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L'internet des objets se mixe à la robotique

27 Août 2015, 17:25pm

Publié par Grégory SANT

Contrairement aux espoirs ou aux promesses de nombre de roboticiens, les robots humanoïdes n’envahiront pas nos maisons demain, explique Gwennaël Gâté sur la scène d’Innorobo. L’un des concepteurs du cerveau du Nao et de Pepper d’Aldebaran Robotics, ex-directeur de la conception logicielle d’Aldebaran, désormais à la tête d’Angus.ai (une entreprise qui propose d’intégrer de l’intelligence dans n’importe quel type d’objets, à l’image de la lampe qu’ils proposaient sur leur stand à Innorobo, qu’évoquait Libération) connait très bien ce qu’il est possible de faire avec des robots et plus encore ce qu’ils ne savent pas faire.

Les robots ont 3 fonctions principales, synthétise-t-il. Ils sont conçus pour percevoir, décider et agir. Si pour les humains le plus difficile est de décider, pour les robots, le plus difficile est de percevoir et d’agir. Un robot cuisinier par exemple a beaucoup de mal à percevoir les produits : aucune pomme ne ressemble à une autre. Tailles, couleurs, formes, matières et textures rendent le monde plein de complexité pour l’oeil d’un robot… Sans compter que les environnements humains ne sont pas ordonnés : chacun rangeant ses pommes à des endroits différents et parfois à plusieurs endroits différents.”La variabilité et l’incertitude sont des cauchemars pour les robots. Nos environnements domestiques sont trop complexes et incertains. Nos maisons sont plus complexes que des lignes d’assemblage et ce d’autant qu’aucune maison ne ressemble à une autre.”

Ce que la robotique peut apprendre à l’internet des objets

Aujourd’hui, le monde de la robotique est divisé en deux. D’un côté, on a des robots d’industrie, qui font très bien ce qu’ils savent faire dans des environnements très structurés, conçus pour eux. De l’autre, on a des robots qui évoluent dans des environnements plus complexes et qui nécessitent donc de limiter les choses qu’ils peuvent faire. D’où la floraison de robots sociaux sans bras, comme Buddy ou Pepper. Les faire agir est trip difficile et leur concepteur s’en tiennent à créer des interactions émotionnelles… Autant dire que les robots domestiques ne sont pas pour demain…

Par contre, nos maisons vont peu à peu se peupler d’autres types d’objets : des objets connectés ou intelligents. Et ceux-ci vont intégrer des spécificités de la robotique pour fonctionner.

Mais pour Gwennael Gâté, les objets connectés vont devoir changer et pour cela la robotique peut les aider.

Ils vont devoir apprendre à exister sans l’aide de smartphones – dépasser le web des objets pour revenir à l’internet des objets comme nous l’expliquions – à l’image d’Echo d’Amazon. Aujourd’hui, trop d’objets connectés fonctionnent uniquement depuis un smartphone. Nous n’arriverons pas à gérer les dizaines d’objets qui peupleront nos intérieurs si nous devons sans arrêt accéder à leur application pour les faire fonctionner !

Ils vont devoir apprendre à être autonomes énergétiquement. Il faut qu’ils puissent se passer de prise électrique pour qu’on puisse les déplacer facilement. Il y a là un gros challenge d’autonomie à relever.

Ils doivent apprendre à faire une chose et le faire bien, comme Roomba. Etre capables “d’agir sur les choses”.

Ils doivent apprendre à exister sans connexion internet, comme Jibo. Les objets connectés deviennent des objets morts dès que le Wi-Fi tombe et les données que ces objets échangent posent encore trop souvent de gros défis de sécurité alors qu’ils échangent des données très personnelles. Ils doivent pouvoir être fiables indépendamment de leur connexion. Gâté évoque le concept de “Fog IA”, pour désigner cet espace qui ne soit ni l’informatique en nuage (le cloud) distant, ni le serveur local, mais ce “brouillard” où l’intelligence artificielle doit se trouver. Est-ce à dire que la maison aura besoin d’une intelligence artificielle dédiée, d’un serveur ? Aucune solution ne semble vraiment idéale, mais il est nécessaire de trouver de meilleures configurations qu’une solution distante ou qu’une solution locale esquisse le roboticien.

