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Concept-car SEAT 20V20

20 Avril 2015, 20:44pm

Publié par Grégory SANT

SEAT donne une idée précise du futur de la marque au Salon de Genève. Le show-car SEAT 20V20 est la vision d’un SUV extrêmement dynamique et performant. Ce véhicule puissant marque une évolution du langage stylistique de SEAT. La 20V20 redéfinit le concept même de SUV en revendiquant un plaisir de conduite incomparable et une fonctionnalité ultra-sportive.

La SEAT 20V20 (soit «Vision Veinte-Veinte» en espagnol, à traduire par «Vision Vingt sur Vingt» en français) allie le profil dynamique d’un coupé sport quatre portes, le raffinement d’un SUV, mais aussi la polyvalence et la fonctionnalité d’un break de taille moyenne. Le nouveau concept-car de SEAT rappelle la puissance toute en tension d’un athlète prêt à bondir des starting-blocks, la précision épurée d’un bel instrument et la sensualité d’un corps parfait luisant au soleil. Il a été conçu avec la passion qui caractérise la marque espagnole. Sa teinte de carrosserie «Ultra Orange», d’une grande intensité, n’est pas sans rappeler le soleil levant de Barcelone.
«La 20V20 est une nouvelle carte de visite pour SEAT», explique le président du directoire de SEAT S.A. Jürgen Stackmann, en ajoutant «elle est la première expression de l’évolution stylistique de SEAT pour les modèles à venir. Le design est déjà l’une des principales raisons qui poussent un client à acheter une SEAT. Nous allons donc capitaliser sur cette force, ainsi que sur la technologie. De nombreuses spécificités de la 20V20 se retrouveront dans nos prochains modèles de série. Et nous donnons aujourd’hui une idée de ce que sera le nouveau membre, plus grand, de la future famille de SUV de SEAT. Il est probable que cette voiture suive le premier SUV de SEAT, dont le lancement est déjà prévu pour 2016.»

Il émane de la SEAT 20V20 un sentiment de puissance et de sophistication Ses roues de 20 pouces et le design de ses phares adaptatifs «tout DEL» lui confèrent une stature imposante, mais en aucun cas agressive. Longue de 4.659 m, la «Veinte-Veinte» s’adapte très bien au paysage européen. Malgré son allure dynamique et ramassée, la 20V20 offre un espace généreux et une ambiance intérieure raffinée à cinq personnes. Le cuir naturel (qui a reçu un traitement tridimensionnel sophistiqué grâce à un processus novateur), l’aluminium et le verre assombri sont les matériaux dominants. Qui plus est, la précision et la qualité du savoir-faire avec lequel le concept-car a été réalisé illustrent parfaitement l’exigence que s’impose SEAT – l’une des principales forces de la marque.
«Le concept-car 20V20 montre clairement l’adéquation parfaite d’un SUV sportif avec notre marque. Le langage stylistique de SEAT est unique et sera encore plus séduisant et expressif dans le futur. Par ailleurs, nous travaillons d’arrache-pied à l’amélioration permanente des technologies présentées dans la 20V20. Nous sommes préparés à relever tous les défis qui se présenteront à nous», indique le docteur Matthias Rabe, vice-président de SEAT S.A. en charge du département Recherche et Développement. «Quoique extrêmement dynamique, la 20V20 présente un degré de fonctionnalité élevé. Et elle possède une plateforme qui peut accueillir n’importe quel type de motorisations, depuis les TDI hautes performances jusqu’aux systèmes hybrides “plug-in”, et les tout derniers systèmes d’assistance. Nos technologies “SEAT Connect” font de chaque SEAT un élément entièrement intégré dans un monde connecté.»

Avec son intérieur très polyvalent et son coffre au volume généreux (plus de 600 l), ce concept de SUV coupé quatre portes témoigne du développement continu de la plateforme technologique de SEAT. Il peut accueillir plusieurs types de motorisations : de puissants TSI qui développent jusqu’à 220 kW (300 ch) et des TDI aussi performants qu’efficaces sur le plan énergétique dont la puissance culmine à 176 kW (240 ch). Ces différentes motorisations peuvent également intégrer la technologie hybride « plug-in », qui permet de rouler en mode purement électrique. La force motrice est transférée au sol via une boîte automatisée DSG et une transmission intégrale à régulation électronique.
SEAT recourt au principe de construction allégée. Associé à la conception de la carrosserie, ce principe améliore l’efficacité énergétique exceptionnelle de la 20V20, tandis qu’un arsenal de systèmes d’assistance augmente les niveaux de confort et de sécurité. Dans l’habitacle, les écrans virtuels programmables peuvent être personnalisés, assurant un fonctionnement intuitif et ergonomique du véhicule. Les technologies embarquées «SEAT Connect» permettent au concept-car 20V20 d’évoluer dans un monde connecté. Elles s’appuient sur une intégration parfaite et sur une utilisation simple, en grande partir via commande vocale. Une évolution du «Personal Device» sert à la fois de clé de contact, d’interface opérationnelle dans l’habitacle et de système de navigation nomade à l’extérieur du véhicule, vous guidant directement vers la 20V20 si vous avez oublié où elle est garée, par exemple.

SEAT fait un grand bond dans le futur avec cette «Vision 2020». Ce concept-car est né d’une image de marque forte et caractéristique définie par l’exigence d’une qualité élevée et par l’expression d’une émotion teintée de passion. La 20V20 réunit ces deux aspects dans la précision unique de chacune de ses lignes, logiquement pensées et finement exécutées, et dans l’émotion qu’elle procure à ceux qui la regardent.
Des grandes roues de 20 pouces, un empattement de 2.791 mm, une voie avant de 1.648 mm, une voie arrière de 1.638 mm, des vitres basses et une ligne de toit continue donnent à la 20V20 des proportions très tendues et dynamiques.
La tension est un autre élément-clé du design de SEAT : celle d’un athlète prêt à bondir des starting-blocks. La position légèrement étirée vers l’arrière des vitres fait paraître le capot moteur plus long qu’il ne l’est réellement, tandis que l’équilibre parfait des roues, du métal et du verre, la proue en forme de flèche et la cambrure de la poupe renforcent cette impression.
Cet effet de tension est encore accentué par le traitement sculptural des lignes et des surfaces. Les passages de roue sont puissamment soulignés à l’avant et à l’arrière par de fines arches tridimensionnelles à la surface structurée. La peinture créée spécialement pour la «Veinte-Veinte» renforce cette impression de «sculpture automobile». Non seulement la teinte de carrosserie «Ultra Orange» est particulièrement luminescente, mais en plus, elle possède une grande profondeur visuelle.
Toutes les surfaces sont sculptées et les lignes jouent sur des jeux d’ombres et de lumières, grâce à un travail de précision. Les reflets sur les portières varient à la manière d’un muscle qui se contracte. Certaines arrêtes, telles que celles situées sur les saillies latérales de la carrosserie, sont plus vives que jamais avec un rayon incroyablement réduit de 1,1 mm, par exemple. De plus, chaque arête est soulignée par un pli négatif de carrosserie. Ce type de design représente un défi significatif dans le processus de fabrication du véhicule, mais constitue également un atout majeur de SEAT, comme l’illustre aujourd’hui la famille SEAT Leon.

Élément-clé du design, la face avant de la 20V20 adopte un dessin en forme de «X». Le dessin en «V» du capot et de la grille de calandre traduit le dynamisme et l’avenir. Le pare-chocs avant en forme de «V» inversé symbolise la stabilité et la robustesse. Les phares «tout DEL» permettent également d’afficher une signature distinctive.
Le design arrière du véhicule fait, lui aussi, référence à la forme en «X». Les lignes sont légèrement plus subtiles, comme en témoignent le dessin profond du hayon et celui du pare-chocs. Les feux arrière reprennent la forme triangulaire caractéristique utilisée sur le concept-car 20V20.
Au-delà des proportions, les aspects les plus importants pour le designer sont la clarté et la logique des lignes. Toutes les lignes du concept-car 20V20 sont liées entre elles. Aucune n’est superflue. Un juste équilibre a été trouvé entre la richesse de la forme et la logique claire des lignes.

