Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Le Graphène est meilleur avec des défauts

27 Juillet 2016, 16:36pm

Publié par Grégory SANT


Molécule de graphène. Illustration: Wikimedia Commons Mpfiz

Le graphène est un matériau bien connu pour sa résistance mécanique bien supérieure à celle de l'acier. Pour l'étudier, les chercheurs du Laboratoire des composites thermostructuraux (CNRS/Université de Bordeaux/CEA/Safran) se sont plus particulièrement intéressés à ses conditions de rupture. Grâce à des simulations de dynamique moléculaire, ils ont pu montrer, contre toute attente, que plus la densité de défauts présents dans le graphène était importante, plus il était difficile de le rompre. Ces résultats, parus dans la revue Science Advances, suggèrent que le contrôle de la cristallinité pourrait permettre de moduler ses propriétés mécaniques.

Depuis sa découverte en 2004, le graphène intéresse tout particulièrement la communauté scientifique pour deux principales raisons. Il pourrait constituer une nouvelle génération de transistors ultra rapides de dimension nanométrique et il possède une résistance à la rupture en traction 200 fois supérieure à celle de l'acier alors qu'il est six fois plus léger. C'est cette propriété qui a attiré l'attention des chercheurs du Laboratoire des composites thermostructuraux, qui ont travaillé en partenariat avec l'Institut des sciences moléculaires de Bordeaux, le Massachusetts institute of technology de Boston (Etats-Unis d'Amérique) et l'Université de Cuernavaca (Mexique).

Le graphène produit par dépôt chimique à partir de la phase vapeur (CVD), est obtenu sous forme polycristalline: il possède des domaines réguliers (cristallins) séparés par des "joints de grain" (défauts). Il peut ensuite être recuit: plus le temps de recuit augmente, plus les cristallites grossissent et moins le matériau présente de défauts. Ses propriétés changent également en fonction des conditions de recuit. Les auteurs ont ainsi tenté de corréler la densité de défauts aux propriétés mécaniques. Pour cela, ils ont réalisé des simulations de dynamique moléculaire sur une série de structures modèles de graphènes, obtenues par une simulation de recuit à haute température. Contrairement à toute attente, ils ont montré que moins le composé présentait de défauts, plus il était facile de le rompre. Cette propriété provient de l'aptitude de ce matériau à former de nombreuses nano-fissures stables et réversibles lorsque la charge est relâchée: ce sont de véritables "pré-fissures". La présence de défauts empêche les nanofissures de se propager retardant ainsi la rupture du graphène.

Ces résultats suggèrent que le contrôle de la résistance à la traction du graphène comme pourrait être obtenu en jouant simplement sur la densité de défauts, à l'instar d'autres propriétés mécaniques mieux connues.

Source : techno-science.net

Voir les commentaires

Ecov : le covoiturage de proximité

27 Juillet 2016, 16:34pm

Publié par Grégory SANT

Si le covoiturage longue distance a explosé avec le formidable succès de Blablacar, le partage de trajets courts et quotidiens peine à décoller en France. Plusieurs collectivités et entreprises, qui avaient développé ces dernières années des plates-formes de mises en relation de leurs administrés et salariés, y ont pour la plupart renoncé.

Des millions de véhicules roulent pourtant à vide, chaque jour, sur les routes de France, notamment pour les trajets domicile / travail. Mais conducteurs et passagers ne veulent pas se retrouver dépendants les uns des autres pour leurs trajets de tous les jours. "Ce système suppose une rigidité très forte, antinomique avec la mobilité de proximité", juge Thomas Matagne, fondateur de la start-up Ecov.

Pour libérer les conducteurs des contraintes qui les empêchent de partager les places vides de leur véhicule, cette jeune pousse a imaginé une nouvelle façon d'aborder le covoiturage. Elle déploie des stations de covoiturage connectées dans les zones périurbaines et rurales, en partenariat avec les collectivités. On y trouve des bornes (développées par le leader français du parcmètre Parkeon) qui permettent aux passagers d'effectuer une demande de trajet. "Il leur suffit de posséder un téléphone mobile et une carte bleue pour s'inscrire", précise le fondateur de la société.