Les objets connectés doivent surtout apprendre à être proactifs, à l’image du thermostat Nest de Google. Aujourd’hui, à l’heure du web des objets, nous sommes sommés de piloter chacun de nos objets, mais quand ils deviendront trop nombreux, cela deviendra impossible. “Les objets qui ne sont pas proactifs, nous ne les utiliserons pas”, lance, définitif, le jeune roboticien. Les objets doivent comprendre le contexte et prendre leurs décisions en contexte. On peut commander le thermostat de Google, mais il sait surtout s’adapter seul au contexte, à votre présence, à la température extérieure, à vos habitudes… Rendre les objets proactifs nécessite juste de bons capteurs et de bonnes données.

Mettre des roues ou des jambes, ça coûte cher et c’est difficile. Dans l’immédiat, il est certainement plus important de rendre les objets intelligents conscients de leur environnement. Pour Gwennael Gâté, on pourrait faire de meilleurs robots si on leur demandait pas de tout faire : percevoir, décider et agir.

Facebook et Google sont deux entreprises qui travaillent de plus en plus sur la perception, notamment via leurs programmes de reconnaissance d’images et de commandes vocales. Améliorer la perception nécessite de relever des défis algorithmiques, mais aussi de données. La reconnaissance de la parole par exemple est très difficile à faire depuis zéro. Le problème est qu’utiliser des bases de données existantes ne marche pas. Les bases de données de Siri ou de Google Now ont du mal à être utiles pour faire de la commande vocale pour des robots, notamment parce qu’on ne parle pas à la même distance du micro d’un smartphone et d’un robot et donc que la réverbération et le bruit à traiter ne sont pas les mêmes. Egalement parce qu’on ne dit pas forcément la même chose à son smartphone qu’à un robot. Pour améliorer les commandes vocales des robots, il faut pouvoir analyser, traiter et améliorer des données proches.

Jérôme Schonfeld de Holî travaille également dans le domaine des objets connectés. La maison connectée est une promesse sans cesse renouvelée, rappelle-t-il. Aujourd’hui, les indicateurs s’affolent. Le marché est en forte progression et il devrait représenter 300 milliards de dollars d’ici 2022. Mais de quel avenir parle-t-on ? Pour nous faire réfléchir, Jérôme Schonfeld nous montre une vidéo de l’INA de 1979 présentant une maison connectée, une maison du futur. Elle nous présente le même modèle que la maison intelligente qu’on continue de vouloir nous vendre : fermeture des volets à distance selon la présence ou la météo, tondeuse robotique, ouverture de porte-garage automatisée… Le modèle de la maison intelligente semble être resté immuable depuis 40 ans… Pas étonnant que la plupart des gens n’aient pas adopté ces innovations.

Seulement 2% des maisons européennes peuvent être qualifiées de maisons intelligentes, si l’on s’en tient à une définition très minimale de cette intelligence, consistant pour l’essentiel à du contrôle-commande distant. Le problème est que nous ne vivons pas tous dans des maisons de rêves comme nous les présentent les promoteurs des maisons intelligentes, mais dans de petites maisons et de petits appartements, souvent anciens, où le coût des composants, la complexité d’installation et d’utilisation, les problèmes de sécurité et d’utilité sont primordiaux. Pour la plupart des gens, la maison intelligente permettant de contrôler l’ensemble des fonctions de sa maison ne fait pas sens, estime Jérême Schonfeld. Les objets intelligents permettent eux de répondre à des besoins spécifiques, de manière autonome… et pour l’instant cette réponse semble un peu plus adaptée. Les objets connectés sont à la fois un produit physique, un service et des données. Un produit qui communique et réagit à des données captées par le produit et par des données distantes venant d’autres produits ou du service, à l’image de Nest, emblème de cette génération d’objet connecté.

Reste que pour que ces objets entrent dans toutes les maisons, même les plus pauvres, il faut qu’ils parviennent à résoudre 6 défis, estime Jérôme Schonfeld. Ils doivent répondre à des besoins réels, agir sur des points douloureux. Plus que des créations originales, les objets connectés qui marchent sont des objets qui améliorent des objets déjà largement adoptés dans la maison. Ils doivent rester simples : à la fois simples à comprendre et à faire fonctionner et le plus souvent adresser un seul besoin plutôt que de chercher à en résoudre plusieurs. Les services additionnels doivent faire sens, apporter une réelle différence : ajouter de la connectivité à un objet ne suffit pas. Enfin et surtout, la différence de coût doit rester très raisonnable, explique-t-il en présentant une pyramide de Maslow appliquée à l’internet des objets, dont la base repose sur le coût.

