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Les robots deviennent comestibles

24 Mars 2017, 20:47pm

Publié par Grégory SANT

Des chercheurs de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (Suisse) travaillent sur un nouveau type de "robots comestibles", qui pourraient aider à acheminer des traitements ou des dispositifs de surveillance dans le corps.

Dario Floreano, directeur de l’Intelligence Systems Laboratory, admet que des robots comestibles en gélatine peuvent sembler étranges. Ils se présentent sous la forme de simples barrettes de gélatine mesurant seulement 90 millimètres de long, 20 de large et susceptibles de se plier jusqu'à 170 degrés. Ce sont des actionneurs, la partie d'un système robotique qui permet de le mettre en mouvement. Leur particularité : aucune pression ou courant électrique n'est nécessaire pour qu'ils se déplacent. Ils sont remplis d'air ou de liquides qui réagissent à la présence d'autres produits chimiques dans le corps, ce qui leur permet d'avancer.

Selon les chercheurs, "l'utilisation de matériaux comestibles en robotique demeure très limitée". Et les rares autres cas d'une telle utilisation s'étaient faits à l'aide de champs électriques ou magnétiques pour leur permettre de se déplacer. Avec la méthode proposée, ils espèrent aussi remplacer les élastomères silicone, souvent utilisés pour réaliser des robots mous. 

En combinant leur création aux progrès des composants électroniques comestibles, il serait ainsi possible de créer des robots entièrement comestibles "biodégradables, biocompatibles et respectueux de l'environnement avec une toxicité inexistante ou plus faible," que ce qui se fait aujourd'hui. Parmi les applications envisagées : l'administration précise des médicaments prescrits et la surveillance de certains paramètres biologiques de l’organisme.

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Un nouvelle génération de moteur électrique

24 Mars 2017, 20:44pm

Publié par Grégory SANT

Un nouvelle génération de moteur électrique

De nouveaux moteurs pour la prochaine génération de véhicules électriques.

Pour réduire les émissions européennes de CO2, le projet SYNERMO, a développé de nouveaux moteurs électriques qui pourraient bientôt équiper vos voitures.

Dans le cadre du Protocole de Kyoto, l'UE s'est engagée à réduire de 20 % ses émissions de gaz à effets de serre d'ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990, et de 80 à 90 % d'ici 2050. À cet effet, le secteur du transport vise à réduire de 60 % ses émissions d'ici 2050. L'essentiel de cette réduction proviendra vraisemblablement du transport routier, qui est aujourd'hui responsable du rejet de 7 milliards de tonnes de CO2 par an, soit un cinquième du total des émissions des gaz à effet de serre dans l'UE.

L'utilisation de véhicules électriques semble le meilleur moyen de réduire les émissions générées par le transport routier. En fait, sur l'ensemble de leur cycle de vie, il est estimé que leur bilan en termes d'émissions représente environ la moitié de celui des véhicules à essence et diesel.

Malheureusement, malgré les importants progrès réalisés par l'industrie automobile en matière de véhicules électriques et hybrides, le public ne considère toujours pas cette technologie comme une alternative viable. "Même s'il y a déjà des véhicules électriques sur le marché, leur adoption n'en est qu'à ses balbutiements", déclare Michele De Gennaro, coordinateur du projet SYRNEMO. "Pour que ces véhicules électriques remplacent ceux qui fonctionnent avec des carburants fossiles, ils doivent assurer une meilleure autonomie et une meilleure efficacité énergétique, être plus légers et meilleur marché."

Des obstacles aux améliorations

Les moteurs des véhicules électriques actuels dépendent de terres rares pour la fabrication des aimants permanents. Bien qu'essentiels à ces moteurs, ces métaux représentent également le principal obstacle à une plus large adoption des véhicules électriques.

Pour l'essentiel, ces métaux sont importés de Chine, ce qui non seulement augmente le coût des véhicules électriques, mais fait courir un important risque de dépendance à l'industrie automobile. "Le risque, c'est que la géopolitique affecte l'approvisionnement des fabricants automobiles européens en aimants permanents provenant de Chine", explique M. De Gennaro. "Une pénurie pourrait paralyser la fabrication et la fourniture de véhicules électriques en Europe."

Malheureusement, si on retire ces aimants du moteur, celui-ci perd les trois-quarts de sa puissance. "Notre plus grand défi consiste donc à trouver d'autres moyens pour compenser cette perte importante, et c'est exactement l'objectif de SYRNEMO", déclare-t-il.