L’alliance des performances dynamiques et de la précision exprimée par le design extérieur se retrouve à l’intérieur de la SEAT 20V20. Avec son design épuré et son ergonomie orientée vers le conducteur, l’habitacle fait directement écho à la famille Leon actuelle.
Grâce à sa position de conduite surélevée, la 20V20 offre une agréable sensation de sécurité qui sera appréciée par les amateurs de SUV, tandis qu’une ligne enveloppante ceignant l’ensemble de l’habitacle renforce l’impression d’espace. Les designers de SEAT qualifient cette sensation de «loft effect».
Toujours dans l’habitacle, la finesse des traits et la fluidité des lignes illustrent le niveau de précision du savoir-faire de SEAT. Les matériaux dominants (cuir, aluminium, verre et plastique laqué) sont d’une grande qualité. L’ensemble est rassurant, lumineux et épuré.
La partie avant du tableau de bord de la 20V20 est conçue comme une surface d’affichage sur toute sa longueur. Elle intègre trois écrans TFT dont le plus grand mesure 12,3 cm et fait office de poste de conduite virtuel, fournissant les informations essentielles au conducteur, tandis que les fonctions de navigation, de divertissement et de connectivité sont réparties entre les deux autres écrans.

Extérieurement, la SEAT 20V20 ressemble à un coupé sport quatre portes doté d’une forte personnalité, de roues d’un diamètre de 765 mm et d’une garde au sol de 228 mm. Son habitacle et son coffre sont étonnamment spacieux et proposent un niveau de fonctionnalité élevé avec un volume de chargement de plus de 600 l. L’empattement et l’aménagement astucieux permettent de proposer un bel espace intérieur, spécialement aux places arrière. La modularité de la banquette arrière permet à la «Veinte-Veinte» d’accueillir quatre ou cinq personnes. Sous le hayon et avec un seuil de chargement bas de 796 mm, le grand coffre permet de loger aisément deux valises et même le «Personal Mover», un véhicule urbain électrique qui se compose d’un «longboard» doté d’un moteur électrique : un moyen rapide et sportif pour parcourir les derniers mètres qui séparent le conducteur de son domicile ou de son bureau – et un complément idéal pour une voiture de ce genre.

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La consommation collaborative ont leurs hubs

20 Avril 2015, 20:39pm

Publié par Grégory SANT

Pour l’instant encore, la consommation collaborative est surtout visible grâce à son volet numérique : elle s’incarne essentiellement via des plateformes de partage en ligne telles que AirBnb ou BlaBlaCar. C’est à la fois une force et une limite. Une force, car c’est l’atout de ces services, une limite parce que cela peut freiner leur développement : un service de partage d’objets entre voisins ou dans un quartier a certainement aussi besoin de rencontre physique pour exister. C’est cette incarnation physique, cette hybridation entre espace réel et espace numérique – à laquelle nous avons été confrontés durant toute cette expédition – que cherche à s’intéresser cette piste.

L’essentiel des services de la consommation collaborative nécessite des lieux pour se rencontrer, pour partager, pour créer collectivement. C’est à la fois un facteur pour se développer, pour exister (en s’inscrivant dans l’espace physique, réel) et de reconnaissance. C’est au niveau local que la consommation collaborative permet de renforcer la proximité et le lien social, de répondre à des besoins du quotidien : il y a aujourd’hui un véritable enjeu dans l’outillage des gens pour que le partage puisse se développer au-delà des plateformes, en mode low tech ou à partir d’interfaces physiques plus accessibles à tous. D’où le besoin d’incarner la consommation collaborative dans des hubs, des espaces physiques ouverts aux croisements et à la diversité des échanges et des contributions.

Des hubs de partage pour quoi faire ?

Les pratiques collaboratives se développent principalement en ligne via des plateformes dédiées ou dans le “réel”, via des espaces d’échanges ponctuels (type brocantes ou vides greniers) qui ne répondent pas toujours à nos pratiques contemporaines et à nos besoins quotidiens. Comment faire pour outiller le partage de proximité, faciliter les interactions directes entre les utilisateurs ou favoriser le partage d’espaces ou de biens entre acteurs hétérogènes ? Pour que la consommation collaborative se développe, il est nécessaire de ne pas la rendre accessible uniquement aux seuls early adopters mais également à tout à chacun, afin de prendre part à cette consommation horizontale, quelque soit ses pratiques, numériques ou non, ou son lieu de vie.

Aujourd’hui, des initiatives ascendantes et spontanées émergent dans les villes aux quatre coins de la planète par exemple avec les givebox (“boîte à donner”). Nées à Berlin, les givebox sont basées sur l’échange : on donne ce dont on ne se sert plus ou ce que l’on veut partager, et l’on prend ce qui nous intéresse. Les effets recherchés sont multiples : lutter contre le gaspillage ou l’obsolescence des objets, favoriser le réemploi, créer du lien, etc. Vêtements, jouets, vaisselle, appareils électroménagers, on trouve à peu près de tout dans ces boîtes de quartier. Ces dernières se développent à une échelle locale, directement dans l’espace public ou dans des lieux associatifs, elles sont dans l’idéal accessible 24h/24 et doivent leur succès au fait d’être alimentées en permanence par les individus. Une version alimentaire vient d’ailleurs de voir le jour ces derniers mois, encore à Berlin, sous la forme de réfrigérateurs placés dans l’espace public et alimentés par des commerçants et des particuliers. Autant de micro-infrastructures qui ont pour vocation de devenir des espaces de partage incarnés dans la ville : ce sont des exemples de ce que nous entendons par “hubs de partage”.

À l’image de ces projets, l’idée est d’imaginer, d’expérimenter, de prototyper des dispositifs, de développer des outils qui permettent de favoriser les échanges physiques, la mutualisation d’espaces à l’échelle d’une résidence, d’un îlot, d’un quartier et qui pourraient être appropriés par tout citadin, association, innovateur souhaitant mettre en oeuvre une initiative collaborative sur un territoire. Low tech ou connectés, ces “hubs” ont ainsi vocation à faciliter et sécuriser nos pratiques collaboratives, à relier le monde numérique au monde physique. Le hiatus entre les plateformes accessibles uniquement en ligne (alors qu’elles proposent souvent des formes et des objets d’échanges physiques) et leur absence de réalité physique [1] est un frein constant à leur développement. Aujourd’hui, la plateforme de vente d’occasion entre particuliers Le Bon Coin fait partie des 10 sites Internet les plus visités en France, mais beaucoup de petites plateformes d’échanges de proximité (Peerby, ShareVoisins…) connaissent des difficultés pour trouver un modèle économique pérenne. On peut alors se demander si des lieux spécifiques d’échanges permettraient de rendre ces derniers encore plus fluides et permettraient aux acteurs des plateformes d’atteindre ainsi une masse critique nécessaire à leur viabilité économique…

Ce n’est pas “un hub”, mais “des hubs” dont on parle dans cette piste. Ils ne sont pas strictement physiques ou numériques, mais peuvent au contraire prendre plusieurs dimensions, plus hybrides :

  • une dimension physique : une pièce d’échanges, une consigne, une conciergerie, une salle mutualisable…
  • une dimension numérique : une plateforme numérique, une application d’échanges de proximité…
  • une dimension “méta-plateforme” visant à organiser le partage (d’objets ou du lieu lui-même) au sein du lieu : un agenda partagé, une plateforme de réservation d’un lieu, un service de recherche sur plusieurs services collaboratifs en ligne…

Si ces différentes dimensions peuvent être totalement indépendantes les unes des autres, possédant comme point commun des éléments facilitant d’un point de vue de l’économie du partage, elles peuvent aussi être pensées de façon complémentaire. L’important ici n’est pas de développer une dimension par rapport à une autre, mais bien de voir comment elles peuvent se compléter et dialoguer, et permettre de développer de nouvelles opportunités et de nouveaux services.