L'information est aussitôt diffusée sur Internet et sur un panneau à affichage variable installé en amont sur la route. Le passager reçoit alors une estimation du coût du partage des frais kilomètres (12 centimes du kilomètre, avec 60 centimes minimum, en plus d'un abonnement fixe d'1,99 euro par mois) et une estimation du temps d'attente. "Nous la réalisons grâce à un modèle mathématique basé sur le flux moyen de voitures qui passent devant la station à cette heure-ci", révèle Thomas Matagne. Si un conducteur s'arrête, le passager lui remet un ticket imprimé sur la borne de covoiturage qui lui permettra de recevoir son paiement.

Cette solution, baptisée "Covoit'ici" commence à séduire les collectivités locales. Une expérimentation de 24 à 36 mois a été lancée en novembre 2015 dans le parc naturel régional du Vexin, au nord-est de Paris, avec le soutien du Conseil Départemental de l'Oise, du Conseil Régional et de la Communauté urbaine Grand Paris Seine Oise. Vingt stations doivent être installées avant l'été. Chacune coûte environ 35 000 euros, soit l'équivalent d'une station Velib.

source : rtflash.fr

Voir les commentaires

Prime Air : le drone livreur de colis par Amazon

27 Juillet 2016, 16:29pm

Publié par Grégory SANT

Le projet Amazon Prime Air avance doucement, mais surement. Après avoir dévoilé courant 2015 le prototype d'un drone capable de livrer des paquets de 2 kilos, il est désormais autorisé à tester son système au Royaume-Uni.

Une première phase de test pour établir un cadre légal

Cette phase de test portera sur trois domaines. Tout d'abord, effectuer un vol alors que le drone n'est plus à portée de vue dans des zones rurales et périurbaines. Donner le contrôle de plusieurs drones automatisés à un seul opérateur et enfin, tester les performances des capteurs afin d'éviter des obstacles. Cette phase de test va faciliter le travail du législateur afin d'établir un cadre légal. Rien n'indique pour le moment ce qui est prévu si le drone tombe en panne sur une personne avec 10 kilos de marchandise (Cf. Loi de Murphy) ...

Amazon prévoit de lancer son service de livraison en 30 minutes par drone à partir de 2017. Toutefois, les récentes déconvenues aux États-Unis pourraient retarder ce planning. Outre-Atlantique la FAA (Federal Aviation Administration) a fait un choix tranché, en limitant l'usage à la limite de la portée visuelle, en interdisant le survol de personnes qui ne sont pas concernées par la livraison ou encore en restreignant le pilotage à un seul appareil par opérateur, quand bien même le drone serait.

Source : cnetfrance.fr

Voir les commentaires

ian motion électrise vos anciennes voitures

26 Juillet 2016, 18:38pm

Publié par Grégory SANT

Vous en avez rêvé, ils l'ont fait : l'Austin Mini électrique. C'est ce que présentera une nouvelle jeune pousse française dénommée Ian Motion, dont le site internet WeDemain, traitant notamment de transition énergétique, nous apprend aujourd'hui l'existence.

D'après WeDemain, Ian Motion a été créée au mois de juin par quatre ingénieurs de l'industrie automobile. Présentée comme spécialiste de l'« électrification » de voitures anciennes, la société ambitionne de « donner une seconde vie aux véhicules afin d'éviter leur mise à la casse ».

À la clé, une économie de 6 à 8 tonnes de CO2 par véhicule, soit les émissions qu'entrainent la fabrication d'une voiture neuve de remplacement. Mais aussi et surtout la possibilité pour les franciliens de continuer à utiliser leur voiture de plus de 20 ans à Paris, suite à leur interdiction par la maire écolo Anne Hidalgo. « Jeter une voiture fonctionnelle est un non sens écologique, » dit Laurent Blond, l'un des cofondateurs, à notre confrère.

Ian Motion se consacrera dans un premier temps à l'historique Austin Mini, le plus adaptée des voitures individuelles à un environnement urbain. L'entreprise compte en convertir 30 à 40 par an. Elle devrait offrir une autonomie d'au moins 150 km, suffisante pour les déplacements quotidiens. Il faudra en revanche payer le prix de l'exclusivité puisqu'elle sera vendue un peu moins de 40 000 euros, soit la moitié d'une Tesla Model S, comme le souligne très justement le cofondateur, ou le prix d'une future Model 3 neuve.

Source : clubic.com

Voir les commentaires

L'aArble Blanc : des villas en grappe

26 Juillet 2016, 18:34pm

Publié par Grégory SANT

Pour les vacances, vous hésitez encore entre un séjour dans une jolie ville et une belle villa à la campagne ? N'hésitez plus.