La solution de SYRNEMO

Le projet SYRNEMO a surmonté ce défi grâce à la conception, le prototypage et l'essai d'un moteur à réluctance synchrone utilisant un aimant sans terres rares (PMaSYRM). "Ce moteur est spécialement conçu pour éviter l'utilisation de terres rares dans les aimants, grâce à l'utilisation de ferrites", déclare M. De Gennaro. "Pour cela, nous avons poussé le développement d'autres composants du moteur, comme une nouvelle bobine en épingle à cheveux pour le stator et un concept innovant de rotor léger et modulaire."

En plus du moteur, le projet a également conçu un entraînement complet intégrant une électronique de puissance et un boîtier refroidi à l'air. Selon les résultats des tests, l'entraînement final fournit une performance de couple maximale de 133 Nm à 3 600 tours par minute et une puissance maximale de 52,0 kW à 4 300 tours par minute.

Le concept SYRNEMO, qui en est au niveau 5 de maturité technologique (c'est-à-dire une technologie validée dans l'environnement pertinent), est adapté à la fabrication de quelques dizaines de milliers d'unités par an, et est complètement évolutif pour différents segments de véhicules. Le concept de SYRNEMO est évalué en fonction de sa constante machine de puissance mécanique et des valeurs de densité de couple, deux valeurs de références pour les moteurs électriques, et pour lesquelles il apporte une amélioration de +45 % et +25 % par rapport au banc d'essai de 2016. "Cela fait de SYRNEMO le meilleur moteur synchrone sans terres rares de sa catégorie, selon les deux critères", ajoute M. De Gennaro.

Pour plus d'information voir: SYRNEMO (Synchronous Reluctance Next Generation Efficient Motors for Electric Vehicles)

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Une arme laser sur un camion par Lockheed Martin

22 Mars 2017, 19:50pm

Publié par Grégory SANT

Une arme laser sur un camion par Lockheed Martin

 

Si l'on se plaint aujourd'hui de ne pas avoir de jetpack ou de voiture volante à disposition, les militaires, eux, attendent des armes laser. Lockheed Martin pourrait justement bien proposer à l'Armée Américaine une arme de ce genre dans les prochains mois. Présentation.

Le fabricant déclarait récemment avoir testé avec succès une nouvelle arme laser de 58 kW de puissance. À titre de comparaison, Boeing avait lancé en 2014 un mortier avec son HEL MD à 10 kW. Lockheed Martin, lui, devrait atteindre la barre symbolique des 60 kW d’ici la livraison.

L’engin, qui devrait pouvoir être contenu dans un véhicule blindé, concentre plusieurs lasers individuels. La Navy a déjà déployé un laser embarquant moitié moins de puissance dans le Golf Persique. Cette arme nécessite une énorme batterie le rendant inutilisable sur la terre ferme. Cette fois, l’engin est plus léger et plus puissant.

Ce laser est prédestiné au combat contre de petits avions, drones ou missiles. Davantage en défense qu’en attaque. Durant une récente présentation, le Général David Perkins évoquait l’interception d’un drone à 300$ avec un missile Patriot à 3 millions de dollars. Une interception au laser d’un tel engin coûter

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L'impression 3D au centre Pompidou à Paris

22 Mars 2017, 19:46pm

Publié par Grégory SANT

L'impression 3D au centre Pompidou à Paris

La fabrication additive entre au musée. Et par la grande porte. Grâce à l’exposition Imprimer le Monde, qui se tient du 15 mars au 19 juin 2017 dans la Galerie 4 du Centre Pompidou à Paris, c'est une dizaine d’œuvres, conçues et imprimées spécialement pour l’exposition par des artistes et des designers, qui vont entrer dans les collections du musée d’art contemporain. Beaucoup de chaises (comme souvent lorsque l’on s’adresse à des designers), dont ce siège recyclable imaginé par une designer suédoise pour Volvo, mais aussi des personnages, une étonnante grotte gothique et des pièces plus industrielles, comme ce tissu souple, proposé par le fabricant d’imprimantes 3D Prodways ou ces microstructures 3D du Tangible Media Group.

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Un robot vous aide à postuler pour un emploi

22 Mars 2017, 19:29pm

Publié par Grégory SANT

Un robot vous aide à postuler pour un emploi

Une jeune conceptrice-rédactrice américaine a créé HireEliBot, un chatbot qui passe des entretiens d'embauche à sa place. De quoi montrer aux recruteurs toute l'étendue de sa créativité... Il est temps de confier à un robot la gestion de votre carrière.