Que partage-t-on dans le hub de partage ?

Ces lieux ont vocation à accueillir différents types de biens, matériels ou immatériels, amenés à être utilisés par des publics divers. Il peut alors s’agir de biens ou d’objets appartenant à des particuliers mis en partage de façon temporaire ou permanente, tout comme des échanges de services ou de compétences entre individus, basés sur le principe des banques de temps ou des accorderies. Ces espaces peuvent aussi accueillir des objets mutualisés ou mutualisables. Ainsi, les buanderies collectives qu’on trouve dans les immeubles américains, les cuisines partagées en Suisse, ou les espaces de stockage et de mutualisation d’outils dans les jardins partagés sont, par exemple, des formes de hubs de partage, tout comme les places de parkings dédiées aux covoitureurs. À Montréal, une “bibliothèque d’outils” est en train de voir le jour : la Remise se veut être une “coopérative de solidarité” qui permettra à ses membres d’emprunter des objets de bricolage à prix abordable, offrira un espace de travail adapté à leurs pratiques et proposera des formations diverses. Ce genre de hub de partage permettra donc un passage facilité vers une économie de l’usage.

Les industriels, qui prennent peu à peu conscience de certains enjeux de consommation collaborative, peuvent tout à fait jouer un rôle dans les hubs de partage. Demain, Leroy Merlin, par exemple, développera peut-être un réseau de micro-magasins en ville pour favoriser l’emprunt ou la mutualisation par ses clients de ses produits.

Des espaces peuvent aussi être mis eux-mêmes en partage et devenir par conséquent des hubs temporaires, dont la surface, les services et les équipements sont accessibles à de nouveaux usagers. Ainsi une bibliothèque ouverte le soir pour accueillir des associations, une cantine d’école faisant office d’espace de cours de cuisine le week-end ou un espace de coworking loué ponctuellement par une organisation,… ces espaces deviennent des espaces en partage temporaires, à l’image de la ville malléable appelée de ses voeux par le géographe Luc Gwiazdzinski. C’est sur ce principe que plusieurs start-ups ont développé des plateformes pour transformer temporairement son logement en espace de travail communautaire – comme la start-up Hoffice le propose – ou en espace de réception ponctuelle comme la plateforme Snap Event nous y invite.

Qui organise le partage dans un hub ?

Si les biens partagés dans ces espaces d’un nouveau genre sont multiples, il en va de même pour les particuliers ou les structures qui les mettent à disposition. Les particuliers peuvent par exemple mettre des objets qu’ils possèdent à disposition, comme c’est déjà le cas dans un garage collectif par exemple. Des structures collectives (structures publiques, associations ou coopératives) peuvent aussi mettre en partage certains de leurs biens. Les objectifs pour une structure peuvent être alors pluriels : le partage peut-être leur finalité (comme avec les coopératives d’autopartage) mais le but peut aussi être de diversifier les rentrées d’argent en exploitant la capacité excédentaire de certains de leurs biens ou espaces.

On peut aussi imaginer que des groupes privés, fabricants ou vendeurs de produits ou de services souhaitent mettre à “disposition” leur offre. Location à l’usage, abonnement ou offre freemium/premium… : les différents modèles économiques sont encore largement à inventer. Néanmoins, les grands groupes semblent aujourd’hui les acteurs le plus à même de donner une taille critique à ces hubs, par leur capacité à fournir objets, espaces et services utiles par rapport à nos pratiques quotidiennes.

Enfin, les collectivités locales et structures publiques ont tout intérêt à être parties prenantes dans le développement et le fonctionnement de ces espaces de partage pour s’adapter aux attentes et modes de vie émergents des usagers et améliorer leurs services avec une logique de biens communs ; c’est aussi une opportunité de maximiser leurs investissements et d’optimiser leurs équipements. C’est le cas par exemple au Québec, avec le réseau de cuisines collectives. Le principe est simple : acheter collectivement des produits pour les cuisiner ensemble. Bon nombre de ces cuisines collectives prennent place dans des équipements publics comme des crèches ou des écoles, là où le matériel pour cuisiner existe et est sous-exploité. C’est un exemple d’équipement public qui met en partage sa structure, mais organise également l’achat groupé, le tout au service du lien social.

Entreprises et associations, collectifs citoyens seront aussi des acteurs moteurs de cette dissémination des fonctions de partage. En effet, les AMAP prennent d’ores et déjà place au sein des entreprises ou dans les universités.

Les 3 dimensions du hub de partage. Quels leviers, quelles caractéristiques ?

Pour saisir comment peut s’illustrer un hub de partage dans ces différents aspects, il est important d’en saisir les caractéristiques propres à chaque dimension, mais plus encore, les enchevêtrements possibles entre les formes physiques, numériques et méta.

Il existe bien entendu des caractéristiques générales aux 3 dimensions, qui permettront à ces espaces physiques ou numériques une conception pérenne et une utilisation facilitée pour tous. L’objectif premier d’un hub de partage est de réduire les frictions ; l’important est donc de rendre les échanges les plus fluides, rapides, collaboratifs possibles pour que les usagers favorisent le partage entre eux. C’est notamment la praticité qui fait que l’on va, ou non, partager.

La question de la confiance est aussi primordiale. Qu’importe par qui elle est assurée (une personne physique comme un gardien ou un habitant référant, un tiers de confiance, un outil technologique ou une innovation numérique, etc.), c’est à partir du degré de confiance qu’auront les gens ou les organisations dans le service qu’ils seront prêts à partager leurs biens.

De la même façon, le hub doit pouvoir s’appuyer sur une communauté. Qu’importe la taille de cette dernière, les individus doivent pouvoir développer un sentiment d’appartenance pour agir ensuite avec bienveillance avec les autres usagers et les différents biens partagés. C’est ce qu’a réussi un service comme La ruche qui dit oui, qui à travers les nombreuses implantations, a su faire émerger des communautés actives localement. Une réflexion est donc aussi nécessaire pour savoir à qui s’adresse ce hub et à quelle échelle est-il pensé. Est-il ouvert à tous ceux qui le souhaitent ou seulement à certaines populations (d’un immeuble, d’associations, d’un quartier ?…). Cet aspect engage aussi directement des règles communes, induites ou non, qui n’ont pas vocation à êtres punitives, mais seulement à poser un cadre à respecter. Qu’elles prennent la forme de conditions d’utilisation, de charte, de règlement, ou de modalités d’organisation de la gouvernance, elles permettent, à l’image des règles de vie dans un espace de co-working, un respect mutuel entre personnes n’ayant pas les mêmes rythmes et habitudes du lieu fréquenté, et des biens mis en partage.

Enfin, la mise en place de hubs de partage se confronte à des questions plus générales. Le modèle économique de ces lieux constitue encore un frein important au développement de ces hubs. Aujourd’hui, si les plateformes numériques de consommation collaborative se développent aussi vite, c’est parce qu’elles ne coûtent pas cher, au moins dans un premier temps. Les lieux de partage ont besoin d’un modèle économique viable. Des expérimentations doivent donc être menées pour trouver des modèles soutenables financièrement, portés par un ou plusieurs acteurs locaux. C’est bien grâce à des partenariats et des dispositifs innovants que ces lieux prendront forme à l’avenir. Les modèles économiques dépendront directement de l’acteur à l’initiative de la mise en place du hub de partage, et seront forcément bien différents si ce dernier est une association de quartier, un promoteur immobilier, une entreprise commerciale ou une collectivité territoriale.