L'Arbre Blanc est un projet d'immeuble conçu comme un empilement de villas. Commandé par la ville de Montpellier, il va vous permettre de partir en vacances sans quitter votre appart...

La ville de Montpellier a fait confiance à l'architecte japonais Sou Fujimoto pour lancer un projet architectural démentiel, dans le cadre des "Folies architecturales du XXIe siècle". Son nom : L'Arbre Blanc. Conçu comme un empilement de villas, sculpté "comme si l’eau et le vent l’avaient creusé, tel un arbre qui s’adapte à son environnement" (dixit son créateur), ce futur immeuble de 17 étages haut de 56 mètres vise à reproduire la vie d’un village, au coeur de la métropole méditerranéenne. L’édifice, dont la livraison est prévue pour fin 2017, comptera 110 appartements avec des terrasses dignes de jardins royaux – mais aussi des bureaux, un restaurant et une galerie d’art. Sur son toit, vous trouverez également un bar panoramique et un jardin partagé, réservé aux habitants. Plus besoin de quitter la ville pour vous mettre au vert.

Voir les commentaires

Spa design par Simone Micheli

26 Juillet 2016, 18:31pm

Publié par Grégory SANT

L’architecte italien Simone Micheli a conçu ce spa privé comme une expérience sensorielle complète. Les formes douces du mobilier et de la décoration invitent à la détente. On imagine facilement le pouvoir apaisant du jeu de lumières dans cet espace dédié au bien-être et caché quelque part dans Sarajevo, la capitale de Bosnie-Herzégovine. Les aquariums géants viennent compléter l’illusion d’une immersion dans un monde aquatique enchanteur.

Source : fubiz.net

Voir les commentaires

Le robot neurochirurgien Rosa

21 Juillet 2016, 17:14pm

Publié par Grégory SANT

En 2012, le robot Rosa avait déjà assisté les neurochirurgiens dans plus de 600 interventions en France et à travers le monde.

Bertin Nahum, fondateur de l'entreprise montpelliéraine Medtech spécialiste de la robotique chirurgicale, vient de revendre sa société à l'américain Zimmer. Les activités de Medtech se poursuivront à Montpellier. Le siège montpelliérain deviendra le centre d'excellence de la branche robotique de Zimmer.

Après Aldebaran, rachetée par le japonais SoftBank, une nouvelle pépite française de la robotique est absorbée par un géant étranger. L’entreprise montpelliéraine Medtech, spécialiste de la robotique médicale, vient de se faire racheter par une filiale de l’américain Zimmer.

Medtech valorisée 164 millions d'euros

En effet, l’équipementier médical Zimmer Biomet a annoncé, lundi 18 juillet, avoir acquis 59% du capital de Medtech à 50 euros par action. Selon le fonds d’investissement français Newfund, qui cède la totalité de sa participation dans Medtech, cette opération valoriserait la société 164 millions d’euros. Le communiqué de presse indique qu’une offre publique obligatoire suivra sur le solde du capital.

Fondée par Bertin Nahum en juillet 2002, Medtech est cotée en Bourse depuis novembre 2013 et est connue pour son robot neurochirurgien Rosa. Mis au point en 2007, il s’agit d’un bras robotisé capable d’intervenir sur la boîte crânienne avec une précision inframillimétrique. Dans les détails, après planification de l’opération à l’aide d’un logiciel, le bras robotisé Rosa augmente la précision du geste chirurgical au niveau de la boîte crânienne d’un patient, tout en réduisant son aspect invasif. Le pilotage informatique permet en particulier de définir des zones de sécurité et d’éviter, par exemple, de toucher des vaisseaux sanguins. En 2012, le robot de la société montpelliéraine avait déjà assisté les neurochirurgiens dans plus de 600 interventions en France et à travers le monde.

Avant Rosa, Medtech avait développé un premier robot, baptisé Brigit, spécialisé dans la chirurgie du genou. En 2006, Bertin Nahum avait cédé cette technologie au groupe... Zimmer !

Montepellier, futur centre d'excellence robotique de Zimmer

Spécialiste de la musculosquelettique, Zimmer Biomet a fait part de sa volonté que Bertin Nahum prenne la direction du développement de ses activités robotiques. L'Américain souhaite également que les activités de Medtech se poursuivent à Montpellier et veut transformer le siège montpelliérain en un centre d’excellence pour le développement de ses activités robotiques.