La jeune conceptrice-rédactrice américaine Eli Nieves a créé un chatbot baptisé explicitement HireEliBot (autrement dit le robot "Employez Eli"). Cette intelligence artificielle vante les qualités naturelles de sa créatrice et tente de la faire embaucher. Si vous êtes une recruteuse aventureuse ou un recruteur aventureux, adressez-vous à HireEliBot plutôt qu'à Eli elle-même. Il est disponible 24/7 et se targue d'être le roi des entretiens d'embauche. La "copywriter" s'est ainsi constitué un très joli automate en guise de CV interactif. Même s'il n'est pas encore hyper élaboré, son bot répond à vos questions sur son parcours, ses études, ses réalisations... et même sur son plat préféré : la pizza ! De quoi connaître Eli sur le bout des doigts.

Et si vous ne bitez rien aux bots, vous pouvez toujours vous rabattre sur son site Internet ou sur son profil Linkedin.

Source : soonsoonsoon.com

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High Housse : un chalet design par l'Atelier Delordinaire

21 Mars 2017, 19:55pm

Publié par Grégory SANT

 

L’atelier d’architecture parisien Delordinaire, est à l’origine de cette sublime habitation baptisée « High House ».

Située au Québec, cette interprétation moderne du chalet, s’intègre à la perfection dans son environnement l’hiver et fonctionne comme un monolithe blanc sculptural l’été.
Sa position perchée offre aux habitants une vue imprenable sur le paysage, elle facilite également l’éclairage naturel qui baigne littéralement la maison de lumière.

« Notre conception pour cette maison privée joue avec les limites entre intérieur et extérieur et invite les gens à se rassembler dans des espaces qui sont immergés dans la nature. » Delordinaire

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Une île artificielle alimentera en énergie verte 80 millions d'européens

21 Mars 2017, 19:50pm

Publié par Grégory SANT

une île artificielle pourrait fournir de l’énergie verte à 80 millions de personnes (Crédit : TenneT)
une île artificielle pourrait fournir de l’énergie verte à 80 millions de personnes (Crédit : TenneT)

Deux entreprises européennes ont dévoilé leurs plans pour construire une immense île artificielle en pleine Mer du Nord, où un parc d’éoliennes pourrait approvisionner en énergie renouvelable 80 millions de personnes.

Construire une île artificielle de 6 km2, en pleine Mer du Nord, dédiée à la production d’énergie renouvelable : c’est le projet de deux sociétés européennes. TenneT, groupe germano-hollandaise, et Energinet, entreprise danoise, ont dévoilé les plans de cette unité de production d'énergie verte en janvier dernier.
 
L’île pourrait fournir de l’électricité à six pays d’Europe (Crédit: Energinet)
L’île pourrait fournir de l’électricité à six pays d’Europe (Crédit: Energinet)
Équipée de panneaux solaires et entourée de 7 000 éoliennes, l'île devrait accueillir un port et une piste d’atterrissage.

Les deux entreprises énergétiques veulent installer cette centrale électrique polyvalente sur Dogger Bank, un banc de sable situé dans une zone peu profonde à 100 kilomètres des côtes britanniques.

Selon les estimations d’Energinet, l’île pourrait fournir de l’électricité à 80 millions de personnes, en étant reliée aux réseaux électriques de six pays d’Europe : la Grande-Bretagne, la Belgique, le Danemark, l'Allemagne, les Pays-Bas et la Norvège.

"Ce projet peut apporter une contribution significative à l’offre d’électricité renouvelable en Europe du Nord", a déclaré Mel Kroon, le directeur général de TenneT, à The Indepedant.
 
Sans tenir compte des dépenses nécessaires pour ériger notamment les 7 000 éoliennes,  la construction des fondations de l’île devrait s'élever à 1,2 milliard d'euros, rapporte le Copenhagen Post.

Le projet devrait voir le jour d’ici 2050, le temps pour TenneT et Energinet de trouver des partenaires et des financements. Mais aussi de convaincre les pays concernés...
Source : wedemain.fr

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Qoui de neuf pour les objets connectés au bureau ?

21 Mars 2017, 19:47pm

Publié par Grégory SANT

Qoui de neuf pour les objets connectés au bureau ?