Caractéristiques de la dimension physique

L’idée du hub renvoie directement au fait de rassembler. À l’image d’un hub de transport, il joue le rôle d’échangeur, il permet de créer l’interface entre différentes pratiques, différents publics. La dimension physique du hub de partage dialogue donc nécessairement avec une dimension locale. Néanmoins, ce hub physique peut avoir de multiples incarnations qu’il peut être utile de différencier.

Une consigne, une dropbox physique ou un entrepôt partagé illustrent bien comment peut s’incarner un espace où l’on vient stocker et partager des biens entre pairs. À Paris, par exemple, un service citoyen de partage gratuit d’objets nommé Domotek vient récemment de voir le jour, hébergé par la Ressourcerie de la Petite Roquette. Cet espace de stockage est conçu comme un hub où sont entreposés des objets, électro-ménagers pour la plupart, dont l’utilisation n’est pas quotidienne. En déposant un objet à la Domotek, je fais partie de la communauté et je peux ainsi emprunter gratuitement n’importe quel objet. Soit l’objet déposé est en bon état et pourra être loué, soit il sera recyclé par la ressourcerie. En l’absence d’objet à mettre en location, une inscription symbolique de 5 euros par an suffit pour avoir accès à la Domotek.

Mais la notion de partage d’un hub physique peut aussi se retrouver dans des espaces où l’usage prime sur la possession et où des équipements sont mutualisés, comme la buanderie collective ou les cuisines collectives (nombreuses au Québec ou en Suisse). Aussi, c’est l’espace physique qui peut être partagé et mis à la disposition de publics ou d’acteurs différents. L’îlot de travail partagé, la salle d’anniversaire urbaine, ou encore la maison de quartier à la demande peuvent permettent à des groupes ou individus d’avoir accès à un espace pour y créer ou y développer une activité, prédéfinie ou non. C’est dans cet esprit que la municipalité de Séoul, à travers son programme Sharing City, a mis à disposition de sa population presque 800 bâtiments publics. Elle a fait de ces lieux des hubs de partage, rendus disponibles à la location pour la population aux heures d’inactivité, quand ils étaient auparavant fermés au public. En un an de programme, ces différents lieux ont été loués plus de 22 000 fois par les habitants de la ville.

Les hubs de partage ont en tout cas tendance à agréger différents types de services, de fonctions annexes, créant des lieux mixes ou polyvalents où se croisent différents publics et différentes activités.

Malgré cette multitude de visages, un hub physique nécessite de s’intéresser à certaines particularités qui lui sont propres :

  • La scalabilité, c’est-à-dire sa capacité à passer à l’échelle. La notion de “hub de partage” est étroitement liée avec l’échelle de partage à laquelle ce hub s’organise. Village ? Quartier ? Rue ? Immeuble ? Les réponses seront bien entendu très différentes selon les contextes locaux et selon l’importance des dispositifs de partage. L’échelle est aussi directement liée au modèle économique du hub.
  • La capacité de stockage est un défi important auquel doit répondre un hub de partage, même s’il est forcément bien différent en zone dense ou en zone rurale. Le hub doit pouvoir être en capacité de stocker en sécurité les différents biens que les usagers voudront s’échanger. À noter que le stock n’est pas obligé d’être centralisé, mais peut au contraire être éclaté (entre usagers, services publics, commerçants, etc.).
  • L’accessibilité et l’amplitude horaire du hub de partage est primordiale, les usagers doivent pouvoir y avoir accès le plus souvent possible, en lien avec leurs pratiques et leurs modes de vies [2]. L’accessibilité physique du hub est aussi très importante. Elle doit permettre à tout un chacun d’avoir accès à l’espace partagé ou à l’espace de partage, par différents moyens : un code, une clé électronique, une porte spécifique, etc.
  • La notion de l’emplacement est importante. Où créer ce hub ? Quel local ou quel emplacement dans l’espace public ou collectif choisir ? Selon quels critères et quelles stratégies ? Comment trouver un lieu ? La visibilité du hub dans l’espace est aussi importante, en particulier pour ceux liés à la mobilité par exemple comme les parkings de co-voiturage.
  • Enfin, tous les biens ne se prêtent peut-être pas au partage. Quels biens sont les plus intéressants à trouver dans un hub de partage ? Quelle fréquence d’utilisation ? Quelle qualité nécessaire ? Quel besoin de spécificité et d’individualisation ? Les biens sont-ils compatibles pour renforcer une communauté ou différents pour associer différents types d’utilisateurs… Ces différents éléments permettront de savoir si la présence de différents biens dans un lieu fait sens ou non.

Ce genre de hub physique ne dépend donc pas de l’importance de l’échelle à laquelle il se déploie. Il se peut que des micro-initiatives émergent à l’échelle d’une résidence par exemple, type Troc de Presse ou des bibliothèques d’immeuble, sans qu’il soit nécessaire de déployer des dispositifs d’accessibilité ou de médiation lourds.

Si la présence ou non d’une personne ressource pour s’assurer du bon fonctionnement du hub dépendra de sa taille et de l’importance de son déploiement horaire – donc aussi de son modèle économique – il est bon de rappeler que ces espaces de partage ne doivent pas être pensés comme des “boîtes” où la technologie remplacerait l’humain. Si cela peut réduire les frictions, automatiser l’espace n’est pas toujours la solution la plus efficace pour favoriser le développement du lien social. À l’image du concierge, ou de l’animateur de communauté, dont on redécouvre l’importance aujourd’hui, ces agents ressources seront au coeur de ces futurs espaces.

Caractéristiques de la dimension numérique

Un hub de partage a également une “couche numérique”, à la fois interface entre les gens et les pratiques et espace de stockage en tant que tel : dropbox numérique, cloud, etc. Un hub numérique ne permet pas seulement le partage de contenus, de données ou d’informations entre particuliers [3]. Pour assurer ces différents aspects, il doit alors intégrer plusieurs fonctions :

  • La facilité de publier son offre sur le service, d’exprimer une demande. L’offre globale doit être aussi facilement accessible et compréhensible.
  • La facilité de compréhension et d’utilisation de la plateforme.
  • Une capacité de stockage importante si le hub numérique se veut espace de partage de documents ou de contenus numériques.
  • Parce qu’il permet de connecter ses différentes informations personnelles, le hub numérique peut jouer le rôle d’interface de gestion de ses différentes pratiques de consommation collaborative, en regroupant, par exemple, sur un même espace les données et profils traditionnellement éclatés sur les différentes plateformes. Cette fonction permet alors une vision plus globale de ses propres pratiques collaboratives. Les données numériques permettent aux plateformes de renforcer le cadre de confiance. Comme les gens ne se rencontrent pas forcément en vrai avant la transaction, les informations personnelles collectées (photographies, profils, réputation…) rassurent souvent les usagers au moment de valider les échanges. C’est en grande partie pour ça que les plateformes collectent aujourd’hui beaucoup d’informations nous concernant, et demain encore plus. Mais peut aussi être le point de centralisation de ses propres données personnelles concernant ses pratiques collaboratives, les profils de ses différentes plateformes, afin d’en faciliter la gestion par l’individu.

La question de la portabilité des profils et de l’identification unique
Un dernier aspect du hub de partage numérique pose la question de la portabilité de nos différents profils numériques. L’enjeu est autant l’authentification unique sur une même plateforme pour nos différentes pratiques, que d’être en capacité de partager nos données. Aujourd’hui, certaines plateformes développent des services de gestion de sa réputation en ligne. La start-up Traity souhaite par exemple créer le tableau de bord du capital social de chacun, permettant de certifier nos identités et nos comportements. L’entreprise souhaite ainsi fournir des informations relatives à notre réputation, qui soient ouvertes et transportables d’une plateforme à l’autre.