Dans une interview accordée à nos confrères des Echos, Bertin Nahum explique que les futurs challenges de son entreprise ne pouvaient être affrontés qu’avec plus de capital : « On était arrivés à un stade où notre technologie est vouée à grossir rapidement. (…) Au bout de 14 ans, une page se tourne certes, je vais en ouvrir une autre, et rester au sein de Zimmer. Je vais piloter les activités à Montpellier (50 salariés), qui sera le centre d'excellence de la branche robotique de Zimmer, avec des moyens financiers conséquents, et des perspectives d'ouverture de marché ».

Voir les commentaires

Des camions et des bus Tesla ?

21 Juillet 2016, 17:11pm

Publié par Grégory SANT

Elon Musk vient de dévoiler la deuxième partie de son master plan qui verra le constructeur automobile Tesla se lancer dans la fabrication de camions, de bus et de véhicules utilitaires. Il est aussi question de développer un service de partage de voitures autonomes qui permettra à leurs propriétaires d’être rémunérés lorsqu'ils ne les utilisent pas.

Il y dix ans de cela, Elon Musk, le fondateur et président des entreprises Tesla Motors, SpaceX et SolarCity, dévoilait The Secret Tesla Motors Master Plan (« plan directeur secret de Tesla Motors »). Il y fixait quatre objectifs à atteindre :

  • créer une voiture électrique en petite série vendue à un prix élevé ;
  • utiliser l’argent pour développer un deuxième modèle un peu moins cher et produit en plus grande quantité ;
  • utiliser ces fonds supplémentaires pour concevoir un modèle abordable fabriqué en grande série ;
  • fournir de l’énergie solaire.

Une décennie plus tard, Musk a pour l’essentiel gagné son pari. Le succès du Roadster Tesla (2008, vendu 109.000 dollars soit environ 98.000 euros), écoulé à plus de 2.400 exemplaires a permis de lancer la Model S (2012). Cette berline cinq portes dont le prix de base est de 70.000 dollars (environ 65.000 euros) s’est vendue à plus de 107.000 exemplaires, ouvrant la voie à la commercialisation du fameux modèle de grande série. Il s’agit de la Tesla Model 3, dévoilée en avril dernier et qui sera disponible l’année prochaine au tarif de 35.000 dollars (environ 31.700 euros au cours actuel). Plus de 375 000 commandes ont déjà été enregistrées pour la Model 3.

Pour ce qui est du solaire, Elon Musk est à l’origine de la création de l’entreprise SolarCity, en 2006, qui fabrique, finance et installe des panneaux photovoltaïques pour les particuliers. Dirigée par ses deux cousins, SolarCity est aujourd’hui l’un des principaux prestataires dans ce domaine aux États-Unis.


Le succès du Roadster Tesla (ici en photo) a permis de lancer la Model S en 2012. © Tesla Motors

Les nouveaux projets d'Elon Musk

Fort de cette réussite, le très prolifique patron vient d’annoncer son Master Plan, Part Deux. La deuxième phase de son grand projet s’annonce encore plus ambitieuse. Voici en résumé de quoi il est question :

  • concevoir des bus électriques d’un nouveau genre mais aussi des camions poids lourds ainsi que des véhicules utilitaires de type pick-up ;
  • créer une offre photovoltaïque domestique avec batterie capable de s’intégrer esthétiquement ;
  • développer la conduite autonome de sorte à la rendre dix fois plus sûre que la conduite manuelle ;
  • proposer un service de partage de voitures autonomes auxquels tous les propriétaires de Tesla pourront se joindre afin de tirer des revenus de leur véhicule lorsqu’ils ne s’en servent pas.

Devenir une entreprise d’énergie durable

Pour Elon Musk, être un constructeur automobile reconnu n’est pas une fin en soi. Le but poursuivi, écrit-il, c’est « accélérer l'avènement de l'énergie durable ». « Par définition, nous devons à un moment donné parvenir à une économie de l’énergie durable ou nous allons manquer de combustibles fossiles à brûler et la civilisation s'effondrera », prévient-il.

C’est pour aller dans cette direction qu’il a récemment annoncé que Tesla Motors se portait acquéreur de SolarCity (dont Musk est l’actionnaire majoritaire) pour 2,8 milliards de dollars. L’idée est de réunir la solution de stockage d’énergie renouvelable Powerwall qu’a créé Tesla avec l’offre d’installation photovoltaïque de SolarCity. Le but, à terme, est de proposer aux particuliers un produit complet, simple et esthétique, qui se pilotera depuis un smartphone. Au final, de constructeur automobile, Tesla va se transformer en entreprise d’énergie renouvelable.