Une équation qui n’est pas si simple a relever, comme le montre l’échec d’un autre produit de Nest : son détecteur de fumée connecté. Nest n’en a vendu que 500 000 unités en 2 ans – alors que c’est le niveau de vente des détecteurs de fumée non connecté par mois. Trop cher par rapport à un détecteur de fumée traditionnel, l’objet de Nest pose surtout la question de la valeur du service proposé. Pas sûr que nous ayons besoin d’interagir avec un détecteur de fumée…

L’avenir est-il à une maison consciente plus qu’à une maison intelligente ? Quand on possède des produits Nest, ils savent communiquer entre eux, rappelle Jérôme Schonfeld. Via leurs API, leurs web services, les objets intelligents peuvent apprendre à communiquer entre eux, pour autant que cela ait du sens. La lampe intelligente d’Holî ou le compagnon de sommeil capable de produire de la lumière selon la musique que l’on écoute ou de mesurer la température ou l’environnement lumineux… est aussi capable de discuter avec le thermostat de Nest via le programme Nest dont Holî est partenaire. Est-on à l’aube d’un retour de la connexion des objets entre eux, le défi oublié du web des objets ? Espérons-le, car la connexion des objets entre eux apportera certainement à ceux-ci de nouvelles capacités.

L’impression 3D authentifiée

Andre Wegner, de Authentise (@authentise) nous adresse lui un tout autre problème. Tout le monde dans la distribution a déjà perdu de l’argent dans des problèmes de chaines de distribution. Qu’en sera-t-il à l’heure de l’impression 3D ? Authentise permet de diffuser un fichier prêt à l’impression 3D tout en permettant d’assurer sa qualité et les droits de son auteur originel. 46% des usages de l’impression 3D ne servent plus à produire des prototypes, mais des objets finaux, assure Andre Wegner. Nous voici à l’heure des “usines en boites”, des “mères des machines” comme l’explique DMG Mori Seki, le grand constructeur de machines-outils. L’avenir est aux usines décentralisées capables de produire n’importe quelles pièces… Un changement qui ne transforme pas seulement le produit, mais toute la chaîne de valeur de la production, estime Andre Wegner.

Reste à savoir comment ces usines garantiront ce qu’elles produisent. Pour Andre Wegner, l’avenir est à la “certification par le design”. Les imprimantes 3D produiront des objets localement, pour autant qu’ils soient garantis conformément à ce que leur concepteur a voulu. Nous allons avoir besoin de systèmes d’automatisation et de certification post-traitement, à l’image de la garantie que propose Plethora depuis ses machines-outil à commande numérique, promettant à ses clients de refaire leurs pièces ou de les rembourser au cas où ils ne seraient pas satisfaits de leurs achats. Avec la commande numérique distante, l’enjeu est de fournir une surveillance du processus de fabrication permettant de valider les produits fournis, à l’image de ce que propose-le Fairphone, ce téléphone équitable, qui souhaite valider chaque étape de sa fabrication ou à celle de 3D Hubs, qui permettent à chacun de trouver des imprimeurs 3D capables d’imprimer les pièces dont il a besoin.

C’est tout l’enjeu d’Authentise : certifier, sécuriser , contrôler l’impression 3D. Authentise fait de la conception sécurisée pour des enseignes comme Sexshop 3D (oui, c’est bien ce que vous imaginez), ToyFabb ou Lowes (la chaîne de distribution américaine spécialisée dans le matériel de construction, de bricolage et de jardinage, qui s’est doté de laboratoires d’innovation qui propose l’impression 3D de pièces, comme des poignées de porte par exemple – vidéo), afin que les objets imprimés soient imprimés comme il faut quel que soit l’endroit où ils sont imprimés (validant au passage certaines imprimantes plutôt que d’autres selon le niveau de rendu exigé par l’objet).

Pour Andre Wegner, l’impression 3D n’aura pas de limite comme le montre l’impression de pièces en 3D pour l’automobile, voire même les premières voitures imprimées en 3D comme Strati. “Nous allons devoir apprendre à concevoir des produits plutôt qu’à les consommer”. Il est temps de commencer à préparer le business de l’impression 3D. C’est ce à quoi travaille Authensise, assure son fondateur, sur de sa démonstration. Une démonstration qui n’a pas grand-chose à voir avec la robotique, mais redoutablement intéressante.