Au premier coup d’œil, difficile de les percevoir dans l’immensité d’un open space. Un dé façon « Rubik’s cube » monochrome posé sur un bureau, une balise collée au plafond. Dans la "Factory" de Vinci Energies, dans un immeuble du quartier de la Défense (Hauts-de-Seine), 120 balises et quelques cubes couvrent les 2 000 mètres carrés de bureaux dans lesquels travaillent 85 personnes. Une antenne intérieure rappelle que des réseaux permettent le transfert régulier de données. Des données – anonymisées – sur les déplacements des salariés et l’occupation des espaces, car les fameuses balises posées au plafond sont équipées de détecteurs de mouvement, tandis que les cubes mesurent le bruit, la température, l’humidité, la luminosité.

 

Vinci Facilities – la branche de Vinci Energies qui regroupe les activités de facility management et de maintenance technique – a déployé ces objets avec les start-up Jooxter et GreenMe. Pour l’entreprise, il ne s’agit pas d’espionner ses équipes, mais de comprendre l’utilisation "réelle" du plateau. Une information clé pour le pilotage énergétique et l’ajustement des services liés au bâtiment, comme le nettoyage. Mais pas seulement. "La remontée de données nous permet de mieux comprendre les usages du bâtiment, de voir quels espaces sont moins utilisés, d’analyser pourquoi et de les ajuster", explique David Ernest, le directeur innovation et énergie de Vinci Facilities.

La technologie de Jooxter est utilisée par certains clients pour partir à la chasse aux mètres carrés, alors que les dépenses immobilières pèsent lourd dans leur budget. Des managers sont invités à mettre leur bureau à disposition lorsqu’ils sont en déplacement, pour permettre à des travailleurs nomades de trouver leur place. Pour que cela ­fonctionne, les salariés doivent jouer le jeu et accepter la ­présence des capteurs. Des services tels que Jooxter incitent les salariés à embarquer une application communiquant avec les objets dans leur smartphone, en échange des services censés leur faciliter la vie au travail : réservation de bureaux ou de salles de réunion, guidage à l’intérieur des bâtiments… Du gagnant-gagnant, assurent leurs concepteurs. "C’est en leur rendant ce type de services et en leur faisant gagner du temps que nous les convainquons d’utiliser l’application", veut croire François Cosyns, project leader chez Jooxter.

 

Associer les salariés pour désamorcer les réticences

La start-up précise qu’elle a pris le soin de ne pas poser de balise dans les zones de détente de l’étage afin de ne pas se montrer "trop intrusive". "Les salariés ont le choix de désactiver la localisation lorsqu’ils le souhaitent", glisse le dirigeant. Ces précautions suffiront-elles à dissiper les craintes ? Plusieurs cas ont défrayé la chronique au Royaume-Uni. Début 2016, lorsque la start-up OccupEye a installé des boîtiers sous les bureaux de certains salariés du journal "The Telegraph", elle a été accusée de minuter les pauses pipi des salariés… La direction a rapidement retiré les capteurs.

 

Pour Vinci, une réponse à ces peurs – largement irrationnelles – est de ne pas substituer la technologie à l’humain. "Nous proposons Jooxter à nos clients en combinaison avec un 'hospitality manager de bureau'. Il va exploiter les données pour gérer et animer les espaces, les croiser avec le ressenti des utilisateurs et suggérer des changements", explique Bertrand Beauchesne, le directeur SI-Métiers de Vinci Facilities. Associer les salariés à la conception des espaces de travail et à la mise en place d’objets, restituer les données collectées, proposer des services leur faisant gagner du temps sont les clés d’une intégration réussie, juge l’entreprise. "Comme la transformation digitale, c’est un sujet humain et non technologique", considère Kevin Cardona, le responsable innovation du promoteur immobilier BNP Paribas Real Estate. Il invite les services de ressources humaines à s’emparer de ces sujets. D’autant plus que de nombreux objets leur permettent d’avoir des données objectives sur le bien-être des salariés.

Source : usine-digitale.fr

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Elon Musk voit toujours plus loin

20 Mars 2017, 20:24pm

Publié par Grégory SANT

Elon Musk voit toujours plus loin
Elon Musk voit toujours plus loin

Elon Musk continue à occuper le centre de l’actualité venue de la Silicon Valley. Reprise réussie des tirs de sa fusée Falcon Space X, poursuite de l’aventure de la voiture électrique et semi-autonome Telsa. Mais le milliardaire visionnaire à la Tony Stark d’Iron Man a peut-être, avec son projet d’énergie individuelle, une nouvelle corde à son arc.