De leur côté, si les acteurs publics développent de plus en plus de services en ligne, cela pose aussi la question de l’identification publique unique. Si je dois avoir un identifiant différent pour aller sur le site du gymnase local et m’enregistrer pour réserver dois-je en avoir un autre pour aller sur celui de la ville pour m’inscrire à une réunion de quartier ? Faudra-t-il un profil Facebook pour m’enregistrer sur le site de la ville ? Ou un profil de la ville pour m’enregistrer ailleurs ? Si les villes, départements, régions, deviennent moteurs de plateformes, il semble donc nécessaire de poser la question d’un système d’authentification unique et celui de profils validés, conservés et sécurisés par elles.

C’est aussi un enjeu qui amène celui de la vente de profils et de leur fonction commerciale dans une économie de plateforme.

Caractéristique de la dimension de “métaplateforme”

Un dispositif multi-acteurs, multi-pratiques, multi-fonctions, a besoin de règles et d’outils collaboratifs pour faciliter les formes de partage. La dimension de métaplateforme peut ainsi s’apparenter à un outil de gestion collective d’un bien ou d’un espace mis en partage, ouvert à différents acteurs ou individus. Dans nos vies, ces métaplaformes émergent déjà : agendas partagés, plateforme de réservation d’un espace de réunion ou d’un livre en bibliothèque, Intranet dans les entreprises, etc. Pour l’instant, elles prennent surtout place dans des organisations fermées, mais demain ces métaplaformes seront plus ouvertes pour permettre une meilleure optimisation et faciliter l’émergence de tout type d’échanges, des biens et des espaces. Les avantages d’une telle offre centralisée et ouverte paraissent importants et permettent de rassembler sur une même interface la totalité des créneaux des espaces mis en libre réservation. À la manière d’un agenda partagé ou d’une plateforme de prise de rendez-vous comme mondocteur.fr, ce type de plateforme permettrait de tracer les disponibilités, de rendre visible l’offre et ainsi permettre à l’usager de réserver un objet ou un espace pour un créneau à partir des données disponibles.

Quelles fonctions nécessitent donc ces outils collaboratifs pour exister ? Quelles recommandations peut-on faire pour favoriser leur développement ?

Pour faciliter l’appropriation de tous de l’outil de partage, il est nécessaire d’être attentif à la facilité de compréhension et d’utilisation de ce dernier. Le design et l’ergonomie doivent donc être soignés et pensés en conséquence.

Pour que ces différentes pratiques de partage de biens et d’espaces s’inscrivent dans notre quotidien, cela nécessite des efforts pour mettre ces outils généralement lourds au niveau de nos usages et outils numériques. Pour l’instant, la plupart de ces plateformes sont encore inatteignables depuis nos téléphones mobiles.

Pour une bonne organisation globale de l’outil, une réflexion sur la gouvernance est nécessaire. Qui détient l’outil ? Qui en détient la gestion quotidienne ? Qui a la main sur le système en cas de problème ou pour faciliter son usage par les utilisateurs ?

L’accessibilité est aussi un élément important. Qui a accès à la plateforme et à quel moment ? Existe-t-il certains espaces réservés sous certaines conditions ? Des espaces communs et des espaces personnalisés (à l’image d’un agenda partagé par exemple) ?

Mettre en place un hub de partage

L’idée du hub renvoie directement au fait de rassembler. À l’image d’un hub de transport, il joue le rôle d’échangeur, il permet de créer l’interface entre différentes pratiques, différents publics.

La fonction première du hub de partage est ici de faciliter la rencontre entre offre et demande d’un point de vue du partage. L’esprit de cette piste est à la fois de faire en sorte que les échanges soient plus faciles et pratiques pour tout le monde, mais aussi de favoriser l’entrée de petits acteurs ou de n’importe quel type d’initiatives d’échanges de proximité. Pour remplir cet objectif, il est important d’arriver à développer des espaces de partage dont les dimensions physiques / numériques / plateformes soient complétementaires, selon les moyens, les types de biens mis en partage et l’échelle à laquelle est développé le service.

Dispositifs supports et fonctions transverses

Développer ces espaces de partage dans notre quotidien (au sein des immeubles, lieux de travail ou dans les espaces de loisir), s’accompagnera de nouvelles professions ou des fonctions complémentaires aux hubs : médiateurs, gestionnaires, concierges de biens en partage… Au-delà de la seule animation d’une communauté, ils auraient pour rôle de s’assurer de la bonne coordination du partage des objets entre les individus, de l’entretien des biens collectifs, ou de la mise à disposition de certains espaces communautaires. Réparateurs d’objets en partage ou gestionnaires de stock seront-elles aussi demain des fonctions importantes dans une perspective de développement de l’économie de la fonctionnalité ?

Les tiers de confiance deviendront aussi indispensables pour assurer le partage entre particuliers. Postiers, commerçants, animateurs de communauté(s), gardiens d’immeuble ou habitants référents, les profils possibles sont multiples. Leur rôle pourrait être d’apporter un cadre rassurant pour favoriser les échanges, servir d’intermédiaire quand il le faut entre certains particuliers, réceptionner et stocker des biens ou encore apporter une présence humaine, et donc contact et relationnel, dans des dispositifs qui peuvent favoriser les échanges virtuels ou très ponctuels et les élargir. À l’image des postiers, dont le coeur de métier s’hybride progressivement avec l’ajout de nouvelles tâches annexes, ces différentes fonctions seront sans doute demain exécutées par des travailleurs dont le métier sera un véritable “couteau suisse”.

Des offres assurantielles devront aussi se développer autour de ces hubs de partage pour apporter des garanties dans les échanges et assurer les biens mutualisés ou ceux appartenant à des particuliers et prêtés ou loués à d’autres particuliers. Même si certains acteurs de l’assurance, comme la MAÏF avec la création de MAÏF Social Club, commencent à prendre position dans l’économie collaborative, ces offres assurantielles personnalisées nécessitant des modèles innovants sont encore largement à inventer.

Enfin, ces hubs s’accompagneront peut-être d’une émergence, spontanée ou aidée, de médiateurs et prestataires en bout de chaîne, depuis le dépôt-vente local jusqu’aux plateformes telles qu’eBay ou LeBonCoin. Organiser la location, le partage, la revente, mutualiser la logistique entre les entreprises et/ou les particuliers seront sans doute demain des fonctions nécessaires pour accompagner le développement de ces lieux.

Comment cela peut-il s’incarner ? Quelles expérimentations mettre en place ?

Les hubs ou espaces de partage ne sont pour l’instant pas très nombreux au sein de nos immeubles ou de nos quartiers. La difficulté de trouver un modèle économique stable pour ces lieux semble aujourd’hui être le frein le plus important, mais la question de la confiance reste encore aussi prédominante, notamment dans le cas où les objets mis en partage proviennent des particuliers. L’expérimentation peut donc être une réponse judicieuse pour tester différents espaces ou dispositifs dédiés au partage. Ces prototypes peuvent être de nature différente, autour d’objets (une flotte de voitures), d’un service (les transports publics) ou d’un lieu (un équipement public), avec pour ambition d’améliorer les services existants, de favoriser l’optimisation de biens ou d’espaces ou encore de maximiser leurs usages. L’expérimentation est au coeur d’une idée de projet développé par le Nesta, l’organisme chargé de l’innovation au Royaume-Uni, avec la création d’un laboratoire autour de la consommation collaborative dont l’un des objectifs est justement d’améliorer l’utilisation des biens publics, d’expérimenter de nouveaux modèles de prestation de service ou de développer le financement de services de partage.

À une échelle moindre, le Conseil général de Loire-Atlantique expérimente un dispositif léger visant à créer une halte de covoiturage dans une gare, en complément de son réseau d’autocars. L’espace accueillant le prototype devient alors un hub physique de pratiques de mobilité partagée. Le dispositif, peu coûteux, permet alors d’observer les usagers, de mesurer les impacts du projet et d’ajuster le prototype pour le rendre plus performant en cas de pérennisation. Cette borne permet surtout de marquer spatialement une demande qui ne s’exprime d’ordinaire qu’à partir de plateformes numériques.