Beaucoup d’observateurs sont aujourd’hui sceptiques sur la viabilité économique du rapprochement entre Tesla Motors et SolarCity. Pourtant, ce pari audacieux d’Elon Musk repose sur une vision qui ouvre de vraies perspectives. Dans un futur où les énergies renouvelables, et en particulier le solaire, feront partie de notre quotidien, pourquoi ne pas imaginer que l’on puisse acheter, en même temps, sa voiture électrique ainsi que toute l’installation de production photovoltaïque et de stockage qui sert à son habitation ? Se créerait alors un cercle vertueux qui pourrait voir la maison et la voiture partager leur énergie.

Des bus électriques et autonomes sans allée centrale

Comme il l’a souvent dit, le patron de Tesla Motors entend révolutionner les transports au sens large. Rappelons que c’est lui qui est à l’origine du projet Hyperloop. C’est donc tout naturellement qu’il nous annonce qu’il se lance dans la conception de poids lourds, de bus et de pick-up électriques. Le camion baptisé Tesla Semi, vraisemblablement doté d’une fonction autonome, « offrira une réduction substantielle du coût de transport de marchandises tout en augmentant la sécurité et en étant vraiment amusant à conduire », écrit-il.

Quant au bus, Elon Musk les imagine autonomes, plus petits que les modèles actuels, dépourvus d’allée centrale, avec un maximum de sièges, pouvant accueillir poussettes, vélos et chaises roulantes. Ce bus idéal calera ses accélérations et freinages avec ceux des autres véhicules afin de mieux s’insérer dans le trafic. Les chauffeurs, pour leur part, se transformeront en « gestionnaires de flotte ».

Presque tout le monde pourra posséder une Tesla

Tout cela ne sera possible qu’avec une technologie de conduite autonome totalement aboutie. Tesla a choisi de jouer les pionniers dans ce domaine en proposant sur ses Model S et X la fonction Autopilot en version bêta. Dans certaines circonstances favorables, et à condition que le chauffeur garde constamment les mains sur le volant et soit prêt à réagir, la voiture peut prendre les commandes.

Rappelons que récemment, le constructeur s’est retrouvé dans la tourmente après le décès d’un conducteur au volant d’une Tesla roulant en Autopilot. Bien que l’accident ne soit pas directement lié à une défaillance du système, il n’a pas manqué de soulever une vive polémique. Toutefois, Elon Musk est resté ferme dans sa conviction que l’Autopilot était d’ores et déjà plus sûr que la conduite manuelle. « […] Il serait moralement répréhensible de retarder la sortie [de l’Autopilot, NDLR] simplement par crainte d’une mauvaise presse ou pour quelque calcul mercantile à propos de la responsabilité juridique ».

Tesla va donc poursuivre le développement de sa technologie de conduite autonome. Pour cela, le constructeur se sert des millions de kilomètres accumulés en Autopilot pour améliorer le système, principalement sur sa partie logicielle. Elon Musk estime qu’il faudra atteindre un volume d’analyse de données équivalent à 10 milliards de kilomètres parcourus en mode autonome pour que les autorités donnent leur aval à l’échelle mondiale. Actuellement, précise Musk, ce volume s’élève à un peu de plus de 5 millions de kilomètres par jour. En ce qui concerne l’Autopilot, il restera en mode bêta tant qu’il ne sera pas « approximativement » dix fois plus sûr que ne l’est la conduite manuelle.

Une fois que la voiture autonome sera complètement opérationnelle et approuvée par les autorités concernées, Tesla Motors compte proposer un service de partage encore inédit, ouvert à tous les possesseurs d’une Tesla avec Autopilot. Lorsqu’ils n’utiliseront pas leur voiture, ils pourront la mettre à disposition de la flotte Tesla via une application mobile et ainsi être rémunérés sur les trajets effectués. Musk va jusqu’à imaginer que les revenus puissent compenser, voire dépasser, le coût mensuel d’un prêt ou d’un crédit-bail d’une Tesla. « Cela réduit considérablement le coût réel de la propriété au point où presque tout le monde pourrait posséder une Tesla », assure-t-il. L’idée a assurément de quoi séduire.