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Api-up : du déchet au meuble design

27 Août 2015, 17:23pm

Publié par Grégory SANT

Basée à Capbreton, dans les Landes, l’association d’insertion Api’up repousse les limites du recyclage et invente la production en série de meubles design à partir de déchets professionnels de mobilier. Une première en France.

Jusqu’à présent, les vieux meubles de bureau connaissaient deux destins principaux: la benne à encombrants des déchetteries professionnelles ou, au mieux, la filière de collecte Valdelia pour le recyclage des matériaux. Api’up a inventé une troisième voie en choisissant «l’upcycling», «c’est-à-dire un procédé de transformation en série qui aboutit à la production de meubles neufs designés par notre équipe», explique Valérie Fernani, directrice de l’association née en septembre 2012.

Un gisement classique de déchets de bureaux

Cette idée simple pourrait faire mouche dans l’Hexagone. Il suffit en effet de se connecter au gisement de déchets de mobilier. Un grand classique dans toutes les régions françaises. «Pour l’heure, nous récupérons surtout du bois provenant des invendus des recycleries, des palettes ou des vieux bureaux grâce à un partenariat avec l’éco-organisme Valdelia. Nous collectons aussi du métal issu de mobilier usagé et des textiles sortis des rebuts de vente ou des chutes de production», détaille Valérie Fernani, qui a elle-même travaillé dans le secteur des déchets, côté bureau d’étude et côté industriel. Rien d’original là non plus. L’atelier de Capbreton a accueilli l’an dernier 66 tonnes de déchets ou plutôt de «ressources».

Davantage de compétences, de matières, d’emplois

C’est ensuite que tout se joue. «Nous avons décidé d’aller au-delà du recyclage créatif, c’est-à-dire de l’embellissement par réparation ou coup de neuf, pour mobiliser davantage de compétences, traiter de plus grandes quantités de matières et créer plus d’emplois. Et puis le recyclage créatif est aujourd’hui très bien assuré par les recycleries du territoire», résume Valérie Fernani.

En vente à la Camif

S’appuyant sur une équipe de 15 permanents, dont 10 personnes en insertion pour s’occuper de la collecte, du tri, du démantèlement et de la production, l’association Api’up propose aujourd’hui deux gammes de mobilier design: les rangements modulables et modulaires Lexi, également vendus à la Camif, et les meubles Tempo en bois noble. «On a dessiné la gamme Tempo à partir d’un vieux bahut abandonné en recyclerie. On a pu en modéliser 5 pièces dont un bureau d’appoint, un porte-manteau, une console haute, un chevet et un tabouret», raconte Valérie Fernani. Un projet de R&D en cours avec Valdelia et la Camif devrait donner naissance, d’ici fin 2015, à une dizaine de nouvelles pièces réalisées à partir de bureaux et de caissons usagés en aggloméré.

Equilibre économique

Sur le plan économique, l’upcycling ne permet pas à lui seul de trouver un équilibre. C’est pourquoi Api’up s’appuie pour moitié sur cette production et pour moitié sur la collecte de déchets facturée aux entreprises, avec le souci de ne choisir que des filières de proximité valorisant les matières qui ne trouvent pas leur place dans le mobilier design, comme le papier, le carton ou le plastique. Preuve qu’en Aquitaine, l’économie circulaire ne se résume pas à une feuille de route régionale et à un portail sur internet[1]

[1] La région doit lancer son portail de l’économie circulaire à l’automne

Source : journaldelenvironnement.net

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Des vitres panneaux solaires

27 Août 2015, 17:20pm

Publié par Grégory SANT

Il y a aujourd'hui bien des moyens de générer de l'électricité. Et les énergies renouvelables en font partie. Une société américaine travaille à concevoir des vitres on ne peut plus classiques si ce n'est qu'elles sont capables de créer de l'électricité. Présentation.

new energy technologies est une société américaine spécialisée dans les énergies solaires. Elle met aujourd’hui tout en œuvre pour mettre au point les vitres qui pourraient équiper nos maisons et buildings de demain. Après de nombreuses heures de recherche et développement, les ingénieurs ont conçu une pellicule capable de produire de l’électricité lorsque appliquée sur du verre ou du plastique flexible.

Ces polymères organiques photovoltaïques sont totalement transparents, ils peuvent être teintés à loisir et ils ne capturent que les rayons UV. Et contrairement aux système photovoltaïques traditionnels, ces « fenêtres solaires » sont conçues pour opérer par tous temps, et même avec de la lumière artificielle.