Pour expérimenter à l’échelle de l’ilot ou de l’habitat existant, dans le dur, il faut dans un premier temps s’appuyer sur des initiatives ascendantes ou chercher à les favoriser. Des voisins qui s’organisent pour construire une givebox, ou une ressourcerie, un repair café une fois par mois sont autant de projets permettant de créer des hubs temporaires. Des dispositifs low tech peuvent être mis en place pour faciliter des initiatives liées au partage dans les lieux de vie. Des locaux peuvent par exemple être mis à disposition d’associations de locataires pour développer le partage d’objets, de compétences ou de services. Ces espaces faciliteraient le troc ou le partage d’objets liés au quotidien comme les machines à laver ou les ustensiles de cuisine, mais pourraient aussi venir se développer autour de pratiques collectives : le jardinage, la cuisine, le bricolage, etc.

Si les pratiques de partage et de consommation entre particuliers continuent à se développer, les acteurs de l’immobilier et de la construction devront nécessairement y prendre part, que ce soit dans un rôle d’accompagnateur et de facilitateur de ces pratiques, ou au contraire pour les faire émerger là où elles ont du mal à exister. Demain, sans doute, les cahiers des charges des futures constructions incluront la création d’espaces collectifs dédiés à la mutualisation et au partage. Les plans locaux d’urbanismes (PLU) obligeront d’ailleurs peut-être à un pourcentage d’espaces partagés à concevoir selon la taille des bâtiments. De nouvelles réflexions doivent avoir lieu pour repenser l’appartement et l’immeuble à l’aube de ces nouvelles pratiques ; mais aussi pour se rendre compte de ce que les individus sont prêts à partager (du palier à la chambre d’amis, en passant par la cuisine et le garage, espace pour accueillir des invités…) à l’échelle de leur logement, étage, immeuble, îlot et de la façon dont cela peut s’exprimer spatialement.

L’essor des projets d’habitat partagé ou participatif permettra le développement des espaces collectifs dans l’habitat. Les premiers retours d’expérience permettront de développer des projets plus évolutifs dans le temps et prenant mieux en compte les trajectoires de vie (déménagement, divorce, familles recomposées, vieillissement, etc.). Des structures juridiques plus légères permettront de développer des programmes immobiliers semi-­participatifs, incluant d’autres types d’espaces collaboratifs : espace de travail partagé, jardin communautaire, recyclerie de quartier, etc. L’habitat participatif influencera aussi l’habitat plus traditionnel, avec le développement d’espaces collectifs au sein des immeubles et de services mutualisés, comme dans cette résidence d’un genre nouveau à Lille (.pdf).

Il est possible aussi que le métier des promoteurs immobiliers s’étende pour accompagner ses évolutions. Demain, certaines résidences offriront sans doute des espaces dédiés aux équipements partagés comme des buanderies ou des cuisines et espaces de réception collectifs, des bibliothèques d’immeuble, des espaces de travail partagés, des espaces de bricolage communautaire, etc. Cette économie de la fonctionnalité appliquée à l’échelle d’un immeuble ou d’un îlot induira aussi peut-être demain des flottes de véhicules partagés gérés par les promoteurs immobiliers, comme c’est le cas à Reims avec le service d’autopartage mis en place par le bailleur Effort Rémois.

Ces nouvelles stratégies de hubs liés au partage et à la mutualisation peuvent induire aussi des transformations sur la distribution. Dès aujourd’hui, le e-commerce réinvente les échanges B2C et pousse indirectement au renouveau des points relais. Demain, les espaces de consigne, ou les dépôts mutualisés seront peut-être la norme de nos échanges P2P ou B2B. Au Bout du Champ propose par exemple dès aujourd’hui de récupérer ses achats de fruits et légumes directement dans des espaces ouverts jusqu’à un horaire tardif, simplement avec un code envoyé par téléphone. D’autres types de biens pourront se trouver dans ces casiers demain. De son côté, La Poste lance son dispositif de consignes automatisées en gare, permettant de récupérer de façon autonome ses colis. Aujourd’hui, ces consignes sont encore réservées pour des échanges B2C, mais demain il sera sans doute possible de déposer un bien dans un casier automatisé pendant qu’un code est envoyé automatiquement au destinataire du bien pour lui permettre de le récupérer.

L’incarnation physique du partage, en attendant de trouver des modèles économiques stables, sera sans grand doute articulée à un ou plusieurs services. Le hub de partage devrait donc demain être un espace hybride, où différentes activités se mélangeront, selon sa taille et ceux qui en sont à l’initiative. Le hub associatif sera par exemple couplé à un repair-café et une recyclerie, ou encore à une accorderie. À l’échelle du quartier émergent déjà des lieux d’un genre nouveau, comme au sein de l’éco-quartier Ginko à Bordeaux, une conciergerie solidaire, à mi-chemin entre la conciergerie d’entreprise, le dépôt-vente, la consigne collective et la banque de services. Cet espace au fonctionnement souple est géré par une association d’habitants et financé majoritairement par Bouygues Immobilier et la municipalité. De son côté, La Poste ouvre son premier PickUp Store en gare, proposant en plus des services habituels (retrait, échange et dépôt de colis) des services de conciergerie (pressing, cordonnerie, réparation). De plus, La Poste, qui souhaite se positionner en “catalyseur de l’économie collaborative” avec un rôle de tiers de confiance, pourrait sans doute, demain, favoriser dans ces lieux l’échange entre pairs via différents services ou dispositifs physiques. Il y a fort à parier que ces lieux feront demain partie intégrante de nos quartiers et renforceront la vie locale. Ils doivent nous permettre de reconquérir nos espaces partagés pour reconquérir nos formes de sociabilité, comme nous y invite l’architecte et urbaniste Nicolas Soulier dans son livre Reconquérir les rues. Jusqu’à faire évoluer les attentes et les comportements des habitants !

Pierre Mallet
Avec la complicité de Marine Albarède et Véronique Routin du groupe de travail Sharevolution de la Fing et de Hubert Guillaud d’InternetActu.

Propositions de démonstrateurs

Dans le cadre des travaux réflexifs que la Fing engage dans ses groupes de travail, sa vocation est de dépasser l’analyse en proposant, depuis ses réflexions, des propositions d’expérimentations plus concrètes. Tel est l’enjeu des démonstrateurs proposés pour chaque piste : ouvrir le possible, proposer aux différents partenaires et acteurs des pistes de recherche-action pour comprendre plus avant les transformations en cours.

Dans le cadre de cette piste sur les hubs de partages, voici 4 propositions de démonstrateurs dont certaines seront approfondies avec nos partenaires et pourront donner lieu, nous le souhaitons, à des expérimentations réelles. Elles ne sont ici qu’esquissées.

Le quartier malléable

Une expérimentation de partage de la ville

Directement inspiré des travaux du géographe Luc Gwiazdzinski, le quartier malléable se veut une expérimentation en situation de sa proposition d’optimiser l’usage des bâtiments privés et publics en les ouvrant à de nouvelles formes de partage.

“Faisons en sorte que les bâtiments existants servent à une chose différente le matin, l’après-midi, le soir et la nuit” – Luc Gwiazdzinski.

La question à se poser et à laquelle répondre est de savoir comment une idée passe à l’échelle. Quels nouveaux services faut-il imaginer pour fluidifier ces formes de partages ? Comment organiser concrètement les autorisations d’accès, l’accès aux lieux, les responsabilités assurantielles et personnelles ? Quelles passerelles servicielles imaginer entre ces nouvelles formes d’ouverture publiques et des formes privées ? Quels obstacles faut-il lever pour développer un quartier malléable ?