Évidemment, Elon Musk est avant tout un homme d’affaires et il pourrait bien réussir à bâtir un empire qui règnerait sur des domaines clé de nos vies (les transports, l’énergie) mais aussi dans l’espace, avec SpaceX et ses projets de conquête de Mars. Toutefois, contrairement à beaucoup de ses homologues, il propose une vraie vision de l’avenir pour laquelle il est prêt à miser son va-tout. Tout cela est passionnant et il faut avouer que l’on est très curieux de savoir s’il a vu juste. Rendez-vous dans 10 ans !

Source : futura-sciences.com

Voir les commentaires

SmartCity : la ville à écosystème innovant

21 Juillet 2016, 17:07pm

Publié par Grégory SANT

Barcelone, Varsovie, Berlin ou Milan… Cet été, L’Atelier propose de découvrir les écosystèmes start-up du globe qui valent le détour. Que ce soit en FinTech, smart city ou Agtech, partons à la rencontre de ceux qui innovent avec succès.

La Silicon Valley est toujours à la tête du classement Compass 2015 des écosystèmes start-up. Cinq critères ont été pris en compte pour parvenir à cette conclusion : la performance, le talent, le financement, la taille du marché et l’expérience des start-up. Pourtant, d’autres écosystèmes - moins évidents - tirent désormais leur épingle du jeu dans des domaines en particulier. Ce sont ceux que L’Atelier va présenter cet été. Tous les jeudi, un article sera consacré à un lieu qui a su mettre à profit l’innovation pour exceller dans une thématique.

Quelle est la spécificité de l’écosystème start-up étudié ? Quels en sont les principaux acteurs ? Qu’est-ce qui explique de telles réussites ou justifie qu’on s’y intéresse ? Cette série d’été a pour ambition de répondre à ces questions. Parfois, l’Etat ou les autorités publiques impulsent le mouvement et sont à l’origine du succès. C’est ce qui s’est passé pour Copenhague et dans une moindre mesure pour le Maroc. La formation d’autres écosystèmes d’innovation peut également être impactée par l’histoire, comme pour celui des Pays-Bas et nous allons le voir, celui de Varsovie. Enfin, la coopération entre secteurs privé et public joue souvent un rôle clef, comme illustré dans le premier article publié aujourd’hui.

Tour du monde des écosystèmes d’innovation

Première escale justement : Barcelone. La capitale catalane reste l’un des symboles de la Smart City. Les programmes et initiatives technologiques s’y multiplient pour faciliter le quotidien des habitants, y compris les plus âgés et ce, quelles que soient les majorités au pouvoir.

Quittons l’Ouest un instant pour la Pologne. À Varsovie, l’écosystème start-up est émergent mais en pleine ébullition. Malgré l’absence de spécialisation, son dynamisme en fait un moteur pour l’Europe centrale. Thibaut Rouquette, associé et responsable écosystème à D-Raft Ventures, le décryptera.

Traversons la frontière pour se rendre dans la capitale allemande. Grâce à sa diversité culturelle, c’est l’écosystème start-up qui a connu la plus forte croissance au classement Compass de l’an dernier. Connue pour ses jeux vidéos, devenue la Silicon Valley de l’Allemagne, Berlin développe également désormais le commerce connecté et les Fintech.

Direction l’Amérique. Le Québec, sa nature luxuriante, la francophonie... Mais surtout l’entrepreneuriat social, au coeur de l’écosystème d’innovation de la province. Les autorités souhaitent aussi sensibiliser l’ensemble de la population au digital à travers la culture et misent sur le développement durable.

Avant dernier arrêt : l’Italie du Nord, terre d’arts et de gastronomie. Un écosystème de jeunes pousses est d’ailleurs en train de se structurer autour de l’Agtech et de la foodtech. Et puis il y a Milan. Première ville smart city de la botte, elle a accueilli l’an dernier l’exposition universelle et met le citoyen au centre de ses préoccupations.

Le dernier rendez-vous restera une surprise. Un indice ? L'Asie en sera le théâtre. D’ici là, L’Atelier invite ses lecteurs à démarrer ce tour du monde des écosystèmes start-up en passant par le Canada, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne et dès aujourd’hui par l’Espagne.

Voir les commentaires

Concept-car DS e-Tense

21 Juillet 2016, 17:04pm

Publié par Grégory SANT

Voir les commentaires