Pour l’heure, le projet fait l’objet de pas moins de 42 dépôts de brevets et les chercheurs sont en train de mettre au poins la production de masse… À suivre !

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La sensibilité au design des objets connectés par pays

27 Août 2015, 17:12pm

Publié par Grégory SANT

L’esthétique des produits technologiques compte de plus en plus à l’heure du choix. Mais certaines nationalités y semblent plus sensibles que d’autres, révèlent une enquête de GFK. L’âge compte aussi.

Si les start-up françaises, comme Withings, Netatmo, Lima, Io Technology ou américaines, comme Apple bien sûr mais aussi Fitbit, Nest ou récemment Google avec son routeur Onhub, soignent autant le design de leurs produits, ce n’est pas un mauvais calcul.

33 % des consommateurs considèrent l’apparence et le style des objets technologiques comme très importants, alors qu’ils ne sont que 9 % à penser que cela ne compte pas, révèle une enquête de GFK réalisée dans 22 pays auprès de 26 000 personnes âgées de 15 ans, durant l’été 2014. Des résultats à moduler selon les pays.

Séduire LES ADOS FRANÇAIS

L’étude révèle en effet que si les Turcs, les Mexicains et les Brésiliens seraient beaucoup plus sensibles à l’esthétique que les Suédois, les Belges ou les Allemands, qui seraient ceux qui y attachent le moins d’importance.

La France, quant à elle, cache une perception contrastée. Si globalement elle se situe dans les pays qui sont le moins sensibles au design, avec seulement 22 % très sensibles et 13 % qui s’y intéressent peu, ses ados accordent au design une très forte importance. Après les jeunes Turcs, 46 % des 15-19 ans considèrent que le design est clé dans leur critère d’achat.

Source : usine-digitale.fr

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Microsoft propose un scanner 3D pour smartphone

26 Août 2015, 18:15pm

Publié par Grégory SANT

L’application mise au point par Microsoft Research ne nécessite aucun matériel supplémentaire ni connexion Internet pour réaliser un scan 3D depuis n’importe quel smartphone.

Dévoilé hier sur le site de Microsoft Research, le projet MobileFusion sera officiellement présenté au début du mois d’octobre à l’occasion d’une conférence sur la réalité augmentée qui se tiendra à Fukuoka au Japon. Selon la publication, la capture 3D est aussi simple à réaliser que la prise d’une photo ou d’une vidéo depuis son smartphone. Les chercheurs de Microsoft affirment que « MobileFusion est meilleur que n’importe quelle autre méthode de scan 3D avec un appareil mobile dans la mesure où il n’a pas besoin de matériel supplémentaire, ni même d’une connexion Internet pour fonctionner. Cela signifie que des scientifiques ou des explorateurs peuvent capturer les éléments vus en utilisant un téléphone classique sans connexion Wi-Fi ».

Des images 3D pour le commerce électronique

« Tout se passe sur le téléphone lui-même », précise Pushmeet Kohli, l’un des chercheurs de Microsoft ayant travaillé sur le projet. Il indique que les scans sont de suffisamment bonne qualité pour pouvoir être utilisés pour de l’impression 3D ou l’utilisation en réalité augmentée dans les jeux vidéos. Les applications sont potentiellement infinies, notamment pour le commerce électronique ou un vendeur peut en quelques secondes délivrer une vue 3D du produit qu’il souhaite commercialiser. L’équipe de recherche de Microsoft n’en est pas à son coup d’essai avec le projet Kinect Fusion qui permet de bâtir des représentations 3D de maisons ou bureaux mais qui nécessite un PC et d’autres gadgets pour fonctionner.

S’appuyant sur les capteurs contenus dans la plupart des appareils photos des smartphones, les chercheurs ont développé un algorithme qui permet à l’appareil de fonctionner comme un scanner 3D, en utilisant une technique de prise de vues multiples à la manière dont l’œil lui-même fonctionne. Les équipes travaillent actuellement à l’adaptation sur les différentes plates-formes mobiles (iOS, Android, Windows) mais ne précisent pas si le logiciel sera effectivement proposé au public dans des délais brefs.