Pour développer une telle expérimentation grandeur nature, nous aurions besoin d’un territoire pilote qui souhaiterait lancer une expérimentation de ce type sur plusieurs sites ayant plusieurs fonctions (école, cantine, gymnase, MJC, et autres bâtiments municipaux) ainsi que des acteurs privés intéressés à accompagner cette expérimentation pour développer des services liés et complémentaires (services d’authentification, de gestion de clefs et d’autorisation, agenda partagé, gestion de la facturation de l’électricité, etc., passerelles avec des services privés existants et à développer). Quels enseignements pourrions-nous retirer d’une expérimentation grandeur nature autour d’une dizaine d’équipements publics mis en partage sur un an ?

Le 1% sociabilité

Une proposition de loi pour développer la sociabilité de voisinage

La développement de la sociabilité et le renforcement du lien social sont au coeur des enjeux du développement de la consommation collaborative. Le danger pourtant est qu’elle ne se résume qu’à une économie de la fonctionnalité oubliant les principes et valeurs qui la motivent.

Les hubs de partage peuvent prendre des milliers de formes différentes, nous l’avons vu, selon qui conduira à l’émergence de ces outils du lien social. Pour favoriser des initiatives sociales, ascendantes, portées par les citoyens, faut-il inventer de nouveaux outils du vivre ensemble ? C’est ce que propose cette piste, s’inspirant des propositions de l’architecte et urbaniste Nicolas Soulier sur la reconquête des rues, en souhaitant explorer l’idée du 1% sociabilité. Et si 1% des charges des immeubles annuelles étaient dédiées à la sociabilité de l’immeuble et de la rue ? Et que l’utilisation de ce budget était votée par les copropriétaires et les locataires ? Qu’ils décident d’organiser une fête des voisins, d’aménager un local de bricolage dans la cour, une cabane à vélo, un espace barbecue extérieur, ou acheter un banc pour mettre devant l’immeuble ou planter une frondaison à l’entrée de l’immeuble… Pour inviter les copropriétés à réfléchir au lien social autrement que par des grilles et des digicodes, pourrait-on imaginer une proposition de loi qui instaure un pourcentage des charges annuelles dédiées à favoriser le lien social ?

L’enjeu de ce démonstrateur est de regarder concrètement la faisabilité légale d’un dispositif de ce type et ses modalités d’application afin de développer un outil permettant d’envisager des évolutions plus rapides que ne le permettent l’évolution des PLU et plus pérennes que les journées d’actions dédiées sur le modèle Parking day. Comment laisser les gens faire et créer eux-mêmes leurs modes de partage ?

Initier la 1re ville du partage française

Un laboratoire urbain pour le partage grandeur nature

L’exemple du programme Sharing City de Séoul est forcément inspirant. La capitale de la Corée du Sud a décidé de devenir aussi la capitale du partage et de l’économie collaborative. Pilotée par un bureau d’innovation mis en place spécialement, la ville a démultiplié les programmes : ouvertures de plus de 800 immeubles au public, programme d’incubation dédié, promotion de services de troc et de covoiturage, travail avec les assureurs pour trouver des modalités d’accompagnement inédites.

Une politique offensive de ce type faisant le pari de la collaboration est un formidable laboratoire vivant pour développer des initiatives et des services adaptés, à l’image du Nesta britannique qui propose de développer un laboratoire dédié à l’économie collaborative, pouvons-nous amener une ville française à le devenir ? Comment initier, favoriser et lever les obstacles au développement de la 1ère ville du partage française avec une politique volontaire ? Comment en initier une et en faire éclore 100 ?

À la Fing, nous sommes convaincus que la France a besoin de laboratoires grandeur nature !

La conciergerie glocale

Développer le partage en mode hyperlocal

Passer par l’angle de l’hyperlocal réinterroge bien des questions de la consommation collaborative. Que serait un acteur public, associatif ou privé qui se proposerait de devenir le Magic collaboratif de l’hyperlocal ? Qui proposerait, sur demande des habitants, d’accompagner au lancement de 100 services collaboratifs à l’échelle locale sur un an ?

Services d’achats groupés hyperlocaux, conciergerie et consignes, gestion d’espace partagée pour l’hébergement, les réceptions ou le travail, accueillant à la fois plateformes d’échanges de proximité physique et virtuelle… Combien de services différents une conciergerie hyperlocale doit-elle proposer pour devenir rentable – et peut-elle fournir très bien plusieurs types de services ?

Beaucoup de services hyperlocaux de la consommation collaborative se lancent sur un créneau et un seul et rencontrent des difficultés à consolider leur modèle économique. Pourrions-nous tester en vrai, concrètement, un service de conciergerie qui démultiplierait les offres pour mieux préciser les modèles d’affaires accessibles et permettre à des milliers de conciergeries glocales de voir le jour, comme l’ont été les boutiques de cigarettes électroniques ?

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Notes
1. Comment développer des services de covoiturage locaux à la descente d’un train par exemple sans signalétique appropriée dans la gare ? Peut-on demander à des gens de télécharger une application alors que les services peuvent être très différents d’une gare à l’autre ? …
2.Contrairement à bien des AMAP, dont l’accès est souvent très contraint, la société Au bout du champ propose de récupérer ses légumes et fruits via des casiers dans une boutique ouverte bien après 22h.
3.Un hub de partage numérique peut aussi être le point de centralisation de ses propres données personnelles concernant ses pratiques collaboratives, les profils de ses différentes plateformes, afin d’en faciliter la gestion par l’individu.

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DS : une marque à part entière

20 Avril 2015, 20:35pm

Publié par Grégory SANT

DS est désormais une marque séparée de Citroën et elle va pouvoir doter ses modèles de ses propres technologies et innovations. Au premier rang desquelles figure un nouveau type de suspension ainsi que des motorisations hybrides-rechargeables.

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Walker-Chair par Transformist

17 Avril 2015, 18:49pm

Publié par Grégory SANT

Offrant un style anguleux très géométrique, coup de coeur pour la très belle « Walker Chair », une jolie assise en aluminium imaginée par le studio Transformist.

Source : trendsnow.net

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Google écriture manuscrite

17 Avril 2015, 18:38pm

Publié par Grégory SANT

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Les parcs éoliennes plus efficaces par beau temps

17 Avril 2015, 18:31pm

Publié par Grégory SANT

On s'en doutait, les installations éoliennes fonctionnent plus efficacement lorsqu'il y a du vent. Mais la vitesse du vent et sa direction ne sont pas les seuls facteurs qui influent sur le rendement des parcs éoliens. D'autres facteurs influencent leur production d'électricité. A l'aide d'un modèle mathématique, des chercheurs du Laboratory for Wind and Renewable Energy (WIRE) de l'EPFL ont montré l'impact des mouvements verticaux de l'air sur la productivité des parcs éoliens. Ils ont découvert que des turbulences accrues, provoquées par les mouvements de convection qui caractérisent les journées chaudes et ensoleillées, accroissent la productivité des parcs éoliens, en réduisant la durée de vie des remous en aval des turbines individuelles.

Les auteurs de l'étude, Mahdi Abkar et Fernando Porté-Agel, ont utilisé un modèle mathématique pour étudier la turbulence générée par une éolienne lorsque ses hélices taillent dans le vent qui l'anime. Comme les turbines sont souvent disposées de manière à former des parcs éoliens denses, il est important de comprendre les remous turbulents générés par celles qui sont situées en amont, et combien de temps il faut pour que ces remous s'étalent. On peut alors prédire la production totale d'électricité de ces parcs éoliens. Aujourd'hui, les turbines sont espacées de l'équivalent de cinq à sept diamètres d'hélice – environ 500 à 700 mètres pour les grandes unités – afin de maximiser la quantité d'énergie pouvant être produite en un endroit donné.

En analysant la production d'électricité d'un parc éolien par conditions de convection, et par conditions stables, ces recherches ont montré des différences significatives de rendement entre éoliennes, selon leur emplacement. « Dans une situation de convection, les turbines situées en aval avaient une production inférieure d'environ 30 % par rapport à celles situées dans les premières lignes. Dans une atmosphère stable, les pertes étaient encore plus importantes, de l'ordre de 60 % », précise l'étude.