Et si tout n’avait pas été dit sur le flamboyant Elon Musk, digne héritier de Thomas Edison et du serbo-croate Nikola Tesla ? Certes, les dernières images du retour de sa fusée Falcon Space X sur terre, quelques mois seulement après une explosion sur le pas de tir, qui aurait pu sonner son glas, ou encore les résultats de son activité de fabrication de voitures électriques (et demain autonomes) justement baptisées Tesla, ont encore ajouté des chapitres passionnants à son roman personnel et entrepreneurial.

Un roman déjà riche depuis ses premiers pas à l’origine du succès de PayPal et dont les derniers chapitres s’appellent Hyperloop (transport hypersonique terrestre) ou SolarCity (énergie solaire à grande échelle).

 

Digne de Tony Stark

Mais il est un sujet concernant ce Tony Stark réel, à la différence du patron d’Iron Man, que l’Atelier BNP Paribas, voulait mettre en lumière. Il s’agit de son projet d’énergie individuelle domestique qui pourrait « disrupter » nos grands systèmes centralisés de réseaux électriques à l’européenne. Ce projet consiste à faire de nos maisons et appartements des mini-centrales de production et de stockage d’électricité. Un rêve qui viendrait bouleverser tous nos lourds schémas énergétiques faits de centrales et de lignes à haute tension.

 

Venue de la GigaFactory

 

Cette transformation serait rendue possible grâce à l’utilisation de batteries domestique lithium-ion, celles qui équipent déjà ses voitures Tesla et qui commencent à être fabriquées par milliers dans son usine géante, la GigaFactory, lancée en janvier dernier dans le Nevada, près de la ville de Sparks. Un lancement intervenu d’ailleurs en plein CES de Las Vegas, qu’Elon Musk a snobé alors qu’il était dans toutes les têtes. Cet homme-là n’en fait qu’à sa tête et il faut bien reconnaître que ça lui réussit assez bien pour l’instant.

Le paradoxe de cette idée, c’est qu’elle repose sur une technologie connue et éprouvée. Par rapport à d’autres technologies de batterie, au nickel par exemple, la batterie lithium-ion a l’avantage de se décharger moins vite. Une fois de plus, Elon Musk et ses équipes ont su améliorer les systèmes existants pour rendre cette batterie vraiment plus performante.

 

Comment alimenter toute la maison

 

Une fois réglés ces problèmes de contingence, même structurelle, cette idée est vraiment disruptive car elle consiste à bâtir autour de cette batterie tout un système d’indépendance énergétique, bien au-delà du véhicule, pour alimenter toute la maison, tous nos équipements domestiques. Si un jour cela se produit, cela changerait vraiment la donne. Imaginez une maison n’ayant besoin que d’un point d’arrivée d’énergie pour recharger la batterie et qui, à partir de là, pourrait alimenter tous les besoins en énergie du domicile. Ce serait comme avoir sa propre centrale électrique à la maison. Cela pourrait modifier en profondeur notre approche de l’énergie, aller vers un système décentralisé, un peu comme ces éoliennes dans le jardin des ranchs américains. Pour peu que les batteries soient reliées à des systèmes autonomes type anneaux solaires ou justement éoliennes, cela permettrait de presque s’émanciper de tout système collectif. Pour nous, Français, habitués à dépendre de ces grands réseaux structurels, cela représente une révolution copernicienne difficile à imaginer.  Ce serait un énorme changement.

 

Une invention rentable ?

 

Mais encore faut-il que ce système soit rentable. La batterie coûte aujourd’hui plusieurs milliers d’euros. Son amortissement se fait sur de longues années.  De nombreux calculs ont été faits - que se jettent à la figure les pro et les anti-batteries, comme toujours. Une des clés pour mesurer la rentabilité immédiate du système, c’est le prix de l’électricité dans le pays où vous vous situez.  Si le prix de l’électricité est relativement faible, comme c’est encore le cas en France par exemple, rentabiliser la batterie d’Elon Musk va être difficile, même au bout de plus de dix ans d’amortissement. Dans des pays où l’électricité est nettement plus chère comme en Allemagne, cette batterie serait déjà rentable.