Source : linformaticien.com

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Toulet : des billards et baby-foot design

26 Août 2015, 18:12pm

Publié par Grégory SANT

« Aujourd’hui, qui a envie d’un billard marron tapis vert ? », lâche Marc-Alain Deledalle, directeur général dans le showroom clinquant de l’usine. Armature rouge croco ou dorée, tapis rose ou bleu criard aux boules assorties, diodes clignotantes, finition vache… Ici, aucun billard ne se ressemble : « Et c’est ce que nous recherchons : du sur-mesure à la démesure des clients. » Depuis le rachat de la société à la famille Toulet, en 2008, le jeune entrepreneur travaille à moderniser, avec son épouse spécialiste de la décoration d’intérieur, « un objet qui était devenu vieillissant et relégué au grenier ».

BlackLight, l’eurêka total !

« La déco a pris énormément d’importance, toute notre activité est orientée sur le design », signale le directeur. Tout, à l’exception des billards de compétition qui doivent afficher un bon vieux tapis vert, bleu ou gris. Mais aujourd’hui, le marché aux particuliers tient une place majeure dans le chiffre d’affaires de l’entreprise, près de 90 %. C’est l’arrivée, en 2010, du BlackLight, pensé pendant une année avec des élèves de l’Institut supérieur de design de Valenciennes, qui marque le tournant Toulet : « Sans pied, sans bois, résolument moderne : l’eurêka total ! Les ventes ont explosé, on en vend un par semaine. »

En redessinant le billard, Toulet lui offre une place au salon : convertible en table à manger, il séduit les familles européennes et devient totalement excentrique sur le marché mondial (50 % du chiffre d’affaires) : diamants, saphirs, juke-box, strass, Bluetooth, les Qataris, Dubaïotes et Américains en raffolent et formulent les demandes les plus folles à des prix tout aussi extravagants. L’une des dernières commandes par exemple : un billard dans une structure de Mini, dessiné sur mesure pour la modique somme de 35 000 €.

Touche française

Pour titiller et dominer le marché international, le directeur le sait, la touche française est son atout. « Délocaliser, c’est perdre sa liberté, on produit au maximum sur place, sauf certains produits précis comme les tapis, faits en Belgique, ou l’ardoise, qui vient d’Italie. » Jouxtant le showroom, l’atelier, une scierie à première vue bien classique, mais où les machines de découpe 5D côtoient des menuisiers aux savoir-faire spécifiques. « Si la moitié des ouvriers s’en allaient, je serais très mal, car ils se transmettent les techniques entre eux. » Ici, on débite et soude les structures métalliques, on pose l’ardoise qui permet de donner l’effet aux boules, on pose l’antirouille, la laque pour ensuite emballer les billards en kit dans d’immenses boîtes en bois avant expédition.

La dernière bonne idée du fabricant : lancer, avec le footballeur Mathieu Debuchy, une marque de baby-foot design et résolument moderne. « Un carton », sourit le chef d’entreprise.

Source : lavoixdunord.fr

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Des inventions pour le climat

26 Août 2015, 18:09pm

Publié par Grégory SANT

Durant cinq semaines, les participants à ce "camp de l'innovation" vont imaginer des solutions facilement reproductibles par tous les citoyens qui veulent favoriser la transition écologique.

A trois mois de la COP21 (la Conférence de Paris sur le climat), ils ont choisi l'anagramme POC21 (Proof of concept 21) pour désigner leurs activités. Sous ce sigle se cache le camp et la micro communauté scientifique qui a pris possession du château de Millemont, une bâtisse du XVIe siècle située dans les Yvelines. Jusqu'au 18 septembre, ces ingénieurs venus du monde entier vont tenter de donner vie à 12 projets innovants et durables.

Mais attention, toutes ces innovations doivent respecter une contrainte: l'interdiction d'être brevetées par leurs concepteurs. En d'autres termes, la technologie employée doit être accessibles par tous: il s'agit donc de projets en open source.

Et selon Benjamin Tinq, organisateur de la POC21, ce modèle, c'est l'avenir. "Ici on va partager les plans, les fichiers sources, les listes fournisseurs. En gros, toute l'information qui permet de reproduire un objet à l'identique et pourquoi pas l'améliorer. C'est une sorte de collectivisation des opérations de R&D au niveau mondial" s'enthousiasme-t-il.

Purificateurs d'eau, vélos, bouilloires, douches écolos

Mauricio Cordova est espagnol et il est venu ici pour améliorer son idée: un purificateur d'eau de poche imprimé en 3D. Un objet léger qui se glisse dans une bouteille d'eau pour la rendre potable. "Vous devez changer le filtre tous les neufs jours, en fonction de la qualité de l'eau, mais normalement il permet de filtrer jusqu'à 100 litres" affirme-t-il. Un peu plus loin, c'est une bouilloire entourée d'un revêtement un peu spécial qui est l'objet de tous les attentions.