Selon ces recherches, ce phénomène serait dû au niveau élevé de turbulences qui ont pour effet d'accroître le brassage de l'air à l'intérieur du parc, ce qui brise le remous à l'aval des turbines. A contrario, par temps calme, le remous n'est pas perturbé et peut durer beaucoup plus longtemps, puisque le brassage reste faible. Ces travaux devraient permettre, d'une part, d'optimiser le rendement des parcs éoliens et, d'autre part, de mieux comprendre l'impact des éoliennes sur la dynamique de l'atmosphère et sur le climat local.

Source : rtflash.fr

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Gagnat du Littoral Combat Ship Award Winning Concept

17 Avril 2015, 18:28pm

Publié par Grégory SANT

  • Source : industrialdesignserved

    Created by: Alexey Boguslavskiy, Evgeny Kazantsev

    Copyright: OJSC United Shipbuilding Corporation

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Un ordinateur UltraSlim par Thomson Computing

17 Avril 2015, 18:19pm

Publié par Grégory SANT

Le MacBook n’a pas que des qualités, loin de là, mais il faut lui reconnaître au moins une chose : il est esthétiquement très abouti.

Thomson Computing semble être de mon avis car il s’est inspiré de l’ultra-portable d’Apple pour concevoir sa nouvelle machine : l’UltraSlim.

Attendu pour l’été prochain, cet ordinateur se déclinera en plusieurs modèles distincts, variant en fonction de leur configuration. Le prix de départ sera relativement accessible puisqu’il sera fixé à 800 euros.

Il a tout du MacBook, sauf le prix et l’OS

Avec son écran de 14 pouces, sa coque ne dépassant pas 1,58 cm d’épaisseur et son poids de 1 kg, l’UltraSlim s’adresse avant tout aux utilisateurs nomades et à ceux qui ne peuvent pas se déplacer sans leur ordinateur.

Ses lignes sont assez conventionnelles, mais il hérite de finitions soignées et il est doté d’un boitier en aluminium. Avec un clavier qui semble plutôt confortable et un large pavé tactile.

Thomson s’est aussi inspiré du MacBook pour élaborer la fiche technique de sa machine. Ce n’est pas forcément un choix très judicieux, si vous voulez mon avis.

Suivant les options, l’UltraSlim pourra ainsi embarquer un écran IPS Full HD de 14 pouces, avec un processeur Intel Core M couplé à 4 Go ou 8 Go de mémoire vive. L’espace de stockage se déclinera en deux versions, et plus précisément en 128 Go ou en 256 Go. Notez que tous les composants seront directement soudés à la carte mère.

Il ne sera donc pas possible de changer le disque ou les barrettes de mémoire.

Même chose pour les batteries. Côté autonomie, il sera apparemment capable de tenir pendant une dizaine d’heures avec une seule charge.

Si l’Intel Core M suffit amplement à une utilisation de type bureautique / web, il risque de montrer très vite ses limites dès qu’on cherchera à le pousser dans ses derniers retranchements. Les photographes et vidéastes en herbe feront sans doute mieux de se tourner vers des solutions concurrentes.

Source : presse-citron.net

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4 secteurs porteurs pour créer votre société

15 Avril 2015, 18:02pm

Publié par Grégory SANT

Mettre la science au service des enjeux de société de demain - l'eau potable, l'accès à la nourriture pour tous, la préservation de l'environnement, la ville durable - afin de rendre le monde meilleur. Tel est le point commun entre les 3600 entreprises ayant candidaté au Hello Tomorrow Challenge, un concours international de start-up qui se tiendra à Paris les 25 et 26 juin 2015. Selon les organisateurs de l'événement, ce panel reflète quatre tendances de l'innovation, des courants dans lesquels les entreprises ont choisi de s'inscrire pour développer leur business. Voici lesquelles.

Intelligence artificielle

À l'ère du Big Data, la fortune sourira aux entreprises capables de permettre de gérer les données de façon optimisée, grâce à des algorithmes intelligents, dans des systèmes complexes (fonctionnement en réseau).

Quelqu'un y a déjà pensé (mais c'est inspirant) : un système capable d'automatiser le vol en escadron de drones pour assurer la maintenance de sites industriels (Italie).

Alimentaire

La Terre compte plus de 7 milliards d'humains et encore plus demain. Dans ce contexte de croissance démographique, la possibilité pour chacun d'avoir accès à la nourriture est un véritable enjeu. Les start-up de demain sont celles qui redonneront à leurs clients la possibilité de produire en local grâce à des unités de production miniaturisées afin de favoriser l'indépendance énergétique et alimentaire.

Quelqu'un y a déjà pensé (mais c'est inspirant) : une micro-station hydroélectrique adaptée à tous les types de rivière pour exploiter même les plus petites ou les moins faciles d'accès (Belgique); une unité solaire de torréfaction du café pour aider les producteurs à augmenter leur valeur ajoutée (Pérou).

Objets connectés

Ils ont déjà de multiples applications pour améliorer la santé et la sécurité des individus. Mais ils seront encore plus nombreux demain.

Quelqu'un y a déjà pensé (mais c'est inspirant) : une tablette tactile pour malvoyants qui rend Internet accessible à tous en reproduisant le braille en relief sur l'écran (Autriche); un capteur biométrique dans le bracelet d'une montre permettant l'identification d'un individu par son réseau vasculaire, l'empreinte veineuse étant comme l'empreinte digitale, unique (Suisse).

Nanotechnologies

L'idée pour répondre à un véritable enjeu de demain est de mettre les nanotechnologies au service de l'industrie et de la protection de l'environnement.

Quelqu'un y a déjà pensé (mais c'est inspirant) : utiliser le graphène (nanomatériau à base de carbone connu pour sa résistance mécanique et pour ses propriétés de conduction) dans les revêtements à la place de métaux lourds, ou pour filtrer et purifier l'eau qui peut passer à travers à l'inverse des métaux lourds (ou éléments radioactifs) qu'elle peut éventuellement contenir.

Source : chefdentreprise.com

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Google se lance dans les batteries de petite dimension

15 Avril 2015, 17:57pm

Publié par Grégory SANT

Smartphones, tablettes, ordinateurs portables, mais également appareils photo, caméras, drones, et même véhicules électriques : le nerf de la guerre, c'est l'autonomie. Et donc la batterie. Même si les progrès sont rapides dans le domaine des semi conducteurs, les technologies actuelles (notamment lithium ion) ne permettent pas de faire des miracles.

Depuis le début des années 2000, différentes voies sont explorées, comme la technologie des micropiles à combustible (hydrogène via méthanol par exemple), ou encore la technologie des batteries dites "solides", utilisant un électrolyte solide plutôt que liquide, comme un polymère. Mais, commercialement parlant, rien n'est encore au point.

On est jamais si bien servi que par soi-même

Conscient de l'enjeu pour le développement de son business, Google a décidé d'être proactif, et possède son propre laboratoire de recherches sur les technologies de batteries et de couches minces (ces microscopiques feuilles métalliques qui permettent à un procédé chimique de générer de l'électricité dans une batterie).

A la tête de ce laboratoire, un ancien employé d'Apple spécialisé dans le domaine des batteries : Ramesh Bhardwaj. Avec à la clé des retombées intéressantes pour tout le monde, mais en premier lieu pour les projets internes de Google, comme les Google Glass qui nécessitent des batteries performantes de très petites tailles.

Ou encore pour les ballons Loon, envoyé dans la stratosphère par Google pour amener Internet dans les zones reculées du globe. Et dans la stratosphère, les températures sont très inférieures à zéro degré, et les batteries actuelles au lithium ion n'apprécient pas du tout.

Source : metronews.fr

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