 

Toujours un coup d’avance

Mais le sujet ne se résume pas à une question de rentabilité. C’est aussi un choix de vie et d’environnement, le choix de l’électrique, le choix du recours à une énergie plus verte. C’est un choix individuel et de société. Après tout, les voitures Tesla sont chères, elles aussi. Ceux qui les acquièrent le font en partie pour avoir un objet design et branché mais aussi pour rouler “électrique” voire “autonome”. Si le prix était la seule barrière, Apple n’aurait pas eu le succès qu’il a eu avec ses téléphones et ses tablettes. Comme d’habitude avec ce visionnaire d’Elon Musk, il est très difficile aujourd’hui de dire si son système de quasi-autonomie énergétique va s’imposer. Cela prendra sans doute de nombreuses années. Cela implique de changer en profondeur nos habitudes, nos systèmes, nos réseaux, nos infrastructures.

Mais c’est ça qui est formidable avec cet homme hors norme. Il a toujours deux ou trois coups d’avance. Il dit en permanence qu’il veut changer le monde. Impossible de dire s’il y parviendra avec ses voitures Tesla ou ses fusées Falcon Space X mais il pourrait bien y arriver avec ses batteries.

Source: atelier.net

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Empreinte : un concept-store pour les Ateliers d’Art de France

20 Mars 2017, 18:54pm

Publié par Grégory SANT

C’est un projet porté par Ateliers d’Art de France. Ateliers d’Art de France est un syndicat professionnel des métiers d’art, où nous sommes tous professionnels en activité.
Nous sommes 12 dans ce conseil élus par d’autres collègues et nous représentons en tant que membres adhérents 6000 ateliers.

Ateliers d’Art de France a toujours eu pour vocation de permettre le développement économique des professionnels des métiers d’art. Le syndicat existait avec un salon qui est aujourd’hui le salon Maison & Objet dont nous sommes toujours propriétaires à 50%. Cela a été une première action avec un salon qui met en lien des professionnels de métiers d’art et le marché.

Au fur et à mesure des années, d’autres actions se sont greffées à cette première et il y a eu les premiers lieux de ventes jusqu’aux « Boutiques Talents » qui suivent cette évolution.
Le lieu Empreintes est résolument contemporain et à notre image avec la représentation des ateliers et de leur dynamique, mais ce n’est pas la première boutique.

Il y a eu deux ans de gestation sur le projet issu d’un constat sur les premières boutiques. L’idée était d’arrêter de mettre en scène les métiers d’Art avec un esprit poussiéreux, détaché du contemporain et de la création.
On a mis deux ans à travailler ce projet, à trouver le lieu dans un quartier adapté et de dimension internationale. Le but était de viser le grand public et montrer que les métiers d’Art ne sont pas forcément un luxe. Il y a une diversité d’offres qui recouvre tous les secteurs de la maison.

Le lieu se voulait être un lieu chaleureux, accueillant avec la diversité de chaque créateur.
Chaque pièce raconte son histoire, celle de son créateur.
Empreintes, c’est la trace de chacun, c’est l’empreinte du créateur non seulement par le geste mais aussi par la pensée et l’expression.

 

L’effet de proximité est assez bien ressenti dans les cellules créateurs où on est incité à toucher, à observer…


M.C.
Par rapport à l’ancienne boutique, on a vraiment adopté des codes magasin, on voulait désacraliser les métiers d’art, faire en sorte que les gens se sentent dans un endroit chaleureux et accessible, aux antipodes du musée. Les cellules créateurs permettent de faire une piqûre de rappel et de dire que derrière chaque objet présent chez Empreintes il y a un homme ou une femme qui a pensé, créé l’objet. Vous avez des portraits de créateurs qui constituent cette communauté.


A.T.
Les cellules créateurs permettent de faire un focus sur un travail, de rentrer un peu plus dans l’atelier et défendent le « fait à l’atelier ». On crée et on fabrique, mais il n’y a pas de séparation entre un designer qui pense les choses et un artisan d’art qui vient les réaliser. Il y a une unité de démarche et les objets sont à l’image de l’atelier dont ils sont issus.

Vous avez des créateurs qui mettront de l’humour dans leurs pièces, d’autres qui seront sur de l’esthétisme ou de la géométrie avec un travail plus architectural ou poétique. Il y a une diversité d’expression.
Ateliers d’Art de France est un outil. On veille dessus et on y tient beaucoup. Le syndicat existe depuis 1848 et a été créé pour être au service des ateliers. Nous, dans la continuité, sommes les garants de ce bien commun qui nous aide à nous développer. Le concept-store est conçu sur des analyses économiques. Les métiers d’art sont accessibles, le grand public doit pouvoir se l’approprier, pouvoir acheter des pièces d’atelier à 15 euros.

 

 

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