A l'extérieur du château, une autre équipe travaille sur un vélo électrique d'un nouveau type. En plus de bénéficier d'un pédalage assisté, il sera capable de générer de l'électricité. Un courant qui peut alimenter un petit espace de travail, comme une cuisine mobile, ou un rétro-projecteur pour faire de ce triporteur un véritable cinéma de plein air.

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L'impression 3D va relocaliser la production en France

26 Août 2015, 18:06pm

Publié par Grégory SANT

L’impression 3D devient un outil chaque jour plus performant, l’actualité récente avec la « fabrication » d’une main artificielle pour un jeune garçon en est une preuve supplémentaire. Jusqu’à présent, cette technologie, qui n’a qu’une vingtaine d’année, était cantonnée dans les laboratoires et les ateliers de conception. Elle arrive désormais dans le domaine de la fabrication d’objets réels, avec comme conséquence au long terme, une réorganisation de la production et potentiellement une relocalisation de cette dernière.

Rappelons d’abord que la « fabrication additive » ou impression 3D est très différente de l’industrie classique où l’on usine des pièces puis où on assemble ces dernières. Dans le cas de l’impression 3D, on « imprime » l’objet grâce à une buse d’arrivée, souvent avec de la matière plastique qui a été préalablement fondue et qui est déposée couche par couche pour fabriquer l’objet voulu (voir http://www.christophebugeau.fr).

Cette technique a fait de gros progrès ces dernières années : les matériaux concernés se sont diversifiés (verre, céramique et surtout nombreux métaux et alliages) ; il en va de même des techniques elles-mêmes qui évoluent et permettent plus de vitesse et de précision.

Des progrès restent à accomplir : imprimer plus vite (peut-être grâce à plusieurs buses de dépôt), être en capacité d’imprimer sur une même machine plusieurs matériaux, et diminuer le coût de la matière d’œuvre. Mais les progrès actuel se font déjà sentir dans l’aéronautique où l’on a réussi dernièrement à fabriquer en une seule fois un moteur d’avion fonctionnel (même s’il s’agissait d’une échelle réduite).

Potentiellement, tout produit manufacturé pourrait être fabriqué de cette façon, et ce sur un seul lieu. Car c’est là la révolution par rapport à l’industrie : plus d’économie d’échelle. L’on peut très bien imaginer à terme une machine suffisamment polyvalente pour imprimer un vélo puis un ordinateur, un lave-linge puis un téléviseur ou un téléphone portable. En bref n’importe quel bien manufacturé.

L’armée américaine a utilisé de la sorte en Afghanistan des mini-usines lui permettant de remplacer rapidement les pièces métalliques usées ou abimés de ses véhicules. Elle a estimé le gain d’énergie à 50 % et le gain en matériaux à 90 % par rapport à une fabrication classique. L’armée chinoise et l’armée israélienne envisagent aussi de mettre en œuvre ce type de technologie pour réparer les matériels sur le champ de bataille.

Les conséquences seront certainement importantes du point de vue économique et organisationnelle. Il n’y aurait plus dans cette situation « d’usine » à proprement parler (sauf pour les produits chimiques) puisque les productions seraient essentiellement locales. Reste à savoir comment s’organisera le circuit de distribution. Il est probable que les premières chaussures imprimées arriveront sur le marché d’ici à 2 ans : seront-elles imprimées dans les arrière-boutiques, dans un dépôt proche, directement chez les particuliers après un téléchargement de fichier ? Ou les 3 possibilités se conjugueront-elles ? Difficile de le savoir.

Quoi qu’il en soit c’est une chance pour notre pays de rapprocher ses productions des consommateurs et il nous faudra être attentifs à aider au développement de ces technologies et surtout à maitriser d’une part la fabrication de ces imprimantes, l’élaboration des logiciels permettant de les faire fonctionner et aussi les fichiers « d’objet » en 3D contenant le schéma de fabrication des biens manufacturés à produire.

Sous ces conditions, il peut s’agir pour nous d’une vraie révolution permettant de refaire du made in France dans nos nouvelles microfactures.

