections, pleines d’ammoniac, sont transformées en nitrates par des bactéries, et envoyées à l’étage supérieur, où poussent tomates, salades et cresson. Les nitrates aident à la croissance des légumes, et ces derniers purifient à leur tour l’eau, renvoyée aux poissons.

Selon Tarik Chekchak, nous avons trop longtemps considéré l’humain d’un côté, son environnement de l’autre, alors qu’ils font bel et bien partie d’un tout. Résultat : nous avons mis en place des comportements mettant en danger l’équilibre de la planète. Mais grâce au biomimétisme, nous pouvons rester optimistes : en observant et en imitant les nombreuses stratégies du vivant, nous pourrions concevoir de nouveaux modes de fonctionnement. Et plus la biodiversité est riche, plus nous aurons de chances d’y trouver les ressources pour nous adapter aux changements.

Source : sciencepresse.qc.ca

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