Source : agoravox.fr

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Smash : le bracelet connecté pour joueurs de tennis

24 Août 2015, 17:44pm

Publié par Grégory SANT

Smash est un traqueur d’activités qui s’adresse aux amateurs de tennis. Truffé de capteurs, le bracelet connecté permet de suivre les gestes et les coups afin d’améliorer la technique au fil de la pratique.

Smash prend la forme d’un bracelet en silicone souple à motif hexagonal. Mais derrière cette apparence classique se trouve un bracelet connecté qui fait office de coach personnel. Pensé pour les adeptes du tennis, il embarque une série de capteurs permettant de suivre 250 mesures par seconde dont le nombre de spin, le type de coups et leur puissance, le point d’impact et les trajectoires. Toutes ces données sont alors analysées avant d’être transmises au smartphone via Bluetooth. Une application mobile dédiée permet de les consulter et de bénéficier de conseils permettant d’améliorer sa technique. En fonction des compétences, des objectifs quotidiens sont également proposés afin d’améliorer ses performances.

Décliné en plusieurs coloris, ce bracelet robuste et léger possède une autonomie de 8heures. Katapult Design, son concepteur, le propose au public pour 136€.

Source : tomsguide.fr

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Création de Géraldine Biard

24 Août 2015, 17:41pm

Publié par Grégory SANT

Géraldine Biard, jeune femme designer française basée du côté de Londres et formées à la Central Saint Martins de Londres nous présente sa collection de meubles baptisée Jardin d’Hiver destinée à la relaxation utilisant aromathérapie et luminothérapie.

Bois, corian, cuivre, elle imagine ces meubles de chevet pour notre bien-être, anti-anxiété ils mêlent douceur, poésie et parfum diffusé.

« Chaque pièce de la collection intègre aromathérapie et luminothérapie permettant de lutter contre l’anxiété et les perturbations du sommeil. Corian®, bois et cuivre, sont les ingrédients de la recette « Jardin d’Hiver ». Le design est inspiré d’un paysage enneigé qui nous invite au rêve et à la détente, et fait appel aux sens du toucher, de la vue et de l’odorat.

J’ai fondé ma recherche sur le groupe d’utilisateur des personnes atteintes de démence après une expérience professionnelle en hôpital psycho-gériatrique en Suisse. Cette collection représente un élément catalyseur en vue d’établir de nouveaux standards en matière de design « médical ». Cependant, l’élégance et les applications de la collection en ont déjà fait l’attrait d’un public plus général. Mon projet a été entre autres sponsorisé par DuPont Corian®. Il sera également exposé à Design Junction durant le London Design Festival 2015.«

Elle stimule nos sens, vue, odorat, touché et utilise le corian pour ses caractéristiques de douceur, de résistance tout en finesse lui permettant d’être translucide pour la diffusion d’images oniriques par l’intérieur.

« Avec cette collection, j’ai souhaité établir de nouveaux standards en matière de design pour le milieu du soin à la démence et inviter les designers à travers le monde à considérer ce problème grandissant. Aujourd’hui, le design médical est aseptisé pour répondre à des questions de coûts et de production de masse. Cette neutralité n’invite pas les individus à interagir avec leur environnement, et les personnes âgées sont d’autant plus concernées lorsqu’elles emménagent en maison de retraite. J’ai travaillé avec des personnes atteintes de démence en Suisse, et j’ai remarqué qu’en plus de l’anxiété causée par la maladie, l’environnement de soins en lui-même peut être une autre source de stress pour les résidents. Il n’y a pas encore de traitement médical pour guérir la démence, et pour moi la meilleure façon de répondre au problème était d’offrir une meilleure qualité de vie grâce au design. Chaque meuble de « Jardin d’Hiver » agit comme un compagnon qui se joint à nous à chaque étape du voyage, de la maison à l’institution. » Une démarche louable et intéressante, visant des lieux et personnes ayant besoin d’aide et d’idées !

Enfin la designer nous expose sa démarche et volonté : « Je pense que le rôle du design est d’enthousiasmer et aider les gens à s’épanouir dans leur environnement. La relaxation est une clé pour rendre nos vies meilleures, c’est pourquoi je travaille sur une collection pour les hôtels et spas afin d’offrir les bénéfices de cette recherche à un public plus général. Je me plais à penser que mon travail peut inspirer, et inviter à la détente et au rêve.«

Hâte de voir l’impact d’une telle collection, de cette démarche, le milieu médical, de l’hôpital au domicile en passant par l’aide au handicap, un vaste domaine où le designer à fort à faire !

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